6052 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
236 critiques spectateurs
5
118 critiques
4
82 critiques
3
21 critiques
2
11 critiques
1
3 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Alolfer
186 abonnés
1 821 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 3 février 2023
Freaks est bluffant pour son époque ! Superbe jeu d'acteurs dans l'ensemble ! Un Cinéma d'horreur "réel" J'aurai tout de même préféré que le film dure un peu plus longtemps pour avoir un meilleur dénouement des personnages ! Néanmoins, le film est assez bluffant, et il rentre dans un cercle des films à voir dans l'histoire du cinéma
L'un des premiers films d'horreurs reconnus comme une série B du genre consacré au cirque. Les deux siamoises font penser aux siamoises chinoises de Big Fish de Tim Burton. La prochaine saison d'American Horror Story s'intitule Freak show et le thème c'est le cirque. Une sacrée coïncidence. Un hasard monstrueux. Un chef d'oeuvre a savourer en v o s t.
Un film important à voir pour son message profondemment philosophique, et avec des scènes malsaines qui seront difficilement indélébiles. Il semble en plus que le film a été beaucoup charcuté alors imaginez à sa sortie comment il a du hanter les esprits (même qu'une femme a accoucher prématurément devant l'écran). Un film néanmoins trop court et un peu confus, du coup on se demande comment la femme trapéziste devient un monstre au sens propre. Aussi on se penche trop sur l'histoire du nain et pas assez des autres monstres qui auraient mérité un oeil plus approfondi notemment le "monstre" mi homme mi femme. Le film fait quand même encore réfléchir à l'heure actuelle alors qu'il date de 1932, c'est important de le souligner.
Impressionnant par sa réalisation, Tod Browning nous livre un film drole, triste et parfois cruel sur ces étranges créatures des cirques de l'étrange. Une pure merveille.
Sorti en 1932 et réalisé par Tod Browning, le film raconte la vie d'un cirque remplis de monstre, de Freaks. Utilisant avant l'heure le code du cinéma d'horreur notamment par l'utilisation d'acteur au physique atypique. La réalisation reste assez simple tout au long du film pour se conclure par une scène de nuit superbe dans laquelle l'action est rythmé par la pluie et l'orage. Un retour à la base du cinéma d'horreur parlant !
Drame horrifique culte de 1930, "Freaks" est remarquable par sa modernité aussi bien sur la forme (la mise en scène et le montage de la séquence sous l'orage sont magnifiques) que sur le fond : une cinquantaine d'années avant le "Elephant Man" de David Lynch, Tod Browning (également connu pour son "Dracula" avec Bela Lugosi, au demeurant pas terrible) signe un film humaniste en l'honneur de ces hommes et femmes qualifiés de "monstres". "Freaks" est antérieur au code Hays, et bien que remonté plusieurs fois, on ressent toujours une certaine liberté accordée à Browning : il n'hésite pas à montrer les corps de ces "freaks", qui paraissent bien moins horribles que la cruauté du couple d'antagonistes qui rient à leurs dépens. Un beau film, parfaitement maîtrisé.
Comment ne pas considérer ce film comme un chef d'oeuvre? Décrié par la critique et les spectateurs à sa sortie, il est aujourd'hui un incontournable de l'histoire du cinéma. Dans ce film on ne nous montre pas des monstres montés de toutes pièces mais bien de réel personnes, travaillant dans des cirques dans la vraie vie et qui pour ce film deviennent des héros du cinéma. A l'époque ou les monstres de foires sont encore prisés par le communs des mortels mais juste si ils restent bien à leur place, le but de ce film est de montrer que les monstres ne sont pas ceux que l'ont crois et même de les montrer comme des êtres exceptionnels qui font fasse à l'adversité avec plus d'adresse que le commun des mortels. J'ai adoré ce film la première fois que je l'ai vu et ne m'en lasserai jamais.
Plus qu'un film, une expérience et une leçon de vie, à réserver aux publics avertis. En effet, le fait de savoir que nous voyons non pas des costumes et trucages mais bien des personnes qui ont existé (et vivaient de ces corps plus ou moins difformes) peut vous mettre terriblement mal à l'aise (la personne avec qui j'ai regardé la film a dû quitter la pièce, éprouvée par ce "spectacle réel"). Mais pour ceux qui verront au-delà des corps, les gens qui l'on y découvre sont formidables (rehaussés par un exceptionnel documentaire parfois disponible dans les éditions DVD, et qui narre la vie de chacun des "Freaks", et l'envers du décor est saisissant !). Cyniques sur le rôle que la société leur a imposé, à savoir divertir les foules de curieux lors des foires et des cirques, ces personnes construisent des personnages que le film a su reprendre pour le mettre en scène : une belle mais odieuse femme veut épouser "l'homme-enfant" pour avoir sa fortune, mais la famille des "Freaks" va tout faire pour aider ce dernier à ouvrir les yeux, et l'on peut dire que le final, bien que grotesque, est dérangeant mais honnête. Au début, on a du mal à regarder en face cette famille difforme qui nous fait bien pitié, puis au fur et à mesure que l'on les voit se débrouiller et rire ensemble, on en oublie complètement ce qui nous avait repoussé dans un premier temps. Les vrais monstres, ici, ce sont les gens normaux qui exploitent ces gens handicapés par leurs corps, et qui veulent même dilapider leur argent. Les seuls personnes "normales" qui aident les "Freaks" sont les comédiens en couple qui nous sont donnés à voir comme des modèles à suivre, car ils sont tolérants et considèrent ces "monstres" comme des gens à part entière. Un film très avant-gardiste à l'époque (le premier à traiter ce sujet d'inversement de situation entre le "monstre" et le "héros", en 1931, soit la même année où fleurissent le premier Frankenstein et Dracula, les seuls films de monstres que tolère le monde...) qui lui vaudra d'être longtemps censuré, et seulement diffusé sous le manteau. Aujourd'hui que nous avons la chance de pouvoir le regarder, ne nous en privons surtout pas ! Pour ne l'avoir vu qu'une seule fois mais m'en souvenant à la minute près, je peux le dire : ce film vous marquera.
En montrant d'authentiques "bêtes de foire", Tod Browning livre là une oeuvre particulièrement humaniste et émouvante pour l'époque. Encore très facile d'accès malgré ses quatre-vingts ans d'existence grâce à son intrigue de qualité, un film culte qui offre une galerie de portraits justes et bien amenés ainsi qu'une critique réussie de la société. Splendide.
"Freaks" est un grand classique du cinéma américain, qui mérite largement le coup d'œil. L'histoire est horrible et certaines scènes choquantes je pense pour l'époque. Les "monstres" en eux-mêmes, curiosités du cirque, sont bien faits. Le film se révèle comme un hymne à la tolérance, vis à vis des personnes qui nous apparaissent comme différentes.
"Je vous avais demandé quelque chose de terrifiant...et je l'ai eu !" ainsi s'exclama par cette célèbre phrase Irving Thalberg alors directeur de production de la MGM lorsqu'on lui soumis le scénario de "Freaks". Même si ce classique de Tod Browning annonça le déclin du cinéaste, "Freaks" n'a pas pris une seule ride et reste toujours aussi grandiose visuellement. Réalisé en 1932, le long-métrage s'impose aujourd'hui comme le témoin primordial d'une époque désormais éstampillée sur péllicule. Sa morale peut paraitre un peu simpliste, cette jolie fable selon laquelle le monstre n'est pas au final celui que l'on croit, au contraire il est même souvent le plus humain de tous... Mais "Freaks" reste quoi qu'il en soit un trésor. Et un trésor inestimable, il convient de le souligner. Car grace à la démarche de Tod Browning et à son film, on a désormais la preuve que des personnes ayant des malformations physiques ont réellement existé et étaient employées autrefois dans différents cirques pour amuser le public. Emouvant et important.
Freaks, c'est un film sur la peur de l'inconnu, la peur du différent. Les apparences sont trompeuses et c'est ce que nous raconte ce joli film qui est dans la liste des 100 meilleurs films conseiller par les Cahiers du cinéma. Et puis c'est émouvant quand tu vois le petit nain amoureux de la méchante et belle jeune femme. Tout comme le personnage de la petite naine qui continue d'aimer et de prendre soin de monsieur petit nain alors qu'il se détourne d'elle. Le scénario est très bon et j'ai beaucoup apprécié la mise en scène. Intéressant.
L'idéal serait de visionner ce film en version originale en compagnie d'au moins un(e) handicapé moteur ayant, comme les personnages du film, "toute sa tête". Rien d'étonnant que le scandale ait entouré la sortie de cette histoire (inspirée d'un livre) dans les années Trente ! Ce peut être choquant de suivre, tout jeune, l'homme-tronc allumant une cigarette ou les soeurs siamoises se faisant embrasser chacune par leur prétendant. Cela démange d'opter pour un trucage, la peur le commande... Aujourd'hui, qui se risquerait à montrer ces différences de cette façon ? A prononcer le mot "monstres" ?... On tournerait davantage autour du sujet, en forçant la bienveillance, en gommant l'aversion première... Oser des rires bien francs de moquerie, quel courage ! Heureusement, le couple de lilliputiens encadre les autres handicapés : ces petits sont mignons et représentent le plus supportable dans l'imaginaire, parce qu'on dirait deux enfants. Qui feraient songer, à la rigueur, au film "Le Tambour" plus près de nous... Réjouissants handicapés qui ont trouvé leur créneau dans le cirque, en faisant avec l'hilarité du public ! La dernière image rappelle que la vie la plus préservée, a parfois de ces tours, attention !
Aborder un thème pareil (celui de la difformité humaine) sans détour et avec nécessité fait de FREAKS, LA GRANDE PARADE une œuvre inclassable, d’un cinéma d’antan qui dénonçait cette inhumanité sans aucune frilosité. Ces personnes difformes, véritables bêtes de foire, ne sont pas les pantins et l’attraction du film au contraire l’intérêt est de dénoncer la monstruosité et la méchanceté de l’homme avec ces « semblables ». Les vrais monstres ne sont pas ceux que l’on croient. Un film qu’il est nécessaire de voir pour la démarche démonstrative d’une cruauté sans nom.
Un film marquant, avec ses personnages étonnants d'un grand naturel dans le jeu, qui évite ausi le pathos hypocrite auquel on aurait eu droit de nos jours.