Ce film réalisé par Brian De Palma et sorti en 2002 n'est pas mal du tout ! Je comprends les mauvaises notes et critiques car c'est un film vraiment particulier auquel il faut vraiment adhérer. Je ne résumerais pas ici le film tellement l'intrigue est compliquée. Effectivement, on sait vraiment lorsque De Palma est à l'écriture d'un de ses films car il y a toujours des retournements de situation et une intrigue très étoffée. Même si, en terme de qualité, on est loin de ses premiers succès tels que "Pulsions" ou "Body Double", on retrouve quand même le même esprit, c'est à dire quelque chose de très riche, nous balançant énormément d'informations pour avoir un final auquel on ne s'attend pas du tout. Et pour le coup, ici, on ne s'y attend vraiment pas et c'est vraiment très bien fait car cela explique alors beaucoup d'incohérences qui sont en fait, je dirais des indices ou en tout cas qui ne sont pas mises là par hasard ! Cependant, le problème majeur de ce film reste le fait qu'il y ai beaucoup trop d'éléments et que l'on finit par s'y perdre, nous avons même quelques fois des scènes pas vraiment utiles où on se demande où le film veut nous emmener. C'est très dommage car cela casse le rythme du film mais surtout notre intention à l'histoire alors qu'il ne faut, au contraire, justement pas du tout perdre le fil ! De tout façon, je pense qu'il faut voir le film deux fois pour repérer tous les éléments et le voir sous un angle, ayant la fin en tête. Nous avons également un côté très sulfureux qui est toujours présent dans les films du réalisateur mais qui est ici encore plus appuyé. La réalisation est quant à elle très bonne, notamment la scène d'introduction qui est exceptionnelle ! Du côté des acteurs, nous avons, entres autres, Rebecca Romijn et Antonio Banderas qui jouent très bien. "Femme fatale" est donc un film très particulier mais qui ne fait, à mon sens en tout cas, pas tâche dans la filmographie du réalisateur, les thèmes abordés lui correspondant parfaitement.
A la première vision lors de la sortie salle, on avait eu l'impression d'avoir vu un thriller bancal d'un Brian de Palma toujours inspiré par Hitchcock. Aujourd'hui, le film vieillit plutôt bien. Ce qui paraissait à l'époque artificiel (le côté cheap de la France, la mise en scène très grandiloquente...) participe au contraire à l'identité du film et à celle de son auteur. Une femme manipulatrice et un photographe sans scrupules dans Paris. Tous les aspects du thriller classique sont convoqués et parfaitement orchestrés. Ce qui ne fonctionnait pas dans "L'esprit de Caïn" prend ici toute sa dimension. La côté grossier du scénario ne choque pas. C'est un film de genre, et ce genre-là De Palma le maîtrise.
Crédibilité zéro pour le changement d'identité ! Le début au festival de Cannes était pourtant bien mais le photographe, et le passeport qui tombe de lui-même... N'importe quoi ! Idem pour les 7 ans plus tard et le costume encore imbibé de sang lors de la sortie de prison... Ce film est un fourre-tout bâclé au mauvais montage et au scénario mal improvisé. Pire, le jeu des acteurs baisse avec le temps.
Brian de Palma est aujourd'hui en retraite contrairement à Martin Scorsese ou Francis Ford Coppola ses camarades du Nouvel Hollywood. Lentement à partir de "L'impasse" (1993) son dernier grand film, le déclin s'était amorcé. Hormis "Mission impossible" en 1996 le premier épisode de la saga inspiré de la célèbre série télévisée aucun des six films qu'il a tourné entre 1998 et 2012 n'a rencontré le succès. Pire, la critique qui déjà le considérait quelque part comme un plagiaire non-assumé d'Alfred Hitchcock, lui est tombée dessus à bras raccourcis. Il faut reconnaître que le réalisateur autrefois si inspiré même dans ses hommages au maitre du suspense, peut-être déçu de ne jamais avoir vraiment réussi à convaincre pleinement, semblait tout-à-coup vouloir donner raison à tous ses détracteurs lui reprochant un manque de consistance habilement camouflé derrière un sens inné de l'épate technique virant parfois à la boursouflure. "Femme fatale" en est sans aucun doute l'exemple le plus frappant. Comme si De Palma pas encore remis de l'échec cuisant de "Mission to Mars" (2000) forcément comparé à "2001, Odyssée de l'espace" de Stanley Kubrick, avait voulu montrer à ses éternels ennemis du monde de la critique, ce qu'est vraiment un cinéaste en toc, sans aucun sens de l'agencement des scènes et des plans, mauvais directeur d'acteurs, utilisant les artefacts de réalisation comme le split screen sans aucun discernement et incapable de construire une intrigue crédible. Le ton est immédiatement donné dans le générique où défile sous les yeux du mannequin Rebecca Romjin, un extrait du mythique "Assurance sur la mort" (1944) de Billy Wilder, archétype du film noir introduisant la figure de la femme fatale sous les traits de la vénéneuse et inoubliable Barbara Stanwyck. Les critiques l'accusant en permanence de plagiat, cette fois-ci De Palma leur donne tout de suite le bâton pour se faire battre. spoiler: La suite sera à l'avenant, De Palma se montrant un remarquable réalisateur de navets. Tout d'abord le hold-up situé en plein Festival de Cannes filmé avec les pieds et sans aucune crédibilité, De Palma alors en couple avec la jolie Elli Medeiros (chanteuse et actrice uruguayenne) semblant plus appliqué à filmer les ébats saphiques de Rie Rasmussen avec Rebecca Romjin que de nous tenir en haleine avec ce "casse" auquel on ne croit pas une seconde. La surenchère dans l'invraisemblance va crescendo. Sortie on ne sait par quel miracle du Palais des Festivals avec le butin en poche après que le coup a lamentablement foiré, Laura Ash (Rebecca Romjin) de retour à Paris met par hasard les pieds dans une église où se tient l'enterrement du mari et de la fille de Lily qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau. Heureuse coïncidence qui va permettre à Laura de devenir Lily et de se faire ainsi oublier. Mais le bel Antonio Banderas lui aussi là par hasard a filmé la scène et ses anciens complices furieux sont maintenant à ses trousses . De raccourcis tortueux en ellipses de haute volée, de Palma réussit une sorte de chef d'œuvre du nanar qui finit par trouver sa cohérence si l'on veut bien y voir un exercice de style exécuté par un grand réalisateur en roue libre. Le tournage à Paris et l'emploi hasardeux de comédiens français qui se demandent ce qu'ils font là (Eva Darlan, Thierry Frémont) finissent de parachever la performance de De Palma. Seule la musique de Ryuichi Sakamoto parvient à quelque peu nous rappeler que nous sommes dans un thriller. De Palma s'est peut-être amusé à faire un joli pied de nez à ses détracteurs mais il a oublié au passage ses admirateurs. Les trois films qui suivront confirmeront malheureusement que le réalisateur de "Carrie", "Obsession", "Blow out", "Body Double", "Pulsions" et "Scarface" était arrivé depuis un moment au bout de son chemin créatif. A noter pour l'anecdote que l'on aperçoit lors d'un plan dans une boîte de nuit le boxeur Fabrice Bénichou.
Les mots nous manque pour qualifier ce que l'on vient de voir, comment imaginer que derrière une telle catastrophe cinématographique se cache un réalisateur talentueux (Scarface - 1984, Les Incorruptibles - 1987 & L'Impasse - 1993). Le film étant une coproduction franco/américaine tournée intégralement (ou presque) à Paris, on serait tenté de croire que derrière la caméra se cache en réalité un réalisateur de seconde équipe, tant la mise en scène et la direction artistique sont mauvaises. Coproduction oblige, on obtient alors un casting franco/étranger, mélangeant le pire comme le meilleur avec d'un côté Rebecca Romijn, Antonio Banderas & Rie Rasmussen et de l'autre, des acteurs français qui n'ont absolument pas leur place ici : Eriq Ebouaney, Thierry Frémont, Edouard Montoute & Jo Prestia. Le manque de crédibilité enfonce petit à petit le film dans les limbes de l'ennui, au grès d'un scénario tiré par les cheveux, invraisemblable, irréaliste, incohérent et inintéressant. Avec ses allures de mauvais téléfilm du dimanche après-midi, Femme Fatale (2002) nous fait amèrement regretté d'avoir pris le temps de le regarder (alors que ce dernier flirt avec les 120 minutes), au final on fini même par avoir honte que ce soit une coproduction franco/américaine.
Si je n'ai pas aimé tous les films de Brian de Palma, il en a réalisé un certain nombre de très bonne facture qui en font un des meilleurs réalisateurs des années 80-90. Cependant, les années 2000 ont été le reflet d'échec critique et public successifs qui ont quelque peu terni son aura de réalisateur. Et il faut bien le reconnaître, ce Femme Fatale sortie en 2002 est un de ses plus mauvais film. Crédité à la fois en tant que scénariste et réalisateur, le film en porte toute sa patte et son style mais absolument tout est raté. Le scénario est totalement grotesque et absolument pas crédible. Le twist final (peut-on vraiment appeler ça un twist d'ailleurs ?) est totalement ridicule. La direction d'acteur, particulièrement les acteurs français, est très mauvaise. Ériq Ebouaney et Édouard Montoute sont totalement hors de propos et dans un hors jeu complet. Même la réalisation stylisée de De Palma (les split screen sont bien là) ne fonctionne absolument pas et provoque même un certain écœurement devant des effets tape à l'oeil excessifs. Femme fatale est un thriller raté et ridicule et en étant très critique pourrait s'approcher même du nanar. Un ratage total !
Brian De Palma se met à faire du Luc Besson... Sans rire, on n'en est pas loin du tout ! "Femme fatale" est un film de piètre qualité, et ce sur tous les plans. Il n'y a rien à conserver dans ce condensé de médiocrités. A fuir !
Sans aucun doute, compte tenu des moyens et du pedigree de Brian de Palma, qui a réalisé quelques chefs d'oeuvre, le plus mauvais film de toute l'histoire du cinéma. C'est tout simplement invraisemblable qu'une telle nullité ait pu être produite, tournée et distribuée, malgré les filtres hollywoodiens... Affligeant de crétinerie, dénué du moindre intérêt excepté la beauté fatale de l'actrice principale. Un clip de 3 minutes suffisait à la mettre en valeur... Acteurs pitoyables, mise en scène indigente, dialogues parfaitement grotesques, scénario d'une stupidité hors normes. Certaines scènes semblent issues de plusieurs films (ratés) différents... Le plus étonnant est qu'une certaine critique prompte à flinguer certains films fort honorables ne se soit pas mise à hurler à la mort, mais au contraire a témoigné d'une complaisance inquiétante. Il faut le voir pour le croire !!!!!! Digne du Panthéon du navet absolu
Femme Fatale n'est pas le meilleur film de De Palma. Néanmoins, il en demeure un excellent divertissement extrèmement bien filmé. A voir pour ce faire un avis !!!
(...) De l'auto-pastiche à l'auto-parodie, la frontière est ténue : De Palma l'aperçoit mais refuse d'y attarder son regard, quand c'est là qu'aurait pu commencer l'ébauche d'un véritable film. Il préfère se complaire dans ses acquis usés et ses arguments périmés ; las, le seul mouvement de Femme fatale est celui du surplace et de la déflagration (..)
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2,5
Publiée le 2 avril 2009
Le cinèaste Brian De Palma situe le dèbut de cette sulfureuse affaire au festival de Cannes où les somptueux bijoux arborès par les stars ne peuvent qu'attirer les concupiscenses! Ainsi une belle voleuse rèussit-elle à dèrober la parure d'un magnifique mannequin à la robe sexy trop crèdule! Et à doubler ses complices Rebecca Romijn-Stamos, somptueuse elle aussi, parvient à capter l'attention du spectateur malgrè la complexitè de l'intrigue qui se perd en mèandres parfois inutiles! Côtè technique, c'est èvidemment parfait avec une mise en scène virtuose dans la première partie, gènial pour les yeux! Un film en demi-teinte à la fois noir et sulfureux mais un peu confus...
Faussement sulfureux, le nouveau thriller de Brian DePalma "Femme fatale" est une fois de plus un catalogue des obsessions stylistiques et scénaristiques du célèbre metteur en scène : dualité entre réalité et illusion, thème du double, voyeurisme et sensualité exacerbée, tics de mise en scène tels que split-screens, flashbacks, etc... Mais là où le film prend de la hauteur, c'est parce qu'il est servi par un scénario solide et retors, avec des révélations progressivement distillées, jusqu'à ce twist final un peu artificiel mais sacrément éblouissant, à l'image de cette scène d'anthologie filmée au ralenti. Un sympathique divertissement au final, qui pour l'anecdote se déroule en France, entre le Palais des Festivals à Cannes (cadre hautement cinématographique) et certains quartiers de Paris. Les détracteurs de DePalma ne changeront pas de point de vue, les autres passeront un bon moment.