Prince des ténèbres
Note moyenne
3,5
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201 critiques spectateurs

5
41 critiques
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54 critiques
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47 critiques
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39 critiques
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12 critiques
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8 critiques
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 mars 2007
Carpenter une fois de plus au sommet de son art !

Un film très personnel (un peu comme They Live) dirigé d'une main de maître et dont le scénario est particulièrement déroutant.
Je conseille la VO car la VF est vraiment pittoyable avec des voix qui sonnent archi-faux (comme dans They Live).
Akamaru

3 507 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 juillet 2012
L'un des films les plus terrifiants et flippants qu'il m'ait été donné de voir.Il est signé John Carpenter,le spécialiste du genre,qui a composé pour l'occasion une musique terriblement angoissante,installant une atmosphère à couper au couteau."Prince des ténèbres"(1987)part d'une trame simple(des savants et des étudiants enquêtent sur des manifestations occultes dans une église des bas-fonds de Los Angeles)pour proposer une variation tangible et glaçante sur le mythe de Satan.Et pour cela,il n'a eu besoin que de 40 jours de tournage,d'un micro-budget et d'un lieu unique!Comme quoi,l'urgence et la débrouillrdise stimulent la créativité!Ici,la menace est autant intérieure(le cylindre vert en action)qu'extérieure(des clochards possédés bloquant les issues de la paroisse).Quelques effets suffisent à rendre compte du Mal absolu.L'opposition entre scientifiques et religieux(immortel Donald Pleasence!)permet d'enrichir le dialogue sur la moralité bafouée et la rationnalité mise à rude épreuve.Le film de Carpenter est très premier degré,mais doit se voir au second degré,à l'image de morts atroces et d'acteurs sortant tout droit de la série B.Un grand classique du film d'horreur fantastique.
nonos_675
nonos_675

31 abonnés 251 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 novembre 2011
Le plus mauvais film de Carpenter avec "Le village des Damnés". A oublier très vite...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 mai 2008
pour moi aussi un des meilleurs films de carpenter avec une ambiance de dingue et une musique exellente
this is my movies

824 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 août 2017
Revoir ce film aujourd'hui, à l'heure où Hollywood fait intervenir des curés et des versets de la Bible n'importe comment dans ses films d'horreur, en voir un qui utilise avec intelligence et sans prosélytisme ce contexte est particulièrement salvateur. Alors oui, Carpenter a fait ce film avec un budget de 3€50, avec des acteurs pas connus et pas toujours au top, oui, ses décors sont moches et cheap, oui, certains effets sont datés mais bon sang, dans la maîtrise de son ambiance et surtout la tension qu'il instille avec trois fois rien, le film en remontre à de nombreux tâcherons modernes qui font n'importe quoi avec une caméra pour créer une ambiance morne et dénuée d'enjeux. Le scénario est bien troussé, la mise en scène est bien carrée, certains plans sont juste inoubliables et on a parfois l'impression de voir un film d'un débutant qui y met toute sa hargne (Carpenter a fait ce film en indépendant après l'échec cosmique de "Jack Burton dans les griffes du Mandarin"). Pas toujours du grandiose mais assurément un digne représentant du genre. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
Hotinhere

794 abonnés 5 495 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 novembre 2020
Huit-clos démoniaque dans une église. Un film angoissant et effrayant, sublimé par la mise en scène et BO de John Carpenter.
kibruk
kibruk

196 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 septembre 2022
A chaque nouveau visionnage de "Prince des ténèbres" je l'apprécie toujours autant. Carpenter arrive à faire de cette série B fauchée un film d'horreur des plus convaincant, il fait partie selon moi des ses meilleures oeuvres avec "The thing" et "L'antre de la folie". "Prince des ténèbres" est assez étonnant dans sa structure car il ne se limite pas à un seul genre, mais il en fédère plusieurs comme le film de siège, le slasher, le film de possession et d'autres encore. Son scénario, qui exploite aussi habilement des thèmes comme l'opposition science/religion, est donc assez remarquable et la réalisation de Carpenter est parfaite malgré quelques petites scènes qui ont pris un petit coup de vieux. Il arrive à instaurer une tension intense et malaisante du début à la fin pour s'achever sur quelque chose d'assez gore - spoiler: le maquillage de la femme possédée est l'un des plus dégoûtant et impressionnant de l'histoire du cinéma
-, et on est tenu en haleine jusqu'à la dernière seconde du film. C'est tout simplement l'un de mes films d'horreur préféré.
Artriste
Artriste

188 abonnés 2 394 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 juillet 2023
Film d'épouvante, écrit et réalisé par John Carpenter, Prince Des Ténèbres est un long-métrage correct. L'histoire se déroule à Los Angeles ou un prêtre invite un professeur de physique quantique et ses étudiants à se joindre à lui dans le sous-sol d'une église afin d'étudier un mystérieux cylindre de verre contenant un liquide vert tourbillonnant. Seulement, cette chose va s'attaquer à ce groupe. Ce scénario n'est pas très poussé et démarre de façon assez molle. En effet, l'intrigue prend du temps avant de se mette en place et comporte quelques longueurs malgré une durée relative d'un peu plus d'une heure et demie. Le problème, c'est qu'il faut attendre l'heure de visionnage pour que tout cela décolle réellement et que l'action s'emballe. Le récit ne raconte pas grand-chose et son aspect religieux est plus un prétexte qu'un sujet développé. Malgré cela, l'ambiance inquiétante est une belle réussite. Les personnages sont eux nombreux et difficilement identifiables au début, mais finissent par être reconnaissables au fur et à mesure que le groupe rétrécisse à cause des nombreuses morts. Dommage que ces exécutions soient si rapides, ne laissant pas le temps de savourer ces moments macabres. Tous ces protagonistes sont interprétés par une distribution convenable, dont on retiendra surtout les visages de Donald Pleasence, Victor Wong, Jameson Parker, Dennis Dun, Anne Marie Howard, Lisa Blount, Ann Yen et Susan Blanchard. À noter également la présence d'Alice Cooper dans un second rôle. On peut reprocher à ces individus des réactions pas toujours crédibles ainsi que des échanges peu profonds, notamment dû à des dialogues pas spécialement intéressants. Si le fond comporte pas mal de défauts, le long-métrage se rattrape sur sa forme. C'est très bien réalisé de la part de John Carpenter. De plus, sa mise en scène évolue dans un lieu étant une véritable prison pour les victimes. On assiste à un quasi huis clos dans ce décor austère. Les effets spéciaux sont eux convaincants et nous gratifient de quelques scènes marquantes. Ce visuel soigné est accompagné tout du long par une b.o. omniprésente et qualitative également signée par John Carpenter en collaboration avec Alan Howarth. Leurs compositions confèrent une atmosphère angoissante à chaque seconde, leurs notes ne s'arrêtant presque jamais. Ce massacre s'achève sur une fin particulièrement réussie laissant planer le doute, venant mettre un terme à Prince Des Ténèbres, qui, en conclusion, est un film à visionner d'avantage pour ses qualités esthétiques et sonores que pour son histoire sans relief.
Napoléon
Napoléon

182 abonnés 1 629 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 mars 2026
Malgré un âge visible le scénario sort du lot pour un film de ce genre. Ensuite l'ambiance est réussie avec de beaux décors et une bonne bande son.
Casimirismylegend
Casimirismylegend

64 abonnés 327 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 juin 2021
Un peu compliqué et grand guignol, ce film nous rappelle que John Carpenter n'a pas l'élégance d'un Ridley Scott...
Vrakar
Vrakar

51 abonnés 373 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 août 2021
Si la version 4k HDR est éblouissante, ce Carpenter n'en reste pas moins moyen. Big John use et abuse de longues mises en scène. Pour autant, jamais le rythme ne prend de vitesse, ce qui rend les attaques démoniaques presque pathétiques. Les personnages principaux sont creux et quelques acteurs vraiment médiocres. Même l'excellent Donald Pleasence a du mal à faire ressortir son personnage. Les dialogues sont très peu fouillés, de même que le scénario finit par partir dans une mélasse métaphysique incompréhensible. Mais il reste une ambiance bien poisseuse, des figurants (dont Alice Cooper) flippants autour de l'église, une B.O typique de Carpenter, quelques effets spéciaux 'à l'ancienne' très réussis et un travail remarquable sur le clair-obscur.
Kouto
Kouto

30 abonnés 4 775 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 septembre 2025
Un huis-clos particulièrement perturbant réalisé par John Carpenter renouant ici avec l’essence primitive de son cinéma. Angoissant, mise en scène avec soin en privilégiant une atmosphère pesante à souhait. Si le récit se perd parfois dans des élucubrations scientifico-ésotérique farfelues, cette histoire sur fond biblique de résurrection du mal demeure prenante de bout en bout.
Shawn777

814 abonnés 3 965 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 juin 2021
Ce second opus de la trilogie de l'Apocalypse, réalisé par John Carpenter et sorti en 1987, n'est pas mal du tout ! Petit bijou pour les puristes du réalisateur, grosse erreur artistique pour d'autres ou encore inconnu pour certains, ce film m'a longtemps rebuté. Le synopsis ne me donnait pas spécialement envie non plus et le côté très barré me faisait un peu peur. J'ai finalement profité de sa disponibilité sur Arte TV pour me lancer et je ne regrette pas du tout ! Pour résumer rapidement, un prête, un professeur en physique quantique et ses élèves passent la nuit dans une église abandonnée afin d'étudier un tube rempli d'un liquide verdâtre semblant être l'incarnation du fils de "l'anti-Dieu". Bon alors pourquoi pas, de toute façon, lorsque Carpenter part dans des délires comme ça, il maitrise généralement bien la chose, comme avec "L'Antre de la folie", troisième opus de la trilogie de l'Apocalypse, que j'avais tout simplement adoré. Pour rester dans la comparaison, ici, je trouve que l'ensemble est un peu moins homogène. Tout d'abord, le film met pas mal de temps à se lancer, on se demande vraiment où le réalisateur/scénariste veut en venir pendant un petit moment, mais d'un autre côté, il y a beaucoup de personnages et Carpenter prend le temps de mettre l'ambiance en place. En parlant d'ambiance d'ailleurs, j'ai trouvé que le film avait toujours aujourd'hui son petit effet. Évidemment, certains effets ont vieillis et ne sont plus du tout effrayants mais dans l'ensemble, je dois avouer que j'étais mal à l'aise devant beaucoup de scènes, notamment ces plans de couloirs vides et les plans légèrement déformés, mais également grâce à certains maquillages, toujours aussi efficaces aujourd'hui, notamment Kelly qui fait littéralement froid dans le dos. Bref, pour en revenir au rythme du film, une fois que ce dernier s'est lancé, nous sommes à fond dedans et puis soudainement, nous avons de grosses lenteurs qui ralentissent considérablement le rythme, et en même temps notre intérêt envers le film, pour ensuite repartir de plus belle pour un excellent final. La mise en scène est par ailleurs excellente, nous avons de très nombreuses bonnes idées mais Carpenter réalise également quelque chose de très intéressant sur le plan du scénario, bourré de métaphores et surtout d'originalité (rappelons que tout ce délire est premier degré mais ne tombe pourtant à aucun moment dans le ridicule). En ce qui concerne le casting, nous retiendrons, entre autres, Donald Pleasence, Victor Wong, Denis Dun, Lisa Blount, Jameson Parker etc. qui jouent très bien. "Prince des ténèbres" est donc un bon film, tout simplement !
Cinememories

596 abonnés 1 673 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 novembre 2020
Le second volet de l’apocalypse de Carpenter aboutit, cinq ans après son premier volet et près d’une décennie après son monumental « Halloween ». Entre-temps, il aura eu le temps de se faire les griffes sur le pare-chocs de « Christine » et de s’égarer dans le musclé, burlesque et injustement mal-aimé « Big Trouble in Little China ». Il vient de nouveau sonder notre esprit et notre point de vue sur la fin du monde, celui qu’il a conçu et celui que l’on devra interpréter par les sensations. Son allusion au chat d’Erwin Schrödinger n’est pas anodine, car sa démarche consiste bel et bien à développer ses intrigues en préservant ce mystère, depuis l’extérieur de la boîte. Et pourtant, la subtilité viendra combler cette observation, dès lors qu’il place ses propres personnages dans une cage, fermée et étouffée par une abomination surnaturelle. Le huis clos s’installe alors rapidement, pour qu’enfin puisse infuser les diableries d’une force invisible et omniprésente.

Cela fait sans doute partie d’une de ses rares réalisations, où le metteur en scène enferme rapidement ses protagonistes dans une enceinte où tout s’entrechoque. La foi et la science sont discutables séparément, mais une fois réunis, la fatalité les rapproche car les résultats sont les mêmes. D’un côté le scientifique se doit de prendre du recul sur ses connaissances, tandis que l’homme de foi tente de compenser sa passivité. Tous ces partis demeurent ainsi impuissants face à l’ascension du mal et le retour de Satan sur Terre. La détresse du père Loomis (Donald Pleasence) ne laisse pas de place à l’hésitation chez le spectateur qui cherche à entretenir l’espoir. Cependant, il s’agit d’un risque en essayant d’épouser et d’apprécier les codes auxquels on nous habitue. Carpenter prend ainsi plusieurs détails à revers, tout comme le sens profond d’un monde qui s’effondre, peuplé d’individus qui ne meurent pas vraiment et qui ne vivent pas pour autant.

Là où la divinité vient souvent délivrer les hommes de leurs soucis, cette fois-ci, c’est l’Antéchrist qui intervient, avec toute la même puissance, mais pas la même bienfaisance. Ce que le professeur Birack (Victor Wong) et ses étudiants observent, c’est bien une déchirure dans les relations humaines, chose que la science ou la foi ne pourront expliquer. L’Eglise se transforme donc peu à peu au sanctuaire d’une renaissance, que l’on peut lire à travers divers types de miroirs. Dans cet élan lyrique, il s’agit avant tout d’accepter le constat navrant des marginaux, voire même des sans-abris, que l’on oublie et dont on ne prend plus le temps de les regarder en face. Et si l’on poussait l’analyse, il pourrait s’agir de remettre l’humanité à la place, à l’échelle des particules et des atomes qu’il étudie. Elle est insignifiante dans le monde qu’il cherche à bâtir et qu’elle ne pourra pas toujours contrôler. De même, les sentiments et les émotions, qui constituent la dernière ressource authentique des hommes, démontrent qu’ils peuvent les trahir.

« Prince des Ténèbres » (Prince of Darkness) élève ainsi constamment le niveau de complexité de ses interprétations. L’horreur sert alors à mieux induire les possibilités les plus crues et réalistes pour l’Homme, pour ne pas dire pessimistes. L’aventure fantastique convoque par la suite les carcans de la société, qui a longtemps conditionné ses membres à agir par orgueil que dans le sens du collectif. Les possessions ont pris plusieurs formes dans cette œuvre, qui ne mâche pas ses mots, ni sa définition de l’apocalypse et sa finalité. Il restera toujours une problématique non résolue et ambiguë pour renouveler et enjeux et fissurer un peu plus la boîte de Pandore.
Moorhuhn
Moorhuhn

167 abonnés 579 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 juillet 2015
Ah mais cette frustration ! Sans quelques incohérences et réactions de personnages stupides, j’adhérais totalement ! Car quelle ambiance et quelle tension sinon, j’étais vraiment embarqué dans le film. John Carpenter montre une nouvelle fois qu’il maîtrise le huis-clos à la perfection, The Thing et Assaut étant déjà de géniaux représentants du genre. Le cadre resserré de l’action est déjà propice à créer un sentiment d’oppression, ce qui accentue le danger. Ici, ce dernier est partout. Dans cette ancienne église, dans les rues et même dans les rêves, impossible d’y échapper. Et c’est aussi ce qui rend le film assez angoissant car il ne semble pas y avoir de réelles échappatoires.

La base du scénario part d’un mystère inexpliqué avec grosse dimension spirituelle et une équipe de chercheurs va tenter de le résoudre. Il n’y a même pas besoin d’en faire plus, les enjeux sont clairs et limpides, sans tournures alambiquées superflues. Après comme je l’ai mentionné précédemment, ça n’empêche pas le film d’avoir quelques incohérences assez regrettables. En entrant un petit plus dans le détail, il y a des scènes qui m’ont quand même bien sorti de l’ambiance (légers spoilers) spoiler: Je pense à ce passage où une femme voit une croix se dessiner sur son bras sans que ça l’alarme. Il y a déjà eu des pertes dans l’équipe et ça ne la choque pas ? Non mais je veux dire, qui ne flipperait en voyant une croix bizarre s’inscrire dans sa chair ? Sans compter les réactions un peu débiles comme le type qui ne s’inquiète pas outre-mesure de voir sa collègue taper à l’ordinateur à la vitesse d’un robot, l’air complètement possédé. Mais fuis sombre idiot !


Après je me doute que Carpenter n’a pas forcément des ambitions réalistes mais ça n’empêche pas la cohérence. Assaut par exemple était assez surréaliste mais ça collait bien à l’atmosphère du film avec cette menace extérieure qui agissait sans réflexion, comme possédée. Pourtant il y a bien des similitudes avec Prince des Ténèbres. Mais dans ce dernier il s’agit de réactions stupides ne provenant non pas de l’inconnu mais de personnages bien définis, bien réels, que l’on a vu évoluer et c’est ce qui est assez gênant, d’autant plus que ces scènes ne sont pas isolées. Il y en a un peu trop pour hurler au génie sur ce film pour ma part bien qu’il y ait des facteurs qui puissent honnêtement le permettre. Car les points positifs sont tout de même légion.

Le film est bourré d’idées de mise en scène notamment. Les passages rêvés semblant provenir d’une vieille vidéo usée sont particulièrement inquiétants. Le fait de ne pas expliciter le pourquoi du comment de ces « messages » contribue à l’angoisse. Quelques scènes d’attaque sont particulièrement scotchantes, je pense par exemple à celle qui se passe dans le noir complet à un moment. Carpenter joue avec nos peurs innées, il revient à la base de l’horreur : l’invisible. Et c’est ce qui correspond d’ailleurs à la grande majorité du déroulement de l’intrigue, ce qui rend la tension particulièrement palpable (et efficace). Et même quand cet invisible ne l’est plus justement vers la fin du film, ça fonctionne encore car Carpenter n’en fait pas trop et rend la séquence inouïe de suspense. C’était ce que je reprochais à Poltergeist d’ailleurs (autre film d’horreur de l’époque), de verser dans la surenchère. Ce n’est pas le cas de Prince des Ténèbres où l’équilibre entre le mystère et l’explicite est savamment dosé.

C’est aussi à cela que l’on reconnaît la qualité d’un cinéaste. Comme quoi la réalisation d’un film fait vraiment beaucoup de choses et peut permettre de faire passer la pilule quant à certaines situations un peu tirées par les cheveux. J’éprouve donc ici le sentiment paradoxal du spectateur qui a vraiment aimé le film mais qui n’arrive pas à se débarrasser du petit sentiment d’amertume causé par de petits couacs trop visibles. D'où une petite frustration terriblement gênante. Néanmoins, celle-ci ne m’empêchera pas de conseiller le film car il en a quand même dans le ventre et nous propose une ambiance vraiment incroyable. C’est clairement à voir.
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