467 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
54 critiques spectateurs
5
6 critiques
4
11 critiques
3
12 critiques
2
15 critiques
1
9 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Misoramengasuki
79 abonnés
399 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 29 août 2013
"Voyage en Italie" est peut-être un jalon de l’histoire du cinéma, mais son impact, comme celui du néo-réalisme en général, s’est nettement émoussé. En 1954, voir à l’écran un couple qui, après 80 minutes de bisbilles, finit par se jeter à la figure "Eh bien, divorçons !", ça n’allait pas de soi. Aujourd’hui... Beaucoup de choses marchent mal dans ce film. La mayonnaise entre l’ambition documentaire (les visites de Naples, de ses catacombes, de son musée, de Pompéi…) et le drame sentimental vécu par Ingrid Bergman et George Sanders ne prend pas. Le coup de théâtre final est très artificiel (est-ce une forme de méthode Coué pour sauver le couple Bergman – Rossellini, qui à l’époque battait sérieusement de l’aile ?). Sanders n’est pas un acteur inoubliable. Et Ingrid… ça me tue de le dire, mais elle n’est pas formidable non plus. Ingrid, c’est une actrice qui a besoin qu’on lui offre un écrin – ce n’est pas quelqu’un, comme Lauren Bacall, qui va faire une interprétation mémorable à elle toute seule. Curtiz, Hitchcock, ont su lui offrir un tel cadre. Rossellini, beaucoup plus rarement. Il est un cinéaste du réel, elle est une actrice de rêve, et les deux collent mal. Parfois, il y a un gros plan sur ses yeux, sur ce regard où se peignent toutes les émotions du monde. Alors, pour quelques secondes, la magie opère. Mais souvent, ce ne sont que situations convenues et dialogues plats, dont Ingrid s’accommode mal. "Voyage en Italie" est un film souvent frustrant…
« Voyage en Italie » est un film étrange, un peu daté, qui distille son charme au compte-goutte et qui se conclut par un happy-end auquel on ne s’attendait pas (la dernière séquence avec pour toile de fond la procession est remarquable). Très amusant de suivre Ingrid Bergman en touriste sur les sites historiques, accompagnée par un guide qui lui est tout spécialement dédié. La présence au générique du génial George Sanders est un plus.
Belle bourde du site Allociné, qui annonce comme vedettes du film Maria Mauban et une obscure actrice jouant une prostituée. En fait, ce sont Ingrid Bergman et George Sanders ! Rien que ça...
Un film fondateur pour beaucoup du cinéma moderne, ainsi on retrouve dans le film de Rosselini des caractéristiques du cinéma moderne et si en cela le film est fondamental il faut reconnaître que pris isolément il n'est pas non plus un grand chef-d'oeuvre. Ainsi le motif que développe Voyage en Italie est l'errance; l'errance des personnages, de la mise en scène, du scénario...Le film est donc relativement exemplaire dans sa recherche d'une description de la psychologie des personnages de manière non conventionnelle, cependant cette psychologie reste elle trop conventionnelle et on est loin des futurs études de couples des chef-d'oeuvres Antonioniens. Voyage en Italie tout en se dépouillant dans sa forme et en acquérant une certaine simplicité n'arrive donc pas à tirer une nouvelle profondeur de ses personnages un peu trop hollywoodiens. Ainsi malgré de belles scènes comme la visite des vestiges de pompéi ou la scène finale, le film dans son entier ne suscite pas beaucoup d'émotion mais à plutôt tendance à ennuyer.
La route, une femme conduit une grosse voiture anglaise (conduite à droite). La caméra balaye la campagne traversée. La femme est accompagnée d'un passager, son mari. Ils évoquent la raison de ce voyage. La caméra continue de filmer les paysages de campagne, la voiture s'arrête pour changer de conducteur. Elle repart, la conversation reprend. Arrivée à une intersection la caméra semble vouloir poursuivre sa route exploratrice sur la droite mais le conducteur rourne à gauche. Avec ce film Rosselini met en scène des personnages qui vont interpréter les 3 étapes, selon Jacques Rivette, du néo-réalisme : la quête, l'attente et l'incarnation. Cette intelligente narration sur le theme de l'amour est considée par les Cahiers du cinéma comme la première oeuvre cinématographique moderne. Ici on va s'intéresser au temps qui passe, et non pas à la psychologie des personnages. Ce qui peut mettre le spectateur mal à l'aise par cette volonté de refuser la dramturgie au profit d'une description presque documentaire. Film intéressant, mais j'ai eu un peu de mal avec la post synchronisation des voix, ce qui donnait un aspect décor d'arrière plan à la trame narrative. Indispensable quant à la compréhesion de la modernité du cinéma malgré son côté vieillot.
Le fameux «Voyage en Italie» de Roberto Rossellini n'est manifestement pas le chef-d'oeuvre absolu tant vanté. Loué à sa sortie par des critiques tels que Rivette pour sa prétendue modernité, près d'un demi-siècle plus tard, c'est davantage des germes de modernité qu'une modernité pleinement aboutie et épanouie que l'on peut y déceler. La mise en scène reste on ne peut plus classique, tout comme l'interprétation (Ingrid Bergman fait de l'Ingrid Bergman) ou la musique, et l'Italie sert pour un temps surtout de décor, de faire valoir, avec ce que cela suppose de clichés en tous genres (rares sont les moments sans un chanteur napolitain accompagné de sa mandoline en fond sonore). Et, plus dommageable encore, la psychologie des personnages, supposée être le coeur du long métrage, s'avère bien trop souvent sommaire et attendue pour que l'on ne puisse pas s'étonner de la si flatteuse réputation du film de Rossellini (on en vient très vite à regarder sa montre en somme). Pourtant peu à peu le long métrage bascule : l'arrière plan italien, participant d'abord de la relative abstraction du récit (un couple d'anglais se retrouvant seuls, « ailleurs »), infiltre peu à peu les personnages en les mettant sur un pied d'égalité avec des divinités et des héros antiques (on pense inévitablement au «Mépris» de Godard), d'une manière qui fait d'ailleurs penser à Jia Zhang-Ke, lorsque le site naturel ou construit par l'homme où évoluent ses acteurs constitue un personnage à part entière. Ainsi Rossellini donne une salutaire perspective à son film, l'ancrant à la fois dans le mythe et le réel, lui conférant une cohérence et surtout une pertinence loin d'être acquises au début. De romance banale et puérile, ce «Voyage en Italie» devient un voyage plus intérieur, relativisant la superficialité de ce couple face à la mort, et donc face à la vie. Inégal, le long métrage de Rossellini devient donc peu à peu prenant, et finit par gagner en charme malgré quelques défauts évidents. A voir tout de même! [2/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Je me range à l'avis spectateur qui est assez mitigé en général. Pris en exemple par les deux plus grands réalisateurs de la nouvelle vague, ce film raconte l'histoire d'un couple britannique qui arrive dans la région de Naples mais qui déchantent vite suite à des désaccords, leur couple s'effrite petit à petit jusqu'à l'annonce d'un divorce. Une histoire d'amour dans une oeuvre assez courte de la part de Rossellini mais qui comporte plusieurs longueurs. Les personnages sont très peu approfondis mais le scénario reste quand même plutôt bien ficelé avec de très bons passages est une fin en apothéose. Une mise en scène également excellente du réalisateur italien. Pour le premier film de Rossellini que je vois je suis déçu mais pas découragé et j'en regarderai sans aucun doute d'autres.
Analyser le couple est sans doute l'une des choses les plus complexes qui soient. Si cela a évidemment donné lieu à pas mal de ratages, on ne peut nier que le thème a souvent été transcendé. Parmi les chefs d'oeuvre faisant figure de référence absolue sur le sujet, il y a "Voyage en Italie". Roberto Rossellini dépeint avec une grande intelligence les tourments de la sphère intime du couple protagoniste (interprété par deux acteurs aussi magnifiques l'un que l'autre) : les sentiments inexprimés (Antonioni ira encore plus loin par la suite), la simplicité des dialogues et de la mise en scène dans l'intime amplifient l'authenticité qu'apporte le néoréalisme, sans pour autant tomber dans le documentaire. En fait, c'est une histoire toute simple et universelle, qui analyse la confrontation de l'individu aussi bien avec son conjoint, avec l'extérieur et avec lui-même, en faisant fi de tout intellectualisme. Cette simplicité et cette puissance analytique constituent sans doute l'une des plus belles utilisations qu'on puisse faire du style néoréaliste ...
On comprend tout de suite que ce couple finira par se réconcilier, et que c'est la religion qui les réunira: ça ne loupe pas. Tout le film est dans la dernière scène, et le reste du temps, Rossellini se contente de meubler: balades documentaires dans les musées napolitains, petites soirées entre amis de la haute société... Aucune rigueur pour articuler tout cela, le verbiage sur l'usure du couple sonne faux, Ingrid Bergman joue mal. C'est sous écrit et on s'ennuie ferme.
Un film un peu trop surestimé... "Voyage En Italie" possède bien des qualités, et qui sont indéniables, une analyse pertinente du couple, de la nature humaine, des ravages de l'amour, de l'évolution des choses, des gens, avec le temps... On peux également se réjouir de voir en tête de casting Ingrid Bergman et Georges Sanders, mais malgré tout ca, ca ne passe pas trop... Ça souffre de pas mal de longueurs, le scenario est assez imparfait et de manière générale, le film ne fait ressentir que peu de choses.
" Voyage en Italie " qui est la troisième oeuvre du couple Ingrid Bergman-Roberto Rossellini ( le metteur en scène aura fait tourné auparavant l'actrice suèdoise dans " Stromboli " et " Europa 51 " ) n'atteint pas à mon sens le niveau du fameux " Stromboli " ( car je trouve que son histoire est vraiment moins agréable à suivre ), mais cela n'empêche pas que ce long métrage soit réussi. D'une part, nous avons le droit à une interprétation éblouissante d'Ingrid Bergman et de Georges Sanders dans le rôle de ce couple aux rapports extrêmement froid et qui se trouvera à la limite du divorce. De plus, la mise en scène de Roberto Rossellini est clairement réussi et nous propose certaines séquences ( notamment celle concernant les fouilles à Pompéi ou encore celle où le personnage d'Ingrid Bergman se rend au Vésuve ) qui procurent pas mal d'émotions. Il s'agit donc d'une oeuvre italienne intéressante et que les fans d'Ingrid Bergman se doivent de découvrir, car une fois de plus l'actrice suèdoise s'avère magistrale dans son interprétation.
Mon premier Rossellini et la déception a été grande, le film est court et tant mieux, quelques jolis plan de temps en temps, mais le film ne m'a pas intéressé une seule seconde, alors peut-être qu'à sa sortie il a été très apprécié, peut-être que je n'ai pas compris l'intérêt du film, peut-être devrais-je voir d'autre Rossellini avant de tenter à nouveau le visionage de ce film, mais pour le moment, j'ai vraiment trouvé ça pénible, et décevant.
Un couple se trouve confronté à une dure réalité : l'incommunicabilité. Un beau film, qui n'est cependant pas le chef-d'oeuvre attendu... Je préfère "La Notte" d'Antonioni dans le même genre, proche de la perfection.