Warren Oates acteur méconnu trouve un rôle à sa mesure ici dans ce western moderne au ton très désenchanté. Apportez-moi la tête d'Alfredo Garcia m'a un peu déçu à cause de sa première heure un peu trop molle, qui s'étire en longueur sans apporter grand chose au récit mais après toute la furia de Peckinaph se laisse éclater notamment avec un final explosif.
J'ai vu un film... qui délivre un niveau de violence, d'érotisme et de puissance d'une intensité rarement rencontrée auparavant... Cette odyssée violente met au prise un homme avec son destin, destin qu'il provoque, destin qu'il recherche... Et viva la muerta !!! Cette histoire est vraiment puissante, et les personnages qui croisent la route de Warren Oates sont très hauts en couleurs... Et certains en noirceurs... Ce film de Sam Peckinpah est vraiment incroyable. On est happé par un tourbillon de violence, portée par des personnages complexes et troublés. Ce western moderne, road-movie par excellence, nous fait pénétrer l'âme asséchée du Mexique, avec des vagues de haine et rage... avec des scènes de fusillades particulièrement réussies, et la marque de fabrique de son réalisateur qui place des ralentis cadrés de près au moment de la chute des corps.. Et malgré les qualités de la réalisation, ce film propose un certain nombre de faux-rythmes, qui bien loin de desservir le film lui apporte une patte particulière...
Un western d'une violence extrême, pas toujours crédible mais porté par un souffle puissant. Cette quête en forme de road-trip nous fait voyager et passer de crimes en crimes, jusqu'à l'apothéose.
Je gardais un bon souvenir de ce long-métrage de Peckinpah, dont le titre m'avait jadis fortement attiré. Force est de reconnaître, qu'aujourd'hui, le charme n'opère plus. Le canevas aurait pu être passionnant, reprenant le thème de la fuite d'un couple comme dans "Le Guet-apens", mais Warren Oates, même dans son meilleur rôle, n'est pas Steve McQueen et son absence de charisme rend rapidement le film pénible à suivre. Les scènes où il est confronté à sa compagne, notamment, manquent cruellement d'intérêt, mises en scène - qui plus est - avec un lyrisme lourdingue. Tout n'est pourtant pas mauvais : les scènes de violence sont souvent extraordinaires, filmées comme un ballet et, en cela, cette œuvre s'inscrit logiquement dans la filmographie de l'auteur de "Major Dundee".
Que pourrais-je ajouter de plus? Oui, il s'agit là encore d'un chef d'oeuvre signé du regretté Sam, Bloody Sam, ce cinéaste qui décrivait si bien la violence cataclysmique pouvant s'emparer de l'homme. Il a cherché tout au long de sa carrière de cinéaste à faire en sorte à ce que le spectateur la ressente de la manière la plus profonde, la plus viscérale, la plus terrible possible. J'ajouterai que, sur le fond, ses propos extrêmement pessimistes sur l'humain en général rejoignaient ceux de Jean-Pierre Melville. Lui aussi un maître dans l'art de décrire les voyages sans retour, les longs cheminements vers la mort, ces parcours crépusculaires d'hommes confrontés à l'inéluctable. Il n'y a que sur un plan purement formel que les deux metteurs en scène divergeaient. D'ailleurs à ce titre, l'homme au Stetson de la rue Jenner - Melville - ne pensait pas le plus grand bien de la Horde Sauvage...ll n'existe malheureusement plus de cinéastes leur ressemblant, des nihilistes se démarquant du formatage imposé par ces producteurs à l'œil uniquement vissé sur le box office, les stratégies marketing et totalement insensibles à l'art strictement personnel.
Bien que bourré de défauts, un film important de son auteur. On y retrouve ses marottes : destin inexorable, femmes peu fiables (comme dans "Chiens de paille", viol très ambigü), alcool... Il y a des longueurs, mais c'est une œuvre novatrice et surtout très personnelle d'un grand cinéaste, souvent copié depuis.
C'est long, ennuyeux, lent, chiant, creux... l'impression que le film dure 5 heures. Les acteurs n'ont aucun charisme, le film n'a aucun style, la photo est laide à tel point que j'ai l'impression de regarder une série américaine (sans scénario) ou un mauvais téléfilm. Peut être qu'à l'époque cette violence était nouvelle, mais même cela n'est pas intéressant. A regarder en faisant autre chose en même temps.
Road movie crépusculaire et violent prenant la forme d'un conte, cette descente aux enfers d'un pauvre type est symbolisée par l'état de putréfaction de la téte coupée qu'il finira par apporter au commanditaire, avant une explosion de fureur et de violence... peut-étre le plus beau Peckinpah, et le plus personnel (il était en effet parti au mexique à force de tensions avec sa major qui ne cessait de remonter ses films comme "major dundee" et "pat garrett et billy the kid").
C'est vraiment du n'importe quoi. Je mets une étoile pour les acteurs et la tentative d'originalité mais j'ai vraiment l'impression qu'on s’est payé ma tête avec ce film. C'est un foutoir non jubilatoire. Je ne comprends pas la critique positive générale. Pathétique.
Un western moderne où les chevrolets ont remplacé les chevaux. Un voyage en amoureux qui se termine en bain de sang. La violence et le désespoir dominent, mais des échappées lumineuses apportent un peu de lumière. Un grand film.
Cela commençait bien... Une charge implicite contre l'hypocrisie puritaine qui déclenche une chasse à l'homme sous couvert d'honneur. Un anti-héros plus complexe qu'à première vue. Une proie qu'il n'est pas besoin de tuer. Le road-trip d'un couple de marginaux désabusés mais rêveurs. Un portrait de femme (amoureuse) contrasté. Et puis...bien sûr la fameuse scène de viol consenti! Est-ce uniquement ce cliché misogyne infâme? Ou le rythme de la quête ralentit-il également? Les péripéties se réduisent-elles à des redites? Les enjeux sont-ils trop découverts? Les ralentis et la photographie trop désuets? Quoi qu'il en soit, l'attrait s'est amenuisé et l'ennui s'est imposé...
Il m'a fallu un moment pour entrer dans ce film au rythme haché et à l'intrigue fuyante. Mais plus j'avançais dans le visionnage et plus je prenais du plaisir. Cette quête un peu folle - aller récupérer la tête d'Alfredo Garcia, un type mort dans un accident qui a eu le malheur d'engrosser la fille du parrain d'un puissant clan mafieux mexicain - va révéler à Bennie ce qui compte vraiment pour lui et ce qu'il en coûte de travailler pour des gens peu recommandables prêts à tout pour de l'argent facile. Le tandem que forment Bennie et Elita, l'ex d'Alfredo Garcia, génère des scènes et dialogues touchants. L'obsession de Bennie, décidé à rapporter la tête du cadavre pour toucher la récompense et relancer sa vie, n'a d'égal que le dégoût que cela procure à Elita à l'idée de profaner le corps d'un homme qu'elle a aimé. La quête les éloigne autant qu'elle les rapproche. Rapidement, les difficultés apparaissent, puis les drames s'enchaînent à un rythme accéléré. Pour Bennie, c'est la fin des illusions.
Le film en lui meme est regardable, mais je trouve que ça a plutot mal vieilli, les dialogues ne tiennent pas la route, et le final est assez tiré par les cheveux.
"Apportez-moi la tête d'Alfredo Garcia"(1974)est typiquement le genre de film,qui a pu choquer à une époque,et qui est devenu aujourd'hui tout à fait anecdotique.Au niveau scénaristique,on frôle le néant puisque tout est résumé dans le titre.en revanche,Sam Peckinpah sait y faire pour dépeindre un Mexique crasseux,désespéré,corrompu jusqu'à l'os.Et il parvient également à utiliser au mieux les décors naturels désertiques balayés par le vent,la chaleur et la saleté.Warren Oates incarne un pianiste de bas étage,à qui une récompense est promise s'il apporte la tête de Garcia à ceux qui voulaient sa mort.Comme on se trouve chez Peckinpah,tout ça ne peut que mal finir,le plus ironique étant que le musicien coure à sa perte par excès de sensibilité,par perte de lucidité,plus que par une menace extérieure.Longtemps ennuyeux,ce road-movie picaresque laisse exploser toute sa violence contenue dans un dernier tiers animé,où les différentes fusillades sont autant de morceaux de bravoure.Il faut tout de même constater des séquences spéciales(le faux-viol)et du surjeu par moments(Oates excessivement chafouin).
Nouvelle réalisation de Peckinpah toujours en plein coeur de Mexique, celle-ci se révèle, comparée à ses précédentes, assez molle et moyenne. L'introduction nous replonge directement dans son univers, et les séquences qui suivent ne sont quasiment pas anodines chez le réalisateur puisque le couple est mis en valeur avec toutes les miévreries habituelles. L'histoire devient compliquée et parsemée d'obstacles, le personnage évolue, son appétit pour l'argent disparaît pour devenir un vengeur ; la violence est toujours aussi présente et sa mise en scène reconnaissable, comprenant beaucoup de thèmes. Le film de Peckinpah est donc riche intérieurement mais pauvre en rythme.