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NinaMyers
18 abonnés
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4,0
Publiée le 15 août 2025
Une belle étudiante sème le désarroi dans l'univers feutré d'Oxford et réveille le démon de midi chez 2 profs mariés et père de famille. Même équipe que pour The Servant, Losey, Pinter, Bogarde mais cette fois pas un chef d'œuvre, juste un très bon film où ce sont les regards qui comptent et pas les dialogues, regards où se lisent les frustrations du héros, le prof de philo incarné à la perfection par Dirk Bogarde, qui voudrait bien mais n'ose pas séduire sa belle étudiante.
Tout en finesse psychologique, ce drame raconte comment un "élément" extérieur provoque une déflagradation dans un petit cercle d'amis, composé de deux professeurs, de deux épouses, d'un étudiant et d'un chien. Et plus rien ne sera comme avant ! Dirk Bogarde, toujours au sommet ! J'ai dit Dirk, Joyce et pas Dick !
Un film assez lent, qui restitue très bien la complexité des rapports entre hommes et au sein des couples à l'arrivée d'une séduisante étudiante. L'excellente mise en scène parvient à créer une atmosphère chargée avec une économie de moyens. Maintenant, le film m'a paru un peu laborieux dans sa dernière partie, et parfois incompréhensible (temporalité des scènes, notamment). Peut-être devrais-je le revoir pour l'apprécier davantage... Intéressant en tout cas.
Mais quelle réalisation brillante ! J'ai été charmé par ces plans magnifiques, ces scènes pleines d'éléments symboliques, ces dialogues plein de sens. Ce film démontre à quel point il n'est pas utile de remplir un film d'actions inutiles pour capter l'attention du spectateur. Je le recommande vivement !
Tromperies, culpapbilité, amour impossible... Le calme est rompu dans la routine anglaise et le "tea time" n'a plus la même saveur. Voila un film qui semble avoir fortement inspiré le "Match Point" de Woody Allen. A croire que les réalisateurs prennent un plaisir malin à détruire l'arstocratie brittanique. ^^
La psychologie des personnages est très bien illustrée dans ce film qui avait tout pour être long et ennuyeux mais qui s'en sort très bein par une mise en scène efficace et un casting solide. Borgart aurait decidement pu être le fils de Cary Grant.
Bon film donc, en revanche si vous detestez radicalement les films de trios amoureux, je ne peux que vous recommander de passer votre chemin.
Le film de Losey est une réussite incontestable, où pour une fois les longueurs sont totalement justifiées. Grâce à l'excellent scénario de Harold Pinter, le film propose un brillant jeu de pistes, sous le signe de la psychologie. Une oeuvre toute en contraste, certes déconcertante et austère, mais indéniablement subtile. Et les comédiens, surtout Dirk Bogarde, sont très bons.
Joseph Losey transforme un drame sentimental en étude clinique des rapports de pouvoir, du désir et des frustrations qui traversent les milieux intellectuels britanniques. La construction narrative fragmentée nourrit un sentiment d’inconfort permanent, comme si chaque scène révélait progressivement les failles morales dissimulées derrière les apparences de respectabilité. Dirk Bogarde incarne avec une remarquable subtilité un homme dont la passivité et les contradictions deviennent le véritable moteur du récit. Mais, malgré l’élégance de sa mise en scène et la finesse de son observation psychologique, le film paraît parfois cultiver une distance émotionnelle qui empêche une implication plus profonde. Une œuvre raffinée et profondément ambiguë, dont l’intelligence fascine durablement, mais qui laisse une impression plus analytique que véritablement bouleversante.
Autre chef d’œuvre de Joseph Losey avec The Servant et avant la palme d’or pour Le Messager. Ce film est d’une subtilité rare où les non-dits sont très importants. Il faut le voir en VO pour apprécier les différences d’accents qui marquent les classes sociales entre les professeurs joués par Dirk Bogarde et Stanley Baker.