Film plein d'idée et une bonne recherche esthétique. Cependant le scénario est trop approximatif. Les acteurs prennent du plaisir mais je ne sais pourquoi le lien avec le spectateur est limité. Un sous "Le poulpe" qui aurait gagné à simplifier la forme pour approfondir le fond. Heureusement reste quelques bons moments. A voir 1 fois avant de se le rappeler après 2-3 ans... ce que j'ai fait !
En plus des critiques négatives lues au sujet de ce film (lenteur, nullité du scénario, film sponsorisé par la SEITA) je voudrais ajouter : musique horripilante, saxo qui joue "chialendo" et qui couvre en permanence les dialogues. Le film n'avait pas besoin de ce coup de grâce.
Une enquête sur la disparition d'une jeune femme intéressante menée par un Thierry Lhermitte très à son aise dans un rôle beaucoup plus noir qu'à l'accoutumée. Malheureusement, la fin me semble bâclée et me laisse sur la fin. Dommage car l'ambiance était au rendez-vous...
D'un ennui affligeant. Le scénario patine dans la semoule jusqu'à la fin, on attend le démarrage et, pas seulement le dénouement de l'intrigue, mais une progression cette intrigue. Mais non, ce film est d'une accablante constance, et la fin, certes inattendue, ne m'a pas sorti de mon ennui mortel. Une étoile pour le jeu des comédiens, quoi que très cliché (le détective accro à la clope et la bière...), car les pauvres me font de la peine de s'être compromis dans un tel navet.
L'idée du film est bonne , l'histoire d'un enquêteur paumé , seul , qui ne tient plus debout que pour une affaire de disparition qui en réalité ne l'intéresse pas et dont on sent qu'il dérape de plus en plus . L'interprétation de Thierry Lhermitte est plutôt convaincante et on découvre à ses côtés Marion Cotillard et Clovis Cornillac , à l'époque 2 jeunes pousses du cinéma français . Mais le film souffre de longueurs et la fin bien que surprenante est très mal amenée ce qui la rend peu crédible et donne l'impression que l'auteur s'est perdu dans son scénario au point de ne plus savoir comment le finir .
Après "Le poulpe" qui visait plutôt le côté grand public du polar, G. Nicloux optait pour un virage à 180° avec ce film à l'intrigue toujours aussi nébuleuse mais avec moins de répliques qui font mouche, un changement de forme (le numérique remplaçant la pellicule) et un ton beaucoup plus noir. Enfin, l'intrigue peut paraître tortueuse mais elle est en fait assez réaliste dans le sens où, à l'instar du héros, où n'avons pas d'autres infos que celles collectées par le héros (T. Lhermitte, parfait et crédible comme jamais) et donc, c'est à nous, comme lui, de suivre notre instinct et de démêler le vrai du faux, de construire notre jugement sur tel ou tel personnage et de lever un coin du voile qui cache la vérité. Le rebondissement final est par ailleurs troublant et remet en perspective tout le film. Parcouru de persos dérangés, interprétés par des guets de luxe, connus ou en passe de le devenir, le film compte un sacré nombre de gueules et accumule les éléments incongrus. L'ambiance est parfaite, le scénario bien mené et la mise en scène nous immerge complètement. Nicloux justifiait alors les espoirs placés en lui et s'imposait comme un metteur en scène à suivre. D'autres critiques sur
Le polar noir existe encore ! Un film froid en apparence, mais une intrigue plutôt réussie. Lhermitte tire son épingle du jeu dans un rôle à contre-emploi ; malheureusement le film est un peu court.
C'est curieux mais à chaque fois que je lis une critique sur un film français, je tombe systématiquement sur certaines critiques négatives parlant de navets, de comédies polar " à la française " comme si ce terme avait une finalité en soit. Je comprends pas pourquoi " on " s’évertue alors à regarder des films français si c'est à ce point si pénible. Toutefois en ce qui me concerne Guillaume Nicloux signe ici une vraie réussite. Un polar très particulier au découpage et au montage pour le moins original créant ainsi une atmosphère des plus ambiguës. Un nombre d'acteurs impressionnant jouant chacun une petite partition. Une mise en scène bluffante, avec des trouvailles intéressantes notamment le lien que crée le magnétophone...Et Lhermitte magnifique,sexy, désabusé jouant admirablement ce personnage à la fois sombre et pince sans rire. Un seul bémol : la fin, bâclée. Nicloux aurait dû s'y attarder davantage. J'ai vu ce film plusieurs fois et toujours avec le même plaisir.
Un très bon polar bien noir matiné d'une multitude de rebondissements aussi prenants les uns que les autres qui déboucheront sur une fin qui plaira à certains et l'inverse. Mais même si on n'aime pas la fin du film, on ne peut pas cracher dessus car le film est très bien mis en scène et très bien interpreté d'autant plus qu'il allie le fond et la forme. Moi j'ai adoré donc aucun problème. Guillaume Nicloux est un bon, acclamons-le et allons voir ses films.
Encore un éniemme polar pseudo intello pour bobos avec une histoire à dormir debout, qui heureusement a un succés très limité et que tout le monde oublis très vite.
De qui se moque-t-on ? Une étoile aurait été la bienvenue pour l'effort de Lhermitte...mais non. Car dans le genre, on le préférait chez Arcady dans son "dernier été à Tanger". Que reste-t-il ? Une tentative esthétisante ratée, des personnages à la limite de la caricature bon marché, des scènes racolleuses parfaitement inutiles, un scénario qui n'en finit plus de se noyer et qui, en outre, prend le spectateur pour un idiot au vu de la scène de fin. Plus de pellicule ? Panne d'idée ? Budget trop serré ? Celui des gens peut l'être aussi, parfois ; alors soyez gentils, prévenez-les avant ou abstenez-vous.
Un affaire privée rassemble un nombre très important d'acteurs français bien connus dont Marion Cotillard. L'enquête est bien menée et les plans sont bien découpés. Il est amusant de voir comment les intérieurs ont bien changés par rapport aux années 2000 ainsi que le style cinématographique, par exemple Thierry L'Hermitte fume dans toutes les scènes. Le sujet est sérieux, il rappelle les chiffres effroyable encore d'actualités sur les disparitions non résolues.
Visiblement tourné avec peu de moyens, un film noir au casting prestigieux et qui se suit agréablement mais qui s'avère trop froid et dont le final laisse méchamment sur sa faim le spectateur.
Ce film a les défauts de ses qualités. Je m'explique : j'ai adoré l'ambiance "Mike Hammer" du privé désabusé spoiler: (une vie inintéressante au possible, de son alimentation au contenu de ses soirées en passant par sa façon de faire l'amour) , le côté film de genre (on revient aux grandes heures du film noir avec ses filatures, ses intrigues à tiroir, l'avancée de l'enquête vue par les yeux même de l'enquêteur, ses ambiances glauques, ses dialogues spoiler: (la phrase "je ne parle pas à un mec qui a une scène de chasse sur son pull" n'est pas sans rappeler une autre phrase d'un chef d'oeuvre du genre réalisé par Jean-Pierre Melville avec Alain Delon - "je ne parle jamais à un homme qui a une arme dans la main" -), etc. A tous ces ingrédients, j'ajouterai dans ce qui m'a plu, la distribution impeccable et le dénouement intéressant et inattendu. Cependant, le film se résumant à l'enquête du détective privé, donc à une succession de moments de la vie ennuyeuse du héros, c'est un long moment à passer dans une salle obscure, trop long pour moi car même si cela doit être voulu par le réalisateur, ce manque de rythme est préjudiciable au film. Pour comprendre mes références dans le suspense rythmé, revoyez "La Prisonnière Espagnole" (The Spanish Prisoner) de David Mamet, "L.A. Confidential" de Curtis Hanson, "Mémoires Suspectes" (Unforgettable) de John Dahl, "Troubles" (Shattered) de Wolfgang Petersen ou "Usual Suspects" de Bryan Singer.
Dans la tradition des polars américains impliquant un privé Guillaume Nicloux a bien su transposé ça dans un film français jusqu' à tomber dans le piège d'une intrigue trop alambiqué où l'on fini pas plus trop savoir ce qui se passe. Ça fonctionne pas mal mais la conclusion laisse finalement indifférent il manque quelque chose.