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Un visiteur
5,0
Publiée le 27 janvier 2014
Comme "Le train sifflera trois fois", "Le trois heures dix pour Yuma", cet excellent film reprend le thème d'un Shérif, d'un marshall ou bien d'un suppléant qui fait son devoir envers et contre tous jusqu'à l'arrivée d'un train. On ne peut s’empêcher de faire la comparaison avec le "trois heures dix pour Yuma" et il y a de bonne raison. Le succès de ce dernier film, à la superbe histoire et aux remarquables interprétations du mésestimé Van Heflin et de l'injustement oublié Glen Ford, avait claqué le pif des producteurs avares ayant refusé la couleur ainsi que le cinémascope au réalisateur. Les studios reprirent alors le fil rouge de l'histoire, choisirent deux des plus grosses vedettes de l'époque, Anthony Quinn et Kirk Douglas, puis, il déployèrent cette fois La gigantesque Vistavision et un technicolor des plus somptueux de l'époque. Ils confièrent aussi la BO à l’inoubliable Dimitry Tiomkins et la réalisation au technicien génial John Sturges. Le résultat fut cette excellent divertissement à la tension rondement construite et au final aussi efficace que sobre.
Ce western assez académique vaut particulièrement le détour pour la confrontation entre Kirk Douglas et Anthony Quinn. John Sturges prend 2 thèmes forts, la vengeance et le dilemme, pour développer un histoire convaincante, très bien mise en scène et agrémentée de magnifiques images, notamment au début. L'action est au rendez-vous avec quelques belles fusillades mais on aurait aimé davantage dans le duel final Douglas/Quinn, un peu expédié, le spectateur ayant été chauffé à blanc par son attente tout au long d'un développement qui voit leur relation se dégrader en flèche. Ce film souffre aussi légèrement de sa comparaison récurrente avec l'excellent « 3h10 pour Yuma » de Delmer Daves sorti 2 ans plus tôt. L'ensemble reste tout de même efficace et de bonne facture.
Le scénario est à la base assez classique : la vengeance implacable d'un homme, marshal de surcroit et bon tireur, dont la femme, amérindienne, est violée et tuée sous les yeux de son fils par deux cow-boys harceleurs, vous savez ces types qui pensent qu’ils ont tous les droits sur les femmes (l'alcool n'excuse rien). Kirk Douglas, un des plus grands acteurs (de westerns) du siècle dernier, est parfait dans le rôle, déterminé, inflexible, incapable de pardonner. En face de lui, Anthony Quinn en riche et volubile propriétaire terrien dans le (presque) déni du crime de son fils. Les deux hommes, qui se sont fréquentés dans une autre vie, ne parviendront pas à s’entendre. « Last train from Gun Hill » est un western psychologique de haute tenue. Les personnages ont une réelle profondeur et le film de John Sturges monte en puissance dramatique jusqu’au dénouement final. Puissant et prenant. Retrouvez mon amour du Far West dans le roman WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU - Eds VERONE - TOME 1.
Ce film n'est pas sans nous rappeler "3:10 to yuma" de Delmer Daves sorti 2 années plus tôt en 1957. En effet tout le suspense du film repose sur le train qui ramènera le condamné pour être jugé. La majeure partie du film repose sur l'attente de ce fameux train de 21h00, comme dans "3:10 to Yuma", le héros attendra bien sagement dans une chambre d'hotel, il y aura donc triturage de cerveau, et comme dans le film de Delmer Daves, le héros est seul contre tous, l'hotel est cerné de bandits, et la ville est hostile au shérif... En gros on prend un film et on change un peu le scénario... Pour conclure cela reste quand même un excellent western malgré l'énorme plagiat donc ce film fait preuve, et mention spéciale une fois de plus a Kirk Douglas et bien sur Anthony quinn !
Mieux que "Les sept mercenaires" mais moins bien que "Règlement de comptes à O.K. corral", John Sturges réalise avec "Le dernier train de Gun Hill" une oeuvre incontournable du western hollywoodien, incontournable pour son interprétation, pour sa dramaturgie et pour le face à face entre Kirk Douglas et Anthony Quinn.
Vraiment très bien jusque la fin mais il y a un truc que j'ai vraiment pas compris à ce moment-là et qui je trouve est très mal mis en scène : spoiler: Comment le fils Belden meurt à la fin ? c'est vraiment pas clair du tout Film gâché je trouve
Western d'une grand épure scénaristique et formelle. Ecriture logique, bien imbriquée, mais fluide. Le récit avance sans cesse, et les conflits intérieurs des personnages ainsi que leurs relations jalonnent l'histoire qui se fait. Les situations humaines et dramaturgiques se complexifient et le tout prend de l'ampleur séquence après séquence. Duel de deux monstres sacrés, Douglas et Quinn se font face, pris au piège d'un drame mais mêlés l'un à l'autre par leurs valeurs, leurs sens du devoir, leur amour de leur famille. Des thèmes forts et universels cachés sous les aspects d'une histoire simple de justice, plus épaisse que bien des films compliqués d'aujourd'hui. Je suis surpris qu'il ne soit pas plus souvent mentionné dans les classiques du western US de l'époque, peut-être à cause de cette histoire de viol et de vengence ? Un film qui mérite d'être vu, et respecté. Un de mes westerns préférés.
Un western classique avec un scénario tout aussi classique. Une histoire de vengeance bien mené, une belle réalisation. 2 acteurs charismatique (Kirk Douglas et Anthony Quinn). Certaines scènes sont inspirés du film de Delmer Daves 3h10 pour Yuma. Un plaidoyer pour les indiens, un film contre le racisme. Un bon film très plaisant à regarder et très rythmé.
Un western humaniste, qui met au prise un homme incarnant le bien et un père violent qui éduque son fils à coup de pied dans le cul et terrorise toute la région. Certes comme souvent dans les western c'est le bien contre le mal avec un fin classique ,respectant tous les codes du genre, mais cette histoire de vengeance fonctionne parfaitement et on ne s'ennuie pas un instant, grâce à la tension qui montre crescendo, l'intensité de certaines scènes, et la qualité des personnages.
L'histoire débute tambour battant pendant la première demie heure, ou tout les ingrédiens du très grand western est au rendez vous. Malheuresement le film s'essoufle un peu et on atteint pas les sommet de cette première demie heure. Domage mais le film se laisse voire largement. C'est meme devenu un classique réalisé par un spécialiste du genre : John sturges
Un monument du western américain (le seul authentique) desservi par deux grandes pointures du cinéma. Cependant, l'histoire, assez classique, n'offre que peu de suspense. La scène d'agression qui introduit l'histoire est assez vite expédiée et en un minimum de dialogues pour faire place à l'entrée en scène de Kirk Douglas et son plan de vengeance pour laquelle le fameux dernier train ne sert qu'à marquer le compte à rebours. Car on se demande les raisons pour lesquelles Douglas se croit obligé de prendre un train, encombré d'une selle qu'il compte rendre à son propriétaire ne demeurant qu'à une distance si faible que les divers personnages avaient l'habitude de la parcourir à cheval. Et ce d'autant plus que la selle en question était attachée à un cheval qu'il aurait dû restituer au même propriétaire, en l'occurence Anthony Quinn, père du meurtrier de sa femme. Bon, on a compris que c'est plus palpitant ainsi et que ça fait durer le film, lequel reste malgré tout dans une longueur acceptable. Heureusement le personnage principal, Kirk Douglas, à la personnalité forte, tout comme sa voix française, occupe pratiquement toute la place et en ça réside principalement le plaisir de voir et écouter cette oeuvre cinématographique tout à fait estimable.
Même si - hormis les deux monstres Douglas et Quinn - le jeu des acteurs et certaines scènes (dont le final) pretent à sourire désormais, le film reste regardable pour les nostalgiques que nous sommes. Certains sujets (racisme) et responsabilité parentale ne sont certes pas développés mais ont le mérite d'être abordés. Quel plaisir de revoir Kirk Douglas !