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Bruno François-Boucher
125 abonnés
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5,0
Publiée le 24 mars 2015
Stavisky, (la deuxième collaboration d'Alain Resnais avec Jorge Semprun après La guerre est finie ), est un autre film sur un traumatisme dans la carrière du réalisateur, celui même qui contribua à la chute du gouvernement français en 1934 après que des affaires de corruption soient apparues au plus haut niveau de l’Etat. Décrié lors de sa sortie, voir maudit encore aujourd’hui pour des raisons incompréhensibles, le film n’en est pas moins un modèle d’équilibre et de perfection tout à fait éblouissant qui l’apparente à une œuvre de Mankiewicz. J’ai souvent dit tout le bien que j’en pensais, mais il semble que sa vision à travers le temps se heurte toujours à des murs, dans un silence oppressant qui ne renvoie décidément aucune réponse. Il faudra réhabiliter un jour « Stavisky », l’un des plus grands films du cinéma français.
Malgré la beauté visuel de l’œuvre (photographie, décors, costumes) et l’interprétation juste des acteurs, je me suis vraiment ennuyé devant ce film, très mou !!
Malgré la beauté visuel de l’œuvre (photographie, décors, costumes) et l’interprétation juste des acteurs, je me suis vraiment ennuyé devant ce film, très mou !!
Voici le film qui a en quelque sorte flingué la carrière de Jean-Paul Belmondo. L'acteur qui, depuis ses débuts avait pour règle d'alterner et films sérieux et films populaires, basculera quasi définitivement dans la seconde catégorie. Suite au lynchage critique et au succès public mitigé de ce film. Bébel prendra alors le dessus sur Belmondo. Excepté le temps d'une nouvelle rencontre avec Labro et Verneuil, les deux en 1976. Sans oublier la deuxième rencontre avec Claude Lelouch, mais qui se fera dans des circonstances différentes. Ici, c'est à un sujet fascinant mais paradoxalement très peu connu auquel s'attaque Alain Resnais: l'affaire Stavisky, qui fit couler beaucoup d'encre en son temps (années 30). Le problème, c'est que Resnais semble n'avoir pas mesuré entièrement l'importance de l'affaire. Son film est donc parfois intéressant, parfois ennuyeux. Et s'éparpille en diverses intrigues. Le morceau n'était certainement pas trop gros pour le cinéaste, chevronné depuis longtemps déjà, mais il n'a pas su le prendre par le bon bout. Dommage, avec un tel sujet et surtout un tel casting, il y avait beaucoup mieux à faire.
Sans conteste l'un des tous meilleurs films d'Alain Resnais qui profite de la flamboyance du jeu d'un Belmondo qui magnifie tout à chacune de ses apparitions à l'écran. L'intelligence de Resnais est d'entourer Belmondo d'une pléiade de seconds rôles tous plus réussis les uns que les autres. A souligner aussi l'intelligence du scénario imprimant une voie parallèle nécessaire à la compréhension de l'histoire..., la grande ! Un très beau film.
Après un fort honorable Hiroshima mon amour, un chef-d’œuvre baroque (L’Année dernière à Marienbad) et un échec par répétition (Muriel ou le temps d’un retour), Resnais se cherche une identité. Se perdant totalement dans ses deux films suivants, il se trouve enfin ici en désignant clairement ce qu’il est et ce qu’il vise : un auteur commercial qui recherche le succès populaire à n’importe quel prix. Pour cela, il n’hésite pas à convoquer l’acteur français le plus populaire du moment, Jean-Paul Belmondo en personne qui roule des biscotos pendant deux heures en étant incapable - comme toujours - de restituer la moindre parcelle d’authenticité dans son personnage… Il l’entoure d’une kyrielle de grands noms qu’il bride par une direction d’acteurs tyrannique afin que l’on puisse voir sans discussion qui est le patron : François Périer guindé, Michael Lonsdale empêtré, Claude Rich absent, Any Duperey qui se contente de sourire niaisement… Finalement il n’y a que Charles Boyer qui réussit à s’en sortir (privilège de l’âge ?) et, dans deux seconds rôles discrets, Gérard Depardieu et Jacques Spiesser. Quant à la réalisation, elle est d’une platitude désespérante, quant au scénario, il est totalement raté ! L’histoire de Stavisky est saisie par le petit bout de la lorgnette et son croisement avec l’affaire Trotsky est le plus souvent artificiel et flou. Le film verse par moments dans le ridicule, surtout par cette construction en flash forwards qui viennent soi-disant éclairer l’histoire et ne réussissent qu’à la rendre encore plus futile et creuse. Un film complètement raté d’un cinéaste complètement surfait qui, à partir de là ne se départira plus jamais de cette veine populiste qu’il exploitera jusqu’au trognon en faisant toutefois hurler au génie une certaine intelligencia parisienne…
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3,0
Publiée le 5 juin 2011
Prèsentè au festival de Cannes en 1974 dont l'accueil fût glacial sur la Croisette, Jean-Paul Belmondo exprime à merveille la complexitè au bord de la folie de"Stavisky" dans un contre-emploi de ses triomphes populaires d'alors comme "Le magnifique". Bèbel est un escroc charmeur convaincant où Alain Resnais retrace la vie de ce personnage èvoquèe par l'ècrivain et scènariste Jorge Semprun, avec dans les seconds plans l'excellent Charles Boyer, François Pèrier, Anny Duperey, Michael Lonsdale, Claude Rich, Jacques Spiesser, ainsi que Gèrard Depardieu dans un petit rôle de dèbut de carrière! Quarante ans après sa mort, Resnais revient sur cette histoire en privilègiant la psychologie du personnage à l'arrière plan politique! La reconstitution est pleine de maitrise dans l'un des plus grands scandales financiers français! Un film èlègant...
L'histoire d'un escroc de la haute société avec des éléments véridique et d'autres de pure fiction. Resnais retrace le parcours de cet homme mais arrive difficilement à le rendre passionnant pourtant le matériel était présent et en plus un casting de haut vol. Le récit se perd par moments mais la mise en scène est réussie.
"L'affaire Stavisky" ou comment rendre chiante une affaire passionnante qui a eu des répercussions importantes sur la vie politique de la IIIe République. Pourtant, tout y est : l'arrière-plan antisémite, la commission d'enquête du 6 février 1934, les montages financiers douteux de Stavisky. Le casting fait lui-aussi rêver : Bébel, Lonsdale, Claude Rich, ... même Depardieu fait une courte apparition. Oui, mais voilà. Le réalisateur s'enlise dans les magouilles de Stavisky, à croire qu'il y prend du plaisir. C'est non seulement emmerdant mais aussi confus, autant regarder "Topaze", qui traite de façon bien plus intéressante le thème des combinaisons frauduleuses politico-économiques. Enfin, on peut regretter les choix étranges du réalisateur, par exemple celui de n'évoquer que dans les vingt dernières minutes les relations de l'escroc avec des députés radicaux. Dommage quand même. Bref, encore un film qui permettra à la Sécurité sociale de faire des économies pour la consommation de somnifères...
Désireux de renouer avec le registre dramatique et d'être enfin reconnu par la profession,Jean-Paul Belmondo accepte la proposition d'Alain Resnais pour "Stavisky"(1974).Résultat:un échec sans appel.Prenant pour cadre la France de la IIIème République,le film fait l'amalgame entre un escroc ambitieux épris de luxe et la montée communiste symbolisée par l'exil de Troski.Mais franchement,on n'y comprend pas grand chose.Une profusion de personnages(ministres,financiers,politiques)dont les rôles ne sont pas toujours explicités.Une intrigue bancale entre présent et flash-forward.Un personnage central insaisissable,et où l'on voit l'incapacité de Belmondo à se positionner clairement.Le hors-sujet que constitue la présence trotskiste.Mention au second rôle Charles Boyer(le baron),délectable.Mais Resnais aurait dû peaufiner avec plus de soin l'aspect politique,complètement éludé,et moins se concentrer sur la figure de Stavisky,juste un rouage dans l'énormité du scandale.Du coup,les 2 heures s'égrènent dans un ennui vaporeux,dans une ronde de magouilles et d'intérêts pécuniers.Faiblard.
Un bon casting (Belmondo parfait en escroc charmeur mais aussi Anny Duperey, François Perrier, Charles Boyer, Michael Lonsdale et dans un petit rôle Gerard Depardieu) et un scénario interessant (pour peu qu'on aime l'histoire) mais une mise en scène bordélique qui perd le spectateur en chemin (l'histoire parallèle de Trotsky ne vient pas arranger ce défaut!). Et surtout : qu'est ce que c'est lent !