Donnie Darko
Note moyenne
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stebbins

563 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 juin 2008
Puisqu'il faut parfois se taper du nanar, et bien déchaînons-nous ! Que dire de ce navet prétentieux, esthétiquement hideux censé plaire à ceux qui aime le racolage et la psychologie de bazar ? C'est vide, formaté et faussement intelligent. Enième film sur la schizophrénie et les troubles psychiques ( Un Homme d'exception, L'Effet Papillon et j'en passe...), le genre de film que l'on a déjà vu cent fois et qui n'apporte rien d'original. Richard Kelly a cru bon de réaliser un cours de science mysthico-grotesque en y insérant quelques répliques prétendues implacables. Je n'ai rien contre les films complexes, encore faut-il que les choses y soient suggérées ( et non soulignées comme dans ce Donnie Darko...). Ici, ce n'est plus complexe : c'est alambiqué. " Merde ! " s'écrie Drew Barrymore au beau milieu du film. L'actrice a eu raison de dire tout haut ce que je pensais tout bas. S'il y a bien quelque chose que je déteste au cinéma, c'est d'avoir été pris pour un con par le réalisateur. A la poubelle.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 28 septembre 2013
spoiler:


Il est évident qu'un film "étrange", "bizarre", n'est pas forcément un bon film, et il est essentiel de ne pas se laisser prendre au piège par un film "aux multiples interprétations possibles", faute de quoi on s'embarque dans le n'importe quoi.

Si l'intérêt d'un film se résumait à son inexplicabilité, alors tout est possible, et un film tout simplement mauvais pourrait s'en sortir du moment que le réalisateur (ou les fans hystériques) dise : "vous n'avez tout simplement pas aimé le côté non explicatif du film, alors que c'est précisément ce qui fait son intérêt".
Non, non, et non, martèle le vrai cinéphile qui a vu "Mulholland Drive" ou "Kaboom", et qui donc sait qu'il existe de bien meilleurs films mystérieux, de vrais films mystérieux.

Qu'on soit clair : "Donnie Darko" n'est pas un si mauvais film. Soyons d'autant plus indulgent qu'il s'agit d'un premier film, et que pour un premier film, le résultat impressionne. Ainsi, tout s'enchaîne avec une étonnante fluidité, et Richard Kelly arrive à créer une atmosphère de malaise (enfin au début). Le lapin, même s'il perd de sa puissance au fur et à mesure du film, est tout de même réellement inquiétant lors de ses premières apparitions.

Très bien, Richard Kelly a réussi son début, mais ça, c'est à la portée de tout le monde, le plus difficile étant de maintenir cette attention.

C'est là que ça se complique. David Lynch réussissait à maintenir l'intérêt du spectateur grâce aux innombrables indices venant parsemer le récit et qui étaient autant de promesses d'un final retentissant ; on pensait que tous ces évènements étaient liés, et vu la teneur des éléments, on attendait, résultat du choc de tout ça, une énorme déflagration finale. La force de David Lynch a été de ne pas créer ces éléments uniquement pour laisser présager d’un final unique, mais de les intégrer logiquement dans le récit de façon à ce qu’ils apparaissent comme tout sauf artificiels.

Les indices laissés par Richard Kelly apparaissent comme artificiels. On catalogue tout de suite le film comme étant un « film à clés », un film qui ne révélera son mystère qu’à la fin, dans un retentissant twist. Notons entre parenthèses que le film est quand même plus subtil que cela, dans le sens que le film à twist ne se regarde que pour savoir de quoi il va s’agir à la fin, les actions n’ayant en fin de compte d’importance que par rapport au twist, alors que "Donnie Darko" réussit à épaissir son sujet, de façon à ne pas répéter cette erreur. Donc, même si le film ne se résume pas qu’à son twist, il n’en reste pas moins que certains éléments apparaissent comme superficiels, et du coup en deviennent évident ; je parle par exemple de la « grand-mère de la mort » : dès la première apparition, on sait qu’elle va jouer un rôle important dans la résolution de l’histoire.

Je sais bien que le twist du film n’en est pas vraiment un, et que du coup on pourra me reprocher tout le paragraphe précédent. Mais même si la fin n’est pas un twist, tout le film est monté selon ce principe : des évènements mystérieux surviennent, ils ne s'expliquent pas, et ils s’additionnent au fur et à mesure du film ; c'est justement le principe d'un film à twist. Donc même si le final de "Donnie Darko" n'est pas un twist, dans le sens où l'on n'est pas plus avancé qu'au début, il fonctionne tout de même comme un film à twist, et par conséquent mon paragraphe précédent est fondé.

Parlons-en, justement, du final ; quel long et laborieux final ! Comme celui de "Mulholland Drive", il est destiné à détruire tout ce que nous avions construit précédemment (mais en fait… il est mort ! Mais alors…). Seulement les ficelles sont trop évidentes, on voit clairement que le réalisateur veut nous perdre, et, plutôt que de provoquer une fascination extrême, on s’embourbe dans un ennui profond, que les plus aveugles confondront avec "une des fins les plus complexes du cinéma" (à ceux qui pensent ça, allez donc voir "L'année dernière à Marienbad", les films de Lynch, "Dancing", "Un chien andalou", "le charme discret de la bourgeoisie", "Tristana", "Alice ou la dernière fugue", "2001 l'odyssée de l'espace", "Rubber", "Wrong", ou même "Usual Suspect" : vous vous apercevrez "Donnie Darko" n'a rien d'un film complexe, et qu'il apparait même comme assez simple

Donnie Darko est donc un film qui reste intéressant lorsque l’on sait qu’il s’agit d’un premier film, mais qui est loin de mériter son statut d'objet culte que son soi-disant mystère lui a donné au fil du temps.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 24 mai 2009
La prochaine fois que j'entends "voyage dans le temps" dans un film je me casse en courant, c'est vraiment la béquille par excellence des scénaristes en manque d'imagination... on dit "voyage dans le temps" et on colle dedans tout ce qu'on veut pour éviter de se prendre la tête à chercher un vrai fil conducteur... ce film est Naze.
Viintage_dreams T.
Viintage_dreams T.

55 abonnés 451 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 13 octobre 2020
Film très étrange de science-fiction. Je n'ai pas tout compris et c'est la raison pour laquelle je n'ai vraiment pas apprécié le film. Cependant, nous notons la prestation de Jake Gyllenhaal, toujours au top.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 25 octobre 2012
J'ai du mal à voir l'intérêt de ce film très banal sur un adolescent hors du commun. Jake Gyllenhaal, que j'avais pourtant apprécié dans Jarhead et Brokeback Mountain, est très médiocre dans ce film, à la limite du ridicule parfois. Donnie Darko fait partie de ces films faussement compliqués, brouillons, chiants et totalement sur-évalués pour des raisons qui m'échappent encore.
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 avril 2017
Un film déroutant qui mélange habillement les genres, et s'amuse à nous perdre. En effet, le spectateur doit vraiment attendre les dernières minutes pour saisir au mieux l'intrigue et ses composantes, même si tout ne devient pas parfaitement clair et compréhensible une fois le générique de fin terminé.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 27 mai 2009
Film extrêmement prétentieux et d'un ennui mortel dès la 15ème minutes. La vie d'un ado abruti qu'on a envie de baffer tout le long du film mêlée à du fantastique mystico-ésotérique mâtiné de raisonnement profond sur le Ca, le Moi et le Surmoi. Quelques scènes sont à sauver, la B.O également, mais l'ensemble reste très confus et surtout dénué de sens et de but. Beaucoup de théories circulent sur le forum, des explications plus ou moins fumeuses sur l'intrigue du film, et je dois dire que c'est assez drôle à lire tant le film ne laisse absolument aucune chance de comprendre le fin mot de l'histoire. Ca part dans tous les sens !! Un scénario qu'on jurerait improvisé pour mieux coller au délire mégalo du réalisateur (voir "Southland Tales" pour mieux cerner le personnage...). A voir si vous voulez coller à la mouvance "underground" qui kiffe les films barrés parce que ça fait rebel. Sinon allez vous coucher, c'est beaucoup moins prise de tête.
NotThatYouThink
NotThatYouThink

46 abonnés 281 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 mai 2022
Donnie Darko s’inscrit dans les films avant-gardiste proposant une mise en scène et une tension qui lui est propre. Un film lent dans son ensemble mais qui sait garder l’attention jusqu’au twist final qui ne fait que confirmer un scénario talentueux. Les effets spéciaux, bien qu’assez minimaliste, donnent un côté mystérieux, sombre et spirituel à l'atmosphère du film. spoiler: Donner un sens à la mort, vivre la vie avant qu’il ne soit trop tard, les 30 secondes avant la chute du réacteur d’avion, Donnie s’imagine vivre le temps de 28 jours tout ce qu’il aurait voulu vivre avant de mourir : l’amour - la rencontre avec Gletchen (Jena Malone), l’audace - dire ce qu’il pense à la professeur Kitty Farmer (Beth Grantet) et inonder l’école, la force - hache dans la tête du chien en bronze de l’école, la folie - brûler la maison du fanatique et pédophile Jim Cunningham (Patrick Swayze), voyager dans le temps - le fameux livre de Roberta Sparrow d’ou Donnie connait le fameux lapin du futur qu’il ne rencontre qu’a la fin comme s’il y avait un pouvoir d’anticipation sur les événements pour se rassurer sur ce qu’il va lui arriver. Et pour finir par la destruction de tous ceux qui l'aiment - Gretchen écrasée par une voiture, ses parents et sœurs morts dans un crash d'avion. Une manière pour Donnie Darko d’accepter sa propre mort et LUI DONNER UN SENS au lieu d’un fait divers qui importerait peu et serait le fruit du hasard. Un rire de folie accompagne Donnie juste avant que le réacteur d’avion ne lui tombe dessus, une réalité qu’il s’est inventé, une schizophrénie certaine. D’ailleurs le plan séquence loufoque d’introduction à l’entrée dans l’école avec la présentation de tous les personnages du film représente bien ce parallèle avec l’imaginaire et l’esprit de Donnie Darko.
C’est toute la force et la portée du long-métrage qui le classe parmi les films puissants et profondément convaincants.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 septembre 2022
Sorti au début des années 2000, ce film qui offrit son premier grand rôle à l’éblouissant Jake Gyllenhaal, âgé de 19 ans, a acquis au fil des années un statut mérité d’œuvre culte. Entre le teen-movie, le thriller psychologique et le fantastique, Donnie Darko nous embarque dans son univers unique, où le personnage principal croise régulièrement l’effrayant et iconique lapin qui répond du nom de Frank. Brillamment réalisé, ce film mystérieux aux clés d’entrée multiples est d’abord et surtout un magnifique portrait du moment si particulier que constitue l’adolescence, où la distinction entre la réalité et la fiction peuvent s’estomper. Le film nous réserve ainsi des séquences de grâce pure, notamment lorsqu’il nous montre la si belle histoire d’amour entre Donnie et sa petite amie Gretchen (Jena Malone). Avec en prime, une ambiance musicale superbe et des seconds rôles tous remarquablement écrits.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 août 2019
Le film le plus célèbre de Richard Kelly est loué pour sa complexité, directement liée à une histoire de voyage dans le temps qui n'évite pas les paradoxes. Après avoir passé tout le film dans la tête du jeune Donnie Darko, c'est une secousse temporelle qui vient bousculer un spectateur qui accepte pour de bon de lâcher prise. L'ensemble peut sembler se complaire dans la difficulté en mêlant des genres et émotions variés mais cette impression de trop-plein n'est pas étrangère au fait que tout est mental, connecté à l'esprit bouillant et tordu de son adolescent. Donnie Darko, sans doute très perturbé – le cinéaste ainsi que le personnage lui-même ne remettent pas en question cette idée –, ne saurait être réduit à une caricature d'ado provocateur qui voudrait attirer l'attention sur lui; il est la force principale du film parce qu'en s'opposant à tout, il est celui qui cherche à se mettre à la hauteur d'une certaine complexité du monde. Complexité temporelle, incarnée dans un final déroutant et magnifique, mais aussi celle des affects : la scène où il refuse de participer à un exercice consistant à inscrire un énoncé censé être soit plus proche de l'amour soit de la peur dit bien l'obstination lucide du personnage à ne pas simplifier ce qui l'anime. Donnie Darko n'ignore pas la quête d'amour et se sait terrifié mais il ne veut pas rester bloqué entre ces deux sentiments; il ne cesse de vouloir percer un mystère dont on ne sait d'ailleurs – c'est affaire d'interprétation – s'il aura maîtrisé la résolution ou s'il a été dominé. En signant un film au style certes parfois redondant mais remarquable par son habileté à mêler la comédie, le drame ou le fantastique tout en restant rivé à l'esprit de son personnage, Richard Kelly a su coordonner dans un bel élan vision du monde et vision du cinéma.
videoman29

315 abonnés 1 921 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 octobre 2019
Sorti au début des années 2000, « Donnie Darko » est une œuvre étrange qui ne laissera personne indifférent. Considéré par beaucoup comme un pur chef-d’œuvre, il en déroutera sans doute pas mal d'autres par son ton décalé et son ambiance psychologiquement perturbée. Il faut reconnaître que le film est particulièrement immersif et qu'on s'y plonge avec une déconcertante facilité, fort bien aidés par une bande originale à tomber par terre. Le réalisateur laisse une totale liberté au spectateur qui doit se faire sa propre opinion sur les événements... en se débrouillant avec son esprit critique et les innombrables pistes de réflexion qui sont développées devant ses yeux. Le résultat est parfois un peu angoissant mais constitue un indéniable défi qu'il serait bien dommage de ne pas relever. Une très belle expérience, qui tient une place prépondérante dans l'univers du 7ème Art. J'adore !
The Claw
The Claw

71 abonnés 727 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mars 2018
Depuis le temps qu'on me parle de ce film, qu'il faut absolument que je le vois, que c'est génial, etc... Hé bien voilà, enfin, je l'ai vu, comme quoi tout vient à point à qui sait attendre. Alors effectivement, c'est un bon film. J'ai aimé, je ne vais pas dire le contraire. Déjà la bande son est vraiment bien choisie, ça rappelle la fin des années 80', ça rend nostalgique. C'est marrant aussi de voir Jake Gyllenhaal tout jeune comme ça. Le scénario est très intéressant également : sous la couverture d'un teen-movie, on suit en fait une histoire bien plus profonde parlant des voyages dans le temps. L'ambiance devient même presque glauque à chaque apparition de l'"ami imaginaire" de Donnie. Quelques scènes étranges, quelques scènes émouvantes, le film brasse un peu les genres, le rendant difficile à caser dans un genre bien défini.

Après, on m'avait vendu le film comme ressemblant à du David Lynch. Vu que ça brasse les genres, ça s'en rapproche peut-être de ce côté là, mais c'est quand même du David Lynch extra light. Non, parce que la première fois que j'ai vu Lost Highway ou Mulholland Drive, je n'avais rien compris. Là, pour Donnie Darko, j'ai quand même le sentiment d'avoir tout compris (ou presque).
Louis Morel
Louis Morel

61 abonnés 850 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 juillet 2013
Bien q'original et envoûtant, le trop grand nombre d'éléments énigmatiques qui devraient faire le charme de ce long-métrage atypique laissent parfois le spectateur sur la touche...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 avril 2014
Après mon premier visionnage de Donnie Darko j'ai eu cet étrange impression : waow ! j'ai vu un grand film, mais j'ai rien compris ! Une sensation qu'on a normalement avec des films de Lynch ou Kubrick où il faut bien regarder 2/3 fois pour comprendre toutes les finesses et les interprétations du film. Celui- là ne déroge pas à la règle : Donnie Darko est un film qu'il faut revoir et revoir pour vraiment apprécier l'oeuvre et comprendre réellement les enjeux. Et attention ! Le regarder juste 2 fois ne veut pas dire qu'on la forcément compris.
Comme on dit, dans le pays des Ovni, Donnie Darko est roi. Je suis totalement d'accord !
Sorti en 2001, cet petit film indépendant est en fait un grand chef d'oeuvre, un énorme ovni cinématographique qui a bousculé le cinéma il y a 10 ans et qui a été reconnu comme un film culte depuis sa sortie en DVD (comme un certain Fight Club...). Ce qui est si rare mais superbe avec ce film, c'est que on l'aime ou pas, il fascine constamment et il devient de plus en plus génial au fur et à mesure des visionnages. Ce qui m'étonne encore c'est Richard Kelly qui à l'époque était juste reconnu pour ses petits courts- métrages nous sort un film incroyablement maîtrisé (presque visionnaire) pour un premier film, le genre de film que l'on fait lorsqu'un cinéaste est au sommet de sa carrière, et a signé le scénario original, il a du se triturer la cervelle pour le finir ! Comme quoi on peut faire des merveilles avec peu de moyens, kelly et Drew barrymore (productrice) ont donné au cinéma indépendant leurs lettres de noblesse !
Film hybride parfait entre critique sociale, pseudo comédie romantique ado, film fantastique, et drame puissant, croisement à la fois subtil et singulier entre Virgin Suicides, American Beauty, Sixième sens (les beaux films du début des années 200) et les films de Lynch, Donnie Darko a un univers si dense et riche que le résumer en quelques phrases serait gâcher le plaisir du spectateur. Si vous voulez le regarder, ne pensez à rien, et éviter tous les sujets qui parle de ce film !
Donnie Darko est surtout l'un des rares films qui marquent durablement et qui nous fait réfléchir, il arpente tellement de sujets (l'adolescence, la sexualité, la schizophrénie, le voyage dans le temps, le rêve éveillé, la critique de la société américaine) que ce film est une ressource inépuisable d'idées et de possibilités d'interprétations tous aussi folles les unes que les autres. Le film repose sur quand même de gros points forts : la BO est exceptionnelle (le Mad World à la fin résume bien l'esprit du film), la performance des acteurs (gros coup de chapeau à Jake Gyllenhaal, révélation du film, aussi effrayant que triste), les autres membres de la familles sont tous très crédibles, ainsi que Drew Barrymore et Patrick Swayze qui font de bons seconds rôles, la très bonne photographie, la réalisation géniale de bout en bouts que ce soit en plans- séquences ou longs ralentis pour accentuer le malaise, l'idée de génie de kelly est sans aucun doute le masque du lapin géant, aussi effrayant qu'intriguant, qui nous fait basculer dans la folie de Donnie Darko. Avec des représentations symboliques (la grand mère, le lapin, la fin du monde gravé sur le bras, le fluide qui sort des individus, ou encore les nombreux personnages qui "rôdent" autour de Donnie) nous permet de pénétrer dans un univers totalement atypique et unique.
Trop peu méconnu, Donnie Darko reste pourtant depuis le début du XXIe siècle l'expérience ultime en tant que film- ovni, une expérience sensorielle extraordinaire qui mérite milles fois le détour, et qui foutera une grande claque dans la tête ! Il ne vous laisse surement pas indifférent !
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juillet 2008
Ce film m'a fait pensé à deux autres films l'un l'effet papillon pour le côté je fais un film "formaté" pour plaire aux jeunes, et de l'autre à quelque chose de plus mature comme lost highway de Lynch, Donnie Darko oscille entre les deux. Et arrive au final à quelque chose de pas mal du tout.
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