Rome, ville ouverte
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Ykarpathakis157

6 226 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 juin 2021
Rome, ville ouverte est un film médiocre néoréaliste maintenant élevée au rang des grands films en raison de sa conformité à certaines techniques de l'époque mais qui n'a rien à offrir si ce n'est des méchants rigides et clichés les Allemands et des nobles nés opprimés les Italiens. C'est du sentimentalisme à outrance. J'ai trouvé particulièrement faible le portrait du commandant allemand qui ressemblait ou ne semblait pas très apte ou capable de faire quelque chose. Il y a très peu d'histoire et la brutalité attendue des Allemands est ce qui occupe la plus grande partie du temps à l'écran comme c'est prévisible. C'est le sentimentalisme à son pire j'ai trouvé particulièrement faible la représentation des soldats allemands qui ne semblaient pas très aptes ou capables. Il y a très peu d'histoire et la brutalité attendue des Allemands est ce qui occupe la plus grande partie du temps de l'écran comme tous ca est prévisible. C'est peut-être un film néoréaliste mais c'est aussi un film ennuyeux...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 août 2014
Un des piliers du néo-réalisme, "Rome, ville ouverte" réalisé par Roberto Rossellini en 1945 (deux mois après la libération de la ville alors occupée par les allemands), est un film quasi-documentaire. Il relate le quotidien de la Résistance romaine face au nazisme, à travers les personnages de Pina (Anna Magnani), Don Pietro Pellegrini (Aldo Fabrizi), Giorgio Manfredi (Marcello Pagliero) et Francesco (Francesco Grandjacquet). Un film intéressant et saisissant de vérités puisqu'il s'inspire de faits réels. "Rome, ville ouverte" fait parti de la "trilogie de guerre" de Roberto Rossellini avec les films "Paisa" et "Allemagne, année zéro".
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 janvier 2014
Un très beau drame, sombre, presque pessimiste, en tout cas très noir, qui ouvre la voie au néo-réalisme italien dont Rossellini et Vitorio de Sica seront les principaux artisans. Inutile de revenir, ni sur l'importance sociale de ce mouvement, ni sur l'importance des citoyens lambda, ordinaires, dans le courant néo-réaliste. Il convient de dire que Rome ville ouverte est un plaidoyer pour la liberté, bien sûr, mais qu'il témoigne surtout de ce qu'a été la période de l'occupation nazie en Italie. Pour montrer cela, Rossellini imagine un scénario basé dans un quartier très modeste, où s'entrecroisent l'autorité religieuse (le prêtre), l'autorité tout court (le policier, de mèche avec les habitants), l'élite résistante et organisée ("l'ingénieur") et les citoyens (les enfants résistent à leur manière), tous ligués contre l'occupant. Il n'y a guère qu'une femme trop attirée par l'argent qui puisse dénoncer les résistants. Les scènes de tortures sont très réalistes pour un film tourné si modestement. Il n'y a guère que la post-synchronisation qui puisse être pointé du doigt ici, mais elle est inhérente aux petits budgets. Rossellini offre donc un superbe film au regarde des conditions de tournage et de l'époque à laquelle il a été tourné. Un petit chef d'oeuvre dont l'influence fut grande. A voir absolument.
brunocinoche
brunocinoche

139 abonnés 1 243 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 octobre 2014
Un classique du néo-réalisme italien ressort sur 3 écrans parisiens cette semaine. Certes à éviter les jours de cafard, mais quelle puissance dramatique, des scènes déchirantes et inoubliables, une Anna Magnani impériale, l'œuvre majeure de Rossellini.
Julien D

1 344 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 octobre 2012
Alors que personne en France n’osa avant longtemps réaliser de film sur les effets de l’occupation nazie sur la population, en Italie Roberto Rossellini utilisa, dès la fin du joug allemand, ce contexte historique très difficile pour réaliser ce terrible drame. Mais plus que révéler au monde le travail de la résistance transalpine (le film s’inspire de faits réels), son œuvre a surtout fait connaitre le style néoréaliste, ce style propre au cinéma italien d’après guerre reconnaissable à son pragmatisme scénaristique, à son regard humain et à ses faibles moyens financiers. Bien qu’étant des amateurs, les acteurs nous offrirent des performances poignantes.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un réquisitoire pour la liberté et la résistance des gens simples contre le nazisme. On peut même considérer ce film comme un documentaire, car tourné immédiatement après la guerre.
Gonnard
Gonnard

293 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 février 2009
La première partie est ennuyeuse, la seconde elle-aussi assez lourde est clairement celle qui a érigé ce film au rang de chef d'œuvre. L'intérêt majeur de cette production, est d'être un témoignage contemporain sur l'Italie fasciste durant la Seconde Guerre mondiale. On peut regretter que la question du rapport entre l'Eglise italienne et le fascisme ait été escamotée au profit de la mise en valeur d'un prêtre.
Angela Ki La
Angela Ki La

67 abonnés 586 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 octobre 2013
Que reste-il du manifeste du Néo-réalisme dont tous les critiques du cinéma nous rabâchent les oreilles depuis plus de cinquante ans au moins. Oublions les grands mots, et regardons l’objet qui a bien vieillit comme tous les manifestes dignes de ce nom. En fait, pour comprendre l’impact de ce film, il faut faire un sérieux effort et le remettre dans son contexte. Ça a été tourné en pleine débâcle allemande, pratiquement en live, avec de vrais gens mêlés à de vrais acteurs. On comprend l’urgence d’un réalisme anti-spectaculaire, et un parti pris documentaire bien obligé, qui cache tous les défauts aux yeux du public conquit par l’audace du projet. Il ne faut pas effacer la « romance » du récit, entre histoire d’amour, cette mère courage, ce pittoresque à l’italienne, et les risques réels pris par tous, certains figurants sont de vrais soldats allemands déserteurs. Il paraît même que lors d’une scène de rafle en extérieur, un tramway avec de « vrais résistants » dedans passait par là, et ils ont faillit tirer dans le tas, croyant avoir affaire à une vraie rafle ! Le temps couvre tout ça d’une patine quasi mémorielle, et ça rend le jugement partial. Moi je dis que c’est assez moyen, ça à valeur de document qui parle d’une époque comme nulle autre, et qui à sut saisir cette urgence, entre film-documentaire ou documentaire fiction. A voir pur sa culture générale, mais n’attendez pas de choc visuel, vous n’êtes pas à Hollywood mais à Rome après guerre.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Un bon film, mais le début est lent, ça n'avance pas. Il faut attendre environ 40 min pour que le film démarre vraiment. Mais cette seconde moitiée du film est géniale.
Ce film nous retrace bien les conditions de vie des habitants vivant sous l'occupation nazie. Et la psychologie des personnages est parfaite. Certains sont touchants, d'autres sont terrifiants.
Un film à voir mais le début pourrait endormir certains.
A emprunter
Shékiinä .
Shékiinä .

71 abonnés 678 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 octobre 2012
Rome ville ouverte, considéré comme le précurseur du néoréalisme, je suis bien contente d'être tombé dessus. C'est un film très simple (ce qui le rend encore plus réaliste) avec un sujet me touchant à chaque fois, dénonçant l'occupation nazie en Italie. Toutefois, c'est un film qui a vieilli, ça se voit qu'il est réalisé avec des moyens maigres ; Roberto Rossellini a pris ce qu'il avait sous la main, on sent de la maladresse dans certains mouvements de caméra, c'est parfois saccadé. Anna Magnani joue bien cette femme forte et déchirée à la fois. Il y a une scène où elle apparaît qui m'a plus marqué que les autres, spoiler: c'est quand elle court dans la rue pour retrouver son mari.
Redzing

1 460 abonnés 4 975 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 décembre 2024
A sa sortie fin 1945, "Roma, città aperta" fut boudé par le public italien. Pour cause, le film évoque les horreurs de l'occupation allemande et du fascisme italien, avant la libération de Rome par les Alliés en 1944. Personne à l'époque n'avait envie de revivre ces désagréments à l'écran...
C'est à l'international que le film de Roberto Rossellini trouvera son salut. Et qu'il popularisera le fameux néo-réalisme italien, ce courant naturaliste évoquant les détails du quotidien souvent misérable de la population italienne contemporaine. Mais à la différence des classiques ultérieurs du genre, "Roma, città aperta" se déroule pendant la guerre, et non après.
On y découvre ainsi la quotidien de membres de réseaux de résistances, traqués par les SS et les fascistes italiens encore à leur botte. Dont des couples qui se croisent, et un prêtre rusé et audacieux. Roberto Rossellini aborde ainsi tout autant des thématiques de guerre (résistance, collaboration active ou passive) que les souffrances de cette ère. Tickets de rationnements, difficulté pour trouver à manger ou cuisiner, couvre-feu, maladie, rafles, drogues, et j'en passe.
Le tout dans un film qui eut toutes les difficultés à se tourner. Souvent filmé en mode guérilla dans les rues de Rome en ruines après sa libération, les studios italiens étant alors endommagés par la guerre et réquisitionnés par les Alliés. Ainsi les changements d'expositions au cours du film seraient du aux différents types de pellicules récupérés tant bien que mal pour le tournage, et à leur développement hétérogène !
Mais finalement, entre ceci et le choix d'avoir pris des acteurs essentiellement amateurs, il en ressort un aspect naturel, presque documentaire, devenu typique du néo-réalisme italien. Et qui donne lieu à de nombreuses scènes très fortes dans la seconde moitié.
Je noterai que Rossellini se permet quelques (rares) touches d'humour, notamment lorsque le prêtre doit aller voir un "malade" pour en réalité aider des résistants. Mais ceci mis à part, "Roma, città aperta" reste un film dur et sombre, qui aurait constitué un excellent film de propagande anti-nazi s'il était sorti avant la fin de la guerre.
Hotinhere

803 abonnés 5 523 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 mars 2023
Film majeur du néoréalisme italien, un hommage plein d’authenticité mais un peu austère à la Résistance et à son armée de héros ordinaires, porté par l’iconique Anna Magnani.
ferdinand75

735 abonnés 4 529 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 août 2024
Un film majeur de Rossellini qui a gardé toute sa puissance. C’est bien un des films phare et pilier du néo-réalisme italien, filmé dans l’immédiate après-guerre. Il dresse un portrait très fort de l’ Italie , la fin de l’ère fasciste, les résistants et leur réseau, la collaboration , le rôle du clergé ambigu, la vie des petites gens , montrés de manière réaliste, les tournages dans la rue , en vie réelle. Témoignage fort, esthétique, d’un moment historique filmé d’une nouvelle manière. Bien sûr un marqueur important est le rôle joué par Anna Magnani , formidable, qui dégage une aura exceptionnelle. Elle est souvent réduite à la fameuse scène de course derrière le camion et de la fusillade, qui n’est pourtant sa meilleure, peut-être un peu surjouée , alors qu’elle est beaucoup plus en finesse dans tout son jeu..
Charlotte28
Charlotte28

208 abonnés 2 939 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 août 2023
L'illustration par touches habilement liées des diverses individualités et réactions à une situation dramatique de souffrances, de privations, de menaces à travers un récit inspiré de faits divers avérés de la Résistance italienne. Sans fioriture, didactisme ni pathos la mise en scène et les dialogues exposent simplement, efficacement, l'horreur banalisée du meurtre, notamment à travers celui de la femme enceinte, traité avec un choquant dédain exprimant pleinement le déni ou le mutisme nécessaires. Portée par un casting pudiquement impliqué, l'intrigue s'attache autant aux héroïsmes anonymes qu'aux relations humaines, brossant un tableau complet d'une époque en crise dans une atmosphère de dignité patriote. Saisissant.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 février 2009
Ce film inspiré de personnages et de faits réels durant l’hiver 1943 – 1944 était initialement prévu pour être un documentaire avant qu’il devienne une fiction sur la résistance pendant l’occupation nazie à Rome. Toutefois, Rossellini qui avait eu le projet de ce métrage pendant la guerre, a pu le réaliser sitôt la libération de la ville par les forces alliées et fut alors le premier à braquer sa caméra sur la réalité sociale de l’après – guerre. Son regard brut et immédiat décrivant à chaud les événements est considérée traditionnellement comme l'oeuvre fondatrice du courant néo-réaliste dont les principes s’attachent à s’approcher minutieusement de la réalité sociale, d’employer des décors naturels et de refuser le romanesque. Aussi, ce mouvement cinématographique débarrassé de tout artifice fut créé en réaction aux dix ans de fascisme pendant lesquels le cinéma italien fut mis au service de la propagande à travers des grosses productions allégoriques et coupées du réel. Néanmoins, il faut savoir que Rossellini a réalisé auparavant des films de propagande mussolinienne mais cependant malgré son ambiguïté idéologique, on ne peut lui retirer que Rome ville ouverte est une oeuvre forte, intemporelle et habilement construit du point de vue scénaristique, les scènes s'allongeant au fur à mesure que le récit avance et deviennent de plus en plus tragiques, sans oublier que la mise en scène fondamentalement neuve a servi de référence à la nouvelle vague française et a influencé le cinéma indépendant. Également, au-delà de l’aspect formel d'un film novateur, il n’est pas inintéressant de découvrir dans Rome ville ouverte, la position morale du réalisateur vis à vis de ses personnages de par ce qu’ils symbolisent et de voir évoluer à travers leurs confrontations, des attitudes face aux événements, de fuite ou d’affrontement de la réalité. Ainsi, Micha, femme futile livre l'homme qu'elle aime pour un simple manteau alors qu’à son opposé Pina (Anna Magnani) , en tant que prot
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