Ce n'est pas toujours très fin, mais on passe dans l'ensemble un bon moment. Enfin dans la première heure, car ensuite, le film retombe, l'humour et les gags deviennent lourds et ridicules. Si bien que ça gâche tout.
Michel (Michel Constantin) et Serge (Jean Yanne) se sont connus en prison et la quittent à un mois d’intervalle. Serge a caché des bijoux volés, et compte les vendre après avoir réglé son compte à sa femme (Mireille Darc), coupable de l’avoir fait arrêter. Dans l’œuvre de Lautner, il y a des hauts et des bas, en dépit du fait qu’il applique souvent la même recette : réaliser un film de gangsters qui ne se prend pas au sérieux, mélangeant scènes d’actions et scènes burlesques. La vraisemblance de l’intrigue importe alors peu, mais dans cet opus, on pousse le bouchon trop loin. De plus, l’humour est d’une lourdeur permanente, les gags, à quelques exceptions près, semblant étudiés pour faire rire des enfants. S’ajoutent à l’ensemble des dialogues assez mauvais. Dans un tel contexte, on semble demander aux acteurs de faire ce que le public attend d’eux, à savoir ce qu’ils ont déjà fait souvent, trop souvent, donnant une impression de déjà vu. Les quelques trouvailles de la mise en scène ne peuvent sauver l’ensemble. Si Lautner était le cinéaste des séances du samedi soir, il y en a qui à l’époque ont dû avoir des réveils pénibles, comme l’aurait écrit Audiard, malheureusement absent du générique.
Ce film mérite à mon sens l'appellation "film culte" au même titre que "les tontons flingueurs". Terriblement distrayant,jubilatoire(des centaines de morts"pour rire"avec un fusil silencieux)il est le reflet d'une époque où la crise économique n'était pas encore apparue.Sur un scénario efficace de Bertrand Blier(l'esprit des "valseuses"n'est pas loin), il dresse une galerie de portraits truculents(ah la compositon de Rufus en prof d'anglais!)incarnés notamment par de jeunes acteurs issus du café théâtre(Coluche jeune comédien est même de la partie).Jean Yanne et Mireille Darc offrent un duo savoureux (ah leur longue étreinte sous un drap entortillé!) accompagné par un Michel Constantin toujours aussi impassible et un Bernard Blier toujours aussi gouailleur .Une vraie pépite,reflet d'un certain esprit 68.!
Très mauvais film, c'est pauvre en histoire et mauvais en humour. Bertrand Blier a toujours été un mauvais scénariste avec ses histoires tordus et son humour vulgaire, je peux vous citer le très médiocre le bruit des glaçon. Cependant quelques répliques sont bonnes dignent d'un bon Audiard et ce plaisir de voir Coluche très jeune même quelques minutes. Mais ne perdez pas votre temps pour si peu.
Le maitre de la parodie frappe encore, film policier burlesque superbement interpreté par Yanne, Constantin quel tueur sympathique et la beauté de Mireille darc qui illumine le film.
Ennui certain à la vision de ce film qui manque cruellement de rythme. Quelques répliques font mouches, quelques acteurs sont bons (Yanne, Constantin), d'autres très mauvais.
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1,5
Publiée le 1 mai 2021
Laisse aller... c'est une valse ! est censé être spirituel mais c'est souvent languissant. C'est censé être drôle mais c'est souvent épais. Seuls quelques dialogues peuvent vaguement sauver cette histoire et quelques répliques de quelques acteurs sérieusement bons. Bernard Blier est excellent Jean Yann et Mireille Darc aussi. Mais ce film est la fin d'une ligne née dans les années 50 une ligne qui a eu ses jours et ses mythes une ligne qui est entrée en décadence dans les années 70 avec des films comme celui-ci. Les mafieux ne sont plus drôles, spirituels et amusants les parodies de films noirs sont devenues ennuyeuses avant de disparaître et c'est simplement la fin d'une époque formidable...
Je voue un véritable culte pour les films de cette lointaine époque, celle de mes parents. On a là une belle bande de comédiens, l'histoire est marrante et surtout, les dialogues à la Lautner écrits par Bertrand Blier sont à mourir de rire et les situations aussi. Jean Yann et Bernard Blier sont géantissimes. J'ai du le voir au moins 5 fois ce film et à chaque fois, je marche à fond. A regarder si on a un coup de blues ou pas d'ailleurs mais en tout cas, on se marre. " Finalement, le pognon c'est toi qui l'a? - Ben, ouais. - C'est pt'être pas très honnête...?- Chai bien mais on va pas s'mette à travailler..." !!!!!
Scénario et montage décousue, bande originale abominable... Je n'ai pas beaucoup aimé. Il y a un burlesque bien trop surjoué qui dessert le film. Les dialogues sont peu recherchés. On appréciera à peine les bruitages d'armes à silencieux. La présence de Bernard Blier est minime, beaucoup de jeunes acteurs sont présents et disparaissent bien vite... Peu de temps pour apprécier le tout.
Franchouillard et frisant l'amateurisme (1.75/4). Si l'on peut de prime abord se laisser entrainer dans ce film de gangster, passé l'élan des premières scènes on doit rapidement se rendre à l'évidence, s'il partage le même réalisateur, George Lautner, et l'acteur Bernard Blier, « Laisse aller... c'est une valse » n'a rien en commun avec les « Tontons Flingueurs ». Rapidement le film s'embourbe dans une histoire improbable qui mêle à tout va, sans rigueur ni adresse, suspense, action, romance et comique. C'est sans grande conviction que l'on se laisse porter par le rythme du film et les minauderies de Mireille Darc. Pour pallier à la pauvreté de son scénario le film fait défiler une galerie de personnages supposément comiques (les tueurs, le professeurs d'anglais, Tosca, les chasseurs...), mais là encore, à quelques exceptions près, il est difficile d'accrocher à ces caricatures grossières. Dans le dernier tiers le film vire à la parodie en s'appuyant sur un mise en scène volontairement exagérée des scènes de fusillade. Le second degré n'ayant jamais tenu lieu de talent, le résultat est avant tout grotesque et achève de ranger « Laisse aller... c'est une valse » dans la catégorie des films médiocres au voisinage de « Faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages », loin, très loin, des « Tontons flingueurs » dont il n'a ni la verve savoureuse, ni l'allure.
« Laisse aller c’est une valse » est assurément à inscrire au rang des films jubilatoires de Georges Lautner comme il savait si bien les faire, entouré de sa fidèle équipe d’acteurs et de techniciens depuis le début des années 1960 jusqu’au mitant des années 1970. Le film qui sera un solide succès vient à point nommé car juste avant le réalisateur venait de subir un échec commercial avec « La route de Salina », film très personnel avec Mimsy Farmer sur une musique de Christophe. Ce film réévalué depuis restera toujours le favori de Georges Lautner. Pour l’occasion Lautner fait appel à Bertrand Blier fils de son fidèle compagnon Bernard Blier qu’il a déjà utilisé à quatre reprises comme assistant. Le quatuor de choc composé de Jean Yanne, Mireille Darc, Michel Constantin et Bernard Blier est secondé par de jeunes pousses comme Coluche, Rufus, Daniel Prévost ou Philippe Khorsand et de vieux briscards des seconds rôles comme Jess Hahn, Paul Préboist, Venantino Venantini. On peut donc s’attendre au meilleur. On ne sera pas déçu avec Mireille Darc minaudant avec son charme fou parfumé d’une duplicité teintée d’une naïveté feinte exquise, Jean Yanne dans son registre favori de grande gueule au cœur d’artichaut, Michel Constantin carré comme à son habitude qui sait lui aussi colorer son allure marmoréenne de saillies comiques plutôt bien senties et enfin Bernard Blier plus discret mais dont chacune des apparitions (dont une inénarrable en jogging) met instantanément en branle les zygomatiques. Il convient après avoir constaté que le film a été réalisé il y a 55 ans de le replacer dans son contexte et de savoir que l’humour grivois très en vogue à l’époque exposant un machisme de façade, tourne en réalité ici la gent masculine en ridicule. Mireille Darc en particulier qui ayant tourné treize fois sous la direction de Lautner n’était pas dupe de son personnage faisant jeu égal avec les deux malfrats un peu bas du front qui se font manipuler. L’intrigue est certes plutôt prosaïque mais construite à dessein pour assurer l’effet escompté. Faire passer au spectateur cent agréables minutes. Le second degré était l’expression favorite de Lautner qui soyons en sûr était un humaniste. Pour s’en convaincre, il suffit de visionner des films comme le « 7ème juré », « Arrêtez les tambours » ou « La route de Salina ». Georges Lautner était certes ce qu’on appelait souvent avec un certain dédain un faiseur mais sans aucun doute l’un des plus talentueux et hétéroclites de son espèce.
Comédie policière franchouillarde et complètement barrée, qui a beaucoup vieilli mais qui fait encore sourire grâce aux dialogues et à l'excellent casting (Jean Yanne, Mireille Darc, Bernard Blier, Rufus entre autres, et petite apparition de Coluche à ses débuts). La mise en scène oscille entre gags rocambolesques et allures cartoonesques par moments. À conseiller aux fans de second degré.