271 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
44 critiques spectateurs
5
9 critiques
4
10 critiques
3
14 critiques
2
10 critiques
1
0 critique
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Bertie Quincampoix
142 abonnés
2 053 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 22 février 2026
Réalisé en 1960 par Roger Corman, le pape de la série B, La petite boutique des horreurs est considéré comme l’un de ses films les plus emblématiques. Entre le burlesque, l’absurde et l’horreur, ce film tourné en deux jours raconte l’histoire d’un employé d’un minable fleuriste qui va faire décoller l’activité du magasin en y introduisant une mystérieuse plante carnivore. Douée de parole, cette dernière va réclamer de la nourriture en quantité toujours plus grande, ne se contentant plus des quelques gouttes de sang de sa jeunesse. Cette œuvre d’apparence mineure a marqué durablement les esprits : elle a donné lieu à une comédie musicale à Broadway et un remake en 1986. Et elle a directement inspiré des comédies mythiques – la bêtise drolissime des séquences finales, par exemple, seront citées consciemment ou non dans La Cité de la peur, comédie culte de Les Nuls sortie en 1994. Avec en prime, une petite apparition de Jack Nicholson dans l’un de ses premiers rôles.
Une série B limite Z signée Roger Corman mais où l on trouve plein de choses sympathiques. Une histoire d horreur mais légère, des personnages atypiques comme un tout jeune Jack Nicholson amateur de séances chez le dentiste ou la personne âgée en deuil permanent. C est fait avec des bouts de ficelle, c est assez décousu mais cela reste toujours sympathique.
Tourné avec 3,50 francs, ce film de Corman est un chef d’œuvre du genre, mêlant l'horreur et la dérision avec une précision diabolique. Les effets spéciaux sont minimalistes et pourtant empreints d'une terrifiante vérité. On sent que les comédiens se délectent de ces situations plus absurdes les unes que les autres. Nous aussi ! Ma scène préférée (et l'un des grands moments du cinéma de Corman) est celle de l'ouverture des bourgeons : effroyablement géniale...
La Petite Boutique des horreurs - film plutôt amusant avec des effets spéciaux forcément grossiers et en carton vu que c’est un film des années 50. Il y a l'originalité tel la nouvelle. Vaut un petit coup d'œil ! 3,4/5
Je comprend bien l'idée, tout est surligné pour faire rire au 3ième degré, mais je ne suis pas sensible à cet humour trop appuyé "c'est du délire" et le côté non-sense (je n'aime pas non plus ZAZ par exemple), du coup je me suis franchement ennuyé, et le film m'a paru très long alors qu'il est très court. Grosse déception pour ma part, j'avais envie de le voir depuis plusieurs décennies.
Roger CORMAN a la réputation d’être le producteur le plus économe, le plus avare en moyens et d’être ainsi devenu, au fil d’une filmographie aussi inégale que longue, le roi du système D. Sa petite boutique des horreurs constituant alors un très bon moyen de pénétrer son cinéma, tant sur l’aspect technique qui irrigue sa filmographie, décors hérités d’une autre production recyclés, effets spéciaux faits de bouts de ficelles, tournage condensé, mais servi par un scénario simple, que sur le plan du traitement de l’histoire et de ses personnages. Ce n’est pas la première fois que lui et son scénariste Charles GRIFFITH s’essayent à la comédie noire, voyez par exemple A Bucket of blood ni même que le héros s’incarne dans un être quelconque, gaffeur dont les maladresses, voire la poisse, l’entraineront dans les situations les plus inconfortables pour lui, les plus cocasses pour nous.
Seymour Krelboyne homme à tout faire et souffre douleur de son patron le fleuriste Mushnik, multiplie les bévues tant et si bien qu’il est à deux doigts de se faire licencier et qu’il ne doit de sauver sa place qu’à la condition qu’il parvienne à faire croître l’étrange plante qu’il cultive chez lui en secret. Cette plante qu’il a nommé Audrey Jr. En hommage à sa collègue Audrey dont il est amoureux, mais cette plante se révélera être dotée de quelques secrets, comme le don de parole mais surtout un insatiable appétit pour le sang et la chaire humaine sans oublier un sens de la persuasion évident grâce auquel elle obligera le pauvre Seymour à la nourrir aux abris des regards indiscrets. Corman nous présente alors une galerie de personnages, aussi absurdes que grotesques qui lui permettent ainsi qu’à Griffith de verser dans un humour extrêmement noir absolument jouissif, deux ou trois exemples : spoiler: le policier qui à l’annonce de la mort de son fils réagit avec un je-m’en-foutisme glaçant, cette vieille femme juive qui chaque jour vient quémander des fleurs pour la perte d’un membre chaque fois différent de sa famille ou cet improbable duo formé par un dentiste sadique et un patient masochiste, l’occasion d’apprécier ici l’une des premières apparition à l’écran de Jack NICHOLSON dont on devine déjà toute la latitude à incarner des êtres à la folie inscrite sur le visage. Les caractères principaux n’étant pas en reste, entre le tueur débile, sa copine niaise ou le patron tout droit sorti d’un petit précis du petit tyran fielleux avec les petits, mielleux avec les puissants, sans oublier une mère étouffante dont l’hypocondrie confine au ridicule.
Néanmoins il faut pour que la mayonnaise prenne souligner tout à la fois la maîtrise formelle de la réalisation de Corman et le talent des différents acteurs à la tête desquels Jonathan HAZE insuffle un jeu subtil dans l’exagération, usant des codes du « slap stick », de ceux de la comédie, mais aussi du théâtre pour incarner ce nigaud dont les meurtres « par accident » ne sont que la résultante d’un manque de caractère affirmé, dont tout le monde profite et surtout Audrey Jr.
Audrey Jr. dont les caprices ajoutent à l’humour évoqué plus haut, sa ligne de dialogue « Feeeeeeed me ! » étant passée à la postérité, devient une icône inamovible - au sens littéral du terme - elle y est, elle y reste et Seymour la nourrira bon gré mal gré. Les plans où elle est présente s’ils mettent en relief le manque de moyens et la faiblesse de certains effets spéciaux soulignent cependant le talent immense de Corman pour se jouer de ces écueils et plonger le spectateur dans son délire, ou pour reprendre une expression chère au septième art « la suspension consentie notre crédulité ».
Quant au scénario il a l’intelligence d’éviter les scènes d’un réalisme trop poussé n’apportant pas grand chose d’intéressant quitte à délaisser le vraissemblable de l’ensemble au profit de scènes comiques, de gags qui participent à rendre le tout cohérent en dépit du délire global.
Devenu aujourd’hui et avec raison culte, petit chef d’œuvre d’humour noir, le film constitue un résumé parfait du cinéma de Corman fait de briques et de brocs, une leçon de cinéma que Broadway adaptera plus de vingt ans après en comédie musicale dont le succès poussera Hollywood a adapter de nouveau cette petite boutique des horreurs là encore sous la forme d’une comédie musicale.
Une série Z fauchée et très bancale mais plaisante qui mêle horreur et burlesque avec cette plante aux 1000 visages, et qui offre au jeune Jack Nicholson un petit rôle irrésistible.
C'était au temps de l'âge d'or d'Hollywood en fin de vie qui produisait des chefs d'oeuvre avec quelques dollars là où les blockbusters actuels à coup fr centaines de millions de dollars sont des navets sans gout!
La Petite boutique des horreurs est probablement une des comédies les plus hilarantes des années 1960, et même encore aujourd’hui, j’ai du mal à lui trouver beaucoup de rivales dans les vingt dernières années. Ce film a été tourné en deux jours avec un budget minable, mais il est incroyable. Pourquoi ? Car déjà les acteurs sont énormes. Le casting est très relevé pour voir le niveau de la production, notamment car il y avait pas mal de débutants talentueux, à commencer par Jack Nicholson dans un second rôle. On reconnaîtra aussi Dick Miller, qu’on reverra plus tard dans les Gremlins par exemple. Mais tous les rôles principaux sont également au top. Jonathan Haze aurait fait un Gaston Lagaffe de premier ordre, Jackie Joseph une Mademoiselle Jeanne au top, et c’est limite à se demander si Franquin ne connaissait pas le film ! En tous cas les acteurs sont mémorables et Mel Welles aussi est brillant en fleuriste vénal. Les personnages sont tous très bien typés, et servent à merveille l’humour du métrage au gré de scènes toutes plus mémorables les unes que les autres (le repas chez la grand-mère hypocondriaque, la séquence d’ouverture avec une succession de personnages excentriques, les échanges du duo de flics…) Le film est incroyablement drôle grâce à ses acteurs, mais aussi grâce à ses dialogues affutés comme des rasoirs. Les répliques fusent, l’humour est dans chaque réplique, dans chaque situation, et le métrage est jubilatoire car en plus il est court. De fait, tout va au tac au tac, il n’y a aucun temps mort, c’est une mitraillette de gag, largement teinté d’humour noir car le film se veut vaguement horrifique. Il est même parfois très méchant, mais l’humour désamorce la violence sous-jacente de certaines scènes. Visuellement, c’est très convaincant. Le film a un budget minable, mais plein d’idées, comme ce générique en bande dessinée pour poser le quartier qu’on ne verra jamais en vrai, faute de budget. Il y a peu de lieux, mais toujours bien exploités, la mise en scène est sobre mais sert toujours l’humour et les gags, la photographie, restaurée, est très belle. La plante est évidemment serait assez peu convaincante dans un vrai film d’horreur, mais le film faisant le pari de la comédie, elle passe très bien, et d’ailleurs, son design rappelle également furieusement d’autres créatures botaniques carnivores du cinéma, à commencer par Sarlak de la Guerre des étoiles. Sincèrement, si l’on ajoute au métrage une musique assez pittoresque, La Petite boutique des horreurs est une petite pépite. Il est impossible de ne pas rire devant ce film où tout est loufoque. Une pépite comme Roger Corman a su en réaliser et en produire et qui ne prend pas une ride depuis plus de 60 ans. 5
Une comédie d'épouvante charmante de 1960. Roger Corman ne maîtrise pas tout dans cette amusante péloche mais les petits ratés sont encore plus amusants que le reste. Et au demeurant il y a quelques plans et quelques idées de mise en scène très bonnes. En outre les effets spéciaux d'époque et les dialogues sont plutôt fun. C'est court, drôle et faussement glauque et découvrir Jack Nicholson jeune (et déjà barré) constitue un bon point supplémentaire. Très originale pour l'époque en tout cas.
Il n'y a pas photo, le remake de 1986 est très largement supérieur à cette version d'origine fauchée de 1960. Après il n'est pas inintéressant de la découvrir, son approche franchement burlesque offre quelques très bons moments, comme la première apparition au cinéma de Jack Nicholson en patient masochiste du dentiste sadique.
Même si l'on parle de film culte ou nanar kitsch, on reste pantois devant un film aussi ridicule. Ce n'est pas l'histoire ou la plante en elle-même, ce sont les personnages tous niais et abrutis. Des caricatures vivantes, les femmes naïves et béates, les policiers abrutis, le héros débile mental dans sa façon de s'exprimer. Pénible.
1960, Roger Corman retourne aux sources et nous donne un formidable cadeau qui sera par la suite adapté en comédie musicale à succès et fera l'objet d'un remake (plutôt réussi d'ailleurs). cette comédie burlesque tournée avec un très faible budget s'appuie sur un scénario en béton armé et est servi par des acteurs qui mettent toute la gomme et sur-jouent à fond. Jonathan Haze qui joue le rôle principal mériterait d'être inscrit au panthéon des grands artistes comiques mais il n'est pas le seul de la distribution. Du grand délire d'humour noir sans le moindre moment faible.