La grande illusion
Note moyenne
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185 critiques spectateurs

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Lotorski
Lotorski

23 abonnés 588 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 octobre 2011
Je pense que je n'ai pas très bien saisi d'importantes dimensions de ce film. Toujours est-il que "La Grande Illusion" m'a un peu barbé. Je me dois quand même de signaler que j'ai apprécié quelques gags et que le jeu des acteurs m'a parut bon.
Chevtchenko2
Chevtchenko2

49 abonnés 1 373 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 décembre 2020
J'ai trouvé ce film à des années lumières du chef d'œuvre annoncé. Est-ce le temps qui a fait son œuvre ? Toujours est il que malgré une interprétation de belle facture (mention spéciale à Pierre Fresnay), cette lutte des classes durant la Grande Guerre reste assez molle et peu passionnante. Certes, le film diffuse un message humaniste mais les camps de prisonniers paraissent plus proches d'une colonie de vacances. On est bien loin de l'horreur que fût cette guerre. Le plaidoyer pour le rapprochement entre les peuples est louable mais encore eut-il fallu y ajouter un soupçon de dramaturgie pour y captiver le spectateur.
ptiverat
ptiverat

18 abonnés 80 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 février 2014
C'est long, ça finit plus, c'est plein de bonnes intentions, ça ressemble plus à du théâtre qu'à du cinéma, ça vieillit très mal avec ce rythme lent qui étire la sauce et puis la lutte des classes sociales entre le gars du 20ème à Paris et le noble est un problème européen. Qu'est-ce qu'on a à cirer au Québec 100 ans plus tard? On s'en fout! Ceci étant dit il reste une ou deux bonne choses qui font autre chose qu'illusion:le drapeau du pacifisme sauve un peu le film avec la fleur coupée par le soldat allemand pour l'officier français qu'il vient de tuer (sans toutefois qu'il aille la mettre sur son lit d'hôpital, la coupure est intelligente, on a compris) et la fermière allemande qui recueille les évadés français . Ça c'est joli aussi. Mais ça n'a pas le souffle du Dictateur de Chaplin et de son discoure final pour la paix, ça reste mineur et je me suis ennuyé pendant 95% du temps. Le problème c'est que le langage cinématographique a tellement évolué et que le spectateur comprend mille fois plus vite qu'à cette époque (tant il a dévoré de la pellicule) que tout devient trop mâché dans ces vieux films et les faiblesses du scénario ne font plus illusion. Et puis il y a eu vol de scénario et règlements hors-cours et en tant que scénariste à qui on a fait le coup je peux pas supporter! Mais je reste magnanime et de peine et de misère je mets 2 étoiles qui brillent pas trop fort. Le camembert avait l'air très bon , très épais il y a la qualité qui se perd même en France!
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 octobre 2017
Un film sur la guerre sans la guerre, en filmant des gradés français fait prisonniers par les allemands pendants la première guerre mondiale Renoir filme les classes sociales mélangées dans le conflit. Il montre une guerre ou les soldats des différents camps n’éprouvent de haines les uns envers les autres mais sont juste des hommes que leurs dirigeants ont entraînés dans la guerre. Il montre qu’il y a même parfois moins de différents entre certains soldats ennemis qu’entre soldats du même camp venant d’horizons différents. Le film se veut aussi pessimiste quand à la répétition des conflits avec le terrible constat final fait par les personnages de Jean Gabin et Marcel Dalio. J’ai franchement préféré la seconde partie du film, la première dans le premier camp ne paraît que comme une longue introduction à celle ci. J’ai aussi trouvé que les différentes prisons faisaient un peu trop camp de vacances, même si les gradés étaient mieux lotis que les simples soldats j’ai du mal à les imaginer vivre dans ces conditions tout de même. Il n’empêche qu’il offre encore de grands moments, qu’au côté de Gabin on a un Pierre Fresnay formidable en capitaine aristocrate. Le film n’a pas vieilli mise à part le rôle de l’artiste et la vision des camps de prisonniers qui comme je le disais paraît désuète et il reste dans l’ensemble très fort.
Buzz063
Buzz063

99 abonnés 919 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 juillet 2012
Le classique de Renoir reste, malgré les années, toujours aussi puissant. Si le cinéaste sert son sujet grâce à une mise en scène classieuse et subtile, le film bénéficie surtout d’une construction scénaristique qui est un modèle du genre. Le récit est divisé en trois parties qui se situent dans des lieux différents (deux camps de prisonniers puis une ferme) et qui suivent à chaque fois un nombre de personnages un peu plus restreint.
L’autre grande force du film, qui assure sa pérennité, est le traitement de son sujet. Il présente un discours clairement humaniste et pacifiste mais n’impose pas son point de vue et n’assène jamais son message avec lourdeur ou didactisme, laissant au contraire une grande marge de manœuvre au spectateur pour se faire sa propre interprétation. C’est par exemple le cas pour le titre du film auquel on peut trouver plus d’un sens. La Grande Illusion peut être celle qui veut que cette guerre soit la dernière, celle de ces camps de prisonniers loin du front, celle de ces aristocrates d’un vieux monde qui veulent bien faire la guerre, mais poliment ou encore celle de Gabin, promettant à une fermière allemande de revenir après la guerre.
Backpacker
Backpacker

92 abonnés 789 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 mars 2014
D'abord, il faut être fan de Gabin et de films sur la résistance, ce qui n'est, heureusement, pas à la portée de tout le monde. En tout cas pas de moi. S'ajoute à cela le vieillissement avancé de cette oeuvre qui fait franchement un peu peur. Honnête bien que suranné. Mais de loin pas le chef-d'oeuvre que tant de gens s'amusent à répéter...
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 mai 2011
Presque dix ans que je n'avais pas visionner " La Grande Illusion ", et je ne regrette vraiment pas de l'avoir revu tant cette nouvelle vision m'a fait totalement apprécier ( ou presque ) ce chef-d'oeuvre du cinéma français.
Il faut dire que la réalisation de Jean Renoir est tellement aboutie que l'on ne peut prendre qu'un immense plaisir à suivre cette histoire se déroulant pendant la Première Guerre mondiale et qui parle d'un groupe de prisonniers français qui tentent de s'évader d'un camp en Allemagne, jusqu'a ce qu'ils soient transférer dans une forteresse à priori imprenable et qui est commander par un certain von Rauffenstein.
Evidemment, pour ce genre d'oeuvre cinématographique, il faut un casting qui soit judicieusement choisi et tel est évidemment le cas ici. Jean Gabin nous propose une de ces performances les plus mémorables dans le rôle du lieutenant Maréchal, Pierre Fresnay est parfaitement crédible à travers son personnage qu'est le capitaine de Boieldieu, tandis que que l'acteur allemand Erich von Stroheim crève l'écran dans celui du commandant von Rauffenstein.
Ajouter à cela la présence d'une magnifique photographie en noir et blanc de Christian Matras ( qui nous offre, pour l'occasion , quelques plans d'une grande beauté ) et des décors d'une grande richesse que l'on doit à Eugène Lourié, et l'on comprend aisémment pourquoi ce long métrage a reçu en 1937 le Prix du meilleur ensemble artistique au Festival de Venise.
Un grand classique du cinéma français donc et que je conseil à tous les amoureux du 7ème art.
GabbaGabbaHey
GabbaGabbaHey

241 abonnés 1 583 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 décembre 2009
mon dieu quel beau film ! enfin dieu n'as rien a voir la-dedans, excusez-moi, mais on ne sait pas trop quoi dire quand on se retrouve devant un tel chef d'œuvre ! Sans aucun doute le plus grand film des années 30, et l'un des plus grands films français de l'histoire en toute objectivité ! Une réalisation simple mais admirable pleine de charme a travers le noir et blanc d'une pellicule un peu abimée par le temps, c'est tellement beau ! et alors Jean Gabin toujours aussi convaincant, un film qui a vraiment tout pour plaire a un vrai cinéphile, du très grand cinéma ! et je ne parle pas du scenario qui est absolument exceptionnel et des dialogues absolument saisissants, un film magnifique de chez magnifique !
Louis Morel
Louis Morel

61 abonnés 850 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2012
Un très beau film, touchent et parfois drôle. GABIN est impressionnant !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 mars 2012
Un film qui souffre de quelque longueur, mais est tout de mème sympathique. La premiere raison est que tout les personnages sont attachant mème les gardiens. La deuxième est que la réalisation est splendide et la dernière est que Jean Gabin est super dans son role.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 juin 2023
Au firmament des plus grands films de l’histoire du cinéma mondial, “La grande illusion” et “La règle du jeu” figurent de manière quasi récurrente dans les vingt premiers, l’un des deux atteignant très souvent le quinté de tête. Leur réalisateur commun, Jean Renoir, fils du grand peintre impressionniste Auguste Renoir, est devenu par voie de conséquence un réalisateur figurant au panthéon des plus grands.
“La grande illusion” tire en partie son indéfectible popularité critique, de l’époque très particulière à laquelle il est sorti sur les écrans et du pacifisme qu’il promeut tout autant que de ses qualités artistiques. La période historique actuelle de grande incertitude face à des enjeux multiples comme le retour des nationalismes auquel s’ajoute la menace que font peser sur l’équilibre de la planète l’épuisement des ressources et la surpopulation, amène la critique contemporaine à avoir des yeux de Chimène pour l’humanisme qu’elle pense trouver dans le film de Jean Renoir, vu désormais comme un visionnaire incontournable. C’est actuellement le consensus général qu’il ne serait sûrement pas de bon ton de vouloir contester.
On pourra pourtant préférer chez Renoir les films naturalistes à tendance poétique voire quelques fois anarchiste comme, “Partie de campagne” (1936), “La chienne” (1931), “Boudu sauvé des eaux”(1932), “La bête humaine” (1937), “Le crime de Monsieur Lange” (1936) voire “L’étang tragique” (1941) ou “Le fleuve” (1951) qui dégagent sans doute plus de sensibilité et même de sincérité que cette “Grande Illusion” qui porte bien son nom. Jean Renoir qui tout au long de sa vie s’est beaucoup exprimé sur son art, tirait dans son livre d’analyse passionnant de 1974, “Ma vie et mes films”, le constat un peu désabusé que son film le plus retentissant avait sans doute tapé à côté de sa cible, n’ayant empêché en rien le conflit pressenti qui embrasa le monde en 1939 et encore moins la multitude de guerres locales qui lui ont succédé. Dans un court chapitre qu’il nomme “Front Populaire”, le réalisateur renvoie dos à dos fascisme et communisme même s’il s’avoue plus enclin à pardonner davantage au second dont les visées théoriques lui apparaissent plus généreuses. C’est en réalité selon un Renoir parvenu à l’heure des bilans, la course folle au progrès aiguillonnée par les appétits capitalistes voraces qui mène l’homme à sa perte. Un progrès qui, galopant toujours plus vite, fait vaciller sur ses bases une humanité désormais sans repères tangibles auxquels s’accrocher, hormis la promesse un peu vaine d’une consommation érigée au rang de religion.
Plus de quarante ans après la mort de Renoir, on peut penser que l’analyse qu’il posait au soir de sa vie était frappée du bon sens. Son engagement à l’époque du tournage de “La grande illusion” prend sa source dans la relation amoureuse qu’il a nouée avec Marguerite Houllé, sa monteuse sur “La p’tite Lili” (1927) dont la famille était versée dans le syndicalisme et le militantisme communiste. Il entre par ce biais en contact avec le Groupe Octobre et Maurice Thorez, le secrétaire général du PCF. Son cinéma avec des films comme “La vie est à nous “ (1936) ou “La Marseillaise” (1936) se teinte dès lors d’un engagement politique affirmé (un Renoir aux engagements quelquefois étrangement contradictoires). Inquiet comme beaucoup de la montée du nazisme en Allemagne et de son réarmement à marche forcée en dépit du Traité de Versailles censé brider toute initiative dans ce sens, Jean Renoir est incité par le PCF à faire un film mobilisant les populations contre les horreurs de la guerre. Ce sera “La grande illusion”.
Pour ce faire, mobilisant Charles Spaak pour l’assister à l’écriture du scénario, il s’inspire du récit des exploits d’Armand Pinsard, un pilote de chasse réputé pour ses nombreuses tentatives d’évasion lors de la Grande Guerre. Jean Renoir qui a lui-même participé et été blessé à cette guerre est en terrain connu. Refusant d’employer comme Raymond Bernard (“Les croix de bois” en 1931) et Lewis Milestone (“A l’Ouest rien de nouveau” en 1930), un réalisme cru exposant l’horreur des tranchées, il décide de placer sa caméra spoiler: dans un camp d’officiers prisonniers en Allemagne où l’évasion tiendra lieu de credo entre les parties de cartes, les repas copieusement arrosés, les blagues potaches à destination de leurs geôliers compréhensifs et les soirées travesties pour calmer les libidos entravées.

Pour dessiner le portrait de la poignée d’officiers dont il va suivre le destin dans deux camps successifs, Renoir fait appel à Jean Gabin qu’il venait de diriger pour la première fois dans “Les Bas-fonds” pour incarner le lieutenant Maréchal, titi parisien d’extraction populaire, à Pierre Fresnay dans le rôle du capitaine Boëldieu, aristocrate jusqu’au bout des ongles, constatant désabusé la lente déchéance de sa classe, à Erich Von Stroheim en officier allemand esthète apportant un soin tout particulier aux respect des règles d’honneur régissant le code de la guerre, à Marcel Dalio campant le lieutenant Rosenthal, juif issu d’une très grande famille d’industriels à la prodigalité faisant taire tous les préjugés, à Julien Carette en chansonnier roboratif qui va trouver sa place en taquinant les gardes allemands et en distrayant les troupes et enfin à Gaston Modot interprétant un ingénieur qui va se révéler très utile dans l’élaboration des fameuses tentatives d’évasion.
L’entame du film magnifique montre un Gabin pensif, penché sur un phonographe jouant le fameux “Frou-Frou” écrit en 1897 par Hector Monréal et Henri Blondeau sur une musique d’Henri Chatau. Sans transition, le lieutenant est appelé auprès d’un commandant (Pierre Fresnay) pour une mission de reconnaissance qui après une ellipse nébuleuse spoiler: montre sans transition les deux hommes attablés avec le commandant Rauffenstein (Erich von Stroheim) et ses hommes. Les amabilités échangées retardent bizarrement la compréhension de la situation des deux officiers français qui sont en réalité prisonniers
. On a connu Charles Spaak certes plus inspiré mais on apprendra que Renoir, ne voulant rien montrer des combats, avait imposé cette ellipse pour le moins superflue .
Une vie de casernement rappelant plus une colonie de vacances au régime disciplinaire un peu sévère qu’un véritable camp de prisonniers. Le but ultime étant l’évasion, la surveillance relâchée des gardes ne constitue pas un obstacle insurmontable. La veille du grand départ de la bande, on annonce un transfert de l’unité dans une forteresse où nos hommes retrouvent le commandant Rauffestein ravi, autour d’une tasse de thé, de pouvoir à nouveau philosopher avec le capitaine Boëldieu à propos du déclin des aristocraties de leurs pays respectifs. L’ensemble de ces festivités, échanges d’états d’âmes et tentatives d’évasion rocambolesques s’étale sur les deux tiers du film. Autant dire que Renoir a choisi d’y placer une grande partie de son message. Lequel ? Ce qui divise les hommes tiendrait davantage de la classe sociale dont ils sont issus que de leur nationalité. La preuve nous en étant apportée par la fraternité qui se diffuse dans ce camp d’officiers privilégiés que d’ailleurs on n’entend pas beaucoup s’exprimer sur le sort réservé à leurs hommes englués dans l’enfer des tranchées pendant qu’ils s’amusent à se travestir pour oublier la seule chose qui leur manque vraiment : “La vie amoureuse”.
Mais Renoir généreux va y remédier dans les vingt dernière minutes plus convaincantes, spoiler: offrant à Jean Gabin une jolie romance avec une fermière allemande jouée par Dita Parlo dont le mari est mort sur le front. Nouvelle preuve que la fraternité entre les peuples peut tout transcender y compris la mort pour son pays
de l’être bien-aimé. Une vision plutôt désincarnée de ce qu’est vraiment la guerre, laissant difficilement croire que cette construction scénaristique mécanique aux personnages archétypaux pourrait convaincre qui que ce soit. Même Jean Gabin, pourtant d’habitude toujours parfait, semble, par instants complètement désemparé par ce que son metteur en scène lui demande de faire passer dans les nombreux gros plans sur ses yeux bleus qui trahissent le malaise que l’acteur ressent à ce théâtre de guerre en chambre close, tenant parfois du grotesque pour ne pas dire autre chose. Seuls Pierre Fresnay et Erich Von Stroheim parviennent à donner le change, dans un face-à-face souvent ironique de très bonne tenue .
Le pacifisme est assurément sur le fond une intention louable mais il ne semble pas inscrit dans la nature profonde de l’homme et la démonstration complètement artificielle proposée par Jean Renoir en a malheureusement apporté la preuve. Elle peut-être là “La grande illusion”. C’est ce que peuvent inciter à penser les propos tenus par Renoir rapportés plus haut. Mais la grande illusion continue de fonctionner, le film étant encore pour beaucoup l’œuvre ultime prouvant qu’avec de la bonne volonté tout est possible y compris l’amour entre les hommes. Avec toujours à la manœuvre , le vieil adage rousseauiste qui veut que : “l’homme naît bon et que c’est la société qui le corrompt”.
Pour conclure tout en restant dans le domaine cinématographique, on peut se rappeler ce que disait, goguenard, le grand Sam Peckinpah du pacifisme lors d’un entretien donné en 1972 au magazine Playboy : “ Le vrai pacifisme est la plus belle forme d’humanité. Mais si un homme vous coupe une main, vous n’allez pas lui tendre l’autre. Du moins pas si vous voulez continuer à jouer du piano”. A chacun bien sûr selon sa nature et son vécu de se faire son opinion.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 octobre 2024
Un monument du cinéma français. Tout y est un scénario très original sur le thème de la guerre , du patriotisme, de la liberté, très fort . Et puis une interprétation formidable avec le duo Gabin , Von Stroheim formidable. Et Jean Renoir le maestro de l'élégance et du réalisme à la française aux manettes.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 février 2012
Sorti au cinéma en 1937, le film connu un immense succès à la fois critiques et spectateurs, avant de se voir interdit par Vichy en 1940. Le négatif original ayant été confisqué par les Allemands, puis pris par l’armée Rouge avant d’être emporté à Moscou, il aura fallut attendre que ce dernier soit remit à la Cinémathèque de Toulouse et que les technologies actuelles le permettent pour que le film puisse bénéficier enfin d’une restauration digne de ce nom, ce qui fut entreprit par le biais de StudioCanal en 2011. C’est ainsi qu’en 2012, une version entièrement restaurée a vu le jour, rendant ses lettres de noblesse à ce chef d’œuvre du cinéma français.
Jean Renoir signe ici sans nul doute l’un de ses plus beaux films, La Grande illusion (1937) est un drame humaniste sur l’absurdité de la guerre durant la Première Guerre Mondiale. A travers un magnifique noir & blanc, on suit le quotidien de ces prisonniers Français dans un camp allemand qui comble de l’ironie, finissent par se lier d’amitié. Interprété avec beaucoup de justesse par Jean Gabin, Pierre Fresnay & Erich von Stronheim, le film de 110 minutes se regarde d’une traite et se savoure avec un réel plaisir.
stebbins

563 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mars 2012
Superbe ! Sans atteindre la flamboyance technique de La Règle du Jeu, ce classique du cinéma de l'Entre-deux-guerres installe déjà les codes du chef d'oeuvre de Renoir : ceux d'une mise en scène au service du langage. Obvieusement conçu pour le cinéma parlant La Grande Illusion réserve d'authentiques innovations linguistiques : jeux sur le langage donc, mais aussi sur les langues ( traductions, calembours, mises en parallèles...) et sur la diction du texte ( le phrasé gouailleur de Gabin, l'accent distingué d'Eric Von Stroheim...). Renoir n'oublie pas non plus de racer ses plans, composés dans la continuité pour la plupart ; le scénario et sa portée dignitaire font de La Grande Illusion un beau film fraternel, émouvant et folklorique : il en résulte un drame nostalgique à voir absolument sur un écran de cinéma, ne serait-ce que pour la magnifique séquence à travers laquelle on peut voir Von Stroheim venir demander pardon à son ami Pierre Fresnay, mourant à son chevet. Un grand film sympathique.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 avril 2016
Oeuvre culte du cinéma français, "La Grande Illusion" n'est pas vraiment un film de guerre mais plutôt un film sur des hommes en temps de guerre et sur les valeurs qu'ils véhiculent pour survivre, à savoir l'amitié et la solidarité. D'ailleurs, la première heure ne fait que présenter ces soldats capturés, qui rient ensemble, qui se divertissent comme ils peuvent et qui mènent un astucieux plan d'évasion, une entraide que la mise en scène ne cesse de montrer en accumulant les plans de groupe et, par contraste, saisit aussi la solitude du lieutenant Maréchal (Jean Gabin dans l'un des ses plus grands rôles) quand il est puni et tenu éloigné de ses compagnons. Souffrir d'être seul, c'est l'autre grand idée qui parcourt le film, elle passe notamment à travers deux personnages; d'une part, le commandant Von Rauffenstein (Erich Von Stroheim), désespéré de mener une guerre qu'il hait et qui se prend d'amitié pour le Capitaine de Boeldieu (Pierre Fresnay), une relation touchante de par sa simplicité, qui est aussi celle des dialogues, et de la façon dont est témoigné leur respect mutuel (la fleur coupée, in fine, symbole magnifique d'une mort réciproque : physique pour l'un, morale pour l'autre); d'autre part, cette femme allemande qui élève seule sa petite fille et qui passe de la détresse au bonheur grâce à la compagnie des deux fuyards, dans un dernier tiers déchirant où l'amour et la reconnaissance passent moins par la parole que par des regards et des silences, moments d'une intensité émotionnelle qui finissent par nous faire chavirer. "La Grande Illusion" est un film qui parle d'abord beaucoup, aux personnages secondaires quelque peu caricaturaux mais tout de même attachants, mais qui sait aussi se taire pour mieux laisser exprimer la détresse et la joie de personnages qui se battent pour leur liberté et qui espèrent que la guerre de 14-18 sera la dernière : une illusion que Renoir aura pressentie mais dépassée, le temps d'un film, par un discours pacifiste des plus bouleversants.
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