Bubba Ho-Tep
Note moyenne
3,2
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167 critiques spectateurs

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Jean Mariage
Jean Mariage

1 abonné 99 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 avril 2026
Elvis Presley, toujours vivant mais malade et pensionnaire d'une maison de retraite au Texas, est désormais âgé. Aidé de Jack, un autre pensionnaire afro-américain affirmant être John F. Kennedy, il va devoir affronter une momie antique égyptienne qui tue les personnes âgées de la maison en se nourrissant de leurs âmes…
Voilà un film indépendant franchement foutraque, oscillant sans cesse entre la comédie — souvent graveleuse — et une forme de tragédie douce-amère. Don Coscarelli se moque ici totalement de toute vraisemblance pour ne s’attacher qu’au pouvoir émotionnel de son récit, assumant un postulat absurde qu’il traite pourtant avec une sincérité désarmante.
Derrière son argument de série B délirante, Bubba Ho-tep se révèle être un hommage inattendu au mythe Elvis Presley, réduit à l’état de vieillard presque grabataire, hanté par ses regrets : celui d’avoir sacrifié une part essentielle de sa vie intime au profit de la légende, de ne pas avoir s’occuper de sa fille comme il l’aurait dû. Cette déchéance du corps et du mythe confère au film une dimension mélancolique qui contraste avec son humour souvent trivial.
Le film dépasse ainsi largement son simple vernis fantastique. La momie, certes un peu ridicule mais dotée d’un certain sens de l’adaptation — jusque dans son accoutrement —, importe finalement moins que ce qu’elle révèle : l’abandon des personnes âgées, la solitude, la maladie et la peur de disparaître sans laisser de trace.
Au cœur de ce dispositif, l’amitié improbable entre deux figures mythifiées et déchues — Elvis et un John F. Kennedy réinventé — apporte au film une humanité inattendue, faisant de Bubba Ho-tep une œuvre singulière, à la fois grotesque et profondément touchante.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 décembre 2025
Culte ça ? J'ai bien du mal à comprendre d'où vient la bonne réputation de ce long métrage de Don Coscarelli.
Certes, le pitch de départ est sympathique mais il ne tient pas la longueur. Loin de là ! Cette comédie horrifique avec son humour graveleux et son visuel cheap devient bien vite très lourdingue. C'es mou, moche et mal écrit.
Deux/trois répliques à retenir ainsi que la présence de Bruce Campbell au casting. Le reste est à jeter.
Bladerunner12
Bladerunner12

8 abonnés 100 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 7 avril 2025
Je suis bon public , amateur de comédie , de SF ou horreur. Là je me retrouve avec Elvis encore vivant et JFK mais black.
On lui a retiré le cerveau pour mettre un sac de sable. Bon quelques bon mots , une momie famélique très moyenne , mais pour remplir 1h31 c'est long , très long. trop long pour moi.
geofkoe
geofkoe

187 abonnés 16 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 janvier 2025
Bubba Ho-Tep, réalisé par Don Coscarelli, est un film improbable qui marie l’horreur et la comédie de manière excentrique et décalée. Adapté d’une nouvelle de Joe R. Lansdale, ce film propose un mélange unique de mystère surnaturel et de réflexion sur la vieillesse, l’identité et la mémoire. À première vue, l’histoire pourrait sembler un pastiche ridicule : Elvis Presley et John F. Kennedy, pensionnaires d’un asile psychiatrique, affrontent une momie maléfique qui menace de détruire une petite ville. Mais sous cette surface absurde se cache une exploration subtile des thèmes de l’isolement, de la fin de vie et de l’héroïsme inattendu.
Une intrigue décalée mais poignante

L’intrigue de Bubba Ho-Tep est à la fois bizarre et brillante. La ville de Mud Creek est sous la menace d’un mal ancien : une momie, surnommée Bubba Ho-Tep, qui s’attaque aux habitants pour absorber leur énergie vitale. Le seul espoir de l’arrêter réside dans deux pensionnaires de l’asile local : un Elvis Presley (interprété par Bruce Campbell), désormais âgé et en proie à des doutes existentiels, et un homme qui se prend pour Jack Kennedy (Ossie Davis), défiguré et exilé dans sa propre folie. Ensemble, ces deux figures historiques légendaires, au bord de la fin de leurs vies, décident de s’unir pour combattre cette menace surnaturelle.

Le film se joue avec les conventions du genre horreur en les inversant : au lieu de jeunes héros courageux, nous avons des personnages âgés, fragiles, mais toujours prêts à défendre ce qui reste de leur dignité. Ce contraste, entre l’absurdité du scénario et la gravité de certains thèmes, crée un décalage souvent hilarant mais aussi profondément émouvant.
Des performances surprenantes et émouvantes

Bruce Campbell, souvent associé à ses rôles dans des films d’horreur plus classiques comme la saga Evil Dead, livre ici une performance étonnamment touchante en Elvis Presley. Loin du jeune rockeur charismatique, il incarne un Elvis vieillissant, nostalgique et désillusionné, dont la rédemption viendra non pas par la musique, mais par l’action héroïque. Son interprétation est à la fois drôle et poignante, capturant l’essence d’un homme qui a perdu son éclat mais qui reste un héros dans son âme.

Ossie Davis, dans le rôle de l'homme qui se prend pour JFK, est tout aussi remarquable. Son personnage est aussi un symbole de la perte et de la déchéance, une figure nationale devenue un vieil homme, un peu fou et solitaire. Leur duo improbable avec Campbell fonctionne parfaitement, apportant à l’histoire une profondeur inattendue dans ses moments les plus absurdes. Ensemble, ils forment un tandem comique mais profondément humain, et leur dynamique, mélange d’humour et de tendresse, est ce qui donne au film sa dimension unique.
Un film à l’humour décalé et à l’ambiance singulière

Visuellement, Bubba Ho-Tep ne joue pas sur les grands effets spéciaux, mais sur une atmosphère de délabrement et de décadence, qui se marie parfaitement avec le ton général du film. L’asile où se déroule l’essentiel de l’action est une métaphore de la fin de la vie, un lieu où le passé et le présent se confondent, et où les héros déchus trouvent un sens à leur existence à travers un combat final. Le film joue sur des couleurs terreuses et une ambiance tamisée, qui accentuent cette atmosphère mélancolique et presque nostalgique.

Le film utilise également une bande-son qui complète bien son ambiance unique, mélangeant des morceaux rétro qui rappellent l’époque de Presley avec une musique plus inquiétante pour les scènes d’horreur. Ce mélange d’éléments visuels et sonores crée un effet de décalage qui nourrit l’aspect à la fois comique et grotesque du film.
JMP
JMP

15 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 décembre 2024
John Fitzgerald Kennedy noir, non mais fallait l'inventer, celle-là. Et Elvis campé par Bruce Campbell, non mais trop bien. Film complètement déjanté. Je recommande pour une soirée entre amis légèrement alcoolisés.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 16 juin 2022
Un super nanar, petit film d'horreur à petit budget mais humour et jeux de mots au rendez-vous!
Vous êtes fan de Bruce Campbell ? Ce film est à voir !
Objectivons

404 abonnés 3 086 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 janvier 2022
Les deux personnages principaux ne sont pas pensionnaires d'un asile mais d'une maison de retraite.
Le résumé : Elvis Presley, toujours vivant mais malade et pensionnaire d'une maison de retraite au Texas, est désormais âgé. Aidé de Jack, un autre pensionnaire afro-américain affirmant être John Fitzgerald Kennedy, il va devoir affronter une momie antique égyptienne qui tue les personnes âgées de la maison en se nourrissant de leurs âmes.
Et à résumé délirant, film délirant. Il manque toutefois plus d'humour et d'action car il est quand même assez mou dans l'ensemble.
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 juin 2021
Laissez-moi d'abord vous dire que je suis un grand fan de comédie et un fan éclectique en plus. Ce film m'a fait rire deux fois une fois lorsque JFK a traduit le graffiti de la salle de bains et une autre fois lorsque les deux hommes se lancent dans le couloir en tenue de combat dans le fauteuil roulant et le déambulateur. C'est tout rien d'autre le dialogue étant sans imagination et répétitif. J'attendais que la vraie intrigue se mette en place mais ça n'a jamais été le cas. Je devais croire qu'il y avait plus dans ce film mais ce n'était pas le cas. Vous auriez pu en faire un film excentrique de 15 a 20 minutes mais 90 minutes c'est une perte abyssale de film et de mon temps. Maintenant je dois aller pulvériser mon sois disant ami qui m'avait convaincu de regarder ce film...
konika0
konika0

37 abonnés 778 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 mai 2020
Presse-les dans l’EHPAD.
Cette petite comédie bis est passée totalement sous les radars à sa sortie, du moins sous les miens. Pourtant, le pitch peut difficilement laisser indifférent. Elvis Presley est toujours vivant et il végète avec ses problèmes de hanches et de zigounette dans une maison de repos du Texas. Enfin le personnage dit être le king mais rien n’est moins sûr. Avec Jack, son pote parano persuadé d’être un JFK poursuivi par on ne sait qui, il traîne et tente de trouver un sens à cette vie d’attente. Un soir, ils se rendent compte qu’une momie égyptienne aspire l’âme des résidents. Les deux gus mal en point vont mener le combat de leur vie, rien que ça. C’est avant tout une comédie. Mais c’est aussi un drame social. Et c’est surtout un film fantastique qui lorgne vers l’épouvante. Le ton est drôle et libre et les affres de l’âge sont montrés sans fard. Cet Elvis de pacotille est vraiment un personnage sympathique (son histoire est juste très très chouette). Autour de lui chaque résident a son propre délire, on se croirait presque dans Vol au-dessus d’un Nid de Coucou. Mais au-delà du sourire, on nous présente aussi un portrait peu flatteur des mouroirs. Le résident est un client ou plutôt le parent d’un client qui n’en n’a officiellement plus rien à carrer de l’ancien. Dans cette salle d’attente, le vieux est infantilisé, réduit à une bien triste condition. Quant au corps dont on se débarrasse, on parle surtout de son odeur. Mais là où le film s’envole dans le bis, c’est avec cette histoire de momie avide d’âmes qu’elle aspire par tous les orifices. Tout à coup, le film fait penser à une bonne vieille histoire des Contes de la Crypte. C’est décalé, très vaguement effrayant et surtout totalement WTF. A noter en bonus le plaisir de retrouver Bruce Campbell, très en forme. En bref, il ne s’agit certainement pas d’un grand film mais c’est une petite surprise tout à fait sympathique.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 février 2019
On peut apprécier le délire proposé ici par Don Coscarelli…ou pas ! Force est de constater que le réalisateur dynamite les codes du biopic en livrant cette mystification savoureuse par instants, surtout très atypiques dans le paysage cinématographique. Vibre la puissance d’un mythe sur le déclin qui trouve, comme ses fans, un nouvel habitat dans la maison de retraite de la même manière que le cowboy ou l’ex-président. En basant son film sur l’idée de sénilité idéologique, Coscarelli esquisse non sans justesse les traits ridés d’une génération en fin de vie. Le gros problème de Bubba Ho-Tep, en fait, c’est son humour. On retrouve d’ailleurs un esprit salace similaire aux suites de Phantasm où le personnage de Reggie devenait le ressort comique d’une saga glissant peu à peu dans le parodique, au risque de perdre son âme et son intérêt. Tout n’est qu’allusion placée en-dessous de la ceinture, d’un mauvais goût qui n’est même pas réjouissant. Trop c’est trop ; dommage car Bruce Campbell en Elvis Presley grisonnant mérite le détour. En somme, Bubba Ho-Tep est une curiosité loufoque, une anomalie qui propose son délire et s’y tient jusqu’au bout. Il reste au réalisateur à apprendre la finesse dans l’écriture
Ciné2909
Ciné2909

93 abonnés 1 668 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 février 2019
J’avais vaguement entendu parler de ce film et j’ai donc décidé de profiter de ma carte illimitée pour jeter un œil à Bubba Ho-Tep. Au final, c’est un bon divertissement qui mise avant tout sur le second degré mais pas assez pour rendre le film intéressant dans la longueur. Un bon amusement qui s’intéresse toutefois à un thème sérieux qu’est le devenir des personnes placées en maison de retraite.
Gabith_Whyborn
Gabith_Whyborn

44 abonnés 842 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 août 2017
Une comédie horrifique très originale qui se passe dans une maison de repos, Elvis Presley et un noir qui se prend pour le président Kennedy vont combattre une momie qui aspire les âmes! De quoi passer un bon moment.
Yannickcinéphile

2 880 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 août 2015
Ce qui est assez étonnant c’est que Coscarelli a disparu des écrans radars après ce film qui a été son plus reconnu par la critique en général et par les spectateurs. Dommage sans nul doute. En tous les cas un métrage plaisant, mais qui ne tient pas tout à fait du chef-d’œuvre que j’espérai.
Le casting tient la route, mais repose quand même essentiellement sur le duo Campbell-Davis. Les deux interprètes s’en donnent à cœur joie dans ce métrage, Campbell trouvant surement l’un des rôles les plus marquants de sa carrière dans la peau de cet Elvis vieilli et dépassé. Solides prestations des deux acteurs entre rire et mélancolie, que des seconds rôles un peu trop en-deçà ou pas très exploités complètes. Il y avait peut-être de quoi mieux utiliser les seconds rôles truculents qui apparaissent quelquefois mais furtivement et amènent un humour noir agréable.
Le scénario souffre relativement de ne pas trop savoir sur quel pied danser. Pas horrifique, le film ne développe pas non plus énormément la dimension fantastique de son histoire, un peu discrète, et l’humour, présent, n’a pas la folie que le scénario semble vouloir mettre en avant avec son concept aux limites de l’absurde. En fait Bubba Ho Tep est presque davantage une réflexion sur la vieillesse, sur la déchéance, la décrépitude, avec tout ce que cela implique. C’est plus une discrète nostalgie qui émerge dans ce métrage, mais cela affadi un peu tout le reste. Pas très nerveux, pas très drôle, pas très fantaisiste, Bubba Ho Tep reste finalement un peu au milieu du gué, par rapport à ce que son titre et son idée de départ semble vouloir donner.
Visuellement ça sent le petit budget, mais j’attendais là aussi un peu plus de vivacité, quelque chose de plus baroque, dans le respect du concept de base. Coscarelli est un peu fade dans sa réalisation, notamment sur le final, et si le métrage peut compter sur des effets visuels de qualité, cela n’enlève pas une impression de demi-mesure relativement préjudiciable au film. Les décors et la photographie se contentant de faire ce qu’il faut pour être convenable, mais peinant à instaurer une véritable ambiance. La musique heureusement est au point, mais trop discrètement utilisée.
Non, Bubba Ho Tep n’est pas un mauvais métrage, loin de là, et c’est surement le film le plus ambitieux de Coscarelli. Mais il faut avouer que l’ensemble souffre d’une certaine indécision dans sa tonalité et son style, et ne parvient pas à développer une vraie esthétique et à exploiter totalement son concept original. J’accorde 3.
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 décembre 2014
Je m'attendais à mieux de ce "Bubba Ho-Tep"... Hormis quelques expressions bien barrées et délirantes, on ne saura pas quoi retenir du film. Ces patients d'asile auront du mal à nous entraîner dans cette aventure à leur image, c'est à dire complètement barge. On aurait aimé que l'effet comique soit plus prononcé, afin d'entrer davantage dans ce scénario sans voir l'ennui pointer le bout de son nez.
Biloba63
Biloba63

68 abonnés 847 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 novembre 2014
C'est frais, ça sort des sentiers battus, c'est délirant, grâce aux deux personnages principaux totalement déjantées et à un dialogue complètement décalé, parfois osé, mais qui colle bien au personnage d'Elvis notamment, et de son histoire rocambolesque.
Ces ingrédients rendent un scénario finalement assez simple vraiment prenant et hilarant, et on en demande pas plus. Une bonne parodie qui ne se prend pas au sérieux, qui assume ses manques et ses facilités, mais qui appuie bien sur ses qualités pour un bon petit résultat !
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