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Lotorski
23 abonnés
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1,0
Publiée le 3 mars 2010
Peut-être à cause d'un déficit de concentration, je n'ai vraiment pas très bien compris l'histoire. J'ai quand même l'impression qu'elle n'est pas extrêmement bien narrée. En tout cas je me suis pas mal ennuyé et je crois vraiment que l'ami lino a joué dans d'autres films du genre bien meilleures.
Le film gagne en intensité dans sa deuxième partie. Plus dynamique et surtout plus resserré dans la recherche des faux amis..... Les éléments urbains sont tout à fait mis à contribution dans cette enquête sombre et énigmatique. Superbe trio d’acteurs.
Yves Boisset, fidèle à son style, bien que manquant d'un peu de rigueur, nous offre cet « Espion, lève-toi » et balance une charge contre les services secrets. Car oui, pour moi, ce sont ces derniers qui ramassent. Ils nous sont montrés comme étant capables de toutes les manœuvres qui soient pour conserver leurs pouvoirs. Et cette évidence ne répond à aucune nationalité. Tous sont à mettre dans le même panier. L'implication du régime soviétique dans la politique de déstabilisation du régime suisse, elle, est beaucoup plus minime. Boisset ne la survole pas, mais semble avoir plus de mal à cerner touts les méandres du sujet. Malgré le fait qu'il laisse quelques zones d'ombre, voilà un film solide et très bien porté par le trio Ventura-Piccoli-Crémer. Sans oublier la partition d'Ennio Morricone.
En 1982 Yves Boisset réalise, avec « Espion lève-toi », un film d'espionnage intéressant et de bonne facture. On y retrouve Lino Ventura, excellent dans le rôle d'un « agent secret dormant », en poste à Zurich. C'est là qu'il est « réveillé » par Michel Piccoli, qui se présente comme son supérieur hiérarchique mais qui se révèle être un personnage étrange et plein de secrets. S'en suit une enquête policière ambiguë, sur fond de terrorisme international et dans laquelle les bons et les méchants ne sont pas clairement identifiés. Le spectateur inattentif pourrait bien être rapidement décontenancé par les divers rebondissements qui rendent le scénario peu lisible, voire un poil obscur. La première partie est d'ailleurs victime de quelques longueurs mais ce léger manque de rythme est corrigé dans la seconde moitié qui s'avère plus palpitante, une fois les protagonistes démasqués. Au final, hormis son excellente réalisation, le film vaut surtout pour l'excellence de ses acteurs principaux. A signaler également une partition musicale du génial Ennio Morricone et des dialogues signés Michel Audiard, qui ne peuvent que participer activement à la réussite de l'ensemble.
Un bon film d'espionnage des services secrets français, nous montrant ainsi la manipulation, la dissimulation d'un individu. Par moment des zones d'ombres, qui malheureusement ne nous sont pas expliqués. Toutefois l'alchimie Ventura, Piccoli, et Cremer fonctionne
Honnêtement ça m’a déçu. Je suis en général très bon public pour les films avec Lino Ventura. Sa présence dans ce Espion Lève Toi, n’a pas suffit à m’emballer. J’ai trouvé le film trop austère, trop froid pour m’impliquer dedans sans pour autant que ces aspects passent pour du réalisme car ce n’est pas le cas. Je retiendrais quand même l’excellente rôle et la très bonne interprétation de Michel Piccoli avec un personnage tout en ambiguïté qui est selon moi la grande réussite du film et lui donne (un peu) de relief.
Yves Boisset est visiblement plus à l’aise dans le domaine du pamphlet ("Dupont Lajoie", "Le prix du danger") que dans celui du film d’espionnage tiré au cordeau. "Espion, lève-toi" ne manque pas de qualités, mais l’impression générale est celle d’un sous-Melville – avec le hiératisme mais sans l’incandescence sous-jacente, avec la qualité globale du scénario mais sans réelle tension dramatique, quelques éléments bancals (on a du mal à voir Krystyna Janda en activiste gauchiste) et un final raté, auquel on ne croit pas. Lino Ventura en est la première victime : un charisme évident (si on accepte le fait qu’il a quinze ans de trop pour le rôle), mais, balloté par les évènements, il n’a finalement pas grand-chose à faire et semble s’ennuyer – d’autant que Michel Audiard se contente d’assurer le minimum syndical et ne l’abreuve guère en répliques percutantes. En fait, ce sont Michel Piccoli et Bruno Crémer qu’on remarque le plus. Piccoli pour l’ambiguïté, l’empathie lisse et calculée qu’il donne à son personnage, Crémer pour la dureté militaire (on croit le revoir dans "La 317è section"), pas encore atténuée par la rondeur qu’il prendra par la suite. Une scène assez anodine du film, m’a fait penser que vraiment, le monde a bien changé depuis 1982. Celle où Ventura débarque dans un bar homo à la recherche du tueur Ramos (Marc Mazza, très caricatural). On le voit, très "mâle occidental dominant", se baladant au milieu d’une foule louche qu’il regarde d’un air hostile, en attendant de mettre la main sur la petite frappe qui le mènera à son gibier. Aujourd’hui, on ne pourrait plus filmer une scène comme ça. Le bar homo serait devenu un truc "tendance", plein de types festifs, Ventura serait vu comme un beauf ou un mec ridicule. "Espion, lève-toi" était encore un "film d’hommes", comme on disait – et comme on ne dit plus. Oui, vraiment, le monde a changé…
Un agent dormant français, implanté à Zurich, est réveillé par un supérieur qui pourrait bien être du KGB. "Espion, lève-toi" ne propose pas réellement d'intrigue, mise à part dans son dernier acte un peu plus dynamique, et sa réalisation est très sobre. Néanmoins, le film se révèle assez prenant, avec son ambiance froide, cynique, et implacable, soutenue par la BO de Morricone. Cette atmosphère est due en grande partie au talents des acteurs principaux, impeccables. Entre Piccoli et Cremer, le personnage de Ventura évoque par ailleurs celui de Robert Redford dans "Three Days of the Condor", sorti quelques années plus tôt. Bon film d'espionnage.
Déjà connu pour ses films très engagés, il était normal que Y. Boisset signe un film d'espionnage réaliste, un film sec et tendu, violent et loin des effets de mode. En réunissant un solide casting sur fond d'une intrigue nébuleuse (qui n'est pas sans rappeler le "Scorpio" de M. Winer), le script est parfois difficile à suivre vu que nous sommes du point de vue du héros, qui ne sait donc pas qui lui ment et qui est son véritable ennemi. L. Ventura prête sa haute stature à ce rôle fort, secondé par un M. Piccoli dans une forme éblouissante. La mise en scène évite les effets spectaculaires pour nous offrir des cadres bien composés et le montage est parfaitement géré. On a le droit de trouver ça ennuyeux mais c'est également assez fascinant et plonge dans l'envers d'un décor d'un monde souterrain, sans pitié et sans rédemption possible. Du bon cinéma français à l'ancienne, solide et au propos cohérent. D'autres critiques sur
Un thriller d'ambiance tendue durant les années de guerre froide entre le SDEC et le KGB. Un suspense bien mené par la mise en scène efficace d'Yves Boisset, l'excellente et très reconnaissable BO d'Ennio Morricone, et le jeu des fantastiques acteurs que sont Michel Piccoli et Lino Ventura. Seuls regrets pour ce film : le coté obscur et la finalité très floue de l'histoire, ainsi que le passage à l'action qui met un temps infini à se produire.
Tant de si bons acteurs et de bons scénaristes pour un film aussi ennuyeux ! En effet on s'ennuie ferme du début à la fin. On peine à suivre l'intrigue. Pourtant le jeu des acteurs est bon, mais on manque terriblement de rythme. J'adore Lino Ventura, mais ce film est à oublier.
Un bon film d'espionnage à la française des années 80 avec une bonne petite intrigue et une belle brochette d'acteurs, Cremer, Piccoli, Ventura. A voir.
Il est regrettable que la paresseuse réalisation laisse vraiment à désirer (avec éclairage grossier des acteurs, ombre du cameraman, seconds rôles sous exploités, direction des figurants etc...) et que certains détails soient horripilants (voix en off avec indication d'une heure bidon). C'est dommage car Lino Ventura est égal à lui-même, impeccable.
Film remarquable despionage. Probablement le meilleur de tous les temps car il montre le mécanisme inexorable et sans pitié d'une guerre entre l'est et l'Ouest pendant la guerre froide entre lEurope et les Russes. Et qui pouvait mieux incarner dans le rôle principal Ventura en homme viril qui se rebelle devant le système qui la crée ? Pas une seconde de répit. Une intrigue simple et incompréhensible au départ, mais qui se révèle au fur et a mesure, terrible, comme une mâchoire d'acier qui se referme sur nos deux héros, l'espion réveille et sa femme libertaire. Un sans faute. Du grand art qui ne vieillit pas, comme les films dhitchkock.