La grande illusion
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CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mars 2016
« La Grande Illusion » est une oeuvre incontournable du cinéma qui résiste plutôt bien à son grand âge. Jean Renoir prend le parti d’y montrer le respect et les affinités entre ennemis (et classes sociales) dans un film qui se veut indulgent et humain. Une sorte d’idéologie quelque peu utopique et déstabilisante vu la période traitée mais plus profonde qu’elle en a l’air, cachée derrière un esprit de fantaisie. Un choix pleinement assumé et parfaitement incarné par une galerie de personnages très attachants.
Mephiless s.
Mephiless s.

72 abonnés 697 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 février 2016
Sans manichéisme ni germanophobie, La grande illusion est un grand film qui traite de la guerre de façon très humaine, avec des personnages attachants et bien écrits, des dialogues intelligents et un scénario très bon quoiqu'un peu lent. La version restaurée donne encore plus de beauté à la photographie du film. Une très grande réussite
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 8 janvier 2016
Deuxième film de Renoir que je vois après La règle du jeu, La grande illusion s'avère par sa forme beaucoup plus classique que ce dernier (sans toutefois être mauvais, Renoir conserve un grand talent pour rendre ses films vivants, mais c'est beaucoup moins prononcé que dans La règle du jeu). Le message du film est pacifiste et pleins d'espoir et certains se sont même plaint que les camps de prisonniers étaient montrés de manière trop gentillette. Au final je trouve ce choix judicieux, car non seulement il renforce le message pacifiste du long-métrage, mais en plus il permet d'exploiter au maximum les relations amicales entre tous les personnages, qui sont tous très attachants. L'émotion dans le film est d'ailleurs très réussie, et ne tombe jamais dans le pathos. Le problème que j'ai avec ce film, c'est que je trouve que par moments le rythme baisse alors que certains passages sont captivants, et ça rend le film très inégal, et pas toujours très intéressant.
Malgré tout, ce classique du cinéma reste encore efficace de nos jours.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 novembre 2015
Avec une pertinence et une audace qu'on verrait plutôt à notre époque, le film exploite toute l'amertume et la naïveté grossière de Jean Gabin pour mettre en valeur un pamphlet camouflé en art, dont on s'étonne qu'il offre une vision si humoristique de la guerre que l'Europe vivra seulement deux ans plus tard ! Une oeuvre quasiment visionnaire qui offre un aspect rafraîchissant du vieux cinéma contestataire.
dougray
dougray

274 abonnés 1 904 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 septembre 2015
"La Grande Illusion" est sans doute un des plus grands classiques du cinéma français de l’entre deux guerre et l’un des films les plus connus de son réalisateur Jean Renoir (avec "La Bête humaine" et "La règle du jeu"). Pour autant, et malgré ses nombreuses qualités, je ne fais pas partie des adorateurs du film et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, la mise en scène de Renoir, avec son rythme très contemplatif et son montage parfois surprenant, m’a paru franchement daté, ce qui n’est pas le cas de bon nombre d’autres films de la même époque, qu’ils soit français ou américains. Cette réserve purement formelle pourrait n’être qu’un détail en soi, si elle ne s’accompagnait pas d’un autre problème, à savoir la structure du récit. Car "La Grande Illusion" se divise en trois grands tableaux permettant à l’auteur de développer son intrigue et accessoirement, de justifier le titre de son film. Car "La Grande Illusion" est incontestablement un film de classes, qui entend démontrer que, malgré un rapprochement "patriotique", forcé par la guerre, ce sont bien les classes sociales qui prédominent dans le cadre des relations humaines. Ainsi, selon Renoir, un aristocrate français aura toujours plus en commun avec un aristocrate allemand, y compris en pleine guerre mondiale, qu’avec un prolétaire parisien. La construction du film est toute dédiée à cette démonstration, avec une première partie présentant les personnages et laissant entrevoir un rapprochement qui ferait fi de la condition de chacun. Sans surprise, on retient, bien évidemment, dans cette galerie de soldats prisonniers, Jean Gabin (le lieutenant Maréchal) en titi parisien charmeur et l’incroyable Pierre Fresnay (le capitaine Boëldieu), qui parvient à lui voler la vedette en aristocrate à l’ancienne. Il faut dire que leur relation atypique intrigue puisque les deux personnages, qui n’ont rien en commun sio ce n’est leur nationalité et leur statut de prisonnier de guerre, ne s’affrontent jamais, s’apprécient mais ne parviennent pas, pour autant, à être complices. Ce premier tiers, pas forcément trépidant, n’en demeure pas moins intéressant dans ce qu’il laisse entrevoir (la rapprochement des classes, donc, mais aussi les velléités d’évasion) et, également, dans sa description du quotidien d’un camp de prisonniers. La seconde partie (la meilleure, à mon sens) met en scène l’élément perturbateur, à savoir l’aristocrate allemand (joué par un Erich von Stroheim, formidable de rigidité et délicieux d’éducation), déjà aperçu dans le tableau précédent et qui va définitivement mettre à mal l’illusion du rapprochement interclasses et anéanti les espoirs du brave Maréchal. La relation, instantanément privilégiée, entre l’allemand et Boëldieu (pour ne pas dire ambiguë) est, également, l’occasion, pour Renoir, de faire le constat d’un monde qui se meurt (voir leur discussion crépusculaire sur leur vie d’avant-guerre) alors qu’un nouveau monde s’éveille, plein d’incertitudes (le film a été tourné en 1937, dans une Europe en pleine mutation qui se préparait à son second conflit mondial). Cette relation peut, enfin, se voir comme un courageux plaidoyer pour la paix, qui n’a que modérément été apprécié lors du déclenchement du nouveau conflit en 39. Ce second tableau est d’autant plus réussi qu’il s’achève de façon pour le moins inattendu puisque c’est l’aristocrate français qui permettra à ses compatriotes de s’échapper, spoiler: en contraignant son frère de classe allemand à l’abattre
. Toute la complexité des relations humaines prises dans un conflit qui les dépasse est résumée par cette formidable scène. Le troisième tableau est malheureusement, le mois bon des trois puisqu’il suit la cavale de Maréchal et du soldat juif Rosenthal (Marcel Diallo) vers la Suisse et leur hébergement par une veuve allemande (Dita Parlo). Certes, ce dernier tiers permet d’enfoncer le clou des rapprochements transnationalités tout comme il insiste sur le judaïsme de Rosenthal (soit un sujet brûlant d’actualité en 1937), ce qui densifie, un peu plus encore le récit. Mais, le rythme est bien trop lent pour une conclusion qui s’étire au-delà du raisonnable et le pauvre Marcel Diallo ne rivalise pas avec les prestations de Pierre Fresnay et Erich von Stroheim, qui manquent cruellement. Jean Gabin reste, donc, la seule attraction de cette fin de film, qui, malgré sa mise en scène très datée, reste un classique à voir, ne serait-ce que pour le remettre dans le contexte de sa sortie dans l’entre deux guerre.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2015
La Grande Illusion raconte l'histoire de prisonniers dans des camps allemands, pendant la 1ere guerre mondiale : on aurait pu attendre un film sombre et glauque. Jean Renoir, bien au contraire, choisit de dépeindre des hommes de statuts sociaux divers sous leur meilleur angle. L'enfermement se meut en solidarité et son œuvre transpire l'humanisme (parfois un peu trop) : la majorité des personnages, allemands compris, souhaitent fraterniser, et la guerre elle-même, qui rythme la vie de chacun d'entre eux, semble être une aberration lointaine qui n'a que trop duré. Les dialogues sont excellents, tout comme la galerie d'acteurs, les développements, et le dénouement. Indiscutablement une œuvre brillante et optimiste (à remettre dans son contexte, 1937), toujours captivante malgré son grand age.
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 avril 2015
Il est très important, pour comprendre le propos du film, de le remettre dans son contexte historique : celui de l'entre deux guerres. Malgré une première partie un peu longue, Jean Renoir nous touche lorsqu'il parle de l'impossible amitié entre les peuples, à l'aube d'un conflit absurde.
SothaSil
SothaSil

15 abonnés 181 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 février 2015
Malgré son âge et son ton parfois naïf (c'est un camp de scouts ou de prisonniers de guerre ?), La grande illusion restre un film à la fois divertissant (bonne interprétation des acteurs) et intéressant. Chacun interprètera le titre à sa façon : la grande illusion, est-ce croire que cette guerre est la der des der, qu'elle sera de courte durée, que les nationalités divisent les hommes plus que leur appartenance sociale, que toute personne correspond à un stéréotype ? La Grande Illusion, c'est aussi ce livre de Norman Angell, travailliste anglais et prix Nobel de la paix 1933, paru d'abord en 1910 puis dans une version révisée en 1933, qui postulait la faible probabilité du déclenchement d'une guerre mondiale à cause des liens économiques entre les pays. On connaît la suite. Bref, un film à voir.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 17 novembre 2014
"La grande illusion" est un film au scénario bien ficelé, qui mélange à la fois le côté sombre d'une guerre longue et difficile, et le côté humain de ces prisonniers de guerre. Même si le début du film peut sembler assez long et pas vraiment passionnant, les cut et les fondus s'enchaînent et la mise en scène est assez intéressante. Les personnages sont tous très bien joués et leurs caractères ainsi que leurs émotions se dévoilent peu à peu...
Françoise P.
Françoise P.

9 abonnés 106 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 novembre 2014
Film de guerre. Film d'hommes.
Une histoire d'hommes.
Des hommes dont le destin à croisé l'Histoire
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 16 octobre 2014
Véritablement trop vieux pour moi. J'ai peiné à le regarder dans son intégralité. Les dialogues ne me semblent être que de fades potins. Les prisonniers bien traités qui cherchent à s'évader de manière "courtoise"... Je n'y ai pas cru. Aucune scène ne m'a réellement marqué. J'apprécie cependant Jean Gabin mais ai de loin préféré sa prestation dans "La Traversée de Paris" ou même "Touchez pas au grisbi" quand il avait quelques années de plus. Dommage.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 août 2014
Grand classique du cinéma français, "La Grand Illusion", tourné à la veille de la 2ème Guerre Mondiale, raconte l'histoire d'un groupe d'officiers français prisonniers pendant la Grande Guerre. Le film est avant tout attendrissant, en proposant des personnages attachants et anti-manichéens. Allemands, Français ou Anglais sont présentés comme égaux, et tous pris dans la même galère, et de touchants histoires d'amitié se développeront. En évoquant ces fraternisations, Renoir montre que les différences de classes sociales priment devant les différences de nationalité. Le film critique ainsi l'ordre établi en France, et notamment le rôle absurde de l'aristocratie. Il se veut également un vibrant plaidoyer pacifiste, et a malheureusement raison en annonçant l'imminence d'un nouveau conflit, la "Der des der" n'étant qu'une illusion. Sur la forme, outre des acteurs sympathiques, Renoir nous offre de très belles images, parfois à l'allure picturale, et parvient à nous montrer un récit de guerre sans une seule scène de bataille. ll s'agit donc d'un beau film, sans surprise censuré par la régime nazi et le régime de Vichy dans les années 40.
Teresa L.
Teresa L.

21 abonnés 148 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 mai 2014
Illusion... comme dans illusionnisme. Rien ne va de soi dans ce film dont le scénario accuse une suite de déséquilibres, de décrochages permanents, Stroheim est tout vitrifié, manque de vie en général, les coïncidences sont subtiles comme des baffes dans la tête d'un nourrisson. Mais le pire avec ce film réside dans sa réputation de film pacifiste (il l'est autant que Renoir était de gauche). A aucun moment les personnages ne désertent pour rentrer chez eux, ils vont retourner au casse-pipe. Cela explique-t'il la haine absolue que Céline voua au film (hormis le personnage joué par Dalio, s'entend)? Sans doute mais ce n'est pas tout. Car le dialogue de ce film manque cruellement de caractère, de naturel, étonnant de la part de Spaak et pourtant! Ainsi se construisent les grandes gloires nationales, les légendes abusives. On ne peut trop conseiller, afin de remettre les pendules à l'heure, de lire le chapitre consacré au film dans la biographie de Renoir par Pascal Mérigeau.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 mars 2014
Une aventure humaine aussi drôle et légère qu'émouvante. 70 ans environ que Jean Renoir nous livrait ce film humaniste aux airs de chef-d'oeuvre du cinéma. Gabin et ses compagnons sont éblouissants, et incarnent de vrais personnages, profonds, comme on en voit avec beaucoup plus de mal aujourd'hui. Universel et film à message, La Grande illusion est aussi La Grande preuve de la beauté du cinéma français.
Backpacker
Backpacker

92 abonnés 789 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 mars 2014
D'abord, il faut être fan de Gabin et de films sur la résistance, ce qui n'est, heureusement, pas à la portée de tout le monde. En tout cas pas de moi. S'ajoute à cela le vieillissement avancé de cette oeuvre qui fait franchement un peu peur. Honnête bien que suranné. Mais de loin pas le chef-d'oeuvre que tant de gens s'amusent à répéter...
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