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Un visiteur
5,0
Publiée le 17 mai 2008
Non Elvis n'est pas mort !! Il a simplement échangé sa vie avec un sosie mais il a perdu le contrat dans un accident de barbecue et vit désormais dans une maison de retraite, avec un cancer du pénis, et s'ennuie ferme. Heureusement pour lui et son pote, le président Kennedy, toujours vivant et devenu noir, une momie égyptienne mangeuse d'âme va venir troubler leur ennui colossal. Vous l'aurez compris, Bubba Ho Tep est un film très con, qui ne se prend pas au sérieux (ce qui n'empêche pas quelques moments d'émotion) et revisite sous forme de comédie le film d'horreur des années 50 (l'époque d'Elvis), quand les momies faisaient encore peur. Bruce Campbell est hilarant en King blasé et malade, contraint de chasser la momie pour retrouver un peu de sa gloire passé. Le film est également un hommage tendre à Elvis Presley et n'égratigne en rien la légende du King. C'est aussi une réflexion sur la vie des stars, qui voudraient parfois mettre de côté leur vie faste l'espace d'un temps mais qui refusent de le faire de peur de se voir définitivement enterrées (d'où la mort d'Elvis dans le film : la star est morte mais pas l'homme). Bref, un film qui a l'air con mais qui au fond ne l'est pas tant. A voir d'urgence.
Le scénario est basique, et même si le film est un bel hommage au King non en tant que rock star splendide mais en tant quhomme vieillissant désabusé, le métrage ne décolle jamais, plombé par une histoire qui hésite entre lhagiographie dElvis et la trame mollement fantastique dont on se fout, au final, un peu. Un exercice vain bien quoriginal. On retient tout de même la brillante prestation de Bruce Campbell.
Culte ça ? J'ai bien du mal à comprendre d'où vient la bonne réputation de ce long métrage de Don Coscarelli. Certes, le pitch de départ est sympathique mais il ne tient pas la longueur. Loin de là ! Cette comédie horrifique avec son humour graveleux et son visuel cheap devient bien vite très lourdingue. C'es mou, moche et mal écrit. Deux/trois répliques à retenir ainsi que la présence de Bruce Campbell au casting. Le reste est à jeter.
Bubba Ho-Tep, réalisé par Don Coscarelli, est un film improbable qui marie l’horreur et la comédie de manière excentrique et décalée. Adapté d’une nouvelle de Joe R. Lansdale, ce film propose un mélange unique de mystère surnaturel et de réflexion sur la vieillesse, l’identité et la mémoire. À première vue, l’histoire pourrait sembler un pastiche ridicule : Elvis Presley et John F. Kennedy, pensionnaires d’un asile psychiatrique, affrontent une momie maléfique qui menace de détruire une petite ville. Mais sous cette surface absurde se cache une exploration subtile des thèmes de l’isolement, de la fin de vie et de l’héroïsme inattendu. Une intrigue décalée mais poignante
L’intrigue de Bubba Ho-Tep est à la fois bizarre et brillante. La ville de Mud Creek est sous la menace d’un mal ancien : une momie, surnommée Bubba Ho-Tep, qui s’attaque aux habitants pour absorber leur énergie vitale. Le seul espoir de l’arrêter réside dans deux pensionnaires de l’asile local : un Elvis Presley (interprété par Bruce Campbell), désormais âgé et en proie à des doutes existentiels, et un homme qui se prend pour Jack Kennedy (Ossie Davis), défiguré et exilé dans sa propre folie. Ensemble, ces deux figures historiques légendaires, au bord de la fin de leurs vies, décident de s’unir pour combattre cette menace surnaturelle.
Le film se joue avec les conventions du genre horreur en les inversant : au lieu de jeunes héros courageux, nous avons des personnages âgés, fragiles, mais toujours prêts à défendre ce qui reste de leur dignité. Ce contraste, entre l’absurdité du scénario et la gravité de certains thèmes, crée un décalage souvent hilarant mais aussi profondément émouvant. Des performances surprenantes et émouvantes
Bruce Campbell, souvent associé à ses rôles dans des films d’horreur plus classiques comme la saga Evil Dead, livre ici une performance étonnamment touchante en Elvis Presley. Loin du jeune rockeur charismatique, il incarne un Elvis vieillissant, nostalgique et désillusionné, dont la rédemption viendra non pas par la musique, mais par l’action héroïque. Son interprétation est à la fois drôle et poignante, capturant l’essence d’un homme qui a perdu son éclat mais qui reste un héros dans son âme.
Ossie Davis, dans le rôle de l'homme qui se prend pour JFK, est tout aussi remarquable. Son personnage est aussi un symbole de la perte et de la déchéance, une figure nationale devenue un vieil homme, un peu fou et solitaire. Leur duo improbable avec Campbell fonctionne parfaitement, apportant à l’histoire une profondeur inattendue dans ses moments les plus absurdes. Ensemble, ils forment un tandem comique mais profondément humain, et leur dynamique, mélange d’humour et de tendresse, est ce qui donne au film sa dimension unique. Un film à l’humour décalé et à l’ambiance singulière
Visuellement, Bubba Ho-Tep ne joue pas sur les grands effets spéciaux, mais sur une atmosphère de délabrement et de décadence, qui se marie parfaitement avec le ton général du film. L’asile où se déroule l’essentiel de l’action est une métaphore de la fin de la vie, un lieu où le passé et le présent se confondent, et où les héros déchus trouvent un sens à leur existence à travers un combat final. Le film joue sur des couleurs terreuses et une ambiance tamisée, qui accentuent cette atmosphère mélancolique et presque nostalgique.
Le film utilise également une bande-son qui complète bien son ambiance unique, mélangeant des morceaux rétro qui rappellent l’époque de Presley avec une musique plus inquiétante pour les scènes d’horreur. Ce mélange d’éléments visuels et sonores crée un effet de décalage qui nourrit l’aspect à la fois comique et grotesque du film.
Presse-les dans l’EHPAD. Cette petite comédie bis est passée totalement sous les radars à sa sortie, du moins sous les miens. Pourtant, le pitch peut difficilement laisser indifférent. Elvis Presley est toujours vivant et il végète avec ses problèmes de hanches et de zigounette dans une maison de repos du Texas. Enfin le personnage dit être le king mais rien n’est moins sûr. Avec Jack, son pote parano persuadé d’être un JFK poursuivi par on ne sait qui, il traîne et tente de trouver un sens à cette vie d’attente. Un soir, ils se rendent compte qu’une momie égyptienne aspire l’âme des résidents. Les deux gus mal en point vont mener le combat de leur vie, rien que ça. C’est avant tout une comédie. Mais c’est aussi un drame social. Et c’est surtout un film fantastique qui lorgne vers l’épouvante. Le ton est drôle et libre et les affres de l’âge sont montrés sans fard. Cet Elvis de pacotille est vraiment un personnage sympathique (son histoire est juste très très chouette). Autour de lui chaque résident a son propre délire, on se croirait presque dans Vol au-dessus d’un Nid de Coucou. Mais au-delà du sourire, on nous présente aussi un portrait peu flatteur des mouroirs. Le résident est un client ou plutôt le parent d’un client qui n’en n’a officiellement plus rien à carrer de l’ancien. Dans cette salle d’attente, le vieux est infantilisé, réduit à une bien triste condition. Quant au corps dont on se débarrasse, on parle surtout de son odeur. Mais là où le film s’envole dans le bis, c’est avec cette histoire de momie avide d’âmes qu’elle aspire par tous les orifices. Tout à coup, le film fait penser à une bonne vieille histoire des Contes de la Crypte. C’est décalé, très vaguement effrayant et surtout totalement WTF. A noter en bonus le plaisir de retrouver Bruce Campbell, très en forme. En bref, il ne s’agit certainement pas d’un grand film mais c’est une petite surprise tout à fait sympathique.
Et oui Elvis n'est pas mort et en plus il affronte une momie avec l'aide de Kennedy dont la peau a été teinte en noir. Film complètement délirant rien que dans son sujet, "Bubba Ho-Tep" souffre parfois d'un manque de rythme mais se rattrape sur les situations absurdes, les dialogues géniaux et la composition irrésistible de Bruce Campbell en Elvis vieillissant pour sauver l'ensemble qui tient bien la route.
Je m'attendais à mieux de ce "Bubba Ho-Tep"... Hormis quelques expressions bien barrées et délirantes, on ne saura pas quoi retenir du film. Ces patients d'asile auront du mal à nous entraîner dans cette aventure à leur image, c'est à dire complètement barge. On aurait aimé que l'effet comique soit plus prononcé, afin d'entrer davantage dans ce scénario sans voir l'ennui pointer le bout de son nez.
Un film on peut dire unique (le scénario fallait le faire) et pourtant c'est une vraie surprise car il est assez riche. Déjà on retrouve l'excellent Bruce Campbell (héros de la saga Evil Dead qui joue le véritable Elvis Presley sur le déclin et qui sympathise avec JFK noir. Justement le film est plutôt réussi ce qui n'était pas gagné, mais on rit, on frissone et pleure aussi et toutes ces émotions sont bien distillées. On retrouve des thèmes de Don Coscarelli qu'on avait déjà pu retrouver dans son Phantasm (1979), la mort (et ses fameux cerceuils), la SF, la barrière floue entre rêve et réalité et ici une profonde réflexion sur la vieillesse. On aime ou pas mais faut prendre tout ça surtout au 3ème degré pour ne pas renier l'ensemble de façon direct.
Dommage que l'intrigue trop mince gache un peu le plaisir, surtout dans la deuxieme partie du film. La musique est en revanche excellente et les personnages complètement loufoques. Mais je reste sur un sentiment d'inachevé, d'une manière générale, j'aurai aimé que ce soit (encore) plus délirant. Un petit film sympa mais sans plus.
Anti-conformiste, Bubba Ho-Tep est, une fois de plus, une réussite ignorée de Bruce Campbell, le très grand Bruce Campbell, toujours aussi rare. Réunir Elvis, JFK et une momie dans une maison de retraite, faut être cinglé. Ca tombe bien, Campbell est cinglé, et comme j'adore les mecs cinglés....
Un film très original et très réussi. C'est drôle, décalé et émouvant. Ne vous fiez pas au pitch de ce film qui fait très série Z. Ce n'est pas du tout ça. Soulignons encore la musique, excellente, tout comme le jeu de Bruce Campbell en Elvis décrépit.
Cette espèce de série B réussi à nous surprendre par la finesse et la tendresse apporté au traitement des ces "vieux", tous véritables héros de cette histoire.. et cette justesse de reflexion sur la vieilless. Le tout accompagné d'une bonne tranche d'humour stylé (tout en références Elvis/Kennedy)... Mais bon, la lenteur et la minceur du scénario fait que l'on se demande un peu quand est-ce que ça va réelement rentrer dans le vif du sujet ... mais sitôt que ça commence à devenir un peu plus "captivant" .. c'est déjà terminé. Passons évidemment sur les effets spéciaux (délibérement !?) super cheap et kitsh... (pas crédibles pour deux rouplies)... mais ce filme reste un espèce d'OFNI (Objet Filmé Non Identifiable) plaisant ... mais très facilement oublié
Une comédie/parodie correcte mais originale, dont le principal attrait est le personnage d'Elvis Presley, qui cache une intéressante réflexion sur la vie et les fantasmes, mais qui aurait pu être beaucoup mieux exploitée. Car le reste du film n'a pas grand intérêt.
Je comprends mieux le statut culte de ce film qui est un pur OVNI cinématographique, totalement inclassable et forcément déstabilisant :
- Tout d'abord parce que le film n'est pas, comme on pourrait s'y attendre, une comédie débridée versant dans l'excès d'absurde. Il y a beaucoup de sensibilité dans ce film, notamment dans la nostalgie du vrai/faux Prestley sur sa vie passée. Mais aussi dans ses constats amer de décrépitude et de déchéance. Les monologues d'Elvis portent d'ailleurs une jolie réflexion sur la vieillesse et l'inutilité quasi-hypnotique inhérente à ce statut de "vieux" (ce que retranscrit d'ailleurs à merveille le début du film).
- Parce qu'ils ont grossi le trait de la production fauchée, avec des cafards en plastique à qui il manque juste la ficelle pour les faire pendouiller, avec une momie qui tient plus du cowboy ressucité qu'autre chose. Le décor unique et le casting très très réduit ( hormis le trio Elvis/John/Bubba, une infirmière et deux vieux sacrifiés, il y a pas grand monde) renforce cette impression d' irréalité.
- Parce que la maison de retraite est vraiment effrayante, avec la moisissure qui semble se propager, les effets de lumière flippants (notamment la scène de l'apparition de Bubba Ho-Tep).
Le combat final est un réel moment culte du cinéma, depuis les préparatifs entre les deux compères (avec notamment un appel téléphonique sur le fameux téléphone rouge de John Fitzgerald) jusqu'à l'affrontement en lui-même, entre lance-flammes, formules magiques, bataille de déambulateur et poursuite en fauteuil roulant... et les deux dernières minutes, poignantes et impeccables.
Bref, sorti de là avec le sourire (malgré les ronflements sourds de mon voisin de droite et les rires improbables d'un mec à ma gauche...), j'ai eu la surprise d'apprendre qu'une suite était prévue appelée Bubba Nosferatu...
Comédie fantastique avec un scénario complètement barré. Des personnages et dialogues drôles et surréalistes, des répliques hilarantes mais aussi subtile parfois. Réalisation et atmosphère qui collent bien au sujet du film même si par moments ça manque de punch, gros délires visuels et scénaristiques.