Accident
Note moyenne
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Loïck G.

388 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 janvier 2015
Je crois que c’est en le revoyant pour la deuxième ou troisième fois que j’ai apprécié pleinement cette œuvre mature. Sa mise en scène exigeante, requiert une attention toute particulière de la part du spectateur désarçonné par le ton mystérieux et incertain de la réalisation, le jeu énigmatique des acteurs pour des personnages qui le sont tout autant. Si Dirk Bogarde a marqué son empreinte sur ce film, il ne faut pas oublier le jeu de Stanley Baker, son collègue, et celui de Jacqueline Sassard (Anna) météorite du cinéma français. Elle jouera l’année suivante en 1968 dans « Les Biches » de Chabrol, et puis plus rien. Michael York, le copain d’Anna m’apparait plus fade, mais n’est-ce pas son rôle ? Tous les protagonistes d’un drame ligotés par des passions silencieuses où la suspicion et la trahison orchestrent …une comédie. Ce climat se nourrit du thème de la domination (« The servant » est antérieur), de l’infidélité, des hantises sexuelles, du mensonge. Il devient délétère, exécrable .Losey est comme hésitant dans son observation, il filme sur la pointe des pieds, mais assène brutalement des vérités hors de propos. Du moins le pense-t-on… Il est amusant de noter que ce film, tourné la même année que le « Playtime » de Jacques Tati lui emprunte (à moins que ce ne soit l’inverse) quelques similitudes, dans le ton et l’esprit lors de la visite des bureaux de la Télévision.

Avis bonus La rencontre avec plusieurs membres de l'équipe , ou spécialiste de Losey
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cylon86

2 832 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 mai 2013
Le plan du début est saisissant : une maison de campagne est filmée en plan fixe, en hors-champ on entend les crissements de pneus d'une voiture puis un bruit de crash assourdissant se fait entendre. Nous voilà plongé dans l'histoire mais ce n'est pas celle d'un accident, c'est celle de relations (plus sexuelles que amoureuses malgré ce qu'en croient les personnages) qui se croisent et s'entre-croisent entre un professeur d'université, un de ses collègues, une de ses étudiantes et un de ses étudiants. Les relations décrites par Losey sont ambiguës et donnent lieu à des scènes grandioses où les dialogues sonnent un peu absurde (c'est signé Harold Pinter) et où l'on se sent vite mal à l'aise. Le grand problème du film est qu'il est beaucoup trop lent, la mise en scène s'arrêtant sur des choses sans importance qui viennent gêner la narration d'une histoire qui a pourtant du potentiel mais qui dure bien une bonne demi-heure de trop. La fin met vraiment trop de temps à venir et ce malgré la fascination que l'on éprouve devant le sujet et certains grands moments qui se retrouvent malheureusement coincés entre des longueurs. Reconnaissons tout de même qu'en prof troublé par une de ses élèves, Dirk Bogarde est parfait et qu'à ses côtés Stanley Baker compose un très bon prof aussi cynique que sans-gêne.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 juillet 2014
Subtilité du scénario dans sa déscription des rapports amoureux et du désir affiché ou caché, analyse psychologique fine, plan qui ont tous un sens précis, montage et jeux des acteurs impeccables, Losey signe un film parfait dans son genre, encore faut-il aimer le genre, c'est à dire : "Histoire de faux semblants à la fac et rebelote". Desplechin avait tenté la même avec son "Comment je me suis disputé... (ma vie sexuelle)", au titre plus explicite qu'"Accident", qui est nunuche au possible. Le cinéma de Losey est bien plus solide et raffiné. A voir aussi car cet auteur a surement inspiré Resnais pour son légendaire "Providence".
Plume231

4 405 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juillet 2010
Un film où le réalisateur Joseph Losey n'a pas hésité à faire preuve d'audace et d'inventivité dans la mise en scène du scénario ambigu d'Harold Pinter. Mais malgré ses qualités précédemment citées, le film est dans l'ensemble trop lent et trop froid pour emporter l'adhésion en dépit de l'excellence de l'interprétation de Dick Bogarde.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 17 juillet 2012
De très beau cadre comme dans beaucoup de film de Joseph Losey. Sinon qu'est ce que l'on s'ennuit, je n'ai pas du tout retrouvé la sensibilité du "servant" ou du "messager"...
Une grosse deception, mais avec ce genre de film sois c'est une réussite ou un ratage...
Loin d'etre le meilleur film de Losey...
chrischambers86

16 160 abonnés 13 111 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 mai 2013
C'est à partir de "Accident" que Joseph Losey se consacra essentiellement à la peinture de l'ambiguïtè qui existe dans les rapports amoureux en donnant ainsi toute une sèrie de films psychologiques et sociaux (dont celui-ci) qui ont fait de lui l'un des meilleurs metteurs en scène contemporains de l'èpoque! En tête de distribution, Dirk Bogarde incarne de nouveau un personnage ambigu, celui d'un professeur d'universitè attirè par une jeune ètudiante (la niçoise Jacqueline Sassard) qui l'invite dans sa maison de campagne! Les rapports entre les personnages relèvent essentiellement de l'attirance sexuelle et de l'obsession qu'ils èprouvent l'un de l'autre, ainsi que de la peur que leur inspirent leurs sentiments, cela se traduisant principalement par des conflits continuellement larvès! Tirè du beau roman de Nicholas Mosley, c'est un tableau de moeurs brillant dans lequel psychologie des personnages (Bogarde-Baker-Sassard) et rapports sociaux s'imbriquent ètroitement! Dommage que Jacqueline Sassard n'est pas percèe dans le cinèma tant elle est charmante d'un bout à l'autre...
Parkko
Parkko

190 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 août 2011
Je ne sais plus trop ce que j'attends des films de Joseph Losey. Car au final le premier que j'ai vu de lui a été une révélation (Le Messager) et les deux que j'ai regardé depuis m'ont profondément déçus (The Servant et donc Accident). Que dire sur Accident ? Et bien le scénario manque cruellement d'enjeux, alors c'est le genre de film où tout doit passer par la sensibilité du réalisateur et le fait qu'il parvienne à vous faire ressentir les choses sous-jacentes. Sauf que je ne trouve pas que Joseph Losey y parvienne, ou juste quelques fois.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 octobre 2008
So british ! Une superbe réalisation de Losey, des plans toujours recherchés et des rapports entre personnages tout en finesse, dirk bogarde toujours excellent dans ces personnages torturé.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 721 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 septembre 2017
Accident.....de la quarantaine.....
Ou comment un homme marié redécouvre l'art de plaire et de flirter avec une jeune étudiante rencontrée par hasard. Losey filme le désir et la tentation.....
Cela reste pourtant très froid comme style.
Hotinhere

790 abonnés 5 454 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 février 2021
Sur un scénario d’Harold Pinter, Joseph Losey signe un film sur le désir et la tentation, à l’ambiance troublante et pesante, mais à la narration un peu trop saccadée, porté par un Dirk Bogarde qui excelle décidément dans les rôles ambigus !
Vladimir.Potsch
Vladimir.Potsch

23 abonnés 389 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
"Accident" ne peut s’apprécier pleinement dès la première vision. Sa construction déroutante, qui ne ménage aucune transition explicite entre les évènements se situant à des époques différentes, dénote une volonté de filmer l’essentiel tout en créant un espace temporel inquiétant, car mal défini. La photographie de Gerry Fisher réussit, quant à elle, à créer un climat étrangement calme, profitant des paysages sereins de la campagne anglaise, et soulignant d’autant plus les relations tendues de la gente masculine autour d’une jeune fille (troublante Jacqueline Sassard). La touche du scénariste Harold Pinter se fait sentir, aussi bien dans la description d’un groupe de personnage régi par un rapport de dominations, que dans la faculté du film à suggérer la complexité des relations, et le drame qui se prépare, à travers des dialogues banals. Plus que The servant ou que Le messager , pourtant plus célèbres, Accident est l’apogée de la collaboration entre Losey et Pinter.
AMCHI

6 942 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 janvier 2017
Je ne classerais pas Losey parmi mes réalisateurs fétiches mais certains de ses films me plaisent vraiment alors que d'autres m'ennuient avec Accident je pressentais qu'il allait faire partie de la 2nde catégorie quoiqu'il en soit même si ce film ne m'a pas passionné il est soigneusement réalisé. Toutefois c'est un film froid presque clinique dont l'intrigue sur fond de non-dits et frustration sexuelle peine à nous intéresser ; dès le début c'est assez lent et ça le restera jusqu'à la fin pourtant c'est un film élégant. Je ne suis pas parvenu à m'accrocher aux personnages qui ne sont pas tant décrits que cela seul Dick Bogarde est vraiment au centre et donc se distingue. Dans un style plus ou moins proche je préfère Love de Ken Russell.
BlindTheseus

347 abonnés 2 566 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 mars 2009
1 long-métrage ayant pour sujet l'incertain - mais aussi bien sûr la théorie du papillon -, se déroulant dans ces milieux attirants ou règnent l'imagination, la créativité et l'argent: Un film qui nous parle étrangement, à travers l'histoire de cette baby-sitter un peu impromptue; et ceci malgré ses scènes pleines de substances + ou - psychédéliques...
Nicolas B
Nicolas B

17 abonnés 104 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 mars 2025
"Accident" (1967) est un film qui tente d’explorer des thèmes comme la jalousie, le désir et les relations humaines compliquées, mais il finit par être un peu trop distant pour vraiment captiver. L’histoire tourne autour d’un professeur d’université, Stephen, et de son obsession pour une de ses étudiantes, Anna. Il y a aussi une compétition un peu malsaine avec son ami Charley, mais tout ça est traité de manière assez froide.

Le gros souci, c’est que le film prend son temps, peut-être même un peu trop. Ça avance doucement, et les personnages ne sont pas vraiment attachants. On passe beaucoup de temps à suivre leurs pensées et leurs frustrations, mais sans vraiment s’investir. Il y a des moments où on se demande où ça va, parce que l’intrigue reste assez plate.

Visuellement, c’est bien filmé, avec une ambiance assez élégante, mais ça ne sauve pas le film de son manque de rythme et d’émotion. Les dialogues sont un peu trop cérébraux, et ça rend le tout assez distant. On finit par décrocher avant même que les enjeux ne deviennent clairs.

En résumé, "Accident" est un film qui essaie de creuser des sujets profonds, mais ça reste trop froid et lent pour vraiment toucher.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

89 abonnés 4 213 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 mars 2025
Sous son aspect feutré et convenable, l'étude psychologique mise en scène par Losey n'est pas autre chose, très prosaïquement, qu'un cas de "démon de midi", ou la passion d'un professeur quadragénaire pour une étudiante.
En fait de passion, rien de spectaculaire ni de démonstratif dans ce récit que, fidèle à son style, Losey construit lentement, par petites touches, à partir d'une action sans éclat. Ainsi, le cinéaste cherche-t-il à exprimer la contradiction supposée entre l'ostensible climat passionnel des drames romanesques courants et l'apparente sérénité de ses personnages.
Conformément à l'interprétation contenue de Dick Bogarde, Stephen ne laisse rien deviner de son désir et, hormis une manifestation épidermique dans la dernière scène du film, son trouble est quasiment imperceptible.
Cependant, l'exercice de style n'est pas toujours efficace et on peine à se laisser entrainer par un récit et des protagonistes proches parfois d'être ternes. Le sujet n'est pas précisément original et l'intérêt psychologique reste minime. Il n'est que le dédoublement symbolique de Stephen - sa jeunesse est symbolisée par un de ses élèves tandis qu'un ami et collègue incarne l'homme déjà trop âgé dont les tentatives de séduction semblent vaines- il n'est que ce dédoublement qui m'ont convaincu de la subtilité de la mise en scène.
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