Plus je vois ce film plus son esprit me déplaît. Ce n'est pas rare pour un film de Renoir dont bien sur j'admire le talent de metteur en scène mais dont certains films comme ''Le fleuve '' ou ''le Carrosse d'or''me navrent. En plus, j'ai tendance à trouver que c'est plus sur sa réputation que sur le visuel vu que les gens parlent de lui. Pourtant son ''French Cancan'' fait partie de mon panthéon tant par sa perfection que par sa grâce. Dans ''La grande illusion'' le coté bien pensant et démonstratif frôle la complaisance, voire l'indignité. Traiter ne serai ce qu'un épisode de la guerre de 14/18 de cette manière, c'est vouloir à bon compte impressionner le spectateur et surajouter des détails fraternels comme les couples français/juif ou aristocrate/prolétarien, c'est se noyer dans la démagogie et même l'angèlisme. Des trois parties bien distinctes de ce film, je n'aime que la dernière, lorsqu'il ne reste plus que 3 personnages...Là ,on retrouve un peu de pudeur et d'émotion. Gabin parlant à une vache c'est autrement plus fort que Stroheim coupant sa fleur de géranium. L'écriture cinématographique de l'ensemble fait qu'il est impossible de mettre moins de 3 étoiles mais l'esprit du film n'en mérite aucune.
Passionnant épreuve que cette "Grande Illusion". Déjà pour son statut, il est vrai haut placé. L’opus de Jean Renoir, sorti sur les écrans en 1937 fait en effet partie des classiques du cinéma français et même mondial. Film de guerre sans en être un (il n’y a en effet aucune scène de combat), l’œuvre se focalise au contraire sur ce qui aux yeux de son auteur, constitue le réel enjeu de ce début de XXe siècle : la lutte des classes. En témoigne ainsi le panel social extrêmement varié de ses protagonistes principaux, allant du titi parisien à l’aristocrate. Ces portraits sont d’ailleurs brillamment interprétés, avec le trio Gabin-Fresnay-von Stroheim en tête. Passionnante épreuve également pour son "parcours cinématographique". En effet, à l’instar de l’historien Marc Ferro, il est particulièrement intéressant de remarquer la manière dont cette œuvre, charge antinationaliste et pacifique à la base, a été reçue de trois façons différentes à diverses époques. Ces diverses transmutations malgré leur intérêt, ne doivent pas en revanche faire oublier l’essentiel, à savoir la maitrise technique de Renoir et le fond de son message, vibrant plaidoyer internationaliste en faveur d’une nouvelle fraternité entre les peuples. Émouvant et fascinant.
Ce film est une des raisons de mon amour pour le cinéma. Excellents dialogues, supers acteurs et belle musique. Une page de l'Histoire, touchante et dramatique. Le grand Jean Gabin dans un ses meilleurs rôles, magistral, quelle beauté, quelle prestance. Un classique.
La grande illusion, c'est celle qui consiste à croire que la position sociale et l'éducation sont capables de placer les gens bien nés au-dessus des réalités de la guerre, c'est celle qui consiste à penser également que la fausse camaraderie encouragée par la captivité dans un camp de prisonniers ne se heurtera pas aux réalités du monde extérieur, la grande illusion, c'est enfin celle qui consiste à espérer que cette guerre, celle de 14-18, sera la dernière... "La grande illusion" de Jean Renoir est bien l'un des plus grands films de tous les temps, un chef d'oeuvre d'humanité sur une guerre qu'il ne nous montre qu'à la marge, là où se trouvent contraints de cohabiter les différents belligérants avec tout ce qui les oppose, et surtout, ce qui les rapproche, là où la fraternité s'impose d'elle-même, sans haine ni ligne de front... "La grande illusion" est un film parfait, écrit avec les tripes et portés par des comédiens à la justesse ahurissante, de Gabin à Fresnay en passant par Von Stroheim. Plus qu'un film, ce monument du cinéma est un flambeau humaniste dont on espère juste qu'il continuera à traverser les décennies, passant d'une génération à l'autre pour démontrer par l'alpha et l'oméga ce qui est supposé nous différencier de l'espèce animale. Quelque part, s'il fallait trouver un sens à tout, et notamment se demander à quoi sert le cinéma, la réponse est dans ce film et se passe alors de tout commentaire. Le cinéma aurait pu s'arrêter avec "La Grande illusion" qu'il aurait pleinement rempli la mission pour laquelle il avait été créé.
Considéré par certains comme l'un des 10 meilleurs films de tous les temps, il convient sans doute aujourd'hui de relativiser, tout en affirmant qu'il s'agit d'un excellent film. Le jeu de Pierre Fresnay dénote quelque peu (mais sans doute est-ce volontaire ?). L'évasion proprement dite (mais ce n'est pas le vrai sujet du film) est assez abracabrantesque et ce qui s'en suit est en rupture de ton totale avec le reste du film. Ces réticences mises à part, ce film fait preuve d'un humanisme militant traité avec beaucoup d'intelligence. Mais les deux sommets du film sont peut-être ailleurs : L'un quand les prisonniers déballent une caisse d'accessoires et de vêtements féminins qu'ils découvrent avec un plaisir fétichiste qui prend son point culminant quand l'un d'entre eux se travesti. L'autre est la scène où Carette fait son numéro sur scène (Marguerite, donne moi ton cœur) rejoint par une dizaine de prisonniers en travestis.
Ah ça ! C’est propre, c’est bien pensé, c’est bien joué. Mais bon, désolé, ce film ne m’a pas trop parlé. Encore une fois, le contexte de ce film permet de le rendre encore plus intéressant au vu de ce qui se passera après lors de la seconde guerre mondiale. Malgré tout, cette « Grande Illusion » - et elle n’y peut rien – m’a trop rappelé les académismes qui d’habitude me barbent dans le cinéma contemporain. J’arrive à le concevoir comme un film majeur de l’Histoire du cinéma mais – désolé car ça ne se commande pas – je n’arriverai jamais à le percevoir comme une expérience plaisante de découverte cinématographique…
Une aventure humaine aussi drôle et légère qu'émouvante. 70 ans environ que Jean Renoir nous livrait ce film humaniste aux airs de chef-d'oeuvre du cinéma. Gabin et ses compagnons sont éblouissants, et incarnent de vrais personnages, profonds, comme on en voit avec beaucoup plus de mal aujourd'hui. Universel et film à message, La Grande illusion est aussi La Grande preuve de la beauté du cinéma français.
Certains moments sont très bien mené pendant que d'autres sont un peu moins intéressant, c'est dommage car les thématiques sont plutôt pas mal sur le papier. Même si je ne crie pas au chef d'oeuvre ce film est un beau film, mais qui ne m'a pas tout le temps intéressé, même si je trouve la fin très belle.
Presque tout le monde crie au chef-d’œuvre, personnellement je suis à l'opposé et une fois de plus je ne comprends pas les critiques tellement élogieuses de certains, je trouve ce film extrêmement vieillot, vraiment je me suis beaucoup emmerdé. Je n'ai jamais été fan de Gabin et ça ne changera jamais, pour ce qui est de Jean Renoir, étant donné que La grande illusion est censé être son meilleur film, c'est simple j'ai décidé de ne plus jamais voir un de ses films.
Grosse déception que fut ce film de Jean Renoir malgré les très bonnes idées qui ponctuent à de multiples reprises la trame de l'histoire. Infiniment humaniste, la dimension de ce film peut se révéler inédite car notamment, le thème de celui-ci est très faiblement abordé au cinéma. Pourtant, le spectateur a dut mal à cerner les véritables propos et intentions de l'auteur. Certes, l'idée que ce fil fut tourné en 1937 à l'aube d'une des plus grandes tragédies que l'humanité ait connu peut prêter à réflexion; or, c'est tout l'inverse qui se produit avec notamment une succession de longueurs inutiles qui nuisent à la réflexion que l'auteur veut transmettre. Néanmoins, la photographie reste superbe pour l'époque et les acteurs relativement convaincants. Ce n'est pas suffisant à mon égard pour sauver ce monument du 7ème art français tournant à une illusion qui déçoit.
Le Magicien commence par mettre en place les éléments qui interviendront (temps, lieu, personnages...). Puis, il attire l'attention du Spectateur sur quelques objets en particulier (BOELDIEU, MARECHAL). La magie opère parfaitement lorsque le face - à - face arrive (BOELDIEU, RAUFFESTEIN) et s'estompe quand deux assistants fuient...
Grande œuvre et classique du cinéma Français signé Jean Renoir, "La Grande Illusion" nous emmène suivre le destin de différents prisonniers Français dans les camps Allemand durant la première guerre mondiale. Renoir va filmer leurs vies de tous les jours, leurs pensées, leurs tentatives d'évasion plus ou moins réussi et surtout la fraternité à l'intérieur d'un camp de prisonnier. C'est deux officiers Français, un lieutenant (Jean Gabin) et un capitaine (Pierre Frenay) que l'on suit surtout et qui font de leurs mieux au vu des circonstances. Le scénario est intéressant et bien écrit, la première partie m'a néanmoins laissé perplexe, notamment sur la vie dans les camps qui ressemblaient parfois à une colonie de vacances, bien loin de l'horreur de la première guerre mondiale. Mais au fur et à mesure que le récit avance et que les rebondissements se mettent en place, Renoir montre vraiment ce qu'est cette grande Illusion, à travers ces camp où un système de respect mutuel se met en place et où l'ordre et l'honneur ont une place importante et peu à peu les protagonistes découvriront l'illusion, la vérité et que le modèle idéal du camp n'existe pas en dehors. La grande réussite du film c'est aussi sa galerie de personnage et leurs ambiguïtés ainsi que leurs caractéristiques, que ce soit les classes sociales, les nationalités ou les religions et la manière dont là aussi l'illusion prendra forme. Il y a aussi ce commandant Allemand incarné par le toujours impeccable Erich Von Stroheim dont l'envie de fraterniser avec les Français se heurtent à certaines circonstances. C'est un film remarquable que nous offre Renoir, intelligent, humaniste, poignant et captivant. Un très beau film, bien réalisé et bien interprété.
Dans ce long-métrage de Jean Renoir, réalisé en 1937, on retrouve plusieurs grandes figures de l’époque, notamment Pierre Fresnay, Jean Gabin et Erich von Stroheim. Ces hommes d’origines sociales et culturelles différentes vont croiser leur destin durant la Première Guerre mondiale. Si la première partie du film reste très académique, et finalement un peu longue, avec le récit de la vie fraternelle en prison et les tentatives d’évasion, la seconde partie apporte un peu plus de profondeur et d’émotion. Il convient de noter que cette œuvre, considérée comme pacifiste et humaniste, fut interdite par le régime nazi pendant la Seconde Guerre mondiale. Bref, un grand classique qui fait néanmoins son âge.
Assez déçu par ce film, c'est peut-être un monument du cinéma français mais il n'en souffre pas moins d'un cruel vieillissement. En effet, on voit bien que le temps est passé par là, non seulement avec la qualité de l'image(et encore ça c'est normal) mais surtout à travers les dialogues et les intonations de voix dont la plupart sont totalement dépassés de nos jours. De plus j'ai trouvé ce film un peu trop lent. Toutefois, je considère que ça reste un film à voir car il a inspiré un bon nombre de films de genre par la suite, notamment "La Grande évasion" qui lui est très largement supérieur. Par ailleurs, les acteurs ne s'en sortent pas trop mal. Une très légère désillusion.