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5,0
Publiée le 23 mai 2009
Avec Ingrid Bergman s'ouvre une nouvelle pèriode pour Roberto Rossellini, celle des chef d'oeuvre comme ce "Viaggio in Italia", saisissante analyse du couple menacè de se dèfaire où l'on peut voir une radiographie d'un couple moderne avec une anecdote rèduite à sa plus simple et plus exigeante expression! C'est l'èpoque où le cinèaste italien est saluè comme l'un des maîtres du cinèma avec des personnages bourgeois et un style très sobre, tournant surtout le dos au nèo-rèalisme! Rossellini ajoute ici une technique d'une rare fluiditè, un sens admirable de l'espace et de la durèe où l'on suit avec bonheur les promenades sèparèes d'Ingrid Bergman et de George Sanders que ce soit chez leurs amis à Capri, les musèes et catacombes, ou les superbes ruines de Pompèi! Le paysage, les villes de Naples, Capri, Pompèi prennent une place importante dans un sens aigu de la rèalitè documentaire dans tout ce que voit Ingrid Bergman! Par sa simplicitè ou presque rien n'est expliquè mais ressenti, "Viaggio in Italia" reste un pur joyau de l'art cinèmatographique, procurant à chaque vision le même bonheur immense de ce road-movie sans intrigue, sorte d'itinèraire spirituel et moral aux images èpurèes...
Film phare d'un certain courant cinématographique, ce "Voyage en Italie" n'est en définitive pas le film prétentieux et ennuyeux que l'on pouvait craindre. Cela dit, ne soyons pas hypocrites, on ne peut pas non plus qualifier ce film de passionnant! En effet, le rythme est (volontairement) lent, laissant parfois même place à une certaine lassitude tant certaines scènes paraissent longues comparés à certains moments que l'on aurait voulu a u contraire plus développé. Pourtant, le film reste d'une grande beauté formelle, s'appuyant sur un noir et blanc de fort belle qualité ainsi qu'une histoire d'amour savant à certains moments trouver un réel sens, soutenu qui plus est par deux personnages en définitive assez forts. Quelques passages s'avèrement même presque envoutant et même assez poétique, ce qui donne au résultat une allure étonnante. Ainsi, sans être totalement conquis, on pourra tout de même trouver de belles satisfactions dans ce drame personnel et capable parfois d'être vraiment fort. Intéressant.
Tout y est en version italienne des années Cinquante sur le couple, un homme et une femme en début d'usure . En voiture, l'habitacle de tous les possibles, excellent pour aviser, ou bien ronchonner... Pour Monsieur, l'Italie est l'occasion d'une halte dans le business, et pour Madame interrompre ses devoirs d'épouse traditionnelle. Qu'il est bon de quitter la grisaille anglaise quelque temps, rien de tel pour prendre un peu de libertés. L'attachement est là. L'agacement aussi. Le voyage ouvrirait donc sur deux êtres transformés, l'aventure individuelle !... Voici telles les ruines de Pompéi (le tandem Rossellini/Bergman battait de l'aile lors de la réalisation du film), les astuces du couple pour durer encore un peu.
Pour « Voyage en Italie » Roberto Rossellini réutilise le style néo-réaliste qu’il à inauguré avec « Rome : Ville Ouvert ». Mais contrairement à ce dernier, cette fois, le cinéaste ne nous décrire pas la situation social des citoyens Italiens pendant la guerre. Il préfère nous raconter une histoire de couple. Un couple qui quitte l’Angleterre pour passer quelque jour en Italie. Sauf qu’une fois que ni le quotidien, ni le travaille ne peut s’interposé entre eux deux, ils se rendent compte que leurs relation tourne à vide. Ils ont l’impression de se voir pour la première fois. La détresse de ses deux âme grisé est si finement décrite que le spectateur en est déstabilisé de réalisme. Tout sonne juste et vrai. Il s’agit ici d’un réel coup de maitre de la part Rossellini. Et puis il y a Ingrid Bergman, la muse et femme du réalisateur, au sommé de son tallent. Et se n’est pas peu dire ! En effet, elle insuffle a sont rôle de femme délaissé et perdue une profondeur exclusif. Dans son malheur le personnage de Katerine visite, seule, les sites antiques comme si elles visité son passé. On peut également y voir, que le présent n’est qu’une conséquence du passé. Tous sa donnant presque une dimension mythologique a l’histoire. A l’opposé, il y a son marie (George Sanders). Il ne tient pas non plus le rôle de goujat laissant sa femme à la déprime, lui il est dans une situation de flottement. Il se demande se que va être sa vie s’en sa femme alors que tous semblé déjà lancé sur des rails. Le film inspirât des grands cinéastes telle que Antonioni ou Jean-Luc Godard qui ira jusqu’à reprendre une des répliques clé. Il est vrai que le film est un exemple. Il se termine étonnamment bien. Une fois que le couple se soit entièrement déchiré, jusqu'à ouvertement demandé le divorce, il se reconstruire. Se détruire entièrement pour mieux se reconstruire. Repartir sur de nouvelle base. Une leçon de cinéma.
Lorsque le néo-réalisme se conjugue avec une saisissante descente psychologique -du Ca-Moi-et-Surmoi- au coeur du mythique couple Bergman/Sanders, Rossellini réussi une escapade aussi dépaysante qu'intrigante dans l'envoutante et tentatrice Italie napolitaine.
"Viaggio In Italia" qu'a réalisé Roberto Rossellini en 1953 est une escapade au plus profond des sentiments d'un couple en perdition, profitant du chemin a priori anodin parcouru à travers la botte pour s'interroger sur les raisons de l'union de ses protagonistes et de leur existence, qu'elle soit commune ou individuelle. Le cinéaste a construit son oeuvre de façon novatrice et originale et a parfaitement mis en scène un sujet douloureux mais remarquablement traité de par sa justesse et sa richesse pourtant complexe. Il magnifie sans cesse Ingrid Bergman, la filmant et la comprenant mieux que quiconque, transformant sa muse en déesse sans pour autant sacrifier son côté de femme délaissée et amoureuse qu'il souhaitait réaliste. Le visuel est très intelligemment utilisé, suppléant la psychologie existentielle de façon innatendue, jouant sur les métaphores interprétables à différents degrés pour mieux argumenter son propos. La beauté ne transparait pas forcément à chaque plan mais s'avère bien plus puissante et expressive sous cette forme, tant celle-ci correspond au fond. Il est très rare de trouver une coordination aussi proche de la perfection et c'est pourquoi je me dois d'applaudir sincèrement le travail d'un très grand. Son récit déroute, passant de la linéarité somme toute assez simple aux parallèles tourmentés permettant de ressentir plus profondément les tourments des personnages entrevus. Ceux-ci sont perdus et l'on ne peut être que touché lorsqu'ils reprennent très rarement espoir par des épisodes quotidiens réconfortants dont nous profitons trop rarement. Le climat est dépressif mais s'envole parfois grâce à quelques touches lyriques doublés d'un son remarquable. "Viaggio In Italia" devient lors de sa dernière partie profondément ambigu, nous amenant à nous interroger sur le sens réel de quelque liaison que ce soit, superficielle comme profonde. Les émotions ne sont pas toujours là où on les attend, la vie nous réservant de nombreux contre-pieds.
Voyage en Italie est le film qui m'a fait découvrir l'univers de Rossellini. Pour certains c'est un chef d'oeuvre, pour d'autres un ratage absolu. C'est selon moi un film aux situations inégales ( la majorité des scènes de Voyage en Italie sont relativement plates, dépourvues d'intérêts quelconques ), mais qui tient sa force de son caractère quasiment documentaire: en effet, les images du Naples que visite Ingrid Bergman sont de toute beauté ( Par ailleurs, les images des victimes de l'irruption du Vésuve font froid dans le dos ). Et si cette sorte de documentaire fictif laisse de marbre pendant une bonne heure ( et c'est le cas de le dire...), la dernière demi-heure nous émeut, avec l'apparition de cette foule au milieu de laquelle le couple formé par Ingrid Bergman et George Sanders reprend considérablement de sa force et de sa beauté ( ce qui contraste avec le début du film, où les deux personnages sont présentés cliniquement et avec froideur, comme s'ils étaient déjà morts...). Un beau film, qui mérite d'être vu pour son bouleversant happy end.