WTF!Conçu en pleine période hippie,ce trip érotico-kitsch a pris une claque monumentale dans la tête!A l'époque,Roger Vadim voulait faire de la science-fiction débridée et affranchie de toute contrainte narrative et esthétique.Longtemps incompris,"Barbarella"(1968)a depuis acquis une petite estime,tant il est unique.Il est sûr que Jane Fonda est craquante,et que la voir se mouvoir sur un lit en plexiglas est un régal pour les yeux.Sa plastique est vue sous toutes ses coutures,ce qui était,on imagine bien,très osé alors.Seulement,le film est un sorte de fourre-tout qui mélange poupées sanglantes,monstre des neiges,ange aveugle et siamoises déguisées.Visuellement,ça fait très mal aux yeux.On peut citer les effets en carton-pâte,le design de très mauvais goût ou les costumes cheap.L'histoire,incompréhensible,semble tout droit sorti de l'imagination d'un expert en nanars débiles.Barbarella représente certes l'archétype de la guerrière amazone,sexuellement libérée.Sous un angle parodique,ça peut faire marrer 2 minutes.Quelle que soit l'autre manière de l'appréhender,ça fait juste...pitié!
J'ai vu un film... d'une autre époque, avec un regard indulgent, mais qui a dû bouleverser une époque... Que d'érotisme, que de Love et d'émotions reçus par les spectateurs d'un passé qui paraît tellement lointain...Les effets spéciaux prêtent à sourire, le jeu des comédiens paraît tellement daté, la musique, les images... tout semble appartenir à un autre monde, mais, il y a un gros mais... que de thèmes, que d'imagination, que de profusion de couleurs et d'images... Et le nom du groupe Duran Duran... est-ce un rappel du personnage dont Barbarella est en quête ?, en tout cas, on ressent l'érotisme torride de ce film... qui en fait un voyage dans le passé... A découvrir pour comprendre comment c'était avant...
L'adaptation provocante de Roger Vadim est le signe de l'après 2001 l'Odyssée de l'Espace pour les effets spéciaux, le côté fellinien et kitsch pour l'ambiance et les décors, et marque le début des films remarqués et parfois polémiques des années 70. Basé sur la bande dessinée mettant en scène l'héroïne de l'espace Barbarella, le long-métrage est totalement moulé sur les formes et les charmes de Jane Fonda, tout en brillant de second degré pour les scènes olé olé et les décors qui trahissent volontairement l'effet de plateau de cinéma hollywoodien, comprenant les machines ( le Rayon Destructeur est-il un ancêtre de l'Etoile Noire dans Star Wars ? ), les créatures et robots ( ressemblant à ceux du Jour où la Terre s'arrêta ), effets visuels, vieillis et poussés, qui ne font que souligner le caractère déjanté et illogiques du film, commes les perruches vues comme des monstres attaquant Barberella dans la cage de verre, l'histoire n'a pas d'intérêt, si ce n'est de nous montrer un spectacle grouillant de poésie, d'érotisme et de loufoquerie sur tous les plans, de plus rythmé par une belle musique de Michel Magne reconnaissable à ses instruments fétiches. Ce n'est pas un chef d'oeuvre du septième art, mais peut et doit être remarqué dans la catégorie des films parodiques et kitsch adaptés d'oeuvres existantes, au même titre que Fantômas et Batman dans les années 60.
Le film ne vieillit pas mal du tout malgré les apparences et son esthétique très 60's (le vaisseau de Barbarella, extérieur rose bonbon et intérieur en poil de chamois doré, vaut son pesant de cacahouètes). Toujours marqué par un second degré omniprésent et très porté sur le cul, le film fait souvent sourire. Tous les prétextes sont ainsi bons pour dénuder l'héroïne et lui faire changer de tenue. Barbarella, pas farouche, découvrira aussi que faire l'amour à l'ancienne n'est pas si mal que ça et fera surchauffer l'orgasmatron mis au point par le maléfique Duran Duran pour faire mourir ses ennemis de plaisir. Du coup le côté hyper kitsch du film ne joue jamais contre lui mais accentue au contraire son côté parodique et second degré. Et Jane Fonda est superbe, ce qui ne gache rien.
Sublime, tellement kitsch et psychédélique! L'histoire est sans intérêt, si ce n'est d'être une excuse pour une succession de scènes aussi drôles, poétiques et érotiques les unes que les autres. A regarder pour bien rire, et comprendre les années 60's.
Bande originale : Bob Crewe nous livre une bande originale très 60's, un parfait mélange de SF et de psychédélisme. Originale est un faible mot, car même si je la trouve géniale, elle reste inclassable.
Jeu d'acteur : Là, j'ai du mal, j'hésite entre très mauvais ou super. Jane Fonda en guerrière de l'espace qui ne connait que l'amour est tellement caricaturale qu'on espère qu'elle le fait exprès. Et le méchant Durant Durant et son rayon positronique de la mort, c'est si kitsch!
Décor : Très beau décor, le vaisseau spatiale en fourrure, la cité des vices avec du latex et des sado-masochistes de partout ou l'ange tel un scandinave taillé dans du roc (qui n'est pas sans rappelé Rocky dans le Rocky horror picture show)
Barbarella est un film extraordinaire complètement déganté. Je le connais par cœur tellement il est bien. il crée un univers absolument fou issu d'une série de BDs que j'attends de pouvoir lire avec impatience.
Barbarella est l'adaptation cinématographique de la bande dessinée française de Jean-Claude Forest. Cette héroïne de science-fiction incarne la femme moderne, sexuellement libérée et Barbarella sera d'ailleurs la première BD érotique. Roger Vadim choisit sa femme de l'époque, Jane Fonda, pour interpréter ce rôle qui lui va comme un gant. Ce qui est frappant dans ce film, c'est son caractère insolite et totalement débridé. Tout d'abord, sur le plan érotique. Dès le générique d'entrée, on a le droit a un strip tease de la belle Jane. Les armes que Barbarella utilise sont en forme d'accessoires sexuels. Dans le futur, les Terriens font l'amour avec des pilules (scène plus ou moins reprise dans Demolition Man), presque sans aucun contact physique, mais sur une planète extraterrestre, l'héroïne découvre l'amour "bestial". Enchantée de cette découverte, elle n'hésitera pas à pervertir un ange. Les adversaires de Jane Fonda lui font subir des tortures un peu spéciales, comme le Docteur Duran Duran avec sa machine excessive Orgasmotron. Sur d'autres plans, l'image de l'enfant innocent est rompue avec une troupe de mioches armée de poupées carnivores. Si Barbarella nous séduit par cet aspect sulfureux et provocateur, les effets spéciaux de piètre facture dévalorisent l'ensemble du film. Dans son vaisseau spatial à deux francs recouvert de moquette poilue façon seventies, le kitsch est à l'honneur. À la limite, cela donne un charme supplémentaire au film, quasi-parodique. Mais les décors extérieurs font vraiment mal aux yeux. En somme, un film frais et original, sensuel et drôle, qui vous fera parfois mal aux yeux et d'autres fois vous fera beaucoup de bien! Un film qui mériterait bien un remake, qu'on attend toujours puisque Robert Rodriguez semble avoir abandonné ce projet pour celui de Sonia La Rousse (plus connu en France sous le nom de Kalidor)...
Roger Vadim (Et Dieu... créa la femme - 1956) réalise ici une Série B de science-fiction Franco/Italienne qui est encore à ce jour sans nul doute, l’une des rares productions Européennes la plus kitch qui puisse exister. Et c’est en cela que le film déçoit, à trop vouloir en faire, le film s’en retrouve décrédibilisé en un rien de temps. Produit par l’un des plus importants producteurs italiens : Dino De Laurentiis, on était donc en droit de s’attendre à une adaptation digne de ce nom (adaptée de la bande dessinée de Jean-Claude Forest). En pleine période hippie, le film s’en retrouve affublé d’un scénario psychédélique et borderline, pour ne pas dire underground, où le scénario grotesque côtoie des SFX et autres trucages en carton pâte ridicules (on avait déjà vu mieux à la même époque). Manque de moyens ? d’ambition ? On ne sait quoi répondre face à tant d’immondices (les décors sont incroyablement laids) et la prestation des acteurs laisse sérieusement à désirer (on évitera de s’attarder sur Jane Fonda qui, mis à part une plastique de rêve dévoilée sous toutes ses coutures, n’obtient pas vraiment un rôle à sa juste valeur).
Un chef d'oeuvre de la science-fiction des années 60, un vrai diversement dédié à la gloire de son aventurière aux formes graciles et généreuses. Des effets-spéciaux qui n'ont (presque) pas vieillis! Un film à prendre au second degré faisant constamment subtilement (ou non) référence aux sexes et à la pornographie. Dur pur géni (ou pas) !
Psychédélique, hilarant, dépaysant, original, une oeuvre inoubliable, un pur moment de plaisir pour tout cinéphile qui se respecte. Attention, ne pas prendre au premeier degré.
J'adore les films psychédéliques et j'adore également Forest, qui a inspiré Barbarella, mais la sauce ne prend pas avec ce film, c'est vraiment trop pauvre, et Jane Fonda ne suffit pas....