Association de poésie amoureuse et désastre humain, Hiroshima mon amour prouve que le mélange des genres ne nuit pas à une histoire. Ce qu'on peut reprocher ce n'est pas la prise de position mais le manque de crédibilité de la fin. Un documentaire qui montre l'absurdité des envies destructrices de la guerre froide à côté de l'amour partagé par deux être étrangers. La musique épurée dénote face aux images sanglantes. Toujours, cette idée de rencontrer deux styles opposés pour faire une comparaison et comprendre l'importance de chacun.
Ce film bien que possédant des plans d'une extrême délicatesse, une histoire particulièrement intéressante et des dialogues bien écrits est un chef d''oeuvre manqué. Le film manque de sons graves ce qui entraîne un aspect un peu soporifique. C'est malheureux tout de même de ne pas avoir repéré ce problème au montage, ce procédé aurait tellement appuyé le discours de l'actrice et les beaux plans, au lieu de cela la musique est flou, il y a un manque de netteté dans le son, un peu comme dans le film "L'année dernière à Marienbad" du même auteur. La collaboration entre Chris Marker et Alain Rennais dans "Les Statues meurent aussi" montre un son plus abouti, qui nous captive et que l'on retrouve davantage dans "Le Mystère Koumiko".
Je sais que ce film a pu être critiqué, et qu'avoir aimé ce film peut paraître comme étant un simple moyen de se montrer à soi même qu'on est un "VRAI" cinéphile. C'est même d'ailleurs comme ça que j'ai abordé le film pour la première fois: comme une étape nécessaire à ma culture cinématographique, mais qui n'allait pas me plaire car trop "savant". Pourtant, ce film m'a poussé à l'aimer, et de minute en minute, et de surprise en surprise, je me suis retrouvée à le considérer comme un de mes films préférés. L'écriture de Marguerite Duras se retrouve transposée à merveille à l'écran, rendant l'inconscient un peu plus tangible, et créant du beau à partir d'incompréhension du spectateur. Je sais que ces commentaires peuvent paraître un peu abstrait, mais c'est réellement l'effet que ce film a eu sur moi. J'en suis sortie bouleversée, et je vous conseille de le voir aussi, afin de pouvoir peut-être vivre la même expérience.
Après avoir marqué les esprits avec son documentaire Nuit et Brouillard, Alain Resnais s'essaye au drame avec Hiroshima, Mon Amour, confiant à Emmanuelle Riva et Eiji Okada la lourde tâche d'émerveiller son public suite à une introduction difficile. Ainsi, c'est en démarrant par une collection d'images des plus bouleversantes que le réalisateur aborde son sujet, plaçant son idylle dans un contexte post-apocalyptique. Mais, passé le cadre narratif de départ qui scotche littéralement son spectateur, le scénario de Marguerite Duras le dirige inexorablement vers une plus paisible voie, encadré par les jolis dialogues des protagonistes et l'alchimie manifeste qu'ils partagent. Il faudra néanmoins compter sur quelques longueurs qui, si elles ne brisent en rien la splendeur du film, ne lui permet pas d'entrer au Panthéon des chefs d'oeuvre incontestés...
Ce film est un poème lyrique transposé avec talent à l 'écran par Resnais.Il est aussi un voyage à travers la mémoire et l'horreur de l'oubli.Comment rester indifférent face à des séquences ou se confondent l'amour,la mort, la poésie,la douleur...C'est un film qui nous interpelle nécessairement avec ses plans chocs et la reflexion sur la mémoire et le deuil.Cette création conjointe de Duras et Resnais est plus qu'une réussite,c'est un chef d'oeuvre.A voir et à revoir.
Un superbe film d'Alain Resnais, le monologue qui ouvre le film est vraiment magnifique, tout comme le reste. Au final Hiroshima mon amour un un film sur l'oubli mais aussi une très belle histoire d'amour.
Une histoire de mémoire, d’amour et d’horreur avec la douce voix d’Emmanuelle Riva qui récite des dialogues de Marguerite Duras. Un film poème mais un peu chiant !
Le film aurait très bien pu s’intituler "Hiroshima mon ennui", cela n’aurait pas changé grand-chose. Il est vrai que lorsqu’on pense à la Nouvelle Vague, on pense bien sûr à "A bout de souffle" de Godard, sans oublier les "Quatre Cents coups" de Truffaut, en passant par "Le beau Serge" de Chabrol mais on évoque rarement celui-là. Réalisé en 1957 et scénarisée par Marguerite Duras, "Hiroshima mon amour" est le premier long-métrage d’Alain Resnais, qui s’était auparavant illustré dans des courts métrages et autres documentaires parmi lesquels notamment le sublime "Nuit et Brouillard". C’est justement là l’un des mystères de la Nouvelle Vague : vouloir affubler de cet éternel côté m’as-tu-vu pédantesque une histoire à la base déjà pauvre et aux enjeux complètement insignifiants. Alors, il est vrai que parfois la prose de Duras parvient à faire mouche mais celle-ci se retrouve sans cesse diluée dans un récit grandiloquent, pompeux et insipide, avec en prime une Emmanuelle Riva insupportable. L’archétype du film d’auteur pédant. Désillusion.
Hiroshima mon amour est un film qui m'a pas mal divisé. D'un côté, le film est visuellement somptueux et n'a pas pris une ride. La musique et les longues discussions des personnages donnent un ton très poétique au film, d'autant plus que je trouve la relation entre les deux personnages très romantique et mignonne. De ce point de vue, il est donc indéniable qu'Hiroshima mon amour est un film magnifique. Mais hormis cela, j'avoue que tout le reste est ennuyeux ! Les dialogues sont souvent assez pompeux et la quasi totalité du film consiste à décrire des lieux où événements déjà passés. Le tout est difficilement captivant, même si la beauté indéniable du film m'a empêché de totalement décroché.
Oh mon dieuuuu !!!!! Voilà le genre de film qui ferait fuir n'importe quel spectateur et pour cause. Si le cinéma peut faire passer un message (en l'occurrence, l'oubli), il ne faut pas oublier le plaisir du spectateur. Resnais l'a oublié en réalisant ce film plat, soi-disant poétique aux dialogues navrants. Les scènes se succèdent avec la même platitude et tout ce qu'on attend, c'est la fin (qui vient lentement hélas).