La Petite boutique des horreurs est probablement une des comédies les plus hilarantes des années 1960, et même encore aujourd’hui, j’ai du mal à lui trouver beaucoup de rivales dans les vingt dernières années. Ce film a été tourné en deux jours avec un budget minable, mais il est incroyable. Pourquoi ? Car déjà les acteurs sont énormes. Le casting est très relevé pour voir le niveau de la production, notamment car il y avait pas mal de débutants talentueux, à commencer par Jack Nicholson dans un second rôle. On reconnaîtra aussi Dick Miller, qu’on reverra plus tard dans les Gremlins par exemple. Mais tous les rôles principaux sont également au top. Jonathan Haze aurait fait un Gaston Lagaffe de premier ordre, Jackie Joseph une Mademoiselle Jeanne au top, et c’est limite à se demander si Franquin ne connaissait pas le film ! En tous cas les acteurs sont mémorables et Mel Welles aussi est brillant en fleuriste vénal. Les personnages sont tous très bien typés, et servent à merveille l’humour du métrage au gré de scènes toutes plus mémorables les unes que les autres (le repas chez la grand-mère hypocondriaque, la séquence d’ouverture avec une succession de personnages excentriques, les échanges du duo de flics…) Le film est incroyablement drôle grâce à ses acteurs, mais aussi grâce à ses dialogues affutés comme des rasoirs. Les répliques fusent, l’humour est dans chaque réplique, dans chaque situation, et le métrage est jubilatoire car en plus il est court. De fait, tout va au tac au tac, il n’y a aucun temps mort, c’est une mitraillette de gag, largement teinté d’humour noir car le film se veut vaguement horrifique. Il est même parfois très méchant, mais l’humour désamorce la violence sous-jacente de certaines scènes. Visuellement, c’est très convaincant. Le film a un budget minable, mais plein d’idées, comme ce générique en bande dessinée pour poser le quartier qu’on ne verra jamais en vrai, faute de budget. Il y a peu de lieux, mais toujours bien exploités, la mise en scène est sobre mais sert toujours l’humour et les gags, la photographie, restaurée, est très belle. La plante est évidemment serait assez peu convaincante dans un vrai film d’horreur, mais le film faisant le pari de la comédie, elle passe très bien, et d’ailleurs, son design rappelle également furieusement d’autres créatures botaniques carnivores du cinéma, à commencer par Sarlak de la Guerre des étoiles. Sincèrement, si l’on ajoute au métrage une musique assez pittoresque, La Petite boutique des horreurs est une petite pépite. Il est impossible de ne pas rire devant ce film où tout est loufoque. Une pépite comme Roger Corman a su en réaliser et en produire et qui ne prend pas une ride depuis plus de 60 ans. 5
On peut en penser et en dire ce que l'on veut, mais quand même, c'est un sacré mec Roger Corman. Non parce que là, les gars, on ne va pas se mentir : sur le papier, cette "Petite boutique des horreurs" a absolument tout dans l'os. Un budget dérisoire de 27 000 dollars, tournée en seulement deux petits jours et une histoire complètement perchée, celle d'une plante carnivore douée de la parole et grandissant à une vitesse exponentielle. Il y a marqué "nanar" à toutes les lignes. Et pourtant, à l'écran, ça fonctionne à plein pots. Le film ne tombe jamais dans la série Z, alors que, théoriquement, elle était destinée à tomber dedans à pieds joints. L'histoire est complètement abracadabrante, mais le scénario est en béton armé. Ça ne tombe jamais dans le n'importe quoi. Ajoutez à cela une galerie de personnages complètement frappadingues : un patron complètement dépassé par les événements, une employée qui ne se rend jamais compte de ce qu'il se passe, un employé timide et maladroit devant tuer pour nourrir sa plante, une mère possessive et qui se croit tout le temps malades, deux jeunes lycéennes qui viennent souvent dans la boutique, mais qui n'achètent jamais rien, un dentiste sadique, un client dudit dentiste et qui aime avoir mal (joué par Jack Nicholson qui débutait), une vieille dame qui, chaque jour, perd un membre de sa famille et un client qui bouffe des fleurs, tout en prenant le soin de les assaisonner avant, selon lui, les oeillets sont meilleurs lorsqu'ils sont assaisonnés. Tout ce beau tableau débouche sur une véritable petite bombe d'humour noir (parfois macabre) absolument réjouissante. Je regretterai seulement un rythme assez faible pour une comédie, mais, je me suis tellement amusé que je ne saurai en tenir rigueur. Que j'aimerais que ce style de cinéma refasse surface.
Tourné en seulement deux jours avec un budget dérisoire, La Petite Boutique des Horreurs est en soi une série Z ringarde et fauchée réalisée par le prolifique Roger Corman. Déjà auteur de nanars en puissance tels que L'Attaque des Crabes Géants ou encore La Femme Guêpe, le réalisateur trouve pourtant ici une idée de génie : un timide fleuriste est obligé de nourrir une plante carnivore qui ne se nourrit que de sang humain. Un concept qui aurait pu être terrifiant mais qui est présenté ici avec un humour désopilante... Comédie burlesque déjantée mettant en scène une galerie de personnages tous aussi excentriques les uns que les autres, La Petite Boutique des Horreurs échappe à la ringardise de son faible budget et devient dès lors une parade loufoque où l'on croise tour à tour un dentiste sadique, un client masochiste (incarné par un Jack Nicholson alors tout jeunot), une mère possessive, un patron dépassé par les évènements, un client mangeur de fleurs, deux étudiantes fanatiques et bien d'autres encore... La mise en scène est sobre, les acteurs quasi-amateurs en font des tonnes, la musique va au-delà du cliché et les effets spéciaux sont aussi rares que mal fichus mais l'ensemble tient agréablement bien la route et le film arrive à nous faire rire du début à la fin grâce à ces personnages délurés, des dialogues saugrenus et bien entendu ce pitch unique qui enchaîne les séquences à une vitesse folle. Ainsi, en une petite heure, Roger Corman parvient à nous faire passer un merveilleux moment en bonne compagnie pour ce qui est vite devenu un film culte qui bénéficiera d'une comédie musicale sur les planches de Broadway et d'un remake signé Frank Oz.
Film fauché, bâclé, pas très beau mais assez génial en son genre tellement il est déjanté et bourré d'inventions : la plante elle-même bien sûr, mais aussi le dentiste sadique et ses clients masochistes (dont Jack Nicholson), la jolie prostituée, la veuve éplorée, le patron tyrannique, les flics débiles, et aussi la poursuite finale, véritable morceau d'anthologie... On passe un bon moment ! Le casting est assez barré avec un Nicholson déjà excentrique, un Dick Miller prometteur, un Jonathan Haze dans un rôle pas si facile et qui ne tournera quasiment que pour Corman et sans oublier la jolie Jackie Joseph et son opulente poitrine, qu'on retrouvera toute nue dans les pages françaises du magazine "Paris Hollywood
Même si l'on parle de film culte ou nanar kitsch, on reste pantois devant un film aussi ridicule. Ce n'est pas l'histoire ou la plante en elle-même, ce sont les personnages tous niais et abrutis. Des caricatures vivantes, les femmes naïves et béates, les policiers abrutis, le héros débile mental dans sa façon de s'exprimer. Pénible.
Je comprend bien l'idée, tout est surligné pour faire rire au 3ième degré, mais je ne suis pas sensible à cet humour trop appuyé "c'est du délire" et le côté non-sense (je n'aime pas non plus ZAZ par exemple), du coup je me suis franchement ennuyé, et le film m'a paru très long alors qu'il est très court. Grosse déception pour ma part, j'avais envie de le voir depuis plusieurs décennies.
comédie horrifique plutôt sympa, même si j'ai trouvé la mise en scène de Corman un brin décevante. A noter l'apparition bien rigolote de Jack Nicholson et de bon effets spéciaux !!
Une trouvaille renversante faite a la va vite avec le savoir faire d'antan! Qui produirai un tel film aujourd'hui! Une qualité qui laisse donc a désirer même si ce pseudo nanars à des allures de comédies hallucinés!!!
Un classique de la série B fauchée comme Roger Corman en produisait à la pèle, à voir par curiosité et pour les débuts amusants de Nicholson dans un petit rôle déjà bien barré.
A l'image de son thème, ce petit film fait penser à un chaudron de sorcière dans lequel on aurait mélangé plein d'ingrédients au hasard. Le résultat est évidemment mauvais mais avec un goût unique. On ne se doute pas sans se documenter que le tournage a coûté 27 000 dollars et s'est étalé sur deux jours. C'est un élément important pour comprendre pourquoi l'oeuvre est passée à la postérité, même s'il n'en demeure pas moins pauvre et terriblement désuet. Intéressant comme symbole de la carrière de Roger Corman et des débuts de Jack Nicholson, en plus d'être ce qui se fait de mieux avec un carton et trois ficelles.
Cette « petite boutique des horreurs » na pas le charme de son remake, réalisé par Frank Oz, et malgré une bonne interprétation et un scénario qui tient la route, le résultat ne passionne pas et est à peine divertissant.
Entourée d'une aura "culte", cette comédie horrifique n'est finalement ni très comique, ni très horrifique. À l'exception de quelques gags ou dialogues absurdes, assez réussis, ce film hybride voit ses intentions souvent tomber à plat. Il souffre par ailleurs d'un manque cruel de moyens qui le rend kitschissime, mais peut éveiller la sympathie... Trois choses à noter. Le tournage a duré deux jours et une nuit (!). Un certain Jack Nicholson fait ici une apparition dans l'un de ses premiers rôles au cinéma, une petite apparition sans commune mesure avec le rôle vedette que semble lui donner l'affiche française (entre la sortie aux États-Unis et celle en France, en 1970, l'acteur était devenu connu...). Un remake sous forme de comédie musicale sera réalisé en 1986 par Frank Oz, avec notamment Rick Moranis et Steve Martin.
Une plante carnivore douée de la parole, particulièrement exigeante, semant l'inquiétude au sein d'un modeste commerce. En 1960, sort "La petite Boutique des horreurs" l'un des plus célèbres films de Roger Corman. Si l'on connaissait sa propension à réaliser vite et bien, autant dire qu'on tient peut-être le record en la matière ; deux jours de tournage ! Celui-ci poursuit sa collaboration avec Charles B. Griffith pour une comédie noire de haut vol. Dans la lignée de "Un Baquet de Sang", on retrouve d'ailleurs personnage principal chétif et mal dans sa peau, subitement propulsé au sommet de la gloire avant de se faire rattraper par les événements. Sans faute de rythme, "La petite Boutique des horreurs" est une fantaisie macabre, véritable régal par moments, où l'on trouve en outre l'une des premières apparitions au cinéma de Jack Nicholson. Son rôle de patient masochiste chez le dentiste constitue l'une des scènes les plus désopilantes du film. Délectable.
Un petit bijou d’humour concocté par Roger Corman, grand maître de ce qu’on a appelé la série B aux Etats-Unis, où l’on désignait sous ce vocable peu flatteur des productions hors des circuits hollywoodiens classiques et signées avec peu de moyens. Grand spécialiste également de l’épouvante, Corman a signé plusieurs adaptations d’Edgar Poe (Le Masque de la mort rouge, La Tombe de Ligeia, Le Corbeau…) qui sont autant de classiques du genre. Il se signale ici par un scénario tout en finesse et en second degré autour d’une plante carnivore mangeuse d’hommes, une réalisation expressionniste en clair obscur et une direction d’acteurs inventive où Jonathan Haze et Mel Welles notamment se livrent à des numéros épiques. Une vraie réussite à savourer avec gourmandise…