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4,5
Publiée le 1 mai 2021
Je pense que Le Canardeur se perd dans tous les films commerciaux de Clint Eastwood car il surpasse de loin la plupart de ses tentatives des années 70. Le film de Cimino raconte l'histoire d'un criminel fatigué qui veut se la couler douce mais une jeune fille pleine d'idées romantiques l'incite à revenir dans le jeu. En cours de route la violence et le chaos qui ont poussé Eastwood à tout quitter à l'époque les rattrapent et ils doivent se battre pour leur vie. Ce film est un must pour les fans d'Eastwood de Cimino de Kennedy et de Lewis mais il appartient à Jeff Bridges. La plupart des chamailleries utilisées dans les films de potes moins connus sont supprimées au profit d'une grande interaction entre les deux personnages et Clint peut encore briller comme l'un des durs à cuire les plus cool des années 70...
Ce premier film de Cimino est une sorte de road-movie et de film de braquage. Le duo Eastwood/Bridges fait merveille (rencontre de deux tous grands), les seconds rôles ne sont pas en restent. Film drôle et tendre mais la fin est cruel car les personnages sont attachants, Cimino apprécie déjà les décors naturels comme pour ces films suivants.
De Michael Cimino (1974). Un bon film d'action , de poursuite et d'amitié . Clint Eastwood est comme à son habitude formidable mais c'est aussi et surtout le jeune Jeff Bridges qui crève l'écran et est très attachant .
Un Buddy Movie, un Road Movie, un western moderne qui profite de la présence de Clint Eastwood pour renouveler les archétypes du genre voilà comment je définirait rapidement ce « canardeur ». C est un film qui démarre de manière légère voir comique avant de prendre de l ampleur et de s avérer un peu plus sombre à l image de ce que deviendra par la suite le cinéma de Michael Cimino.
Premier long-métrage réalisé par Michael Cimino, "le canardeur" n'est pas une oeuvre forcément très marquante, mais l'ensemble se suit avec un certain intérêt grâce au sympathique duo que forme Clint Eastwood et Jeff Bridges, mais aussi pour la qualité de sa mise en scène.
Un film certes qui ne se prend guère au sérieux, mais qui, de mon point de vue, ne vaut que par les scènes de type road-movie et les différentes cascades en voiture. Le scénario est lui, élémentaire, avec de nombreuses ellipses et ne s'embrasse guère de la vraisemblance
Michael Cimino signe ici une belle prestation pour son premier coup d'essai cinématographique. Tout d'abord, on peut dire que le film repose en partie sur le duo Clint Eastwood / Jeff Bridges, le premier ayant déjà acquis une certaine notoriété et le second démarrant sa carrière. Ensuite il se rapproche du "Nouvel Hollywood" des 70's où les réalisateurs abordent des thèmes nouveaux, parfois tabous. Il n'hésite donc pas dans ce cas à présenter le personnage joué par Clint, truand rangé, en pasteur et à grimer celui joué par Bridges, jeune hippie en roule libre, en femme pour les besoin d'un braquage ; de même que Lightfoot est attiré par Thunderbolt, un peu comme le père (ou le mentor) qu'il n'aurait jamais eu, sa relation étrange peut poser au spectateur des questions sur la sexualité. De plus le film se déroule dans les vastes paysages des parcs nationaux américains (d'ailleurs magnifiques) dont les décors et les fusillades sont un hommage à John Ford et que le réalisateur s'est appliqué à filmer d'une belle manière. On peut donc y voir un hommage au western et la nostalgie d'une certaine Amérique en pleine évolution. Au final, ce "road-movie" quelque peu atypique, ponctué de nombreuses touches d'humour comme j'apprécie (de l'ironie et des sous-entendus nombreux), ne laisse pas indifférent malgré des fautes de rythme et quelques longueurs. Il est en quelque sorte la bascule entre le cinéma à l'ancienne et ce "nouvel Hollywood". Il préfigure le futur chef d'œuvre de Cimino : Voyage au Bout de l'Enfer. Pour l'anecdote, il est sympathique de savoir que c'est Clint Eastwood qui avait créé sa société de productions de cinéma, "Malpaso", et qui a acheté le script du "Canardeur" et a choisi Michael Cimino pour la réalisation.
Quatre ans avant de réaliser « Voyage au bout de l'enfer », Michael Cimino signe son premier long-métrage en 1974. Sa carrière est ainsi lancée avec l’aide de Clint Eastwood qui lui offre l’opportunité de livrer cette petite fantaisie sur fond de braquage d’une banque. En effet, la noirceur laisse sa place à un ton résolument léger avec une intrigue qui repose sur les relations compliquées entre quatre malfrats. L’étude de ces personnages s’effectue à travers un mélange de genres bien rythmé (drame, policier, comédie, road movie, etc.). On n’a pas le temps de s’ennuyer même si le scénario souffre de quelques facilités très prévisibles. Bref, sans parler de chef-d’œuvre, il s’agit d’un bon divertissement.
Premier film du futur réalisateur de "The deer hunter" ou "Voyage au bout de l'enfer" en version française, Le canardeur" mélange habilement les genres commençant par le road movie pour enchaîner avec le film de braquage, le tout sous influence un peu westernienne. Si le duo Eastwood/ Bridges fonctionne on a forcément une préférence pour le second. Un jeune un peu fou ne voulant vivre que d'argent facile et de femmes. Une bonne pioche que nous avons là, film peu connu de Michael Cimino mais qui vaut le coup d'oeil.
Le format CinémaScope embrasse et filme de manière sublime les paysages, les montagnes, les rivières et des prairies. Michael Cimino a réalisé pour son premier film un western avec des voitures à la place des chevaux. Ce qui donne des plans sublimes avec un superbe paysage où l'on voit passer dans l'herbe une voiture ! L'autre qualité et élément marquant du film: la relation entre Clint Eastwood et Jeff bridges, deux personnages paumés qui se croisent par hasard. Le premier est un prêtre au début du film et nous aurons peu d'explication sur cette situation de départ plutôt surnaturelle. Le deuxième est un jeune homme qui vole une voiture, qui a l'air joyeux, libre, mais qui ne dit rien sur son passé. Ils vont rencontrer les anciens acolytes de Clint Eastwood qui ne sont pas faciles, mais qui sont plutôt des rigolos et aussi des méchants puisqu’ils finiront par tuer Jeff Bridges à force de lui donner des coups de poings et de pieds. Le film parle énormément du machisme américain et de sa contrepartie c'est-à-dire la misogynie et l'homosexualité refoulée à travers le travestissement de Jeff Bridges que ne semble pas supporter George Kennedy ou du plan sur George Kennedy qui enlève son masque pour regarder les organes génitaux du jeune couple dans la maison du patron de la banque. Le film regorge de plans équivoques. Le film trimbale ou colporte une mélancolie forte qui court à travers les deux personnages principaux. Personnages qui retrouvent un peu de gaieté suite à leur rencontre, avec les petites scènes au café pour le petit-déjeuner ou alors dans la chambre d'hôtel avec les deux filles que ramène Jeff Bridges alias Lightfoot. Le film conforte son lot de plans étonnants dans ce film de gangster et de polar au Far West. Un exemple typique: lorsque George Kennedy et son copain retrouvent Thunderbolt et Lightfoot dans la montagne, les frappes, les menaces, il leur donne des coups et puis finalement la scène se termine au bord de la rivière tous assis sur les cailloux, comme s'ils allaient pique-niquer ensemble. Étonnant !