Comédie d'action et d'aventure, réalisée par Peter Faiman, Crocodile Dundee est un film sympathique. L'histoire nous fait suivre Sue Charlton, une journaliste américaine qui se rend pour un reportage en Australie dans le dessein de faire la rencontre d'un chasseur de crocodiles. Ce scénario, intégrant également une romance comportant un dilemme, s'avère plaisant à suivre tout du long de sa durée d'un peu plus d'une heure et demie. En effet, l'intrigue nous plonge immédiatement dans le vif du sujet au cœur de cette brousse hostile avec ce personnage atypique à la réputation quelque peu exagérée. Puis, le récit surprend vers la moitié du visionnage en inversant les rôles puisque Sue ramène à son tour l'australien à New York où il va rencontrer quelques difficultés pour s'adapter à la vie urbaine moderne. Seulement, cette partie là est un peu décevante car pour un homme n'ayant jamais quitté sa terre natale et n'ayant jamais mit les pieds dans une ville, on ne ressent pas assez sa surprise et le décalage devant en découler. Tout cela aurait dû être beaucoup plus prononcé via les situations. En l'état, ces différences culturelles sont tout de même appréciables et donnent lieux à quelques scènes cocasses. Le ton est amusant et décroche quelques sourires. Tout le sel du métrage repose sur le personnage lui donnant son titre. Ce dernier, particulièrement amical et sociable, viril, et ayant une philosophie de vie bien à lui, est parfaitement incarné par Paul Hogan. À ses côtés, la journaliste jouée par Linda Kozlowski est tout aussi appréciable. Le reste de la distribution comporte entre autre John Meillon, Mark Blum ou encore David Gulpilil. Mais c'est bien la relation entre le duo principal qui est au cœur de tout et celle-ci fonctionne à merveille grâce à leurs deux charactères à la fois différents et complémentaires. Leurs échanges sont soutenus par des dialogues savoureux jouant sur l'incompréhension entre les expressions de leurs cultures. L'ensemble est proprement réalisé par Peter Faiman. Surtout, sa mise en scène évolue dans deux lieux totalement différents. Le premier nous immerge dans la nature dépaysante où règne des animaux dangereux et une végétation asséchée par la chaleur écrasante. Le second nous embarque dans un environnement urbain fourmillant de vie, tranchant radicalement avec son prédécesseur. Ce visuel aux deux visages est accompagné par une b.o. aux compositions agréables, en accord avec l'action, bien que peu marquantes, signée Peter Best. Cette enquête de terrain s'achève sur une fin satisfaisante, venant mettre un terme à Crocodile Dundee, qui, en conclusion, est un long-métrage divertissant méritant le coup d'œil.