155 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
21 critiques spectateurs
5
1 critique
4
6 critiques
3
4 critiques
2
8 critiques
1
1 critique
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
0,5
Publiée le 31 mars 2007
j'ai du le voir apres avoir lu le livre pour mon cours d'anglais et j'ai vraiment detesté!!! Autant le livre j'ai bien aimé (je ne dis pas que je l'ai adoré mais ca allait, pas comme le film) les acteurs ne sont pas (je trouve) tres perfomants et le film a un coté trop "viellot" pour moi!! enfin c'est mon avis...
D'un coté de belles images, une histoire intéressante; de l'autre l'obligation de se tenir au texte de Shakespeare (mon Dieu les voix off déblitérant le texte de la pièce comme s'ils la lisaient).Moyen donc, et il n'y pas ici la patte Polanski qu'on lui connait.
Pour une adaptation de William Shakespeare, cen est une... Ce film est interminable, par des acteurs au jeu théâtral (original dun certain point de vue, atrocement agaçant dun autre), des dialogues datant du Moyen-Âge (on comprend la moitié des phrases), et des monologues à dormir debout. Mais bon, Polanski est derrière la caméra, ce qui implique une finesse de lévolution de lhistoire, et un certain contrôle du visuel. Les admirateurs de Shakespeare aduleront. Les autres : préparez loreiller!
Après le "MacBeth" (USA, 1948) de Welles, le "Kumonsu jo" (Japon, 1957) d'Akira Kurosawa et les autres adapations du drame de Shakespeare, c'est au polonais Roman Polanski de s'attaquer à l'adaptation de l'oeuvre du dramturge anglais. "The tragedy of MacBeth" (USA, 1971) est donc une enième adaptation de l'oeuvre théâtrale. Heureusement, Polanski réussit à y insuffler sa patte et une photographie ( signée Gilbert Taylor ) de qualité. Les plans narratifs à souhait sont toujours aussi plaisants à voir. Cependant, et c'est là où le bas blesse, l'adaptation faite par Polanski et Kenneth Tynan souffre des dialogues si idoine à la mise en scène théâtrale. Difficile de transcrire à l'écran des dialogues si littéraires et si emphatiques. Le film perd ainsi de son naturel, pêchant en même temps de la lenteur parfois somnolente. Bref, si le film est beau, raconté avec beaucoup d'ingéniosité faisant l'utilisation d'ellipses astucieuses, les diaolgues ralentissent la montée en puissance de l'oeuvre qui se finit comme on le sait dans le sang. Bref l'oeuvre de Kurosawa n'est-elle pas meilleur ? En conclusion, "The tragedy of MacBeth" (USA, 1971) respecte parfaitement le texte de Shakespeare et parfaitement le style de Polanski, le problème reste dans le cohésion des deux.
Tout ce que l'on peut dire, c'est que Roman Polanski ne s'est pas contenté de lire Macbeth, le texte et le ressort dramatique l'ont visiblement transcendé. En effet, très fidèle au texte de Shakespeare dont il a sentit que ce n'était pas seulement l'action qui comptait, mais aussi l'art du dramaturge anglais à mettre en mots justes les plus complexes sentiments, Polanski ajoute sa propre vision du délire partagé par Macbeth et sa femme, de cette fulgurante descente en enfer, produite par le seul désir irrésistible de s'élever au prix même de sa bonne conscience. Le réalisateur joue donc avec les images et nous offre par exemple une vision personnelle des sorcières, groupe de femmes nues, obscènes, à l'aspect répugnant qui représentent cette meurtrière ambition, soif du pouvoir et de la connaissance funeste. Lady Macbeth, elle, au visage angélique et au drapé blanc correspond tout à fait à l'image du personnage enjôleur, charmeur et finalement faible qu'a crée Shakespeare. Macbeth seré donc Adam, poussé par Eve à croquer la pomme, et passer de l'innocence au savoir insoutenable, aux énigmes aussi vraies que mensongères, tel est le destin de l'homme... Les scènes de délire sont particulièrement frappante car pleine de sang, de vie et de mort mêlées dans ce sang, oppressantes, saisissantes, angoissantes, elle produisent le même effet sur nous que sur Macbeth. Très bonne idée à la fin de montrer l'angle de vue de la tête de Macbeth, qui voit le peuple se rire de lui qui n'est plus qu'une moitié d'homme. Bref nous pourrions repprocher à Polanski son jeu de caméra sommaire ou cet aspect un peu nu qui ressort de ce film, il n'en reste pas moins un très bonne adaptation du texte Shakespearien, pièce qui reste un des monuments du théâtre anglais.