Section spéciale
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Black-Night
Black-Night

221 abonnés 421 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 février 2016
Section Spéciale est un très bon film. Encore une œuvre forte et importante. Quand le régime de Vichy dévoyait la loi pour mettre en place des tribunaux d'exception et condamner à mort. Une reconstitution rigoureuse du cinéaste qui garde sa féroce pertinence sur la raison d'État. Présenté en compétition officielle au 28ème Festival De Cannes en 1975 où il remporta le Prix de la mise en scène amplement mérité.
Dans la lignée de ses films politiques, le réalisateur Grec reconstitue scrupuleusement une semaine sombre de l'histoire judiciaire française pour explorer la complexité des rapports de l'homme avec le pouvoir. D'une rigueur et d'une efficacité remarquables, le film montre comment, à la faveur d'un contexte de crise ou de guerre, la machine étatique peut s'emballer dans une effrayante dérive pour dévoyer le droit et la justice, dans un aveuglement partagé et par-là même auto-légitimé. Les protagonistes, détournés de leur conscience par la manipulation ou l'ambition, s'acharnent à préserver les apparences légales de l'illégalité, notamment à travers la mascarade du procès, alors même que les condamnés ont déjà été désignés.
Habités par une peur diffuse et confits dans leurs privilèges, les magistrats ne sont ébranlés que lorsque l'un des prévenus, Lucien Sampaix, journaliste communiste et tribun éloquent (interprété par le charismatique Bruno Crémer) leur brandit une menace plus grande encore, celle de leur avenir après une défaite allemande qu'il leur annonce certaine.
Bande son de Éric Demarsan mise quelque peu à l’écart sauf dans la première moitié de film qui est plutôt bonne.
Le réalisateur Costa-Gavras signe ici son 6ème long métrage maîtrisé de part et d’autres dans sa mise en scène extra mais aussi dans sa réalisation. Le casting est de haute volée avec Louis Seigner, Roland Bertin, Michael Lonsdale, Bruno Cremer (justement cité au-dessus), Ivo Garrani, François Maistre, Henri Serre, Pierre Dux, Jacques François, Claude Piéplu (excellent), Michel Galabru (avec une scène extra), Julien Guiomar, Jean Bouise, Yves Robert, des grands noms français et tous y sont époustouflants.
Cette section spéciale et chronique féroce n'a rien perdu de sa pertinence même quarante ans après.
Ma note : 8/10 !
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juillet 2015
Alors que l'Allemagne nazie lance une offensive contre l'URSS, les communistes rejoignent la résistance et, lorsqu'un jeune militant abat un militaire allemand, le gouvernement de Vichy décide d'organiser des "procès" pour éviter les représailles allemandes.

Après s'être lancé dans des films dénonçant le totalitarisme et ce qu'il s'y cache derrière, Costa-Gavras s'intéresse à la France sous le régime de Vichy. Plus précisément, ce sont les liens entre la justice et le gouvernement et il met en avant comment il n'avait rien à envier aux dictatures et organisait des mascarades en guise de procès, là où le sort de l'accusé est bien évidemment connu d'avance. C'est cette section spéciale, créée après l'attentat du métro Barbès, qui permettait de juger sans recours ceux qui gênent (communistes, juifs, résistants etc).

Comme dans ses films politiques précédents, Costa-Gavras évite tout manichéisme et/ou lourdeur et démontre une certaine justesse et intelligence dans le traitement de ses thématiques. Il prend son temps pour les développer et montrer l'empressement et la façon de faire des magistrats suite à cet attentat. Tout en mettant en place un climat de peur, il mène plusieurs réflexions, notamment morales, qui n'ont rien perdu de leurs pertinences aujourd'hui. Il donne une grande importance au côté réaliste de l'oeuvre et signe une mise en scène sobre permettant de mieux nous immerger au coeur de cette mascarade.

Tout le long passionnant, il étudie minutieusement la collaboration sous le régime de Vichy et comment certains vont, ou non, y participer, souvent avec l'impression de ne s'engager dans aucun des camps. Son utilisation des flash-back est bonne, permettant notamment de mettre en avant le passé de certains personnages tandis que les interprétations sont excellentes, chacun des acteurs sachant se cacher derrière son personnage et participant au côté réaliste de l'oeuvre. D'ailleurs, le film se conclut avec une phrase rappelant que la majorité des magistrats ayant participé à cela n'ont jamais été inquiété, même après la libération...

S'attaquant au régime de Vichy, Costa-Gavras démontre une nouvelle fois toute son intelligence et sa justesse pour aborder les rouages des dictatures. Un film puissant et effrayant qui n'a rien perdu de sa portée aujourd'hui et dont plusieurs thématiques sont encore d'actualité...
selenie

7 444 abonnés 6 651 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 juillet 2011
Grand film de Costa Gravas qui remue une nouvelle fois notre passé litigieux. Hyper documenté et hyper réaliste le film nous plonge dans un tribunal d'exception et collabo lors des années 39-45. Millimétré et sans concession ce film est clairement une grande leçon d'Histoire. Le jeu des acteurs est particulièrement efficace et juste. A voir absolument.
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 février 2016
On a du mal à y croire, tant ce que nous montre ce film est horrible. Et pourtant si, ces horreurs ont bien eu lieu, et ont été perpétrées au nom du gouvernement français. Costa-Gavras frappe très fort, avec un film aussi passionnant que terrifiant!
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 juillet 2010
Une très judicieuse retranscription du cafouillage juridique qui a suivi la Débâcle de 1940 en France.Le transfert du gouvernement à Vichy,l'élection de nouveaux hommes forts dont des magistrats corrompus,sommés d'exécuter 6 résistants au hasard,pour satisfaire l'establishment allemand,courroucé d'avoir constaté l'assassinat d'un de ses officiers.Costa-Gavras rentre dans le lard,et montre avec moults détails l'antichambre du pouvoir,et la manière débectable dont l'Etat français a envahi la justice et a manipulé des magistrats dans des parodies de procès.Si une loi rétroactive peut être appliquée,quelles libertés possibles?C'est tout à fait passionnant,même si Costa-Gavras privilégie encore une fois l'austérité,et multiplie trop les personnages.Une galérie d'acteurs convaincus(Michael Lonsdale,Claude Piéplu,Jean Bouise,Jacques Perrin,Bruno Cremer...) rendent véridique cette histoire vraie.Un huis clos dans les hautes sphères du pouvoir,qui ne jurent que par la raison d'Etat,et ne font aucun cas des citoyens.Ca reste très théâtral,et la forme de ce quasi docu-fiction ne vaut pas son fond.A voir.
Estonius

4 734 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 mai 2024
On a vraiment l'impression d'assister à un documentaire mou ! Que je me fasse bien comprendre, cet aspect documentaire est intéressant dans la mesure où on apprend des choses. Mais est-ce que cela suffit ? La première chose qui choque est l'artificialité des dialogues dont le plus mauvais exemple est la réunion de jeunes communistes au début, qui au lieu de parler comme tous le monde pratiquent un langage littéraire. Cette mauvaise impression sera atténuée par la suite dans la mesure où ce sont des grands acteurs qui vont prend le relais (mais cela ne les empêchera pas de de ponctuer leur propos de références littéraires de façon incongru. Et puis certains se planteront (Galabru) A propos des acteurs ils sont trois à dominer la partie, Lonsdale, fidèle à lui-même, Seigner (impérial) et Pieplu qui constitue la surprise du film (je l'ai rarement vue aussi bon) La seconde partie du film (le procès) est beaucoup trop longue et sans suspense (normal vu le sujet) ni émotion (c'est plus gênant). Tout cela manque de souffle et c'est bien dommage, quand on tient un sujet pareil la moindre des choses c'est de le faire vivre !
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 185 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 janvier 2022
Costa Grava signe là un film politique pour dénoncer le régime de Vichy et illustrer la manière dont le gouvernement, sous l'égide de Pétain, en se donnant l'excuse d'accepter le mal pour éviter le soi-disant pire, allait au devant des attendes de l'occupant et pointe du doigt la justice française qui, du ministre au bourreau, en passant par les juges, procureurs et mêmes avocats, acceptent qui de rédiger et promulgue rune loi à effet rétroactif, qui choisir parmi des prisonniers de préférence juifs ou communiste et des déjà condamnés pour de courtes peines, pour les juger et le condamner à mort dans une parodie de procès. A l'exception d'un juge pressenti pour diriger ce tribunal d'exception qui refuse le poste et d'un autre qui s'oppose aux verdicts, tout ce beau monde par conviction, peur ou mimétisme se laisse aller à ce simulacre. A tel point que les allemands eux-mêmes apparaissent plus modérés dans leur vision des choses
Je reproche à ce film de manquer de finesse, d'être sans nuance, d'instruire seulement à charge. Il aurait pu être plus subtil dans son réquisitoire, et amener le spectateur à se poser davantage la question : qu'aurais-je fait à la place de ces magistrats ?
Belle brochette d'acteurs qui sont à la hauteur de leurs mauvais rôles
chrischambers86

16 164 abonnés 13 121 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 juillet 2011
Avec "Section spèciale", Costa-Gavras frappe fort - comme souvent - avec le rèquisitoire implacable contre le règime de Vichy! Son film rappelle un èpisode douloureux de l'Occupation: à la demande du garde des Sceaux, Joseph Barthèlemy, des militants communistes furent jugès et exècutès au nom de lois qui n'existaient pas au moment des dèlits qui leur ètaient reprochès! Sans doute s'agissait-il de sauver des otages que les allemands menaçaient de fusiller, mais ce jugement n'en ètait pas moins contraire aux principes du droit français! En tout cas, "Section spèciale" fit l'effet d'un coup de poing en 1975 avec d'excellents comèdiens (Claude Pièplu, ignoble en juge Bènon). Une rèflexion passionnante sur les mècanismes du totalisme, d'une rigueur remarquable...
Laurent B
Laurent B

3 abonnés 46 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 janvier 2022
Probablement aveuglé par sa haine du régime de Vichy, Costa Gavras a fait un film manichéen aux personnages caricaturaux.

Présenter les communistes comme de bons patriotes épris de liberté participe d’une réécriture de l’histoire, quand on sait qu’il ne s’agissait que de vils staliniens aux ordres de Moscou cherchant à instaurer la dictature du prolétariat en France… Dictature du qu’ils sont d’ailleurs parvenus à instaurer en Europe centrale et orientale.

En occultant largement le dilemme devant lequel se sont trouvées les autorités françaises de l’époque, le réalisateur est passé complètement à côté d’un sujet traité de façon d’autant plus partiale, qu’à aucun moment n’ont été mentionnées les lois rétroactives et les juridictions d’exception de la Libération.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 mai 2019
La collaboration d’un régime très drastique que fut Vichy, blagounette à part pour se détendre concernant cette goûteuse source d’eau minérale Saint-Yorre mais aussi thermale de bonne santé. La France envahit, occupée, soumise, pleinement humiliée depuis la fin de la Grande Guerre des tranchées héroïques soldats poilus et sa gloire bataille de Verdun. L’armistice de 1940 fut diktat des conventions signé par le Maréchal asservit à la domination étrangère comme l’indique l’histoire de son hymne national révolutionnaire « La Marseillaise », une marche en avant des armes sous les drapeaux ensanglantées. En ces temps sous tension d’autoritarisme, ce n’était pas la même conception avant-gardiste de 1789. On a deux camps qui s’oppose, d’un côté les collaborateurs galvanisés par les discours Petainistes d’Etat endiablés et de l’autre, des Gaullistes repliés à l’appel plus tard de Londres. Les insoumis incluant des prolétaires associés aux étudiants communistes assassins de représentants dignitaires militaires au service de l’autorité identité nationale conservatrice chrétienne propagandiste. Le terrorisme étatique s’installe confortablement dans un siège parfait, allié pion de l’Axe ingérence Nazi-Fascisme allemande. La barrière de la langue comme maillon faible à prendre en compte pour les méchants de l’histoire. Son armée en profite pour faire du tourisme souvenir guerre d’occupant dans la belle capitale cinématographique émerveillée. Une arbitraire loi s’impose de force dans ce tribunal mise en scène de toute pièce, guindée et pleine de pouvoir. Les marionnettes de magistrature manipulées par le « Nouvel Ordre 40 » jusqu’à sa fin à la libération, pour rendre le verdict illégalement partial. Leur crime de haute trahison bat à plate couture au-delà de la simple injustice correctionnelle, le cameo dramaturge pour conclure ces réalisations chef-d’oeuvre du cinéma sur la dictature de tout bord politique. C’est bien écrit, mis en scène, joués finement avec ces visages acteurs habitués du réalisateur qui reviennent souvent, et concluant intelligemment à l’image de ce scénario.
Nico2
Nico2

98 abonnés 939 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 juin 2008
Un film absolument passionnant avec un casting qui composé d'un nombre important de grandes vedettes de l'époque: Michael Lonsdale, Claude Piéplu, Louis Seigner, Jean Bouise, Jacques François et d'autres... Traitant des tribunaux d'exception mis en place par Vichy sous l'Occupation, le film tient en haleine le spectateur tout du long, et délivre un message à la fois engagé et profond. Michael Lonsdale est particulièrement excellent en Ministre de l'Intérieur cynique et ambitieux. La réalisation quasi-documentaire de Costa-Gavras et le souci de la reconstitution font beaucoup dans la réussite du film. Un thriller politique aussi réussi que le sublime Z.
Cocobusiness
Cocobusiness

17 abonnés 382 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 juillet 2008
Section Spéciale, 1975, de Costa-Gavras, scénario de Costa-Gavras et Jorge Semprun, ce dernier étant aussi le dialoguiste, avec Michael Lonsdale, Louis Seigner, Claude Piéplu, Jean Bouise, Yves Robert, Michel Galabru, Jacques Perrin…et une foule d’excellents comédiens, principalement de théâtre, apportant une densité extrême au moindre second rôle. C’est l’histoire, qui fait froid dans le dos, de la création, sous le régime de Vichy, d’une cours spéciale de justice, dont la vocation est clairement politique : trouver, au prix de dénis de justice et des pires compromissions éthiques, six « coupables » à condamner à mort dans les plus brefs délais, pour répliquer, avant même la moindre demande de l’occupant nazi, à l’assassinat d’un officier allemand. Pour ce faire, Pétain donne à Pierre Pucheu, Ministre de l’Intérieur, les pleins pouvoirs, lui permettant de faire « voter » une loi d’exception rétroactive. Servile, la France vichyste offre à l’ennemi qui n’en demandait pas tant, un échantillonnage de dossiers de juifs et de communistes (déjà jugés !), deux catégories de gens dont la vie, de toute manière, ne vaut rien…Le traitement du film est d’une grande sobriété, et le portrait fait de la magistrature française, carriériste, lâche, « aux ordres » est absolument terrifiant. Costa-Gavras a toujours l’art de nous faire revivre des pages d’Histoire dont le sens va bien au delà des histoires racontées. Car avant l’Histoire, il met en scène des hommes, bourreaux ou victimes. Le malaise qui s’en suit pour le spectateur est durable d’autant qu’à la libération, aucun de ces magistrats ne fut jugé !
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 août 2023
Porté par un casting solide, un film réquisitoire passionnant et glaçant, malgré quelques longueurs, qui dissèque les rouages des tribunaux d'exception asservis au Régime de Vichy. 3,75
ClashDoherty
ClashDoherty

271 abonnés 838 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 février 2023
La filmographie de Costa-Gavras n'est pas parfaite, le bonhomme, toujours aussi engagé (pas le genre de réalisateur à faire une comédie romantique), n'ayant pas livré que des oeuvres impérissables. Mais dans les années 60 et 70, il transformait en or tout ce qu'il touchait. "Z", "L'Aveu", "Etat de Siège", "Un Homme de trop"...
Dans "Section Spéciale", film encore une fois porté par un casting ahurissant réunissant notamment Pierre Dux, Louis Seigner, Yves Robert, Michel Galabru, Jacques Perrin (le fidèle costa-gavrassien), Michael Lonsdale, Bruno Cremer ou bien encore Jacques Spiesser spoiler: (dans le rôle du jeune colonel Fabien)
, et il y en à d'autres encore à citer, dans ce film donc, Costa-Gavras s'attaque à l'Occupation, et aux tribunaux spéciaux organisés par Vichy, sous contrôle allemand, pour juger les terroristes, comprendre, les Résistants spoiler: , et on imagine bien que la sentence sera, souvent, radicale
.
Il fallait oser, 30 ans après la fin de la guerre, faire un film aussi âpre, sur un sujet aussi polémique et tabou (aussi bien dans le milieu judiciaire français qu'en général). Mission amplement réussie pour ce film excellent et qui, comme toutes les réussites de ce réalisateur engagé, laisse un bon gros goût de cendres dans la bouche.
cylon86

2 833 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 avril 2017
Costa-Gavras, cinéaste toujours prompt à dénoncer les injustices et le totalitarisme s'empare une fois de plus d'un sujet brûlant avec "Section Spéciale" sur la mise en place, sous le régime de Vichy durant l'Occupation, de tribunaux d'exception permettant de condamner des accusés avec une rapidité implacable et sans aucun sens de la justice. Certes, déjà plus de trente années ont passé depuis ces événements quand Costa-Gavras s'y attaque (avec moins de rapidité que pour "Z" ou "État de siège") mais il le fait avec plus de rapidité qu'un gouvernement français qui n'a jamais condamné les exécutants de ces basses besognes, parodies d'injustices mises en place simplement pour contenter l'occupant nazi et se donner bonne conscience. Comme pour "Z", le réalisateur adopte les mêmes ressorts pour faire fonctionner son film : une objectivité salvatrice jamais ostentatoire, une mise en scène sobre, une pléthore de personnages et, bien entendu, un sacré casting comme cerise sur la gâteau, chacun incarnant son personnage sans jamais se tirer la couverture, tout simplement au service d'un récit à la mécanique bien huilée. Louis Seigner, Michael Londasle, Pierre Dux, Claude Piéplu, Bruno Cremer, Jacques Perrin, Jean Bouise ou encore Julien Guiomar (et même Yves Montand lors d'un petit caméo improbable) font donc partie de l'aventure et donnent du corps à un film qui n'hésite pas à montrer la France sous un jour peu glorieux, prouvant la force de frappe d'un cinéaste toujours prêt à faire feu.
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