Très bon whodunit franchouillard à la sauce Audiard, avec un Maigret en forme, campé par l'immense et charismatique Gabin. Mise en scène classique, noir et blanc lumineux et décors délicieusement vintage. Un polar de qualité.
Une intrigue qui tient toutes ses promesses ! Maigret fait son grand retour dans ce deuxième film dirigé par Jean Delannoy avec Jean Gabin dans le rôle du commissaire. Gabin incarne ce personnage emblématique avec une aisance remarquable, prouvant pourquoi il est considéré comme l’une des légendes du cinéma français. Les dialogues, signés par Michel Audiard, ajoutent une touche d’authenticité et d’humour qui rend l’ensemble encore plus captivant. J’ai passé un excellent moment devant ce film, et je ne peux que conseiller à tous les amateurs de polars de se plonger dans cette œuvre ! 8/10
Très classique dans sa mise en scène, Jean Delannoy sait cependant mettre en valeur ses personnages, portés par de très justes comédiens (notamment Michel Auclair et Robert Hirsch) qui se délectent à jouer les traits principaux de caractères moins lisibles que prévus, ainsi que par de savoureux dialogues, cyniques, sarcastiques, gouailleurs. Ainsi l'enquête policière prend davantage le tour d'une étude de moeurs à travers ces mâles gravitant autour d'une vieille comtesse, permettant ainsi à un Maigret mélancolique (impeccable Jean Gabin) d'interroger la filiation, la gratitude, la nostalgie. Sans esbroufe ni lourdeur ce whodunit fonctionne agréablement. Plaisant!
Honnête whodunit, cette adaptation d'un roman de Simenon a de quoi plaire au plus grand nombre.
Un soin particulier a été apporté au choix du casting, composé d'acteurs talentueux et/ou touchants. La bourgeoisie en déclin y est très crédible, et une vrai humanité se dégage de certains personnages secondaires comme la patronne du bar.
Au sommet, Jean Gabin, impeccable commissaire Maigret revenant sur ses terres natales et constatant avec amertume la disparition progressive de la splendeur du château qui l'a vu grandir.
Ces acteurs profitent au surplus de quelques répliques bien senties de Michel Audiard.
Si l'on pourra regretter une mise en scène très classique et une histoire qui ne révolutionne pas le genre, il y a de quoi passer un bon moment malgré tout.
Cette adaptation de Simenon a le côté verbeux et plan-plan que l’on retrouve dans beaucoup d’autres. Elle aurait pu se démarquer par le retour du commissaire sur ses terres d’origine mais il est finalement très peu exploité puisque le lieu n’a que peu d’impact sur l’enquête et n’est jamais source d’introspection pour l’enquêteur. C’est finalement la présence de Gabin et quelques bons mots d’Audiard (qui, le genre lui imposant, reste tout de même plus sobre qu’à l’accoutumée) qui éveillent l’intérêt.
Superbe Maigret que je m’empresse de comparer avec celui de Cremer, le Maigret parfait. On notera une différence essentielle dans le film, les dialogues font le cinéma!!!! La série est beaucoup plus taiseuse et plus feutrée. Ici tout s’accorde de façon ample autour de Gabin jusqu’à la dernière scène, digne d’Hercule Poirot, où tous les suspects sont réunis. Néanmoins c’est étonnant de voir que Gabin tourne autour des personnages sans vraiment enquêter. Il écoute et il observe. Gabin est superbe et les seconds rôles ne déméritent pas dans la démesure et la médiocrité des personnages qui tournent autour de cette pauvre comtesse. Très bien.
Voilà tout ce qu’on demande : c’est fluide, aucune faille chez les acteurs, cadre charmant, scénario premier choix, dénouement façon Sherlock et Gabin impérial. Un formidable classique.
On aime ou pas Gabin. Mais ce qui moi me marque dans ces vieux films, de l'acteur principal, aux seconds roles, c'est tout simplement leurs jeux d'acteurs, hyper crédibles. Bon le meurtre ici, est un peu tiré par les cheveux, mais l'enquete, malgré quelques petites lenteurs, est toute bonne.
Ce film nous plonge dans une intrigue à la Hercule Poirot, mais transposée dans la campagne française. Le commissaire Maigret y mène l’enquête sur le meurtre mystérieux d’une comtesse. Le scénario, habilement construit, tient le spectateur en haleine jusqu’au dénouement final, savamment gardé secret. Les interprétations sont convaincantes, y compris celles des seconds rôles, ce qui renforce l’immersion dans cette atmosphère policière si particulière.
J’ai revu avec plaisir ce vieux film N&B avec Gabin dans le rôle titre. L’intrigue me fait penser à Agatha Christie, surtout la scène de fin où tout le monde, y compris le coupable de crime sur la Comtesse, est réuni. Beaucoup d’acteurs chevronnés de l’époque et les dialogues d’Audiard sont, comme d’habitude, savoureux. Néanmoins, l’ensemble a beaucoup vieilli, malgré le travail de réfection de la pellicule, et l’intrigue fait un peu kitsch comparée aux thrillers actuels. Néanmoins du Simenon à voir.
Une adaptation de bonne facture du roman de Simenon, avec un Jean Gabin à la hauteur dans le rôle de Maigret. L'aime est soignée, l'ambiance à la fois rurale, chatelaine, province est bien portée par une image en N&B et des cadrages de qualité. les personnages secondaires bien campés et bien interprétés avec des personnalités tranchées et parfois trompeuses. Evidemment les fausses pistes ne manquent pas, entre le fil prodigue et alcoolique, le secrétaire névrosé, gigolo, marchand d'art et journaliste, le curé trsè présent, le régisseur dévoué, son fils banquier, le chauffeur majordome ronchon, le toubib négligent jusqu'au dénouement final et inattendu dans une scène classique où le commissaire a réuni tout le monde avec missel en guis e de piège pour démasquer publiquement les coupables, leur motivations et l'arme du crime. C'est plaisant à regarder et on reste ébahi par le savoir faire du commissaire qui a vu des tas de choses qui nous ont échappées , c'est un peu tiré par les cheveux, mais un peu aussi la méthode Simenon ou Agatha Christie
j'ai trouvé ce film pas mal du tout , même si il y a quelques ficelles un peu grosses, un peu trop de suspects et des situations tordues un peu trop nombreuses qui obligent à faire beaucoup travailler les méninges pour arriver à suivre De plus il faut que le hasard s'en mêle un peu pour arriver à démasquer qui est vrai le coupable
Film censé se passer dans le Bourbonnais, près de Moulins dont les lieux de perdition supposés sont sagement filmés par Jean Delannoy. Ce metteur en scène d'origine protestante était le spécialiste des films à présence catholique dont celle de Bernadette de Lourdes. Ici, le curé du village, assisté de son sympathique enfant de choeur, est parfaitement joué par Michel Vitold, et est un personnage clé dans l'enquête de Maigret. Tout se conclut au cours d'un dîner au château de Saint-Fiacre, aux chandelles et avec verres de cristal, sous la supervision du maître d'hôtel l'excellent Jacques Marin, le flic à accent français de l'américain "Charade". Cette façon de rassembler tous les suspects dans un même lieu pour la révélation finale du coupable est souvent utilisée au cinéma et est systématique à la télé pour l'inspecteur Poirot. Toutes proportions gardées c'est l'équivalent des "douze hommes en colère" qui eux veulent sauver un homme de l'exécution. Je ne sais pas ce qu'un tribunal pourrait décider pour un responsable de la mort de la Comtesse de Saint-Fiacre puisque c'est le résultat d'une simple crise cardiaque. Les jurés, en colère ou pas, seront mus par leur intime conviction. Jean Gabin, formidable Maigret, beaucoup plus violent que son modèle littéraire, n'entre pas dans ce genre de considération, mais il le fera dans un autre film. Autres personnages marquants : le fils de famille aristocratique Michel Auclair et sa défunte mère, le médecin laxiste Frankeur fidèle de Gabin, le tourmenté Robert Hirsch qui a pour une fois un rôle à se démesure, le garçon de café moulinois Jacques Hilling théoricien du faux-col de bière, l'acteur de théâtre Jacques Morel en avocat lourdingue. Tout cela fait un bon film, propre et distrayant.
Un très bon Maigret. Théâtrale et magistral. Gabin qui déambule avec sa fidèle pipe dans les rues de son enfance. Une ambiance bourgeoise dans un petit village. Des suspects de partout. On est pris dans l'enquête et surpris du résultat. Les dialogues daudiard évidemment son savoureux, sa pâte à chaque réplique même les plus anodines. Hirsch irritant au possible, frankeur le fidèle compagnon de la plupart des films de Gabin est excellent et le comte est également très bien interprété. Un très bon moment qui sent le tabac, la vieille maison et le feu de bois.
Une brillante adaptation du roman de Simenon. Servi par un Jean Gabin parfait dans le rôle du commissaire, le film déroule son intrigue en s'appuyant sur les excellents dialogues de Michel Audiard. C'est un film fidèle à l'esprit des romans, c'est du policier psychologique qui met en évidence les vilains défauts humains : jalousie, convoitise, lâcheté.... Gabin donne une belle épaisseur au personnage(à mes yeux il reste le meilleur interprète de Maigret, un petit cran au dessus de Bruno Crémer). Il est très bien entouré : Michel Auclair, Paul Frankeur, Robert Hirsch,... Bref un excellent film policier qu'on a plaisir à voir ou revoir.