Un Belmondo calibré des années 70 à l’époque où il enchaînait les polars de série B voire plus à la chaîne. Le titre court et accrocheur cherchant à identifier immédiatement le héros est dans la continuité des films de notre Bebel national sous la houlette de Verneuil, Deray et Lautner. On s’amuse bien dans ce film qui respire la bonne humeur à voir Bébel enchaîner les coups de poing à la volée accompagné de son jeune chien fou joué par un Patrick Fiorry jouant sur le registre d’un Depardieu jeune . Crémer interprète un méchant de première main qui tue comme il respire. A noter que pour une fois aucune femme ne vient perturber Belmondo dans ses œuvres.
Un excellent Belmondo pour moi.Son côté froid et mystérieux dans le film (on ne connait jamais sa véritable identité, avec des missions secretes rappelant, plus tard, son rôle dans le professionnel), est excellent. La bande son est pour moi très bonne, avec 2 musiques différentes, l'une pour les apparitions de Bébel, qui est celle du générique, et une autre pour celles de Krémer, qui est lui aussi magistral pour son interprétation d'un steewart homo et plutôt apprécié de ses collègues, sans grande envergure mais qui se transforme en un tueur implacable lorsqu'il endosse le rôle de "l'épervier", la meilleure composition du film pour moi, avec son côté "schyzophrène".Le fait d'avoir tourné le film l'hiver, sous un temps médiocre la plupart du temps renforce son côté "noir". A nôté également, pour moi qui suis fan de voitures anciennes, de très beaux modéles (CX 2200 de pré série certainement prêtée par Citroën pour la promotion de cette voiture à sa sortie; une magnifique Mercedes 350SLC bleue que Bébel "emprunte" aux truands à la fin, 504TI...) Le "clou" du film reste la rencontre entre l'alpagueur et l'épervier dans la salon privé du Boeing 747 a la fin, ou Kremer se demande se qu'il lui arrive quand Bébel lui dit "a la tienne, coco!", suivit du plan magistral sur leur 2 regards, avec la musique du générique... Et bien entendu l'excellente citation d'Oscar Wilde tirée du "portrait de Dorian Gray" qui clot le film. Un excellent polar avec Bébel, peu connu,, bravo Mr Labro!
Un des meilleurs polars 'hard-boiled' que Bébel a tourné (principalement dans les années 80, mais les années 70 en a vu naître deux énormes : "Peur sur la ville" et celui-ci), un polar efficace, haletant, dans lequel il assume pleinement son rôle de justicier à la Bronson, face à un Bruno Cremer, ma foi, très bon (je n'ai rien contre Cremer, même si ses "Maigret" m'énervent totalement). A voir.
La 1ère demi-heure de L'Alpagueur est très terne mais passé ce délai (à partir du moment ou Bébel va en prison) le film devient beaucoup plus prenant. Bébel est égal à lui-même (mais il est un peu plus sérieux que dans d'autres de ses films) et Bruno Crémer est très efficace en tueur froid et sans pitié, malheureusement la mise en scène manque de dynamisme, ce polar aurait pu être plus sombre et réussi. Un bon divertissement mais sans plus. A signaler que l'alpageur (le personnage que joue Belmondo) est accompagné d'un sympathique voyou auquel on s'attache facilement.
Très bonne interpretation de Bebel en chasseur de primes, il est plus sérieux que dans certains de ses polars. Bruno Cremer, lui, est aussi efficace en tueur glacial et sans scrupules. Une grande amitié entre l'alpagueur et le jeune délinquant, tous deux évadés de prison. Un bon polar des années 70.
Un Belmondo très bon cru lorsqu'il savait encore faire de bons films. Un superbe face à face entre notre Bebel national et Bruno Cremer même si l'on attendait un peu plus du dénouement.
Un Bebel méconnu, et on comprend pourquoi. Sans être un mauvais film, jattendais mieux du tandem Belmondo/Labro qui nous avait déjà livré lexcellent « lHéritier », trois ans plus tôt. La réalisation dhabitude originale de Labro est ici assez terne, et surtout, le scénario est plutôt moyen : à la fois mal fagoté, et improbable. Heureusement, Bruno Cremer est excellent à tel point quil éclipserai presque Belmondo, un peu en retrait. Dailleurs, Cremer est lun des rares points vraiment positifs du film. Ce dernier est en fait trop convenu est moyennent réalisé dans son ensemble. Bref à voir juste par curiosité.
Un des plus étranges des Belmondo période "Bebel", si ce n'est le plus étrange. L'humour n'y a pas sa place, et le film surprend par sa froideur, par sa noirceur et par une une lenteur déliberé. Il manque à Labro la profondeur nécessaire pour pouvoir extraire de ses personnages une véritable puissance dramatique. Belmondo aurait pu trouver ici un rôle assez exceptionnelle de chasseur déshumanisé qui ne se définit que par rapport à la proie qu'il traque, réduisant à néant la distance qui le sépare du tueur (excellent Bruno Crémer). Mais quelque chose manque qui fait de ce film une semi-réussite ou un semi-ratage selon votre humeur du jour. Le film se termine, si je me souviens bien, sur une citation brillante autant qu'amère d'Oscar Wilde qui laisse présager ce qu'aurait dû être ce film.
Film d'action efficace, mais qui privilégie la psychologie au détriement des cascades pour Bebel. Très bien mis en scène par Philippe Labro, ce film injustement méconnu de Bebel possède beaucoup de qualités.