La grande illusion
Note moyenne
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185 critiques spectateurs

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Nicolas B
Nicolas B

17 abonnés 110 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 juin 2026
J'ai revisionné ce film récemment et, pour être honnête, je reste sur un sentiment assez mitigé. Je comprends parfaitement pourquoi on le considère comme un monument du cinéma mondial, surtout pour son message humaniste et la réalisation de Renoir qui était très en avance pour 1937, mais j'ai eu du mal à accrocher sur la durée.
Le problème, c'est que le film est vraiment ancré dans une époque et une manière de raconter les histoires qui ont beaucoup vieilli. Le rythme est assez lent et les dialogues, bien qu'élégants, sonnent parfois un peu faux aujourd'hui. On sent que le contexte historique de l'entre-deux-guerres pèse énormément sur le récit. Même si les thèmes de la camaraderie et des barrières sociales qui s'effacent sont nobles, le traitement m'a paru un peu trop théâtral. Les performances de Gabin et Fresnay sont solides, mais l'ensemble manque de ce dynamisme qui permettrait de rester captivé du début à la fin. C'est une œuvre importante pour la culture cinématographique, mais en tant que simple spectateur, j'ai trouvé le temps un peu long.
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 mai 2026
Avec La Grande Illusion, Jean Renoir signe bien plus qu’un film de guerre : une méditation lumineuse sur les frontières sociales, nationales et humaines que le conflit vient brutalement révéler sans jamais vraiment les résoudre. La mise en scène, d’une fluidité presque invisible, donne au récit une douceur trompeuse où la fraternité naît précisément au cœur des structures de domination et d’enfermement. Jean Gabin incarne une humanité rugueuse et profondément digne, face à des figures adverses jamais réduites à des caricatures, ce qui rend le film d’autant plus bouleversant dans sa complexité morale. Derrière l’élégance du dialogue et la simplicité apparente de l’action, Renoir filme déjà la fin d’un monde, celui des illusions aristocratiques et des certitudes nationales. Une œuvre d’une clarté morale et d’une beauté rare, où l’humanisme ne se proclame jamais mais se construit plan après plan.
CrystalEagle
CrystalEagle

4 abonnés 89 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2026
Un film de guerre sans guerre, où Jean Renoir préfère filmer les hommes, leurs gestes, et leurs silences. Dans le chaos des nations, les classes sociales rapprochent parfois davantage que les drapeaux. Boëldieu et Rauffenstein, ennemis officiels, semblent appartenir au même monde en train de disparaître, tandis que Maréchal et Rosenthal inventent quelque chose de plus fraternel. La Grande Illusion avance avec une douceur grave, presque tranquille, entre camaraderie, pudeur et mélancolie. Renoir ne force jamais l’émotion : il laisse les regards, les distances et les corps dans le cadre raconter les hiérarchies et les rapprochements. L’ensemble peut paraître parfois académique, un peu figé, mais cette retenue donne aussi au film sa dignité. Gabin apporte une humanité directe et populaire, quand Pierre Fresnay et Erich von Stroheim donnent au récit sa dimension la plus bouleversante, celle de deux survivants d’un monde déjà mort. Leur relation, faite de respect, de distance et de fatalité, reste selon moi le cœur le plus fort du film. Avec le recul de l’Histoire, La Grande Illusion prend une force presque prophétique, tant il montre la fragilité des belles illusions humaines et des plaidoyers pour la paix. Un grand film humaniste, sans manichéisme, qui parle moins de guerre que de ce qu’il reste d’humanité quand tout pousse les hommes à se haïr.
Bernard M
Bernard M

28 abonnés 514 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 mai 2026
Je ne m'attarderais pas à la façon de faire qui peut paraître d'une autre époque et ça l'est ( ce qui ne veut pas dire que de nos jours ce soit mieux pour autant). A mes yeux , le meilleur film interprété par Gabin dans cette décennies 'histoire est solide avec de nombreux rebondissements. Sur fond de prisonniers de guerre en Allemagne pendant"" la grande guerre".On évolue entre les camps, une forteresse et l'Allemagne rurale. Le film est nuancé: tout n'est pas gris ou noir,il y a des moments de pur bonheur, mais il en ressort surtout un film pacifique tourné à une époque où la " machine hitlérienne" est déjà en route, un film où on côtoie le sens du devoir, mais aussi le respect d'autrui quelques soient les circonstances, des qualités devenues rares de nos jour, le tout dans une interprétation remarquable de toute une équipe de comédiens avec, autour de Jean Gabin,, Pierre Fresnay,, Eric von Stroheim, mais aussi, Dalio, Carette, bref le gratin des comédiens de ce temps là au service d'un Jean Renoir au sommet de son art à la réalisation.
Cysav78
Cysav78

4 abonnés 487 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mai 2025
Ce film décrit des personnages de classes diverses (deux aristocrates, un titi parisien, un couturier et fils de banquier juif, un acteur, un instituteur, un ingénieur, etc.) lors de la Première Guerre mondiale. Cette œuvre, qui montre la fin des aristocraties française et allemande, s'attache à présenter les rapports de force et les affinités entre les différentes classes sociales au-delà des frontières et des conflits. La Grande Illusion n'est d'ailleurs ni un film d'aventures, ni même un film de guerre (il n'y a aucune scène de combat).
Le film est interprété comme une charge contre les nationalismes et l'antisémitisme.
La Grande Illusion est un film humaniste, poétique, et profondément pacifiste, qui reste d’une grande actualité. Il rappelle que la véritable guerre n’est pas seulement celle des armes, mais aussi celle des préjugés et des divisions entre les hommes.
LAvisDuNeophyte
LAvisDuNeophyte

4 abonnés 656 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 avril 2025
Pour un film ancien, une des bonnes surprises est que le film est relativement dynamique : cadrages, mouvements de caméra, musiques. De grands acteurs. Un peu de musique. Une certaine profondeur dans le scénario, une élégance dans les comportements de chacun. On sent une ambition de sublimer la réalité pour tirer les spectateurs vers le haut.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 octobre 2024
Un monument du cinéma français. Tout y est un scénario très original sur le thème de la guerre , du patriotisme, de la liberté, très fort . Et puis une interprétation formidable avec le duo Gabin , Von Stroheim formidable. Et Jean Renoir le maestro de l'élégance et du réalisme à la française aux manettes.
Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 septembre 2024
Film qui est considéré comme une des grandes œuvres de l'histoire du cinéma français. Renoir traite à travers les 2 aristocrates de leur complicité de classe et de leur attachement à leur patrie. Des personnages secondaires qui confortent cette vision avec pertinence.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mai 2024
La grande illusion, ou comment , en dépit des apparences, l'inégalité entre les hommes subsiste, malgré la guerre et au-delà de la guerre. Pourtant, loins du front, ces prisonniers français de la Grande Guerre paraissent, dans le dénuement de leur captivité, se ressembler tous. Mais leur condition sociale, même dans l'adversité, se fait jour.
Plus prégnante que les frontières des nations, plus fondamentale que la barrière des langues, la communauté de classes sociales ou de religion continue de s'exprimer où que ce soit, quoiqu'il arrive. L'incompréhension entre les hommes, certains issus du peuple, d'autres aristocrates, juifs ou d'une autre croyance, est naturelle, insoluble, selon Renoir. Précisément, la fraternisation aristocratique entre les deux officiers ennemis (Pierre Fresnay et Erich von Stroheim, qui trouvent dans l'anglais un langage commun et élitiste) ou bien la relation sentimentale entre l'évadé français roturier et la veuve de guerre allemande (Jean Gabin et Dita parlo) démontrent ce qui pourrait sembler un paradoxe ou une gageure..
Au-delà, la vie collective de soldats français dans une forteresse allemande, leurs velléités d'évasion, constituent le décor tragi-comique de la thématique.
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 737 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 mai 2026
Un grand film doté d'une grande intelligence ! Jean Renoir tient l'un des films les plus humains du cinéma Français et mondial. C'est un film où on vit la Première Guerre Mondiale comme une Guerre que personne ne souhaitait. Le côté Humain du film prend tout son sens ! Et que dire des dialogues ! C est beau et puissant à la fois ! Ne parlons de la prestation des acteurs, ils sont tous formidable ! Un chef d'oeuvre du cinéma Français où l'instant d'une Guerre pouvait être signe de réconciliation
JSCooper
JSCooper

9 abonnés 845 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 décembre 2023
Le message du film, surtout à son époque, vaut peut-être plus que sa note, mais dans l'ensemble le film n'a rien de transcendant. Peut-être un peu trop vieux et trop académique, mais tout de même plaisaint à regarder.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 juin 2023
Au firmament des plus grands films de l’histoire du cinéma mondial, “La grande illusion” et “La règle du jeu” figurent de manière quasi récurrente dans les vingt premiers, l’un des deux atteignant très souvent le quinté de tête. Leur réalisateur commun, Jean Renoir, fils du grand peintre impressionniste Auguste Renoir, est devenu par voie de conséquence un réalisateur figurant au panthéon des plus grands.
“La grande illusion” tire en partie son indéfectible popularité critique, de l’époque très particulière à laquelle il est sorti sur les écrans et du pacifisme qu’il promeut tout autant que de ses qualités artistiques. La période historique actuelle de grande incertitude face à des enjeux multiples comme le retour des nationalismes auquel s’ajoute la menace que font peser sur l’équilibre de la planète l’épuisement des ressources et la surpopulation, amène la critique contemporaine à avoir des yeux de Chimène pour l’humanisme qu’elle pense trouver dans le film de Jean Renoir, vu désormais comme un visionnaire incontournable. C’est actuellement le consensus général qu’il ne serait sûrement pas de bon ton de vouloir contester.
On pourra pourtant préférer chez Renoir les films naturalistes à tendance poétique voire quelques fois anarchiste comme, “Partie de campagne” (1936), “La chienne” (1931), “Boudu sauvé des eaux”(1932), “La bête humaine” (1937), “Le crime de Monsieur Lange” (1936) voire “L’étang tragique” (1941) ou “Le fleuve” (1951) qui dégagent sans doute plus de sensibilité et même de sincérité que cette “Grande Illusion” qui porte bien son nom. Jean Renoir qui tout au long de sa vie s’est beaucoup exprimé sur son art, tirait dans son livre d’analyse passionnant de 1974, “Ma vie et mes films”, le constat un peu désabusé que son film le plus retentissant avait sans doute tapé à côté de sa cible, n’ayant empêché en rien le conflit pressenti qui embrasa le monde en 1939 et encore moins la multitude de guerres locales qui lui ont succédé. Dans un court chapitre qu’il nomme “Front Populaire”, le réalisateur renvoie dos à dos fascisme et communisme même s’il s’avoue plus enclin à pardonner davantage au second dont les visées théoriques lui apparaissent plus généreuses. C’est en réalité selon un Renoir parvenu à l’heure des bilans, la course folle au progrès aiguillonnée par les appétits capitalistes voraces qui mène l’homme à sa perte. Un progrès qui, galopant toujours plus vite, fait vaciller sur ses bases une humanité désormais sans repères tangibles auxquels s’accrocher, hormis la promesse un peu vaine d’une consommation érigée au rang de religion.
Plus de quarante ans après la mort de Renoir, on peut penser que l’analyse qu’il posait au soir de sa vie était frappée du bon sens. Son engagement à l’époque du tournage de “La grande illusion” prend sa source dans la relation amoureuse qu’il a nouée avec Marguerite Houllé, sa monteuse sur “La p’tite Lili” (1927) dont la famille était versée dans le syndicalisme et le militantisme communiste. Il entre par ce biais en contact avec le Groupe Octobre et Maurice Thorez, le secrétaire général du PCF. Son cinéma avec des films comme “La vie est à nous “ (1936) ou “La Marseillaise” (1936) se teinte dès lors d’un engagement politique affirmé (un Renoir aux engagements quelquefois étrangement contradictoires). Inquiet comme beaucoup de la montée du nazisme en Allemagne et de son réarmement à marche forcée en dépit du Traité de Versailles censé brider toute initiative dans ce sens, Jean Renoir est incité par le PCF à faire un film mobilisant les populations contre les horreurs de la guerre. Ce sera “La grande illusion”.
Pour ce faire, mobilisant Charles Spaak pour l’assister à l’écriture du scénario, il s’inspire du récit des exploits d’Armand Pinsard, un pilote de chasse réputé pour ses nombreuses tentatives d’évasion lors de la Grande Guerre. Jean Renoir qui a lui-même participé et été blessé à cette guerre est en terrain connu. Refusant d’employer comme Raymond Bernard (“Les croix de bois” en 1931) et Lewis Milestone (“A l’Ouest rien de nouveau” en 1930), un réalisme cru exposant l’horreur des tranchées, il décide de placer sa caméra spoiler: dans un camp d’officiers prisonniers en Allemagne où l’évasion tiendra lieu de credo entre les parties de cartes, les repas copieusement arrosés, les blagues potaches à destination de leurs geôliers compréhensifs et les soirées travesties pour calmer les libidos entravées.

Pour dessiner le portrait de la poignée d’officiers dont il va suivre le destin dans deux camps successifs, Renoir fait appel à Jean Gabin qu’il venait de diriger pour la première fois dans “Les Bas-fonds” pour incarner le lieutenant Maréchal, titi parisien d’extraction populaire, à Pierre Fresnay dans le rôle du capitaine Boëldieu, aristocrate jusqu’au bout des ongles, constatant désabusé la lente déchéance de sa classe, à Erich Von Stroheim en officier allemand esthète apportant un soin tout particulier aux respect des règles d’honneur régissant le code de la guerre, à Marcel Dalio campant le lieutenant Rosenthal, juif issu d’une très grande famille d’industriels à la prodigalité faisant taire tous les préjugés, à Julien Carette en chansonnier roboratif qui va trouver sa place en taquinant les gardes allemands et en distrayant les troupes et enfin à Gaston Modot interprétant un ingénieur qui va se révéler très utile dans l’élaboration des fameuses tentatives d’évasion.
L’entame du film magnifique montre un Gabin pensif, penché sur un phonographe jouant le fameux “Frou-Frou” écrit en 1897 par Hector Monréal et Henri Blondeau sur une musique d’Henri Chatau. Sans transition, le lieutenant est appelé auprès d’un commandant (Pierre Fresnay) pour une mission de reconnaissance qui après une ellipse nébuleuse spoiler: montre sans transition les deux hommes attablés avec le commandant Rauffenstein (Erich von Stroheim) et ses hommes. Les amabilités échangées retardent bizarrement la compréhension de la situation des deux officiers français qui sont en réalité prisonniers
. On a connu Charles Spaak certes plus inspiré mais on apprendra que Renoir, ne voulant rien montrer des combats, avait imposé cette ellipse pour le moins superflue .
Une vie de casernement rappelant plus une colonie de vacances au régime disciplinaire un peu sévère qu’un véritable camp de prisonniers. Le but ultime étant l’évasion, la surveillance relâchée des gardes ne constitue pas un obstacle insurmontable. La veille du grand départ de la bande, on annonce un transfert de l’unité dans une forteresse où nos hommes retrouvent le commandant Rauffestein ravi, autour d’une tasse de thé, de pouvoir à nouveau philosopher avec le capitaine Boëldieu à propos du déclin des aristocraties de leurs pays respectifs. L’ensemble de ces festivités, échanges d’états d’âmes et tentatives d’évasion rocambolesques s’étale sur les deux tiers du film. Autant dire que Renoir a choisi d’y placer une grande partie de son message. Lequel ? Ce qui divise les hommes tiendrait davantage de la classe sociale dont ils sont issus que de leur nationalité. La preuve nous en étant apportée par la fraternité qui se diffuse dans ce camp d’officiers privilégiés que d’ailleurs on n’entend pas beaucoup s’exprimer sur le sort réservé à leurs hommes englués dans l’enfer des tranchées pendant qu’ils s’amusent à se travestir pour oublier la seule chose qui leur manque vraiment : “La vie amoureuse”.
Mais Renoir généreux va y remédier dans les vingt dernière minutes plus convaincantes, spoiler: offrant à Jean Gabin une jolie romance avec une fermière allemande jouée par Dita Parlo dont le mari est mort sur le front. Nouvelle preuve que la fraternité entre les peuples peut tout transcender y compris la mort pour son pays
de l’être bien-aimé. Une vision plutôt désincarnée de ce qu’est vraiment la guerre, laissant difficilement croire que cette construction scénaristique mécanique aux personnages archétypaux pourrait convaincre qui que ce soit. Même Jean Gabin, pourtant d’habitude toujours parfait, semble, par instants complètement désemparé par ce que son metteur en scène lui demande de faire passer dans les nombreux gros plans sur ses yeux bleus qui trahissent le malaise que l’acteur ressent à ce théâtre de guerre en chambre close, tenant parfois du grotesque pour ne pas dire autre chose. Seuls Pierre Fresnay et Erich Von Stroheim parviennent à donner le change, dans un face-à-face souvent ironique de très bonne tenue .
Le pacifisme est assurément sur le fond une intention louable mais il ne semble pas inscrit dans la nature profonde de l’homme et la démonstration complètement artificielle proposée par Jean Renoir en a malheureusement apporté la preuve. Elle peut-être là “La grande illusion”. C’est ce que peuvent inciter à penser les propos tenus par Renoir rapportés plus haut. Mais la grande illusion continue de fonctionner, le film étant encore pour beaucoup l’œuvre ultime prouvant qu’avec de la bonne volonté tout est possible y compris l’amour entre les hommes. Avec toujours à la manœuvre , le vieil adage rousseauiste qui veut que : “l’homme naît bon et que c’est la société qui le corrompt”.
Pour conclure tout en restant dans le domaine cinématographique, on peut se rappeler ce que disait, goguenard, le grand Sam Peckinpah du pacifisme lors d’un entretien donné en 1972 au magazine Playboy : “ Le vrai pacifisme est la plus belle forme d’humanité. Mais si un homme vous coupe une main, vous n’allez pas lui tendre l’autre. Du moins pas si vous voulez continuer à jouer du piano”. A chacun bien sûr selon sa nature et son vécu de se faire son opinion.
carbone144
carbone144

115 abonnés 843 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 décembre 2022
Un film bouleversant, qui nous laisse des sensations contradictoires assez sensationnelles. Pourtant véritable drame, il réussit à nous faire continuellement sourire, comme si nous étions soulagés de voir des hommes, même ennemis, réussir à se respecter, avoir le droit de chercher à se divertir, se faire plaisir, et même se charrier. Alors que de nombreux films contemporains se plantent dans le jeu de la comédie dramatique, où il n'y a finalement ni drame, ni comédie ; Jean Renoir nous crée une oeuvre qui pourrait servir de leçon au genre. Au delà de la seule histoire que l'on regarde au premier degré, il y a également dans ce film énormément d'éléments intéressants à pointer du doigt. Film de 1937, le contexte joue beaucoup. La Première Guerre mondiale est toujours au coeur des traumatismes, les auteurs l'ont connue et y ont participé. On s'approche aussi lourdement d'un nouveau conflit. Les thèmes abordés (la 1ère GM, les prisonniers de guerre de l'époque) sont là des sujets qui vont alors disparaître. On se retrouve à mi chemin du témoignage et de la fiction, bien qu'il n'a pas été pour but de montrer spécialement les côtés les plus difficiles des conditions de vie des hommes de rang, et l'âpre rationnement qui régnait alors. Techniquement, le film est bon au regard de son époque. Sobre et plutôt bavard, il sait malgré tout alterner l'illustration silencieuse par l'image, (parfois même de très belles images) et les dialogues utiles. Le temps passe vite et on vit comme une sorte de belle aventure.
Jérôme S
Jérôme S

1 abonné 66 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 avril 2022
J'ai été un peu déçu par ce film malgré que Jean Gabin joue à merveille comme souvent son rôle. Ce film reste quand même un grand film cinéma français
Deadman
Deadman

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3,0
Publiée le 22 janvier 2022
Je ne sais pourquoi mais ce film qu'on m'a présenté comme un classique ultime et dont Woody Allen fait l'apologie ne m'a pas plus touché que ça. Peut être un fossé générationnel,
Un film néanmoins important, à voir au moins une fois dans sa vie.
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