871 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
67 critiques spectateurs
5
2 critiques
4
11 critiques
3
22 critiques
2
18 critiques
1
12 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Uchroniqueur
220 abonnés
2 578 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 3 février 2019
Un film magnifique. Un duo Bacri / Dequenne qui fonctionne magiquement, deux grands talents pour un scénario loin d'être téléphoné d'avance. La finesse du jeu de Bacri est toujours surprenante, excellente réalisation.
Film surprenant. On cherche une explication rationnelle à l’attitude étrange de cette femme de ménage. Est-elle dérangée? Manipulatrice? Sincère? La fin déstabilise, on ne s’y attend pas. En même temps, il était compliqué de faire une proposition fermée. Finalement, ce film a une ambiance particulière, il est lent, mais il se laisse voir sans impatience. Et bien sûr, les deux acteurs principaux sont excellents.
Cette belle Comédie produite, écrite et réalisée par Claude Berri nous conte une histoire emplie de sensibilité. Sa mise en scène dynamique, avec un joli souci des détails, donne un bon rythme à l'histoire. Les dialogues également écrits par Claude Berri, sont dans la bouche de Jean-Pierre Bacri, un modèle de simplicité et d'authenticité. Le scénario adapté d'un roman de l'excellent Christian Oster nous distille une savoureuse rencontre de personnages ordinaires. Ce film bénéficie d'une bonne BO nous gratifiant de belles insertions musicales très Jazz avec notamment Michel Petrucciani. Le bon casting nous offre de jolis seconds rôles pour Brigitte Catillon et Jacques Frantz le peintre des poules. Les rôles principaux sont brillamment tenus par les excellents Jean-Pierre Bacri et la comédienne Belge Émilie Dequenne. Le pitch : Jacques Gautier est un célibataire endurci vivant à Paris. Ingénieur du son, travaillant beaucoup, il engage Laura, une fille simple qui veut bien faire le ménage de tout le monde. Après Ensemble, c'est tout (2007), L'un reste, l'autre part (2005), une autre très bonne réalisation de Claude Berri, qui est avec Jean-Pierre Jeunet, Bertrand Blier et Patrice Leconte, l'un de mes réalisateurs français préférés.
Le film n'est pas seulement ce que l'on croit, heureusement. Ce n'est pas une simple bluette ou bien un quadragénaire qui lorgne vers la petite jeunette: ce sont deux solitudes qui se côtoient "pour ne pas être seul". La femme de ménage n'est certes pas celle qu'il lui faut mais elle met l'homme face à sa détresse sentimentale. C'est plutôt sombre et pas très joyeux mais d'une tendresse mélancolique assez touchante surtout vers la fin.
Un film décevant de la part de Claude Berri. On ne croit jamais à cette histoire d’amour entre Jean-Pierre Bacri (dans son éternel rôle de bougon) et Émilie Dequenne (nominée au César du meilleur espoir féminin pour ce rôle). Claude Berri les fait tomber dans les bras l’un de l’autre alors qu’aucune évolution ne semble s’être réellement produite dans leurs rapports. Dès lors, il est difficile de croire à la suite du film. Il aurait sûrement été plus intéressant de supprimer la deuxième partie du filmspoiler: (celle se déroulant en province) et de développer la première (la plus intéressante), ce qui aurait permis d’approfondir la relation entre les deux acteurs principaux et ainsi de la rendre crédible. De même, la fin ouverte (malgré un beau plan final très signifiant sur les sentiments de Jacques à ce moment) est assez décevante. Par manque de travail sur le scénario, Claude Berri rate un film qui aurait pu offrir une belle histoire d’amour et un beau couple de cinéma. Dommage.
Le personnage campé par Emilie Dequenne, 20 ans, est une arme de séduction massive vis-à-vis du quinqua joué par Jean-Pierre Bacri. Ce film, sur un scénario tout simple, vaut par son casting, de premier plan, et la vérité de son histoire. Un bon film de ce très grand homme du Cinéma Français (un producteur prolifique qui a eu beaucoup de flair).
Au début je croyais trouver une énième comédie sentimentale sans saveur et sans verve, il n'en est rien et j'ai trouvé les deux comédiens juste et beau dans leur sensibilité bien différente. Face aux affres de l'amour moderne et de la solitude les 2 personnages se font face et tente l'aventure, savoureux et réussi de mon point de vue, la fin peut paraitre cruelle mais je crois qu'elle correspond bien au monde d'aujourd'hui, pour le meilleur et pour le pire...
Parfois, il n'en faut pas beaucoup : un décor quasi-unique, deux excellents comédiens (Emilie Dequenne, mais quelle merveille, cette actrice!) et une histoire toute simple mais racontée avec beaucoup de sensibilité. Cela fonctionne ainsi très bien pendant près d'une heure, Claude Berri prenant soin de distiller pas mal de petits détails subtils faisant mouche, si bien que je me suis totalement plongé dans ce récit aussi touchant que parfois drôle, tout étant toujours extrêmement réfléchi pour que chaque scène fonctionne. Hélas, une fois que le « couple » se frotte au monde extérieur, on retombe dans une certaine forme de banalité : en plus d'être moins crédible, le film se fait parfois poussif, laborieux et surtout plus très intéressant, même si le réalisateur a au moins l'habileté de spoiler: renverser la profondeur des sentiments de ses deux protagonistes , même si cela n'a rien d'hyper-original non plus. Le dénouement compense toutefois légèrement ce sentiment, mais j'avoue qu'au vu de la belle impression laissée jusque-là, ce changement de ton m'a déçu, et quand bien même celui-ci paraissait inéluctable, je reste persuadé qu'il y avait mieux à faire le concernant, même si, en définitive, j'ai tout de même un bon moment et n'oublie pas le plaisir qu'avait pu me procurer « Une femme de ménage » avant ce dernier tiers. A bon entendeur...
La grande qualité de ce qui faisait le cinéma de Claude Berri, il s'appuyait sur de grands comédiens et sur une histoire qui pouvait être vraiment intéressante, le grand défaut de ce qui faisait le cinéma de Claude Berri, il se contentait de s'appuyer sur de grands comédiens et sur une histoire qui pouvait être intéressante... Pour les grands comédiens, on a un Jean-Pierre Bacri aussi attachant que bougon et une Emilie Dequenne fraîche et pétillante. L'histoire quant à elle, qui s'appuie sur l'opposition entre les deux personnages principaux avant l'inévitable rapprochement, peut vraiment être intéressante. Mais Claude Berri s'était contenté, comme le plus souvent chez lui, du minimum syndical en disant juste où poser les caméras et en filmant sans la moindre étincelle d'originalité, sans insuffler par lui-même la moindre étincelle d'émotion, pour lui les comédiens et l'histoire suffisaient. Mais malheureusement, c'était pas le cas et on voit très vite les limites de l'ensemble, plat et anecdotique.
Voilà un film qu'on peut se passer de voir, et que Claude Berri aurait pu se passer de faire (mais il faut bien gagner sa vie). Le scénario est d'une originalité rare : un homme qui vient de se séparer de sa femme prend une femme de ménage jeune et jolie qui pourrait être sa fille ... et si vous pensez avoir deviné la suite, vous avez gagné. D'ailleurs l'affiche du film est assez claire. Au moins, il n'y a pas de surprise : pas d'histoire, pas de suspense, Bacri fait du Bacri du début à la fin ... OK, tout n'est pas à jeter : la musique est bonne (rap pour la bonne, classique et jazz pour son patron), et Émilie Duquenne est formidable. C'est tout : c'est bien peu pour justifier un film.
Le film loue une certaine sympathie. Mais après avoir vu arriver la chute gros comme un camion, on se dit que cela va être plus subtile par la suite. Pas vraiment, car le film jouit d'une caractéristique peu commune : il est inachevé.
Un tout petit film sur un sujet déjà vu, et revu. Le quinquagénaire , un peu bourru , qui tombe amoureux d'une fille beaucoup plus jeune , il résiste , car n'y croit pas ; mais au moment où il se laisse aller, celle -ci le quittera , pour un jeune homme de son âge, plus Fun. Bacri dans son éternel rôle de bougon , neurasthénique,dépressif, nous lasse. Est-ce qu'un jour un réalisateur lui proposera un rôle différent ??? C'est usant de voir un acteur jouer toujours la même chose. Dequenne n'est pas très crédible : tour à tour jeune prolétaire femme de ménage ( un profil qui lui colle aussi un peu à la peau) , JF branchée , puis au final attirée par la jeunesse dorée d'une station de la côte normande..Une sorte d'ascenceur social en accéléré.Quelsques beaux mouvements de caméra au bord de la mer, en décors naturels, .. quelques beaux travelling ( on sent le grand professionnel derrière ) . Mais un scénario trop léger , trop peu travaillé pour arriver à nous intérèsser.
"Une femme de ménage" (2002) rediff le 09.09.2015 sur Arte Mortel ! Il n'y a pas d'autres qualificatif pour résumer ce scénario peu inventif qui s'éternise en longueurs, sans pouvoir toutefois dépasser les 85 mn. Vous avez déjà passé vos vacances dans un poulailler vous ? Ce film est à peine sauvé du naufrage par Jean-Pierre Bacri qui le porte à lui seul sur les épaules, mais dont les mimiques sont toujours les mêmes comme quand il joue Espéranza dans "la 7° cible" mais encore bien d'autres films. Ca plaira aux inconditionnels du comédien mais c'est tout de même bien mince ! Cette histoire navrante et creuse ne fera pas date dans les réalisations de Claude Berri ! Ni de ceux qui l'ont portée à l'écran ! Vous pouvez regarder (ou acheter) autre chose sans l'ombre d'un regret ! willycopresto
Il existe en France un type de film minimaliste comme celui là que les critiques françaises affectionnent mais qui peut rendre perplexe les spectateurs moyens comme moi qui paient leur place (heureusement pour moi, je l'ai vu à la télé)J'ai bien compris que les micro événements relatés par le film reflètent le sentiment de vacuité existentielle du personnage principal qui en rencontrant une fille simple va retrouver un semblant de vitalité mais pour ma part j'ai surtout constaté la platitude de la réalisation et la minceur du scénario. Je préfère à mille lieux les films avec Bill Murray (lost in translation, broken flower ...) promenant également sa morosité existentielle au gré de ses pérégrinations mais avec un humour détaché qui manque singulièrement au film.
Ce film vaut pour l'ambiance et le jeu réaliste des acteurs. Jean Pierre Bacri en quinqua esseulé quitté par sa femme, Emilie Dequenne en jeunette que tout quinqua rêverait de rencontrer. Par là, Claude Berri traduit avec habileté un fantasme masculin. Mais ceci dit, le film porte plus sur la description de la solitude qu'autre chose, et on est touché par la justesse du ton intimiste qui en fait toute sa valeur.