Très alléchante de par son casting, cette comédie divertit le temps d'une soirée, sans faire éclater de rire. Les situations ne sont pas mal trouvées et les personnages sont assez drôles, mais l'orginalité n'est pas à son comble. Blanc signe donc un film réussi par rapport au cinéma français actuel, malgré le fait qu'il aurait pu étoffé son intrigue et ses personnages. Sympathique, mais sans plus.
Un film décevant d'une certaine manière car il avait tout pour un être un très bon film. Des acteurs qui jouent très bien : Carole Bouquet, K Viard, Rampling ,Dutronc, tout le monde est bien dans le ton . Une écriture de dialogues remplie d'humour , cyniques , et un peu absurdes. Une certaine tristesse devant les égarements des sentiments humains, proche de l'amertume et du désespoir. Mais il y a beaucoup de confusion dans le scénario , un montage qui se cherche, une fiction qui se dilue. Un peu à l'image de la fin du film , qui finit sans finir et laisse les personnages un peu là où ils avaient commencés, comme une impression de néant, comme si il ne s'était rien passé , comme si il n'y avait pas eu de film.. Dommage..
Je pensais passer une bonne soirée en regardant ce film à la télé il y a quelques mois... Las !!! Je me suis très vite ennuyée... Il y était encore question de l'épouse bafouée, de la petite jeune qui était prête à tout pour un moment au lit avec son amant plus âgé et marié... Bref, toujours les mêmes ingrédients d'une comédie comme on en fait souvent aujourd'hui... Pour tout vous dire, je ne me souviens même plus de quoi ça parlait exactement. Michel Blanc a fait mieux.
Un film qui cogne dans la peau, plus qu'il ne carresse... Voila un film français des plus réjouissants, Michel Blanc signe encore une nouvelle comédie caustique avec une distribution quasi parfaite Karin Viard en tête. On est vraiment tout le temps hilare devant des dialogues aussi bien ciselé et très drôle. Michel Blanc prouve qu'il a un talent de réalisateur indéniable avec ce film chorale aux personnages en même temps très attachant mais aussi ignobles dans leur propos. Ce film est aussi doté d'un scénario très riche et très bien écrit.
Film avec beaucoup trop de scene de Q gratuite, les comediennes sont belles, mais on a mal a la tête ... Trop de scene enchainées rapidement uptempo du coup aucune profondeur et on ne voit pas ou le film veut en venir. Mais beau casting..
Un des travers de l’époque consiste à se croire capable de tout, d’autant plus lorsque l’on a réussi (ou obtenu du succès ?) dans un domaine précis : Michel Blanc y tombe pour la quatrième fois. Comédien de talent, il n’a aucun don pour la réalisation et le prouve ici encore. Il va même jusqu’à se ridiculiser lui-même en tant qu’acteur, ce qui est pousser le zèle un peu loin. Quant au film, c’est un vaudeville des plus vulgaires, à faire hurler Feydeau. On imagine que les représentants de la ville du Touquet et tous les partenaires financiers locaux ont pu s’étrangler en découvrant le produit de leur mécénat. La brochette assez copieuse d’acteurs semble avoir vite compris qu’on allait pas faire dans la dentelle, et hormis Charlotte Rampling qui s’en sort avec les honneurs et peut-être Bruno Podalydès qui campe un raté assez crédible, tous les autres se contentent de bâcler leur interprétation tels Karin Viard en mégère survoltée, Vincent Elbaz en dragueur irrésistible, Jacques Dutronc apparemment ailleurs, Carole Bouquet qui visiblement s’ennuie, sans parler des deux nullités, la nymphomane Lou Doillon et le demeuré qui se donne des airs Gaspard Ulliel . Il semble que le réalisateur ait choisi le registre comique, mais c’est raté. Les situations sont tellement prévisibles qu’on voudrait l’aider à les terminer au plus vite. Hélas ! on ne nous fait grâce de rien, pas même de la scène de lit entre Gaspard Ulliel et Charlotte Rampling (qui heureusement a connu mieux). Pour conclure, on conseillera donc fortement à Michel Blanc de continuer à travailler avec Patrice Lecomte (Monsieur Hire) ou André Téchiné ( Les témoins) et tant d’autres, et de laisser une fois pour toutes sa caméra rangée avec ses autres jouets d’enfant.
Un pur bijou de cinéma français orchestré par Blanc de main de mettre.des personnages attachants,des situations à mourir de rire et une mise en scène royal qui donne envi de voir la fin du film
Voilà un vaudeville plus tragique que comique et en forme de film choral uniquement basé sur la sincérité et la cruauté des sentiments humains. Alors, ce qui frappera le spectateur dès le début, c’est l’affiche et sa distribution hors du commun pour un film français, une distribution d’ailleurs à la hauteur des malentendus exposés par le réalisateur. La plupart du temps, les personnages sont présentés par paire suivant leurs affinités. Charlotte Rampling (grande dame) et Jacques Dutronc (rare de le voir dans cette situation), Carole Bouquet (femme meurtrie) et Michel Blanc (sociopathe notoire), Karin Viard (dans le déni total) et Denis Podalydès (suicidaire), Clotilde Courau (gourdasse) et Vincent Elbaz (infame et vaniteux), Lou Doillon et Sami Bouajila (paumés), Gaspard Ulliel et Mélanie Laurent (jeunes en mal de découvertes) forment une troupe formidable : Que des talents immenses à part bien sûr le couple Lou Doillon-Gaspard Ulliel qui surjoue comme c’est pas permis avec une histoire les concernant absolument nulle, décousue et sans but précis (l’action se déroule à Chicago donc rien à voir avec le reste !). En réalité, c’est le trio Rampling-Bouquet-Viard qui sert de narrateur au film et Charlotte Rampling en est le chef d’orchestre ou plutôt la maîtresse de cérémonie. Autres belles révélations, Mélanie Laurent est resplendissante et Gaspard Ulliel reste très mystérieux et touchant, tout deux tourne alors leur troisième film avec un naturel indiscutable. Inutile de développer le récit tant le scénario est en béton armé et ultra-intense. En revanche, on peut se demander si le film va fonctionner –enfin du moins tourner rond- puisque tout part un peu dans tous les sens. Les familles se déchirent ou sont déjà déchirées et on l’émotion qui vient tout de suite à l’esprit est la sympathie et la pitié. Tous ou presque (j’ai bien presque pour Doillon et Bouajila) parviennent à émouvoir grâce à des personnages complets, tantôt complémentaires, tantôt antinomiques mais toujours intéressants. Quiproquos énormissimes comme pour l’infidélité supposée par Jean-Pierre, chutes assez rudes pour les différentes histoires, on est bel et bien dans une comédie qui lorgne indubitablement vers le drame. Ajoutons tout de même que le budget alloué est impressionnant : 26 millions, rien que ça… Dommage que Blanc ne se soit pas payé une BO digne de ce nom ! Bref, un film français utile et intéressant en raison d’atouts évidents tels l’absence de temps morts ou la présence d’acteurs de talent qui donnent une dimension particulière et inattendue de prime abord.
Où sont passés le comique grinçant et les trouvailles scénaristiques de « Grosse fatigue » ? Quelle mouche a piqué Michel Blanc pour réaliser ce brouet indigeste quest « Embrassez qui vous voudrez » ? Jai rarement éprouvé un tel dégoût devant une comédie censée faire rire et émouvoir. Un dégoût jusquà lécoeurement devant ces quiproquos de nature non pas amoureuse mais sexuelle dont la pauvre Carole Bouquet - qui rame pour rendre crédible le perso-marionnette de Lulu - est la victime dans des situations affligeantes de bêtise. Du marivaudage, ce film, vraiment, comme cela a été dit ? Marivaux a dû se retourner dans sa tombe de voir son nom associé à cette obscénité. On touche le fond de la vulgarité, celle des dialogues, insipides à force dêtre outranciers, celle des situations, qui traînent les femmes dans la fange et accordent aux hommes un Q.I. dhuître. Michel Blanc sest attribué le rôle dun perso tellement idiot quon a envie de le gifler. Et il nous assène pour la n-ième fois la confrontation de la bourgeoise oisive vieillissante et de la jeune prolétaire qui a honte dhabiter une caravane, bref le stéréotype qui ne fait honneur ni à lune ni à lautre. On atteint le fond de ce que peut imaginer un réalisateur pour humilier ses personnages, en voyant les postures infligées à Carole Bouquet et à Charlotte Rampling. Marionnette aussi le perso de Julie (Clotilde Courau, qui doit dans son palais princier regretter de sêtre fourvoyée ainsi) Penser que ces gesticulations ont été offertes en spectacle aux ados avec le passage du film à la télé me consterne : quelle vision catastrophique du monde des adultes, quel mépris des jeunes, caricaturés outrageusement dans le film dans les personnages dEmilie et Loïc. Seule Karin Viard parvient à émouvoir, car malgré les poncifs que véhiculent son personnage elle lui confère une touche de vérité et de fragilité, qui lui ont fait mériter le César. Elle ne suffit pas à remonter le niveau. A fuir à toutes jambes!
Embrassez qui vous voudrez ou un film qui m'a bien déçue après tout le bien que j'en ai entendu dire. Les dialogues sont plats (mise à part une ou deux répliques et un quiproquo qui finit par devenir bien lourd à la fin). Les acteurs surjouent (une Lou Doillon vraiment mauvaise), à lexception du couple Karin Viard/Denis Podalydès et de leur fils Gaspard Ulliel qui sont les plus naturels et surtout crédibles. Mais pour le reste, je reste perplexe. C'est donc ça le cinéma français ?
Plusieurs situations de couples aussi compliqués les unes que les autres. On apprécie certaines séquences et la palette d'acteurs prend plaisir. Maintenant l'histoire n'est pas passionante.
Une bonne petite comédie très bien réalisée par un Michel Blanc au sommet de sa forme. D'autant plus que le casting est impressionant et le scénario très bien écrit. On passe un bon moment !!!
EMBRASSEZ QUI VOUS VOUDREZ est une comédie qui bénéficie d'un casting d'exception (C. Rampling, C. Bouquet, K. Viard, M. Blanc...) et fait du film choral un genre on ne peut plus appréciable. Chaque histoire est piquante, parfois légère et même truffée de quiproquos sans jamais être dénuée du moindre humour. L'ennui ne montre pas le bout de son nez face à une telle démonstration de talent! De nouvelles embrassades ne serait pas de refus !