Voyage en Italie
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54 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 13 février 2013
Un film fondateur pour beaucoup du cinéma moderne, ainsi on retrouve dans le film de Rosselini des caractéristiques du cinéma moderne et si en cela le film est fondamental il faut reconnaître que pris isolément il n'est pas non plus un grand chef-d'oeuvre. Ainsi le motif que développe Voyage en Italie est l'errance; l'errance des personnages, de la mise en scène, du scénario...Le film est donc relativement exemplaire dans sa recherche d'une description de la psychologie des personnages de manière non conventionnelle, cependant cette psychologie reste elle trop conventionnelle et on est loin des futurs études de couples des chef-d'oeuvres Antonioniens. Voyage en Italie tout en se dépouillant dans sa forme et en acquérant une certaine simplicité n'arrive donc pas à tirer une nouvelle profondeur de ses personnages un peu trop hollywoodiens. Ainsi malgré de belles scènes comme la visite des vestiges de pompéi ou la scène finale, le film dans son entier ne suscite pas beaucoup d'émotion mais à plutôt tendance à ennuyer.
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 avril 2014
Un film émouvant et assez merveilleux sur la disparition de l'amour et l'échec du mariage. Rossellini délivre un film référence pour bon nombre de cinéastes, on dit même que Le Mépris de Godart est un hommage à "Voyage en Italie". Et on comprend vite pourquoi ce film fait autorité : les premiers plans sont d'une grande audace et le film ne cesse ensuite de foisonner de bonnes idées. Certains diront qu'il ne s'y passe pas grand chose, mais bien au contraire, les détails sont partout et il y a toujours dans le plan des éléments intéressants et diablement symboliques. Le réalisateur filme l'amour qui s'en va avec finesse et nous offre un film poignant et désespéré. Au-delà de l'histoire d'amour, le cinéaste filme aussi un choc des cultures très intéressant et souvent drôle. Pour finir, Bergman est assez incroyable et délivre une prestation habitée et très émouvante.
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 juillet 2010
" Voyage en Italie " qui est la troisième oeuvre du couple Ingrid Bergman-Roberto Rossellini ( le metteur en scène aura fait tourné auparavant l'actrice suèdoise dans " Stromboli " et " Europa 51 " ) n'atteint pas à mon sens le niveau du fameux " Stromboli " ( car je trouve que son histoire est vraiment moins agréable à suivre ), mais cela n'empêche pas que ce long métrage soit réussi. D'une part, nous avons le droit à une interprétation éblouissante d'Ingrid Bergman et de Georges Sanders dans le rôle de ce couple aux rapports extrêmement froid et qui se trouvera à la limite du divorce. De plus, la mise en scène de Roberto Rossellini est clairement réussi et nous propose certaines séquences ( notamment celle concernant les fouilles à Pompéi ou encore celle où le personnage d'Ingrid Bergman se rend au Vésuve ) qui procurent pas mal d'émotions. Il s'agit donc d'une oeuvre italienne intéressante et que les fans d'Ingrid Bergman se doivent de découvrir, car une fois de plus l'actrice suèdoise s'avère magistrale dans son interprétation.
bsalvert

521 abonnés 3 716 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 juillet 2011
un vieux film qui n'est plus dans l'air du temps .
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 février 2009
Pour « Voyage en Italie » Roberto Rossellini réutilise le style néo-réaliste qu’il à inauguré avec « Rome : Ville Ouvert ». Mais contrairement à ce dernier, cette fois, le cinéaste ne nous décrire pas la situation social des citoyens Italiens pendant la guerre. Il préfère nous raconter une histoire de couple. Un couple qui quitte l’Angleterre pour passer quelque jour en Italie. Sauf qu’une fois que ni le quotidien, ni le travaille ne peut s’interposé entre eux deux, ils se rendent compte que leurs relation tourne à vide. Ils ont l’impression de se voir pour la première fois. La détresse de ses deux âme grisé est si finement décrite que le spectateur en est déstabilisé de réalisme. Tout sonne juste et vrai. Il s’agit ici d’un réel coup de maitre de la part Rossellini. Et puis il y a Ingrid Bergman, la muse et femme du réalisateur, au sommé de son tallent. Et se n’est pas peu dire ! En effet, elle insuffle a sont rôle de femme délaissé et perdue une profondeur exclusif. Dans son malheur le personnage de Katerine visite, seule, les sites antiques comme si elles visité son passé. On peut également y voir, que le présent n’est qu’une conséquence du passé. Tous sa donnant presque une dimension mythologique a l’histoire. A l’opposé, il y a son marie (George Sanders). Il ne tient pas non plus le rôle de goujat laissant sa femme à la déprime, lui il est dans une situation de flottement. Il se demande se que va être sa vie s’en sa femme alors que tous semblé déjà lancé sur des rails.
Le film inspirât des grands cinéastes telle que Antonioni ou Jean-Luc Godard qui ira jusqu’à reprendre une des répliques clé. Il est vrai que le film est un exemple. Il se termine étonnamment bien. Une fois que le couple se soit entièrement déchiré, jusqu'à ouvertement demandé le divorce, il se reconstruire. Se détruire entièrement pour mieux se reconstruire. Repartir sur de nouvelle base. Une leçon de cinéma.
scorsesejunior54
scorsesejunior54

178 abonnés 694 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 mars 2007
"Viaggio In Italia" qu'a réalisé Roberto Rossellini en 1953 est une escapade au plus profond des sentiments d'un couple en perdition, profitant du chemin a priori anodin parcouru à travers la botte pour s'interroger sur les raisons de l'union de ses protagonistes et de leur existence, qu'elle soit commune ou individuelle. Le cinéaste a construit son oeuvre de façon novatrice et originale et a parfaitement mis en scène un sujet douloureux mais remarquablement traité de par sa justesse et sa richesse pourtant complexe. Il magnifie sans cesse Ingrid Bergman, la filmant et la comprenant mieux que quiconque, transformant sa muse en déesse sans pour autant sacrifier son côté de femme délaissée et amoureuse qu'il souhaitait réaliste. Le visuel est très intelligemment utilisé, suppléant la psychologie existentielle de façon innatendue, jouant sur les métaphores interprétables à différents degrés pour mieux argumenter son propos. La beauté ne transparait pas forcément à chaque plan mais s'avère bien plus puissante et expressive sous cette forme, tant celle-ci correspond au fond. Il est très rare de trouver une coordination aussi proche de la perfection et c'est pourquoi je me dois d'applaudir sincèrement le travail d'un très grand. Son récit déroute, passant de la linéarité somme toute assez simple aux parallèles tourmentés permettant de ressentir plus profondément les tourments des personnages entrevus. Ceux-ci sont perdus et l'on ne peut être que touché lorsqu'ils reprennent très rarement espoir par des épisodes quotidiens réconfortants dont nous profitons trop rarement. Le climat est dépressif mais s'envole parfois grâce à quelques touches lyriques doublés d'un son remarquable. "Viaggio In Italia" devient lors de sa dernière partie profondément ambigu, nous amenant à nous interroger sur le sens réel de quelque liaison que ce soit, superficielle comme profonde. Les émotions ne sont pas toujours là où on les attend, la vie nous réservant de nombreux contre-pieds.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mars 2017
Rossellini met en parallèle la fragilité d'un couple et la longue histoire d'une civilisation italienne riche de personnages vieux comme le monde qui incarnent une solidité et qui impressionnent cette jeune femme face à ses doutes. Tout se dit dans le musée ou à Pompéi: ce sont les statues qui ont raison car elles ne parlent pas. Elles ne peuvent donc pas se tromper, donc ne pas décevoir...
C'est un récit initiatique, récit d'un bonheur fragile. Il y a une insouciance magnifique, un farniente délicat riche d'enseignement et une belle nostalgie de l'amour naissant.
Serge K
Serge K

21 abonnés 351 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 29 décembre 2023
D'un ennui mortel on suit Ingrid Bergman à travers ses visites de musées, ses catacombes, le titre laisserai à penser qu'on va vivre une belle idylle en Italie il n'en est rien ce film est sombre et d'une tristesse infinie
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 avril 2014
Ce film est considéré comme l'un d'un premier du Néoralisme, c'est à dire, le moment ou le cinéma abandonne ses postures théatrales pour se rapprocher de ses personnages et de leurs sentiments... Il serait intéressant de débattre de l'arrivée de ce courant dans le cinéma, celui-ci n'étant pas forcément le média le plus apte à traiter l'intimité. Bien sur il ne faut rejeter ce courant qui s'est adressé peut-etre à moins de personnes mais les a touché de manière plus profonde, sans compter qu'il apparaitra toujours un Soderberg, un Haneke, ou dans la nouvelle génération un Cianfrance pour offrir une nouvelle écriture. Ici, Roberto Rossellini n'utilise pas psychologie et explications complaisantes, tout passe dans la gestuelle, les détails, un oeil suspicieux pour traduire l'incompréhension de ce couple, et c'est à mon avis ce qui permet à ce film de rester perspicace 60 ans après sa sortie. Ingrid Bergman avait quitté le glamour Holliwoodien mais n'en demeure pas moins magnifique sous la caméra de son mari
Nelly M.
Nelly M.

114 abonnés 525 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 octobre 2008
Tout y est en version italienne des années Cinquante sur le couple, un homme et une femme en début d'usure . En voiture, l'habitacle de tous les possibles, excellent pour aviser, ou bien ronchonner... Pour Monsieur, l'Italie est l'occasion d'une halte dans le business, et pour Madame interrompre ses devoirs d'épouse traditionnelle. Qu'il est bon de quitter la grisaille anglaise quelque temps, rien de tel pour prendre un peu de libertés. L'attachement est là. L'agacement aussi. Le voyage ouvrirait donc sur deux êtres transformés, l'aventure individuelle !... Voici telles les ruines de Pompéi (le tandem Rossellini/Bergman battait de l'aile lors de la réalisation du film), les astuces du couple pour durer encore un peu.
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 octobre 2008
Film phare d'un certain courant cinématographique, ce "Voyage en Italie" n'est en définitive pas le film prétentieux et ennuyeux que l'on pouvait craindre. Cela dit, ne soyons pas hypocrites, on ne peut pas non plus qualifier ce film de passionnant! En effet, le rythme est (volontairement) lent, laissant parfois même place à une certaine lassitude tant certaines scènes paraissent longues comparés à certains moments que l'on aurait voulu a u contraire plus développé. Pourtant, le film reste d'une grande beauté formelle, s'appuyant sur un noir et blanc de fort belle qualité ainsi qu'une histoire d'amour savant à certains moments trouver un réel sens, soutenu qui plus est par deux personnages en définitive assez forts. Quelques passages s'avèrement même presque envoutant et même assez poétique, ce qui donne au résultat une allure étonnante. Ainsi, sans être totalement conquis, on pourra tout de même trouver de belles satisfactions dans ce drame personnel et capable parfois d'être vraiment fort. Intéressant.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 septembre 2016
Pour ce Voyage en Italie, Roberto Rossellini s’attache les services d’un acteur américain (George Sanders) et d’une actrice suédoise (Ingrid Bergman) et par voie de conséquence la version originale de Viaggio in Italia est… en langue anglaise ! Le parcours proposé par le cinéaste italien est cependant bel et bien italien puisque la plupart des scènes d’extérieur ont été tournées dans le port et les ruelles de Naples. L’étrange atmosphère napolitaine est nettement perceptible d’autant que certaines scènes ont été réalisées en caméra cachée pour faire participer à leur insu les passants. Cette atmosphère restituée à l’écran et couplée à une certaine immédiateté des sentiments confère à Voyage en Italie d’indéniables attraits néoréalistes.
Plus de soixante ans après sa réalisation, Voyage en Italie souffre quelque peu de son âge. Certaines scènes ont ainsi mal vieilli. Ce vieillissement est la conséquence directe des méthodes artisanales et bricolées dont usait Roberto Rossellini. Il n’en demeure pas moins que le film reste plaisant à regarder notamment parce qu’Ingrid Bergman y est joliment mise en boîte par son mari de l’époque.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 avril 2014
Parfois considéré comme une œuvre phare, notamment par rapport à l'évolution du cinéma et bénéficiant d'éloges venant de Scorsese, Truffaut ou encore Godard (rien que ca !) "Voyage en Italie" de Roberto Rossellini nous fait suivre un couple de bourgeois Anglais qui se rend en Italie et à Naples plus précisément pour une affaire de succession. Mais c'est un couple désabusé, cherchant un second souffle, monotone et finalement lassé l'un de l'autre, à l'image de cette réplique "Après huit ans de mariage, j'ai l'impression que nous ne savons rien de l'autre" dit par George Sanders. L'histoire est assez minutieuse, insistant sur beaucoup d'éléments autour du couple. Rossellini aborde plusieurs thèmes, tels que la trahison, l'amour, la culture étrangère dans un pays ou encore la morale, à travers des personnages bien écrit et des liens entre eux bien exploité. Malheureusement, Rossellini n'arrive jamais à totalement nous intéresser et nous passionner. Le rythme lent est adéquat mais parfois mal maitrisé. Dommage car sinon c'est plutôt bien maitrisé techniquement, la photo est belle tout comme la qualité du noir et blanc. Les interprétations sont plutôt bonne et notamment le couple principale, que ce soit la belle Ingrid Bergman ou le cynique Georges Sanders. On a de belles scènes, notamment celle des volcans. Beaucoup de qualités mais qui peine à vraiment passionner. Dommage.
MSM
MSM

6 abonnés 105 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 2 novembre 2022
La trame du film repose-t-elle sur le délitement d'un couple britannique venu régler un héritage dans la région napolitaine ou le prétexte à des images promotionnelles sur la Campanie ? En posant la question, on y répond immanquablement ... Ce film est laborieux et soporifique à souhait, et finalement très "bourgeois" dans son approche classique et par trop judéo-chrétienne . Il faut dire aussi que soixante-dix ans ont passé et même Naples ne ressemble guère plus à cela...
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 novembre 2022
Près de 70 ans après sa sortie, le film n'a rien perdu de sa modernité. Le jeu des comédiens y est pour beaucoup tout comme la caméra fluide qui scrute les visages et les décors avec intelligence. Godard pensera nécessairement à ce long-métrage lorsqu'il réalisera "Le mépris", où les personnages semblent pareillement déconnectés des paysages traversés.
Nonobstant, même si la dernière séquence est magnifique, le changement d'attitude soudain d'Alex ne peut totalement convaincre.
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