Rêves
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Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 739 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juillet 2025
Indifferent de sa filmographie, Akira Kurosawa décide de se livrer intimement dans un film particulier ! "Rêves" est un film qui succède les différents rêves de Kurosawa durant sa vie. En plus de ces films, celui là permet de mieux comprendre la vision du réalisateur ainsi que ces traumatismes ancrés. Entre chaque Rêves, se dessinent une volonté de créer une authenticité. Parallèle à ça, la mise en scène est à tomber par terre : les plans sont magnifiques ! Depuis le film "Dodeskaden", Kurosawa ne cesse d'expérimenter la couleur. Avec ce film, il le fait à merveille ! Le rêve "les corbeaux", est une preuve d'utilisation sublime et extraordinaire. Également, on sent l'impact de la Seconde Guerre Mondiale et de la peur du nucléaire : Ces cauchemars se jumelent parfaitement aux rêves du cinéaste.

C'est un film où on découvre avec intelligence, la créativité d'un cinéaste
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 mars 2025
Preuve de l’hybridité du cinéma d’Akira Kurosawa, Yume se compose de huit vignettes juxtaposées dans une organisation qui, de prime abord, semble relever du hasard, à la façon d’un recueil de poèmes, sans lien aucun sinon celui du « rêve » effectué par un cinéaste engagé ici dans une démarche d’autofiction : soit redonner vie et formes à des fantasmes, à des obsessions, déclinaison et condensation des motifs récurrents dans son œuvre. La réussite de ces esquisses, si elle demeure inégale en raison de leur hétérogénéité, dessine les contours d’un art total où le spectacle se met en scène comme tel, mobilisant une théâtralité traditionnelle – voir à ce titre les segments d’ouverture et de clausule –, où le surnaturel interfère avec la nature de sorte à reconnecter l’être humain aux puissances qui les animent tous deux : l’approche quasi documentaire de la tempête de neige évolue en fable sur la foi et la persévérance d’un chef soucieux de sauver ses camarades du froid, aussitôt rapprochée d’un autre épisode dans lequel, cette fois, spoiler: le chef est confronté à son incapacité à assurer la survie de ses troupes
.
Conçu à destination privilégiée du public américain, en témoignent la présence de Steven Spielberg à la production, du studio Industrial Light & Magic, de Martin Scorsese en Vincent van Gogh etc., le film embrasse tout un pan du folklore japonais, convoque les fées et les démons, dialogue avec la guerre et ses soldats tombés au front, sonde la catastrophe qui menace à tout moment de consumer les hommes, état des lieux des angoisses d’un cinéaste se dévoilant avec sincérité et poésie.
B_Will
B_Will

17 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 novembre 2024
Incroyable. Rien à dire. Kurosawa met en scène ses rêves. Le travail formel sur le son et l'image est fantastique. Tout est bien. À voir.
OSC4R _
OSC4R _

81 abonnés 55 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 février 2023
Gros dodo, le titre ne ment pas.

L’intérêt est limité. On appréciera au mieux la démarche et les visuels. Pour ce qui est de passer un bon moment on repassera.

Difficile de faire plus prétentieux également. Difficile ne veut pas dire impossible.
Nisan21
Nisan21

14 abonnés 237 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 décembre 2022
J'ai découvert ce film bizarrement peu cité un peu par hasard, en apprenant l'anecdote de la présence au casting de Martin Scorsese.

Sans être l'oeuvre la plus mémorable de son réalisateur, le film est absolument magnifique, et, si la critique du nucléaire peut paraître un peu binaire dans certains des sketchs, je conseille fortement son visionnage, rien que pour son esthétique et son pouvoir d'évasion.
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 avril 2021
Des histoires ennuyeuses tournées très manifestement sur un plateau sur jouées comme la plupart des films asiatiques trop ou pas assez explicites sur leurs messages. Le tunnel le monologue du chef de peloton est l'un des plus étirés et creux que j'ai vu oui il a tué au peloton de guerre on a compris et c'est quoi ce chien ce démon pleureur. Le blizzard celui qui m'a le plus ennuyé avec son rythme lent et surtout le mont Fuji en rouge trop explicite dans la condamnation de la guerre ou trop flou. Rêves est un film extrêmement ringard dans son contenu mais surtout dans son style. Il est extrêmement lent et ennuyeux manquant totalement de subtilité il plaira je pense surtout aux personnes âgées ou ceux qui aiment le théâtre. Le seul point positif est l'apparition extrêmement courte mais savoureuse de Martin Scorsese dans le rôle de Vincent Van Gogh et les paysages de cet épisode et ce n'est pas étonnant car ils n'ont pas du tout le mérite de Kurosawa. Mais même celui-ci est également enfantin à en juger par son expression faciale il semble être un touriste à l'esprit lent voyageant à travers les peintures pour trouver Van Gogh...
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 8 mai 2017
On valse entre des rêves magnifiques et d'autres plus décevants ( : Le Mont Fuji en rouge, Les démons gémissants) visuellement et scénaristiquement. Au final, même s'il y a de très beaux moments, c'est une petite déception.
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 octobre 2016
Un film à sketchs qui jouit de thématiques fortes et d’une composition picturale par moment édifiante, avec un vrai travail sur l’arrière plan et doté d'une certaine puissance lyrique (notamment dans certains monologues), après on picore ce que Kurosawa nous propose, alternant le lumineux et la noirceur, j’ai personnellement préféré l’ambiance des tunnels, montagnes vaporeuses et autres blizzards aux clinquants arcs en ciel ou natures ruisselantes. Esthétiquement le film en a pris un coup tout de même, l’utilisation des couleurs (parfois saturées) ou des effets-spéciaux (Spielberg & Lucas sont passés par là) ont tendance à discréditer l’aspect formel vis à vis de son importance quasi à par entière dans l’évocation des légendes populaires et/ou retranscription d’un message, ça m’a quelque peu dérangé (dans le sens où il en ressort un aspect factice très peu commun au réalisateur, en tout cas dans les films vus de mon côté), sauf pour le segment nous plongeant dans les tableaux de Van Gogh où le distinguo est cohérent. Après je ne pense pas être incollable en culture japonaise et autres références déployées par ci par là donc j’aurais aimé que ça soit un peu plus communicatif, sans pour autant être trop explicite et didactique, compliqué … Bref inégal et contrasté, c’est le moins qu’on (enfin je) puisse dire.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 mars 2016
Ce film onirique de Kurosawa, à l'esthétique très aboutie et recherchée, présente une succession de visions, de rêves formant, à mes yeux, un tout cohérent bien que chacun puisse se regarder indépendamment. Le rythme est lent, méditatif, parfois apaisant, parfois inquiétant, toujours surprenant. Amateur de film d'actions, passé votre chemin, ici Kurosawa invite le spectateur à un voyage intérieur. pour ma part j'adore ce film que j'ai regardé à de nombreuses reprises, mais je peux comprendre qu'il rebute certaines personnes.
JR Les Iffs
JR Les Iffs

101 abonnés 1 151 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 janvier 2016
Rêves. Film japonais de Akira Kurosawa. 1989
Kurusawa nous conte ici huit rêves.
Film d'une très grande beauté plastique et d'une très grande poésie. Une réussite totale.
Tous les rêves sont d'une égale qualité esthétique.
Formidable film de Kurosawa qui nous donne ici un de ses plus beaux films.
Qualité du langage cinématographique, décors, couleurs, musique, rythme etc... tout
concourt à la beauté du spectacle.
Ces rêves peuvent tous avoir une interprétation, (nostalgie, le passé, l'avenir... ),mais ce n'est pas là le principal intérêt.
La séquence Van Gogh est à placer parmi les plus beaux hommages rendus au peintre.
L'armée morte qui sort du tunnel est également impressionnante.
Film exceptionnel d'un grand maître du cinéma mondial.
Louis G.
Louis G.

1 abonné 114 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juillet 2015
Un grand film fait par un Kurosawa inspiré à l'imagerie spectaculaire, rempli d'une imagination débordante et d'une poésie d'une grande finesse. Un ovni magistral.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 janvier 2015
Avec "Rêves", Akira Kurosawa met en scène huit de ses rêves/cauchemars sous forme de court-métrage, allant de l'âge enfant à l'âge adulte abordant plusieurs thématiques, passions ou peurs du cinéaste japonais.

C'est donc huit courts-métrages que nous présente Kurosawa, plus ou moins long et où il met en scène plusieurs de ses rêves et cauchemars. Il nous fait vivre ses peurs, celle de la guerre, du nucléaire ou de la négligence de l'environnement mais aussi ses diverses passions telles que la peinture (à l'image du court mettant en scène Van Gogh joué par Scorsese) ou d'autres thématiques telles que la nature, les traditions de son pays ou divers personnages démoniaques et féeriques. Il exprime plusieurs ressentiments à travers différentes époques de sa vie via ses rêves et cauchemars.

Alors, le problème de "Rêves" est assez récurrent aux films à sketch, à savoir 8 courts-métrages inégaux avec certains plus passionnants que d'autres. Ici, on peut regretter que le début soit moins réussi que la fin avec certains sketchs moins intéressants et surtout trop longs à l'image de "Le Tunnel" et "Le Verger aux pêchers". Néanmoins, passé un premier court-métrage (vraiment court) plutôt intriguant et réussi, le film prend vraiment tout son sens dès "Les Corbeaux" et ce fabuleux sketch où le jeune Akira pénètre dans plusieurs tableaux de Van Gogh et rencontre son idole. Les suivants et notamment ceux mettant en scène l'explosion d'une centrale, la rencontre entre Akira et un démon ainsi que le dernier sketch, sont particulièrement brillants

Dans l'ensemble, c'est une réussite malgré ce début légèrement poussif. Kurosawa nous transporte dans ses rêves de différentes manières oscillant entre moments poétiques et d'autres angoissants. Il nous plonge au plus profond de ses plus intimes pensées, et nous transmet ses doutes, pensées et peur à travers le temps, débutant lors de la Seconde Guerre mondiale. Il sait prendre son temps lorsqu'il le faut et l'univers de ses pensées est d'une grande richesse, que ce soit thématique ou visuelle, nous transportant au coeur de ses pensées à travers un très bel esthétisme (sublimées par de bien belles reconstitutions).

C'est donc entre peintures, différentes âmes, le nucléaire et ses conséquences ou encore des renards que l'on voyage, Kurosawa évoque ses peurs, espoirs, passion et rêverie de manière aussi inégale que puissante et poétique.
Kiwi98
Kiwi98

293 abonnés 238 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 octobre 2014
"Rêves" c'est le genre de film devant lequel on ne pense pas. Pris dans un tourbillon de poésie on se retrouve prit au piège que cette oeuvre, non pas parce qu'elle nous emporte dans les rêves les plus singuliers d'un des plus grands cinéastes mais surtout pour ça poésie onirique très tape à l'oeil. Le films rassemble 8 courts métrages ou Akira Kurosawa nous décris ses rêves et ses pensés.

Dans une inondation de couleurs Kurosawa nous emmène partout, dans les tableaux de Van Gogh, le Japon médiéval, des paysages étranges, beaux mais surtout étranges, souvent angoissants même. Ainsi chacun des personnages mis en scène se retrouvera dans un cauchemar ou un rêves féérique comme notamment le segment "Les Corbeaux" incroyablement poétique, tourné en anglais car nous rêvons parfois en langue étrangère.

Ainsi Kuro s'attaque à plusieurs sujets qui lui tiennent à coeur, l'enfance, la guerre, les dangers du nucléaire, l'écologie, l'environnement, l'art, l'approche de la mort… il illustre tout avec brillo et détail nous posant dans l'ambiance avec une intrigue purement féérique, on retrouve les incohérences et se monde fictif avec des personnages (i)réels comme dans nos propres rêves, ou l'on se vois accomplir l'impossible dans des environnements fantastiques.

Le film met souvent en scène des fantômes, que ce soit les guerriers dans le segment "Le Tunnel" ou dans celui qui le précède "La Tempête de Neige" ou l'on voit Oki Onna, très populaire au Japon et ici dit La Fée des Neiges, probablement une des plus belles scènes du film, on y voit une belle femme pale qui semble prendre plaisir à congeler ce pauvre homme et a flotter au dessus de lui comme un sac prit dans la tempête, beau et angoissant ce sketch est techniquement virtuose.

Kurosawa avait au départs l'ambition de faire 10 courts mais a du abandonner pour des raisons techniques (dommage), il nous livre un OVNI, plat de façon volontaire et qui délivre des messages de prises de consciences. Les décors sont ultra poétiques, parfois même métaphoriques, on dirait que le maitre Japonais peint un tableau coloré et vertigineux. Pour en finir à un cyclone de poésies féérique et onirique mais surtout contemplatif. Magistral.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 avril 2014
Comme souvent des les films à sketchs, ces derniers ne sont pas forcément de qualités égales et c'est le cas avec ici. "Yume" met donc en scène, sous forme de huit scénettes, des rêves, cauchemars et peurs du célèbre réalisateur nippon, Akira Kurosawa. Pour résumer, seules "Le verger aux pêchers" et "Le tunnel" sortent du lot et ont réussi à retenir mon attention. Pour le reste, les autres histoires paraissent creuses, inabouties ou tout simplement inintéressantes. C'est le cas, pour ne citer que deux exemples, des deux courts métrages sur le nucléaire, "Le mont Fuji en rouge" et "Les démons rugissants" qui dénoncent de manière triviale et peu intelligente les dangers de cette énergie et de l'usage que l'on peut en faire. De plus, avec un tel concept, on était en droit de s'attendre à quelque chose de plus fou, de plus onirique et hypnotique. Les défauts viennent donc principalement des histoires elles-mêmes puisque, si il y a bien des constantes dans chacunes d'elles, c'est bien dans cette magnifiques photo, ces bonnes idées de mise en scène et cette sublime BO qui compose "Yume". Une déception tout de même de la part du cinéaste japonais.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 mars 2014
J'aime rêver et méditer, et ce film est un pur bonheur remplit de poésie, de spiritualité et de symbolisme.
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