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1,0
Publiée le 1 décembre 2020
Les années 1980 ont été une période où la cupidité et l'égoïsme ont atteint un sommet historique tandis que le goût a atteint un creux historique. Ce film reflète parfaitement cette situation. Riez des tenues ridicules et grimacer devant le désir d'être ostensiblement écœurant par tous les moyens mais ce film a un côté beaucoup plus sombre. Le héros est un tyran arrogant, égoïste et chauvin qui tue des animaux illégalement pour gagner sa vie. Comme il s'agit clairement d'un véhicule pour Paul Hogan on se demande pourquoi il l'a fait. Peut-être est-il fier de ce personnage je n'en ai aucune idée mais si c'est l'australien typique alors je ne comprends pas l'attrait. Dundee prend ce qu'il veut sans penser aux conséquences et la notion d'altruisme lui est totalement inconnue. Tant qu'il peut avoir ce qu'il veut tout va bien. Il n'est probablement pas conscient de l'existence d'autres âmes et ce qu'il veut il le prend généralement avec force. Personnellement je trouve que l'abattage d'animaux pour leur peau ou pour le sport est odieux. En outre il glorifie la brutalité et la puissance des traits de caractère qui ne sont pas très sympathique...
On prend un bon sauvage (celui-ci vante d'avoir tuer un crocodile de ses mains, en Australie), on le transporte à New-York, grâce à une vague histoire d'amour, et on contemple ses gaffes. Des dizaines de films ont été tournés sur ce scénario flexible comme "Un indien dans la ville" par exemple. Celui-ci fut un énorme succès et rendit célèbre, un temps, Paul Hogan, croisement bizarre entre Clint Eastwood et Terence Hill. Film d'une grande fraîcheur, attachant, et sans prise de tête.
Crocodile Dundee est un film plaisant, et le choc prétendu des cultures, mêlé d'un peu de surnaturel et d'une bonne dose d'humour, le rendent d'autant plus agréable à suivre. Paul Hogan y tient le rôle de sa vie, celui d'une caricature d'aventurier de la brousse australienne au cœur simple, naïf et gentil. Crocodile Dundee nous fait vivre des émotions pures, vraies, avec pendant plus de la moitié des paysages magnifiques. C'est en partie une promotion pour l'Australie. Évidemment, la caricature de l'australien faite par les américains n'est pas vraiment crédible, mais malgré tout, avec la gentillesse du personnage, celle-ci passe.
Crocodile Dundee est un film plutôt plaisant et original des années 80. Le succès et le statut culte de ce film n'est pas complètement surprenant dans la mesure où ce film sort pas mal du lot. Véritable publicité non-dite d'une heure trente de la part du Ministère du Tourisme Australien, le film dépeint des décors absolument magnifiques du pays des kangourous et les décors sont un point fort du film. Toute l'Australie dans tout ce qu'elle a de plus sauvage est montrée à l'écran. Les deux acteurs sont plutôt bons et l'alchimie entre les deux personnages marchent très bien (Paul Hogan et Linda Kozlowski étant en couple dans la vraie vie, cela se ressent à l'écran). Après, le film n'offre pas forcément beaucoup de surprise sur l'évolution de la relation entre les deux personnages, mais cette relation reste attachante. Film assez sympa.
Premier film d'une trilogie culte, Crocodile Dundee, avec Paul Hogan et Linda Kozlowski, peut aisément se découper en 2 parties : le monde sauvage en Australie et la découverte du monde moderne en Amérique. S'intéressant premièrement à la légende de Mike Dundee, dit le tueur de crocodile, la première partie se déroule en pleine jungle, avec ses animaux dangereux, ses nuits à la belle étoile et la découverte entre Dundee et Sue. Une complicité bien retranscrite qui montre ce que l'on attend principalement du film. Renversant complètement la tendance, la seconde est bourrée de comiques de situation, causée par la découverte de la ville par Dundee, un peu à la manière des Visiteurs. A travers un très bon humour, des scènes inoubliables et un personnage fort charismatique, cette seconde partie ne fait qu'accentuer la première, déjà très bonne. En somme, il s'agit là d'une excellente surprise.
Bah. Ce n'est pas le film du siècle, c'est sur. D'autant plus qu'il a quand même bien bien vieilli sur le fond. Et que aujourd'hui, deux trois trucs ne passeraient carrément plus l'auto-censure morale. Mais bon, c'est juste une gentille comédie truculente et superficielle, pleine de candeur et sans vrai prise de tête existentielle. New York City Girl rencontre Tarzan, et le fossé culturel entre les deux est abyssal. Il est aussi plein de petite séquence aussi savoureuse que culte, mainte fois reprise et parodier à l'infini. Un petit popcorn à l'ancienne, qui conserve le plus gros de son efficacité. La bande-son me file toujours quelques frissons. Les tenues de la "géraldine" paraissent encore plus extraordinaire et sophistiqué qu'en 86. L’Australie y est très belle. Et c'est toujours un plaisir de revoir le vrai New-York des années Ghostbuster. Avec son esthétique charmante et pittoresque, ainsi que les défauts des séries B caricaturale de son époque, après un succès commercial inespéré, dû à un bouche à oreille enchanté par une petite originalité du moment assez rafraichissante, avec le temps, il est devenu un vrai petit classique aussi attachant que gentiment borderline. Une solide et toute petite pierre, apporté à ce gigantesque monument imaginaire, qu'on appelle aujourd'hui pop culture. Et moi qui l'ai vu en salle à sa sortie, ça me fait toujours un petit quelque chose de le revoir dans sa VF d'époque. En particulier ce final romantique dans le métro. Par contre, ses deux suites n'ont malheureusement que peu d'intérêt. En particulier le troisième, qui n'en a aucun. Ils ont loupé le coche avec un deuxième film, surement trop précipité à sortir. Mais le dernier, si vous trouvez les négatifs originaux, brûlez les. Pour votre bien, faite comme si ces suites n'avez jamais existé. 3/5 d'une affection sincère mais lucide.
L'exemple typique du film sur le choc des cultures, avec le péquenaud de service qui vit dans les grandes étendues (ici le bush australien) et ne connaît rien des mondanités, et la femme qui vient du monde "civilisé", plein de préjugés et d'a priori sur la vie sauvage. Même à l'époque où il est sorti, "Crocodile Dundee" véhiculait déjà un certain nombre de clichés sur le genre, si bien qu'il est difficile d'adhérer pleinement à cette comédie par ailleurs plaisante et satirique. Mais ne vous méprenez pas : cette comédie possède pas mal d'atouts qu'elle fait rapidement valoir, à savoir : le duo d'acteurs principaux (et particulièrement Paul Hogan), une légèreté pas désagréable, une fraîcheur due aux nombreux comiques de situations et aux évènements improbables qui surviennent, et une mise en scène qui n'en fait pas trop et ne pousse pas l'intrigue dans le grand-guignolesque inutile. Agréable.
Le choc des cultures au tour à tour, le Australian Countryman fait son touriste dans la célèbre cité américaine que l’on ne présente plus, New York et ses hot-dogs qui n’a rien à envier à la cuisine nutritive ancestrale des aborigènes natifs. Leurs cartes au menu humoristique, ses insectes tropicaux de tout sauf les kangourous, animaux sacrés et pourchassés, des reptiles vertébrés et prédateurs du vaste désert aride d’Australie, le redoutable crocodile comme mascotte. Une scène tombée nez à nez sur des voyous, un peu surréaliste et trop fastoche à mon goût, il y a des anecdotes pas trop bête. Derrière le cliché précautionneux à l’egard de l’escalator, ce pequenot dans la salle de bain découvre une cuvette de toilette accompagné de son petit frère, le bidet. Pour l'utilité de ce dernier, j’avais toujours pensé au lavage des pieds, maintenant j’en sais plus, comme substitut de papier toilette au temps des richards. C’est fun et un scénario romantique sympa, la population New-yorkaise est cool.
Bon alors moi déjà, rien que pour la bande originale de Peter Best je suis déjà aux anges avec ce Crocodile Dundee ! Certes, avec ce film, on n’échappe pas à la structure basique de ce genre de film, calibré sur les standards US, mais bon : j’adooooore le personnage de Paul Hogan qui sait parfaitement s’adapter à ce genre d’histoire convenue. Pourquoi ? Parce que justement il est en décalage avec la caricature du héros sauvage, et parce qu’il est en auto-dérision constante, montrant à quel point son identité relève de la pure construction pour séduire les belles minettes des villes qui (comme nous) sommes attirés par ce côté sauvage. Mais ça marche quand même me concernant, parce que justement Mike Dundee sait y faire pour nous séduire, et parce qu’il sait se montrer incroyablement « Bad ass » quand il le veut. Et puis, aussi classique puisse-t-il être dans ses ressorts, il faut quand même louer ce film pour sa capacité à savoir jongler entre deux mondes sauvages, celui de la brousse et celui de la mégapole. Le regard est simple, mais amusant et séduisant. Qui plus est, cerise sur le gâteau, ce spectacle aussi simple soit-il maîtrise aussi parfaitement son rythme, ce qui en fait au final un spectacle que je ne me lasse pas de voir. Non, décidemment non, je ne peux pas m’empêcher d’adorer ce film…
Une plutôt cool comédie d'aventures. Le début se déroule dans le Bush australien et la fin dans la jungle new yorkaise. Souvent drôle de par le décalage du personnage principal avec le monde qui l'entoure, Deux ou trois répliques cultes.
J’ai revu à la télévision avec beaucoup de plaisir cette variation moderne de Tarzan. Certains dialogues prennent encore plus de saveur avec le recul spoiler: (par exemple, quand la journaliste demande à cet homme, élevé parmi les aborigènes, son avis sur des sujets de société très compliqués par un lapidaire « êtes-vous pour ou contre ? ») et certaines situations, finement observées, sont toujours aussi drôles. C’est un humour intemporel et de bon niveau qui contraste avec celui de « Taxi 5 » vu dans la même journée. A voir de temps en temps pour retrouver la fraîcheur d’antan d’un Mike Dundee inimitable. Les deux suites de ce film n’ont pas eu la qualité de l’original.
Assez déçu, je m'attendais à quelque chose de plus frais, de plus divertissant. Or Crocodile Dundee est pas vraiment une comédie super passionnante ni même super intéressante. On a du mal à s'intéresser à cette histoire assez convenue, à ses personnages assez stéréotypés, et même si certains gags sont sympas, le tout manque franchement de punch pour arriver à passionner tout du long. A noter tout de même une séquence finale assez sympathique, qui laisse ainsi le spectateur sur une bonne impression.
Un "western" australien (durant la première partie), avec ce Mike "Crocodile" Dundee au visage buriné qui possède les traits de caractère du cowboy traditionnel: bagarreur, séducteur et viril. Le film veut jouer essentiellement avec le choc des cultures et les stéréotypes: cette journaliste américaine (Linda Kozlowski) en vadrouille dans le bush sauvage puis ce chasseur de crocos (Paul Hogan) débarquant dans la mégalopole de New York. Bon, même si Wikipedia n'existait pas encore en 1987, on a tout de même du mal à croire à l'innocence et à l'inculture de cet Australien imaginant qu'il faut saluer tous les piétons dans la Grande Pomme, qui demande à son chauffeur noir de quel tribu il vient et autres décalages qui arrachaient peut être des sourires dans les années 80 mais moins aujourd'hui. A été un grand succès à sa sortie, moins enthousiasmant trente quatre ans plus tard. Trente quatre ans comme la moitié de la vie moyenne d'un crocodile marin d'Australie.
Un choc des cultures réussi. Paul Haugan nous offre un Indiana Jones des cavernes, très attachant et décalé. Les deux parties du film (l'autralie et les US) sont bonnes, et on suit les péripéties de ces tarzans et Jane des temps modernes sans bailler. Les personnages secondaires sont attachants, bref, tout ce qu'il faut à une bonne comédie des années 80 sans prétentions aucune. De loin le meilleur de la trilogie.