Un film où le réalisateur Joseph Losey n'a pas hésité à faire preuve d'audace et d'inventivité dans la mise en scène du scénario ambigu d'Harold Pinter. Mais malgré ses qualités précédemment citées, le film est dans l'ensemble trop lent et trop froid pour emporter l'adhésion en dépit de l'excellence de l'interprétation de Dick Bogarde.
1 long-métrage ayant pour sujet l'incertain - mais aussi bien sûr la théorie du papillon -, se déroulant dans ces milieux attirants ou règnent l'imagination, la créativité et l'argent: Un film qui nous parle étrangement, à travers l'histoire de cette baby-sitter un peu impromptue; et ceci malgré ses scènes pleines de substances + ou - psychédéliques...
So british ! Une superbe réalisation de Losey, des plans toujours recherchés et des rapports entre personnages tout en finesse, dirk bogarde toujours excellent dans ces personnages torturé.
Un film assez lent, qui restitue très bien la complexité des rapports entre hommes et au sein des couples à l'arrivée d'une séduisante étudiante. L'excellente mise en scène parvient à créer une atmosphère chargée avec une économie de moyens. Maintenant, le film m'a paru un peu laborieux dans sa dernière partie, et parfois incompréhensible (temporalité des scènes, notamment). Peut-être devrais-je le revoir pour l'apprécier davantage... Intéressant en tout cas.
Tromperies, culpapbilité, amour impossible... Le calme est rompu dans la routine anglaise et le "tea time" n'a plus la même saveur. Voila un film qui semble avoir fortement inspiré le "Match Point" de Woody Allen. A croire que les réalisateurs prennent un plaisir malin à détruire l'arstocratie brittanique. ^^
La psychologie des personnages est très bien illustrée dans ce film qui avait tout pour être long et ennuyeux mais qui s'en sort très bein par une mise en scène efficace et un casting solide. Borgart aurait decidement pu être le fils de Cary Grant.
Bon film donc, en revanche si vous detestez radicalement les films de trios amoureux, je ne peux que vous recommander de passer votre chemin.
Tout en finesse psychologique, ce drame raconte comment un "élément" extérieur provoque une déflagradation dans un petit cercle d'amis, composé de deux professeurs, de deux épouses, d'un étudiant et d'un chien. Et plus rien ne sera comme avant ! Dirk Bogarde, toujours au sommet ! J'ai dit Dirk, Joyce et pas Dick !
Le film de Losey est une réussite incontestable, où pour une fois les longueurs sont totalement justifiées. Grâce à l'excellent scénario de Harold Pinter, le film propose un brillant jeu de pistes, sous le signe de la psychologie. Une oeuvre toute en contraste, certes déconcertante et austère, mais indéniablement subtile. Et les comédiens, surtout Dirk Bogarde, sont très bons.
"Accident" ne peut sapprécier pleinement dès la première vision. Sa construction déroutante, qui ne ménage aucune transition explicite entre les évènements se situant à des époques différentes, dénote une volonté de filmer lessentiel tout en créant un espace temporel inquiétant, car mal défini. La photographie de Gerry Fisher réussit, quant à elle, à créer un climat étrangement calme, profitant des paysages sereins de la campagne anglaise, et soulignant dautant plus les relations tendues de la gente masculine autour dune jeune fille (troublante Jacqueline Sassard). La touche du scénariste Harold Pinter se fait sentir, aussi bien dans la description dun groupe de personnage régi par un rapport de dominations, que dans la faculté du film à suggérer la complexité des relations, et le drame qui se prépare, à travers des dialogues banals. Plus que The servant ou que Le messager , pourtant plus célèbres, Accident est lapogée de la collaboration entre Losey et Pinter.