Film de très bonne facture. L'originalité n'est certes pas son point fort, car il suit les schémas classiques du Western, cependant il se déroule en Australie et réunit deux grands noms : Tom Selleck et Alan Rickman, ce duo étant une petite curiosité inattendue dans ce genre. L'histoire est captivante et les immensités austères et fascinantes de l'Australie sont très pittoresques. Un Western injustement méconnu, sur fond de romance et de défense des aborigènes.
Curieux film que ce Quigley Down Under, à mi-chemin entre l’aventure émancipatoire d’un Indiana Jones and the Temple of Doom (Steven Spielberg, 1984), spoiler: au terme de laquelle les opprimés sont libérés de leurs chaînes , et le western traditionnel américain transporté en Australie, empruntant à l’un son sens du spectaculaire associé à une autodérision ludique, à l’autre son écrite ainsi que ses personnages manichéens. Le titre indique d’emblée cette intention d’aller « tout en bas », indication tant géographique – surnom donné à l’Australie – que folklorique et thématique, en ce que le mouvement d’ensemble est celui d’une descente dans les profondeurs des injustices d’un système. Pour le dénoncer et le corriger sont défendues les valeurs de l’amitié et de l’amour, par le biais de la relation entre ledit Quigley et Crazy Cora dans laquelle se rencontrent les cultures ; ce recours à un étranger rejoue le stéréotype du regard distancié à valeur moraliste, d’autant que le séjour du héros se limite au temps du spoiler: combat mené contre les exactions . En cela, le cinéaste Simon Wincer prolonge sa réflexion sur le mythe et l’individu, thématique chère au cinéma australien, que nous pourrions résumer ainsi : projeté dans un espace mythique, un individu jusqu’alors extérieur observe son fonctionnement pour mieux rectifier ses défauts : si Mad Max en constitue l’archétype, nous pourrions citer également le remarquable Fair Game (Mario Andreacchio, 1986) ou l’amusant Razorback (Russell Mulcahy, 1984), dans lequel une journaliste newyorkaise débarquait en Australie spoiler: pour y affronter une créature mythologique . La démystification passe ici, comme dans Crocodile Dundee (Peter Faiman, 1986), par le comique. Un divertissement de qualité porté par la partition mémorable de Basil Poledouris qui lui confère rythme et identité.
En suivant la carrière de la belle Laura San Giacomo, je tombe sur ce western australien qui renouvelle le genre en grande partie grace au couple (très) original qu'elle forme avec Tom Selleck. Mais au delà cette histoire d'amour "contrariée", les ingrédiens d'un bon western sont bien présents. Les images du bush australien sont somptieuses, les rebondissements se succèdent à un bon rythme dans une histoire où les méchants ne donnent pas leur part aux chiens. Seul bémol, les aborrigènes australiens servent à mes yeux un peu trop de faire valoir à la différence par exemple de la place centrale tenue par la resistance indienne dans le superbe "Danse avec les loups" de Kevin Costner (film qui date d'ailleurs de la même époque). Le duel final vaut aussi son pesant de cacahuètes avec en supplément l'humour décalé australien digne de "Crocodile Dundee" !
La première scène donne le ton du film : le héros, Matthew Quigley, débarque en Australie habillé à la Buffalo Bill et se trouve embringué dans une bagarre. Vous remplacez les chevaux d’attelage par des bœufs, les tuniques bleues par des tuniques rouges et les Indiens par des Aborigènes, et vous obtenez un western décentralisé en Océanie. « Monsieur Quigley, l'Australien » est un film assez surprenant qui reprend à la fois les codes du western classique, mais aussi les codes des films des années 80/début 90 : action, pointe d’humour, amourette, bagarre et cascades, leviers émotionnels et méchants très méchants (qu’on a plaisir à voir se faire dégommer). Le tout dosé avec beaucoup d’équilibre et de malice au cœur d’un magnifique paysage, le bush australien. Alan Rickman reprend un rôle de « salaud », prétentieux, narcissique et (trop) sûr de lui. Tom Selleck est un « rock » déterminé et inébranlable, mais pas insensible. Laura San Giacomo ajoute une touche de « folie » et d’innocence. « Monsieur Quigley, l'Australien » est un très bon western qui remplit son contrat, être divertissant et original de bout en bout. Retrouvez mon amour du Far West dans le roman WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU - Eds VERONE - TOME 1.
Voilà un film de qualité qui est injustement méconnu. Si l'originalité n'est pas son point fort, ce western est tout de même un très bon divertissement dans lequel le charismatique Tom Sellek affronte le méchant et toujours génial Alan Rickman.
"Mr Quigley, l'Australien" : western, film d'aventure, action et romance australo-américaine réalisée par Simon Wincer. Sorti en 1990. Un bon film avec : Tom Selleck, Alan Rickman, Laura San Giacomo. Un western dans les immensités australiennes. bien réalisé. Bon scénario. Tom Selleck est très bon.
Un western singulièrement beau et atypique, une habile variation des codes inhérents au genre à mi-chemin entre "The proposition" de John Hillcoat pour son cadre australien assez rude et "Danse avec les loups" pour son message pacifiste et sa rencontre avec une fascinante culture ancestrale même si ici le thème de l'aborigène est abordé de façon superficielle, le film privilégiant l'action. Malgré un certain côté anachronique, un long-métrage attachant avec quelques séquences fortes émotionnellement et quelques scènes d'action bien mises en scène, un ensemble porté par le charismatique Tom Selleck face à un Alan Rickman plutôt intéressant dans son rôle toutefois extrêmement classique de riche propriétaire terrien cupide et cruel. Sans être un chef d'oeuvre, une bonne petite réussite.
Peut-on s’imaginer en 1860 un cow-boy du Wyoming lutter à mort pour défendre les peuplades indigènes contre des colons propriétaires terriens qui s’approprient les terres sauvages aux proportions démesurées en ne souffrant aucune présence des natifs alentours ? C’est ce qui arrive à Matthew Quigley, tireur d’élite, quand il débarque en Australie occidentale pour répondre à une offre d’emploi consistant à tuer les dingos sauvages dévoreurs de moutons, et quand il apprend que les véritables cibles seront les Aborigènes. Naturellement en désaccord brutal, en fuite et mis hors-la-loi, il s’organisera pour mettre le puissant parrain assassin hors d’état de nuire avec l’aide d’une prostituée schizophrène et des peuplades autochtones. Western agréable où on se laisse prendre au jeu du héros seul contre tous, perdu dans un désert qu’il ne maitrise pas, et où se jouera un jeu de proies et de chasseurs tant dans les bourgades semblables à celles du Far-West que dans le désert australien.
Un western qui se passe en Australie avec le premier sniper, fallait oser! Et pourtant ça marche... Action, humour, romance tout y nellement je viens de découvrir ce film injustement méconnu et je me suis éclaté.
Bon, vu comme ça, il n'est pas forcément évident que "Mr Quigley l'australien" est un bon film, surtout si l'on se penche sur la filmo du sieur Simon Wincer ("Sauvez Willy", "Le fantôme du Bengale"... que du lourd). Et pourtant, je l'aime bien, moi, ce Quigley. Sur fond de colonisation, il nous offre un récit très classique, au ton plutôt léger mais bien plus sombre qu'il n'y parait (on y flingue de l'aborigène par paquet de douze), compensant son manque d'originalité par une mise en scène efficace magnifiant les superbes étendues désertiques d'Australie et par la présence toute en classe tranquille de Tom "The Moustache" Selleck. Un bon moment en perspective qui mérite une petite redécouverte.
Donc pour Hollywood, l'Australie vers 1880 c'est des blancs irlandais anciens forçats racistes et tueurs d'enfants, des blanches putes ou folles qui tuent leur gamin à cause de comanches qui voulaient juste rigoler (parce que les comanches en 1880 c'est des gentils bien sûr) et des britanniques arrogants, stupides et lâches. En face il y a les gentils aborigènes qui maîtrisent la médecine, qui sauvent les blancs (même quand ceux ci les massacres, ben oui, eux ils sont gentils) et qui réunissent une armée en 5 minutes. Bon, heureusement qu'il y a le gentil américain qui vient apporter la démocratie (enfin ... presque) à coups de flingues (normal) et en respectant la culture des autochtones (ah ah ah)... et puis bien sûr une belle happy end avec un bisou.
Un bon western sympa. Un cowboy américain au milieu du bush australien, des aborigènes à la place des indiens, de bonnes scènes d'action relayées par des dialogues sympa. un bon moment de cinéma !