Voyage en Italie
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chrischambers86

16 164 abonnés 13 117 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 mai 2009
Avec Ingrid Bergman s'ouvre une nouvelle pèriode pour Roberto Rossellini, celle des chef d'oeuvre comme ce "Viaggio in Italia", saisissante analyse du couple menacè de se dèfaire où l'on peut voir une radiographie d'un couple moderne avec une anecdote rèduite à sa plus simple et plus exigeante expression! C'est l'èpoque où le cinèaste italien est saluè comme l'un des maîtres du cinèma avec des personnages bourgeois et un style très sobre, tournant surtout le dos au nèo-rèalisme! Rossellini ajoute ici une technique d'une rare fluiditè, un sens admirable de l'espace et de la durèe où l'on suit avec bonheur les promenades sèparèes d'Ingrid Bergman et de George Sanders que ce soit chez leurs amis à Capri, les musèes et catacombes, ou les superbes ruines de Pompèi! Le paysage, les villes de Naples, Capri, Pompèi prennent une place importante dans un sens aigu de la rèalitè documentaire dans tout ce que voit Ingrid Bergman! Par sa simplicitè ou presque rien n'est expliquè mais ressenti, "Viaggio in Italia" reste un pur joyau de l'art cinèmatographique, procurant à chaque vision le même bonheur immense de ce road-movie sans intrigue, sorte d'itinèraire spirituel et moral aux images èpurèes...
Misoramengasuki
Misoramengasuki

79 abonnés 399 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 août 2013
"Voyage en Italie" est peut-être un jalon de l’histoire du cinéma, mais son impact, comme celui du néo-réalisme en général, s’est nettement émoussé. En 1954, voir à l’écran un couple qui, après 80 minutes de bisbilles, finit par se jeter à la figure "Eh bien, divorçons !", ça n’allait pas de soi. Aujourd’hui... Beaucoup de choses marchent mal dans ce film. La mayonnaise entre l’ambition documentaire (les visites de Naples, de ses catacombes, de son musée, de Pompéi…) et le drame sentimental vécu par Ingrid Bergman et George Sanders ne prend pas. Le coup de théâtre final est très artificiel (est-ce une forme de méthode Coué pour sauver le couple Bergman – Rossellini, qui à l’époque battait sérieusement de l’aile ?). Sanders n’est pas un acteur inoubliable. Et Ingrid… ça me tue de le dire, mais elle n’est pas formidable non plus. Ingrid, c’est une actrice qui a besoin qu’on lui offre un écrin – ce n’est pas quelqu’un, comme Lauren Bacall, qui va faire une interprétation mémorable à elle toute seule. Curtiz, Hitchcock, ont su lui offrir un tel cadre. Rossellini, beaucoup plus rarement. Il est un cinéaste du réel, elle est une actrice de rêve, et les deux collent mal. Parfois, il y a un gros plan sur ses yeux, sur ce regard où se peignent toutes les émotions du monde. Alors, pour quelques secondes, la magie opère. Mais souvent, ce ne sont que situations convenues et dialogues plats, dont Ingrid s’accommode mal. "Voyage en Italie" est un film souvent frustrant…
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 774 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 avril 2014
Un couple d’anglais marié depuis 8 ans va se défaire durant les quelques jours passés en Italie à liquider la succession d’un vieil oncle.
Ce film est considéré comme novateur et moderne dans le traitement du couple. Certainement que parler librement du divorce à cette époque et de manière aussi directe et dépassionné est très actuel dans le ton. La description d’un couple à bout de souffle au bout de 8 ans, englué dans sa routine où les deux cherchent tout prétexte pour mettre de la distance avec l’autre est vraiment bien senti. Mis à part que le final où le couple après s’être distendu se reforme est très attendu et surtout consternant d’artificialité.
Aussi le film ne dure que 1h25, mais c’est un « voyage au pays de l’ennui ». La faute à une psychologie des personnages trop peu creusée qui ne permettent que très difficilement de comprendre les situations d’échec du couple mais aussi à un scénario hyper léger. De fait tout est prétexte à un circuit touristique de la côte Amalfitaine, pourquoi pas, mais ce ne peut être une fin en soit.
Une première d’un film de Rosselini peu engageante, il faudra attendre le suivant pour me faire une idée.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 janvier 2017
Les vingt dernières minutes de "Voyage en Italie" sont magnifiques, gagnées par une intensité qui traduit cette sensation de vertige envahissant le couple Bergman-Sanders, au bord de la rupture. Mais avant ce final qui traduit avec un réalisme impressionnant la peur d'être abandonné par l'être aimé, le classique de Rossellini aura beaucoup ennuyé, la faute à un procédé de montage parallèle improductif, qui suit les deux personnages chacun de leur côté. Elle visite les lieux incontournables de la Campanie, lui s'amuse avec des jolies femmes et voudrait vivre, peut-être, une aventure avec l'une d'entre elles : c'est ce schéma qui est répété pendant près d'une heure et qui ne dit rien sur les personnages et sur leur questionnement intérieur. Partagé entre des visites touristiques parsemées de symboles et des soirées mondaines où rien ne se dit, "Voyage en Italie" peine à saisir la crise que traverse son couple : il faut attendre que ce dernier soit réuni pour que quelque chose soit raconté. Alors qu'il finit étonnamment par s’élever, le film parvient même à émouvoir dans une ultime scène surprenante qui autorise enfin un débordement salutaire.
stebbins

563 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 décembre 2011
Voyage en Italie est le film qui m'a fait découvrir l'univers de Rossellini. Pour certains c'est un chef d'oeuvre, pour d'autres un ratage absolu. C'est selon moi un film aux situations inégales ( la majorité des scènes de Voyage en Italie sont relativement plates, dépourvues d'intérêts quelconques ), mais qui tient sa force de son caractère quasiment documentaire: en effet, les images du Naples que visite Ingrid Bergman sont de toute beauté ( Par ailleurs, les images des victimes de l'irruption du Vésuve font froid dans le dos ). Et si cette sorte de documentaire fictif laisse de marbre pendant une bonne heure ( et c'est le cas de le dire...), la dernière demi-heure nous émeut, avec l'apparition de cette foule au milieu de laquelle le couple formé par Ingrid Bergman et George Sanders reprend considérablement de sa force et de sa beauté ( ce qui contraste avec le début du film, où les deux personnages sont présentés cliniquement et avec froideur, comme s'ils étaient déjà morts...). Un beau film, qui mérite d'être vu pour son bouleversant happy end.
gimliamideselfes

3 432 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 septembre 2009
Mon premier Rossellini et la déception a été grande, le film est court et tant mieux, quelques jolis plan de temps en temps, mais le film ne m'a pas intéressé une seule seconde, alors peut-être qu'à sa sortie il a été très apprécié, peut-être que je n'ai pas compris l'intérêt du film, peut-être devrais-je voir d'autre Rossellini avant de tenter à nouveau le visionage de ce film, mais pour le moment, j'ai vraiment trouvé ça pénible, et décevant.
Alexcherbourg
Alexcherbourg

22 abonnés 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 février 2011
On comprend tout de suite que ce couple finira par se réconcilier, et que c'est la religion qui les réunira: ça ne loupe pas. Tout le film est dans la dernière scène, et le reste du temps, Rossellini se contente de meubler: balades documentaires dans les musées napolitains, petites soirées entre amis de la haute société... Aucune rigueur pour articuler tout cela, le verbiage sur l'usure du couple sonne faux, Ingrid Bergman joue mal. C'est sous écrit et on s'ennuie ferme.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 mai 2012
Le fameux «Voyage en Italie» de Roberto Rossellini n'est manifestement pas le chef-d'oeuvre absolu tant vanté. Loué à sa sortie par des critiques tels que Rivette pour sa prétendue modernité, près d'un demi-siècle plus tard, c'est davantage des germes de modernité qu'une modernité pleinement aboutie et épanouie que l'on peut y déceler. La mise en scène reste on ne peut plus classique, tout comme l'interprétation (Ingrid Bergman fait de l'Ingrid Bergman) ou la musique, et l'Italie sert pour un temps surtout de décor, de faire valoir, avec ce que cela suppose de clichés en tous genres (rares sont les moments sans un chanteur napolitain accompagné de sa mandoline en fond sonore). Et, plus dommageable encore, la psychologie des personnages, supposée être le coeur du long métrage, s'avère bien trop souvent sommaire et attendue pour que l'on ne puisse pas s'étonner de la si flatteuse réputation du film de Rossellini (on en vient très vite à regarder sa montre en somme). Pourtant peu à peu le long métrage bascule : l'arrière plan italien, participant d'abord de la relative abstraction du récit (un couple d'anglais se retrouvant seuls, « ailleurs »), infiltre peu à peu les personnages en les mettant sur un pied d'égalité avec des divinités et des héros antiques (on pense inévitablement au «Mépris» de Godard), d'une manière qui fait d'ailleurs penser à Jia Zhang-Ke, lorsque le site naturel ou construit par l'homme où évoluent ses acteurs constitue un personnage à part entière. Ainsi Rossellini donne une salutaire perspective à son film, l'ancrant à la fois dans le mythe et le réel, lui conférant une cohérence et surtout une pertinence loin d'être acquises au début. De romance banale et puérile, ce «Voyage en Italie» devient un voyage plus intérieur, relativisant la superficialité de ce couple face à la mort, et donc face à la vie. Inégal, le long métrage de Rossellini devient donc peu à peu prenant, et finit par gagner en charme malgré quelques défauts évidents. A voir tout de même! [2/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
MC4815162342

449 abonnés 1 489 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 8 avril 2014
Voyage en Italie, premier Roberto Rossellini que je vois et bien c'est bof, très bof, j'ai même pas compris le but de l'histoire, c'est bien réalisé mais appart ça le but concret ? J'en sais rien, le casting est pas mauvais, les décors sont biens, la musique est pas mal mais voilà c'est pas intéressant, une fois la fin arrivée je souffle enfin.
Mathias Le Quiliec
Mathias Le Quiliec

80 abonnés 378 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 février 2014
Bon ba on est loin du chef d'oeuvre annoncé ici et là ... J'ai raté quelque chose ou ne suis-je pas assez sensible pour ce genre de contemplation morbide ? Plat, incolore, sans saveurs limite pretencieux, Rosselini le Godard italien ? Même la grande Ingrid Bergman qui sait porter le poids d'un film a elle seule ne peux pas grand chose ici ... Perte de temps, passez votre chemin. Certains cadrages et plans typiques de l'Italie néo-réaliste sont quand même pas mal, pour ne pas dégommer complètement ce film ...
Top of the World
Top of the World

90 abonnés 153 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 avril 2014
Un couple britannique, en voyage à Naples et ses alentours, s'étiole...Le récit est très ténu et permet à Roberto Rossellini de faire sortir de leur confort hollywoodien Ingrid Bergman, son épouse, et George Sanders, contraints de suivre un scénario écrit au jour le jour. C'est aussi le spectateur qu'il s'agit de sortir de son confort: banalité de la situation, ruptures, digressions, métaphores...Le film ouvre la voie au cinéma moderne qui explosera véritablement quelques années plus tard, mais sans être justement aussi moderne, audacieux et maîtrisé que "L'avventura" ou "Le mépris", auxquels on songe respectivement pour la minceur de la trame et la thématique du couple en crise non loin de Capri. Malgré son intelligence, son universalité, sa cruauté (pas totalement assumée néanmoins) et ses superbes mouvements de caméra, ce voyage n'est pas assez abouti dans son innovation et ressemble finalement à un très beau brouillon.
Trelkovsky
Trelkovsky

82 abonnés 264 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 avril 2011
Analyser le couple est sans doute l'une des choses les plus complexes qui soient. Si cela a évidemment donné lieu à pas mal de ratages, on ne peut nier que le thème a souvent été transcendé. Parmi les chefs d'oeuvre faisant figure de référence absolue sur le sujet, il y a "Voyage en Italie". Roberto Rossellini dépeint avec une grande intelligence les tourments de la sphère intime du couple protagoniste (interprété par deux acteurs aussi magnifiques l'un que l'autre) : les sentiments inexprimés (Antonioni ira encore plus loin par la suite), la simplicité des dialogues et de la mise en scène dans l'intime amplifient l'authenticité qu'apporte le néoréalisme, sans pour autant tomber dans le documentaire. En fait, c'est une histoire toute simple et universelle, qui analyse la confrontation de l'individu aussi bien avec son conjoint, avec l'extérieur et avec lui-même, en faisant fi de tout intellectualisme. Cette simplicité et cette puissance analytique constituent sans doute l'une des plus belles utilisations qu'on puisse faire du style néoréaliste ...
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 26 septembre 2012
La route, une femme conduit une grosse voiture anglaise (conduite à droite). La caméra balaye la campagne traversée. La femme est accompagnée d'un passager, son mari. Ils évoquent la raison de ce voyage. La caméra continue de filmer les paysages de campagne, la voiture s'arrête pour changer de conducteur. Elle repart, la conversation reprend. Arrivée à une intersection la caméra semble vouloir poursuivre sa route exploratrice sur la droite mais le conducteur rourne à gauche.
Avec ce film Rosselini met en scène des personnages qui vont interpréter les 3 étapes, selon Jacques Rivette, du néo-réalisme : la quête, l'attente et l'incarnation. Cette intelligente narration sur le theme de l'amour est considée par les Cahiers du cinéma comme la première oeuvre cinématographique moderne.
Ici on va s'intéresser au temps qui passe, et non pas à la psychologie des personnages. Ce qui peut mettre le spectateur mal à l'aise par cette volonté de refuser la dramturgie au profit d'une description presque documentaire.
Film intéressant, mais j'ai eu un peu de mal avec la post synchronisation des voix, ce qui donnait un aspect décor d'arrière plan à la trame narrative.
Indispensable quant à la compréhesion de la modernité du cinéma malgré son côté vieillot.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 avril 2014
Nous sommes en 1953. Roberto Rossellini est déjà considéré comme un maître du néoréalisme italien. Accessoirement,il vit depuis 4 ans dans le péché avec sa relation adultérine avec Ingrid Bergman. C'est justement à celle-ci qu'il confie le rôle d'une bourgeoise britannique en voyage à Naples avec son mari. Des les premières scènes dans la voiture qui les conduit à leur hôtel,on sent la séparation à venir du couple. Romantisme exagéré et jalousie de l'une,arrogance et désintérêt de l'autre. On saurait au bout d'une heure trente si ce mariage est condamné ou non. En attendant,Rossellini se révélait extrêmement avant-gardiste par sa manière très sobre de dépeindre les sentiments(tout est affaire de regards et de gestes),de pratiquement supprimer la musique mélodramatique(grande idée!),et d'établir une passerelle métaphorique entre les sites visités et une relation en déliquescence. Son passé de documentariste et son attrait pour l'histoire lui permettent réussir les scènes de pèlerinage où Bergman découvre ébahie les mines de soufre de Pompéi,les catacombes de la Fontanelle ou les statues d'empereur romain. "Voyage en Italie"(1953) inspirera fortement la future Nouvelle Vague,par sa science du détail et ses volontés humanistes.
Hotinhere

790 abonnés 5 460 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 novembre 2022
Radioscopie du délitement d'un couple dans le ciment d'une civilisation ancienne.
Un voyage assez terne hormis le volet touristique, porté par un couple Bergman/Sanders mal assorti. Et puis la fin n'est pas crédible. 2,25
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