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kibruk
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4,0
Publiée le 1 avril 2025
Ce 'vieux' western s'éloigne des thématiques classiques du genre puisqu'il va stigmatiser le racisme anti indiens bien avant les films de la fin des années soixante, début des années soixante dix comme "Little big man". On est donc loin des productions à la John Wayne et des visions très manichéennes et patriotiques qu'ils véhiculent, et cette histoire de vengeance va assez loin dans l'exploitation de dilemmes moraux : jusqu'où aller pour se venger, pour protéger son enfant, pour respecter une amitié très forte. Passionnant de bout en bout.
Efficacement resserré ce western fait l'éloge de la figure inébranlable du shérif incorruptible, opposé à un ancien frère de sang devenu hors-la-loi tyrannique, oublieux de la justice pour protéger son méprisable fils. S'appuyant sur le face-à-face viril entre les charismatiques Kirk Douglas et Anthony Quinn, la narration use de certains stéréotypes du genre (la femme du saloon qui s'amourache du beau ténébreux mystérieux, le racisme endémique envers les Indiens, le complice malhabile, la ville rebelle à l'autorité...) mais assume pleinement son affiliation, tant par la réalisation que la musique ou l'ambiance si emblématiques. Un plaisant moment dans la chaleur du grand Ouest!
Un western assez simple et très classique mais néanmoins efficace et agréable. Il n'est pas très long, l'intrigue va droit à l'essentiel et le dénouement à peine original n'est pas très surprenant. Il manque un petit quelque chose pour qu'il nous marque l'esprit. Film du dimanche après-midi à savourer sans se prendre la tête.
Un classique du western qui vaut essentiellement pour l'affrontement de deux très grands acteurs Kirk Douglas et Anthony Quinn. Sinon le scénario est une histoire de vengeance qui manque de rythme à certains moments.
A la suite du viol de sa femme, une indienne, un homme cherche et capture son meurtrier, le fils de son meilleur ami. Un bon western, pas trop long et admirablement joué. La déco et l'ambiance sont soignés, les coups de revolvers sont présents et pércis. La tension est palpable jusqu'au bout et le duo Kirk Douglas / Anthony Quinn est parfait !
Curieux destin que celui de John Sturges. Auteur de solides westerns dont deux furent d'immenses succès (« Règlements de comptes à OK Corral » en 1957 et « Les sept mercenaires » en 1960), il n’a jamais atteint la réputation de ses contemporains qui tels Anthony Mann, Delmer Daves ou Robert Aldrich ont vu leur cote sans cesse réévaluée depuis leur disparition. Sans doute moins éclectique, Sturges a souvent été qualifié à mots couverts de « suiveur opportuniste », depuis le succès mondial de son remake des « Sept samouraïs » d’Akira Kurosawa, totem d’une critique intellectuelle qui n’avait pas vu d’un bon œil ce qu’elle avait jugé comme un affadissement de l’œuvre originale. Idem pour « Le dernier train de Gun Hill » dont l’intrigue lui semblait trop facilement inspirée, successivement du « Train sifflera trois fois » de Fred Zinneman (1952) pour l’idée du compte à rebours inclus dans une unité de temps restreinte puis de « 3h10 pour Yuma » de Delmer Daves (1958) pour le huis clos dans une chambre d’hôtel. Ces réserves ne sont sans doute pas dénuées de fondement, mais un film doit aussi se juger à l’aune de son rendu brut sur l’écran. De ce point de vue « Le dernier train de Gun Hill » est une parfaite réussite. L’histoire écrite par Les Crutchfield était dans les tuyaux du producteur H B. Wallis depuis un moment (1954) quand il profita du succès de « Règlements de comptes à OK Corral » pour remettre le couvert avec la même équipe, Kirk Douglas remplaçant juste Burt Lancaster initialement prévu dans le rôle du shérif vengeur et Anthony Quinn se retrouvant pour le coup dans le rôle du grand propriétaire terrien refusant la culpabilité de son fils. A partir d’une trame assez classique mais à très fort enjeu dramatique, le scénario de James Poe nous conduit sans coup férir à un duel final insoutenable entre deux anciens cowboys dont les parcours qui avaient depuis longtemps divergé spoiler: se rejoignent brutalement face au viol et au meurtre d’une jeune femme indienne qui se trouve être la femme du shérif Matt Morgan interprété par un Kirk Douglas à la mâchoire serrée dont Sturges a réussi à contenir le trop plein d’effets qui parfois nuisait à la crédibilité de son jeu. Véritable prouesse quand on connait le caractère plus que bien trempé de l’acteur. Toute la saveur du film tient dans la rencontre attendue entre les deux hommes dont on a compris dès le départ qu’ils sont engagés dans une lutte à mort largement préparée par les données de base du scénario. Les caractères des personnages sont certes nimbés d’un manichéisme qui laisse peu de place à la nuance mais le propos de Sturges est essentiellement de divertir le spectateur par la montée d’adrénaline. De trop longs palabres sur les motivations et les conséquences des actes de chacun auraient emmené le film sur une autre voie. Cette simplification assez radicale des portraits psychologiques fait dire à Bertrand Tavernier et Jean-Pierre Coursodon dans leur ouvrage de référence « 50 ans de cinéma américain » que l’antiracisme dont fait preuve Sturges n’est que de pure commande. Une accusation sans doute un peu sévère qui n’enlève rien au plaisir que le film procure grâce à une maîtrise par Sturges de toutes les composantes de sa mise en scène, secret de fabrique de tous les bons faiseurs hollywoodiens. A noter la performance d’Anthony Quinn, acteur parfois sous-estimé, qui a su trouver l’équilibre parfait entre le cynisme du fermier monté à la force du poignet et la douleur d’un père rongé par la honte que lui inspire un fils qu’il a dû éduquer seul. Un western à replacer d'urgence dans la très bonne moyenne des réussites du genre.
Western datant de l'époque bénie du genre et porté par un réal de talent (J. Sturges, qui fera plus tard "Les 7 mercenaires") et un duo d'acteurs de légende dans des rôles suffisamment étoffés et bien écrit pour leur permettre de donner leur pleine mesure. L'aspect psychologique est très important dans le film et le scénario est assez profond, avec une réflexion sur l'amitié, la culpabilité, la vengeance, le désir de justice. Violent, sombre, comportant quelques plans sublimes et avec des acteurs au sommet, voilà un duel qui se passe avant tout dans les mots et la psychologie avant de se finir dans un déluge de feu. On pense beaucoup à "3h10 pour Yuma" bien sûr mais ce film possède sa propre personnalité. Un classique pour les amateurs. D'autres films sur
Jonh Sturges aura aligné quelques-uns des plus grands classiques du western, et celui-ci y figurera en très bonne place. Entre un Kirk Douglas magnétique au possible, un Anthony Quinn formidable de nuance, une photographie sublime et une mise en scène inspirée, il n'y a pratiquement rien à jeter dans le spectacle tout en tension proposé là. Tout concourt à faire ressentir la torture émotionnelle des personnages dans cette histoire tissée entre justice et vengeance, dans une formule scénaristique simple mais efficace, exploitée avec beaucoup d'ingéniosité.
John Sturges réalise ici une belle synthèse du western classique des 50’s. Dans la même veine que « Le train sifflera trois fois », il s’appuie sur un scénario voisin et aussi efficace par sa concision et sa précision. Dans ces deux films le personnage central est un homme de loi seul contre une ville entière ; une unité de temps hyper resserrée et un quasi huis clos une bonne partie du film. On est loin des westerns sans foi ni loi : les guerres indiennes sont terminées, le sheriff est un homme de loi responsable et pas un homme épris de vengeance, les relations humaines sont assez apaisées. En choisissant comme femme du sheriff une indienne, Sturges adresse un réquisitoire anti raciste puissant aux spectateurs d’une Amérique encore ségrégationniste. Les habitants de la ville ne jugent pas son assassinat comme un crime ; une indienne reste une inférieure. Et c’est aussi la place de la femme dans le western que Sturges remet en cause avec deux portraits de femme émancipées des conventions sociales. Tous ses personnages ont une aussi une belle épaisseur psychologique ; l’histoire d’amitié entre les deux personnages principaux en est un bel exemple avec l’un d’entre eux partagé entre amour filial et amitié et l’autre entre devoir et vengeance. En aparté ces deux rôles sont portés par deux comédiens d’exception : Kirk Douglas et Anthony Quinn. Ensuite Sturges, par le scénario, mais aussi par la mise en scène donne du rythme à son film. Bon western classique dépassant le manichéisme du genre. Mon blog: tout-un-cinema.blogspot.fr
Il est intéressant de découvrir ce film peu après "le train sifflera trois fois" pour constater pas mal de points communs entre les deux : un train dans le titre, qui joue un rôle important dans l'intrigue, une structure marquée par l'unité de temps et jouant sur l'attente, et le thème,du héros seul face à une ville entière.. Ce film-ci se démarque surtout par sa tête d'affiche : Kirk Douglas - Anthony Quinn, pour un duo réjouissant de personnages déchirés par les choix qu'ils ont à faire, entre justice et vengeance, ou protection des siens. Ceci se voit surtout chez le personnage joué par Kirk, dont on sent vraiment le tiraillement entre le respect de la loi, qu'il incarne de sa fonction de shérif, et ses pulsions de violence, qu'il ne contrôle pas totalement en homme blessé par le meurtre de sa femme.
J'ai quelques soucis avec quelques postulats du scénario : spoiler: le père qui ne veut pas punir le fils, les bandits qui laissent filer le gamin sur leur cheval, la promesse pas vraiment justifiée du dernier train, où le shotgun qui au final ne sert pas à grand chose
En général, je ne suis pas très regardant par rapport à cela, mais ici ces éléments qui ne servent qu'à augmenter la tension m'ont fait un peu sortir du film.
La mise en scène n'est pas vraiment inventive, mais elle est très efficace, et amène assez bien le climax, surtout avec l'apparition du feu. Je pense surtout au plan où Kirk descend l'escalier, tenant en joue le fils de Quinn, avec les flammes au dos, comme s'il sortait des enfers!
En bref, un western imparfait mais, à l'image de ce plan, diablement efficace.
C'est un bon western avec K. Douglas et A. Quinn en tête d'affiche et J. Sturges aux manettes. L'intrigue est simple mais efficace. La mise en scène est efficace et donc, on ne s'ennuie pas. On peut lui reprocher d'avoir vieilli un peu, des décors qui font un peu trop décor. A voir.
Suite au magnifique "Shane", "Le dernier train de Gun Hill" (troisième film de mon cycle W) remplie parfaitement son contrat westernien, sans la moindre once de psychologie de la part des personnages. Ici, tout repose sur l'affrontement au sommet entre Kirk "Spartacus" Douglas et Anthony "Barabbas" Quinn, soit le shérif qui veut rétablir justice à cause de l'assassinat de sa femme et le père de famille tourmenté par ses devoirs comme protéger son fils. Pas beaucoup d'action, une simple course-poursuite entre caravane et chevaux en terme de début, une scène marquante lorsque Kirk descend les marches d'un hôtel en proie aux flammes, des coups de pétarades bien choisis entre tout ça, une histoire de vengeance encore une fois mise au service de nos deux immenses acteurs (Kirk et Anthony), et nous pouvons dire que notre western, assez classique dans le genre, est rodé. Il s'agit quand même de John Sturges à la réalisation. De quoi se dire que c'est non pas l'artiste touche-à-tout, mais bien l'artisan solide du western des années 1950-1960 ("Les 7 mercenaires", "Règlements de compte à OK Corral" et sa suite, "Sept secondes en enfer" ...) et qui a l'art de ne pas nous ennuyer dans ce divertissement solidement calibré par une musique revigorante dès chaque note : merci Dimitri Tiomkin !! Encore une fois, le compositeur prolifique du western des 50's ("Le train sifflera...", "La captive aux yeux clairs", "Rio Bravo") sonne présent. Bingo !! On dirait un Bernstein entraînant et lancinant à certains moments. Écouter le thème des "Nerf à vif" avec De Niro pour s'en persuader. Vraiment bravo Monsieur Tiomkin ! Vous aurez marqué cette génération comme Sergio Leone le fera dans les 60's notamment. De plus, le duel final rappelle cruellement le script de "Trois heures dix pour Yuma" (je n'ai vu que le remake avec le duel Crowe-Bale) étant donné que le fameux gunfight final se déroule sur les quais avec deux interprétations magistrales et prenantes. Pour conclure, "Last train from Gun Hill" est certainement l'un de ces westerns racé le plus classique soit-il. Perfecto ! Spectateurs, laissez ranger vos fusils ...de peur de vous faire attaquer par Anthony Quinn. Attention, la loyauté est son fort. Alors, allumez simplement la télé... A noter : sortie la même année que le hawksien "Rio Bravo", "Le dernier train..." marque les troisièmes retrouvailles de nos deux compères (Anthony/Kirk) après le péplum "Ulysse" et le minnelien "Van Gogh".
Kirk Douglas et Anthony Quinn crèvent l'écran dans ce grand western classique de John Sturges et leur confrontation a vraiment de l'allure. Relativement court et sans temps mort, ce "dernier train pour Gun Hill" n'est pas sans rappeller les célèbres "3h10 pour Yuma" et "Le train sifflera 3 fois", 2 autres grands classiques de Delmer Daves et Fred Zinnemann, avec un compte à rebours ineluctable et dans les 3 cas, l'attente d'un train plus ou moins providentiel. Les 10 dernières minutes du film sont ainsi très prenantes avec une tension palpable qui monte crescendo jusqu'à l'affrontement tant attendu entre les 2 monstres. Les thèmes abordés sont nombreux (la loyauté entre 2 amis, l'éducation des enfants, le sens de l'honneur et de la famille, la soif de vengeance et le respect de la justice...) et très bien exploités par le scénario. Enfin, la mise en scène est au top et la photographie magnifique, rendant l'ensemble visuellement très esthétique. De quoi passer un bon moment de cinéma...
Film sorti la même année que Rio Bravo, le scénario du Dernier train de Gun Hill a quelques similarités avec celui du film de Howard Hawks. Le film de Struges manque d'originalité par rapport au classique de Hawks. La faute à un scénario qui empreinte à pas mal de grands westerns (Le train sifflera trois fois, La flèche brisée et surtout 3h10 pour Yuma) sans parvenir à s'en démarquer. Kirk Douglas, qui campe un personnage très determiné, n'est pas très expressif et Anthony Quinn est très bien.