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Grâce à ce film on découvre combien la collaboration avec l'occupant à été une période sombre pour la France pendant la Seconde Guerre Mondiale. C'est hallucinant jusqu'où un gouvernement peut aller pour avoir ce qu'il veut... De plus on a plaisir à retrouver une belle brochette d'acteurs français
Si vous voulez découvrir les bons acteurs qui ont fait les seconds rôles des années 70 du cinéma français, ne passez pas à côté. Ils sont tous là. En prime une apparition d’Yves Montand. Pour ma part, je retiens surtout le jeu de Louis Seigner. La présence attachante d’Yves Robert et de Romain Bouteille. Le passage de Michel Galabru. Un satisfecit pour le sujet. Un épisode de l’histoire des français bien moins glorieux que Jeanne d’Arc. Réalité d’une époque où les forces traditionalistes qui se décrivaient comme patriotes et nationalistes décidaient d’opter pour la collaboration afin de sauver la France. Fi de l’indépendance de la justice. Fi de l’âme française. Le principal était de sauvegarder un territoire réduit à ses frontières vichyssoises. Souhaitons que les français se souviennent des conséquences !
Malgré tous ces grands acteurs et ce beau sujet, le film nous laisse à distance, sans arrivé à nous émouvoir du destin de ces hommes. L’intensité n’y est pas, trop clinique, trop rapidement traité.
S’ils survivent à ces événements, ils mourront quand même dans les mois qui suivront. Et Ça c’est l’histoire avec un grand H !
Et que dire des scènes du début du film qui montrent les jeunes résistants communistes du réseau du colonel Fabien préparer leur attentat. Pas du tout crédible. Ça ne prédispose pas au mieux le spectateur pour la suite.
A noter une belle scène d’inspiration felinienne où le gouvernement français quelque peu grabataire profite des bienfaits des bains de boues et autres plaisirs offerts par les thermes de Vichy. Une petite pépite.
Malgré tous ces grands acteurs et ce beau sujet, le film nous laisse à distance, sans arrivé à nous émouvoir du destin de ces hommes. L’intensité n’y est pas, trop clinique, trop rapidement traité.
S’ils survivent à ces événements, ils mourront quand même dans les mois qui suivront. Et Ça c’est l’histoire avec un grand H !
Et que dire des scènes du début du film qui montrent les jeunes résistants communistes du réseau du colonel Fabien préparer leur attentat. Pas du tout crédible. Ça ne prédispose pas au mieux le spectateur pour la suite.
A noter une belle scène d’inspiration felinienne où le gouvernement français quelque peu grabataire profite des bienfaits des bains de boues et autres plaisirs offerts par les thermes de Vichy. Une petite pépite.
Énième film sur la seconde guerre mondiale mais sur un fait méconnu et ça vaut le détour.
Ici pas de "méchants allemands" ça ce passe entre Français.
Très bon film.
Ici pas de "méchants allemands" ça ce passe entre Français.
Très bon film.
Encore un film d'exception signé Costa Gavras! Le sujet traité, qu'est la création des sections spéciales sous vichy, est tout simplement bluffant. Sa véracité historique se trouve sous tous points de vu, que se soit des premières actions "terroristes" des membres du P.C (avec l'attenta du métro Barbes) mais aussi, l'aspect législatif de la création de la loi, les responsabilités respectives des ministres, préfet, et magistrats. Enfin ce film illustre avec brio le commencement des actions de résistances, avec le "discours du vent mauvais" dès le début du film. En bref ce film est un petit bijou qui mérite d'être vu tant il évoque de manière totalement assumé le problème du rôle de Vichy dans l'"ordre fasciste Européen".
PS : En réponse à FRYCHAR, je ne crois pas du tout que le fait que Trzebrucki Abraham ait changé son nom en Adolf soit du mauvais goût de la par du réalisateur. Tu seras que ce nom était très courant dans les milieux judaïques d’Allemagne et d’Europe de l’est à l’époque. A bonne entendeur salut !
PS : En réponse à FRYCHAR, je ne crois pas du tout que le fait que Trzebrucki Abraham ait changé son nom en Adolf soit du mauvais goût de la par du réalisateur. Tu seras que ce nom était très courant dans les milieux judaïques d’Allemagne et d’Europe de l’est à l’époque. A bonne entendeur salut !
Après Z, L'aveu, Etat de siège ... : Section spéciale
Glaçant, terrible, indispensable film de Costa-Gavras. Un film-témoignage 'capital' sur les monstruosités commises par le gouvernement de Vichy.
D'après L'affaire de la Section Spéciale de Hervé Villeré.
Excellemment interprété par de très nombreux acteurs, dont Jean Bouise, Louis Seigner, Claude Piéplu ... et tant d'autres encore...
Glaçant, terrible, indispensable film de Costa-Gavras. Un film-témoignage 'capital' sur les monstruosités commises par le gouvernement de Vichy.
D'après L'affaire de la Section Spéciale de Hervé Villeré.
Excellemment interprété par de très nombreux acteurs, dont Jean Bouise, Louis Seigner, Claude Piéplu ... et tant d'autres encore...
On y regarde fabriquer un condamné comme on monte un meuble, notice en main. Le droit devient un costume que le pouvoir enfile pour se donner l'air respectable, et la rétroactivité en est le cœur, puisqu'on y punit un acte qui n'était pas un crime le jour où il a été commis. Une idée que chacun croyait acquise mais non. Il est fou, le zèle que tout ce monde met à habiller l'illégalité en légalité, comme si, à force d'articles bien alignés, elle finissait par devenir honnête. Personne n'a de cruauté à revendiquer. Les uns ont peur, les autres rêvent de carrière, d'autres encore suivent le mouvement pour s'épargner la peine de réfléchir. La banalité du mal ressemble ici à un dossier qu'on se passe de main en main, jusqu'à ce que la faute se perde dans les bureaux, sans visage à haïr.
Costa-Gavras et Jorge Semprún bâtissent une mécanique d'une précision presque documentaire, la loi, le tribunal, puis le procès. Cette méchanique, précisément, est glaçante. La mise en scène reconstitue sans fioritures l'histoire, mais le film respire surtout en coulisses, là où l'essentiel se règle en murmures entre deux portes, bien plus que dans le procès. Tout n'est pas parfait, la seconde partie s'étire vraiment, comme souvent chez Costa-Gavras, et le verdict se devine d'avance. Certains dialogues sonnent aussi un peu trop écrits, presque artificiels : dommage, quand on mesure la portée et l'importance du message du film. J'ai adoré que les premiers rôles reviennent à des acteurs qu'on croise d'habitude au second plan. Michael Lonsdale, Bruno Cremer, Louis Seigner. Enfin, ces gars là sont mis en lumière, sans véritable tête d'affiche. Des visages familiers dont on retrouve rarement le nom, et cette brochette fait mouche. Costa-Gavras n'est pas mon cinéaste fétiche, et pourtant c'est mon film préféré de son cycle politique.
Costa-Gavras et Jorge Semprún bâtissent une mécanique d'une précision presque documentaire, la loi, le tribunal, puis le procès. Cette méchanique, précisément, est glaçante. La mise en scène reconstitue sans fioritures l'histoire, mais le film respire surtout en coulisses, là où l'essentiel se règle en murmures entre deux portes, bien plus que dans le procès. Tout n'est pas parfait, la seconde partie s'étire vraiment, comme souvent chez Costa-Gavras, et le verdict se devine d'avance. Certains dialogues sonnent aussi un peu trop écrits, presque artificiels : dommage, quand on mesure la portée et l'importance du message du film. J'ai adoré que les premiers rôles reviennent à des acteurs qu'on croise d'habitude au second plan. Michael Lonsdale, Bruno Cremer, Louis Seigner. Enfin, ces gars là sont mis en lumière, sans véritable tête d'affiche. Des visages familiers dont on retrouve rarement le nom, et cette brochette fait mouche. Costa-Gavras n'est pas mon cinéaste fétiche, et pourtant c'est mon film préféré de son cycle politique.
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