"L'Auberge rouge"(1951),en dépit de son titre,n'a qu'un lointain rapport avec le roman d'Honoré de Balzac. Son pitch de départ le destine à être une comédie cocasse et vaguement caustique. Une auberge isolée sur une colline enneigée en Ardèche. Des aubergistes et leur majordome noir qui tuent les voyageurs après les avoir empoisonnés. Un prêtre capucin et froussard partagé entre sa réserve sur le sceau de la confession et son envie de sauver les malheureux. Le film de Claude Autant-Lara met tout ces éléments en place,avant de verser plus ostensiblement dans la farce bouffonne. Plusieurs choses dérangent ici comme le surjeu permanent de Fernandel et plus généralement la théâtralisation extrême de l'ensemble. La morbidité de l'histoire est noyée dans une sorte de vaudeville limité. Ceci étant dit,il est savoureux de noter l'aspect anti-clérical se mêlant au respect des us et coutumes du XIXeme siècle. Et puis,la chanson d'Yves Montand "La Complainte du voyageur" est éternelle.
L'Auberge Rouge est une bonne comédie de la part de Claude Autant Lara. L'interprétation est très convaincante, en particulier Fernandel dans son rôle de curé. La mise en scène est très agréable et le noir et blanc très efficace. Voila une comédie française des années 50 que je conseil a tous, vous passerez un bon moment. Par contre evitez le remake qui a été fait il y a peu de temps, il est vraiment quelconque à mon sens et n'apporte rien de plus a l'original.
Très bon divertissement avec énormément d'humour, surtout pour la scène du confessionnal. Les dialogues sont savoureux de tous bord, la mise en scène est juste et Fernandel se situe dans une bien fâcheuse position. J'aime beaucoup ses mimiques, ses interrogations et ses actions pour sauver les âmes de l'auberge.
Un petit trésor d'humour noir. Reprenant un fait divers sordide, Claude Autant-Lara signe une comédie réussie grossissant le trait d'actes déjà peu croyables sans en renier la dimension tragique et le comique de situation fonctionne. Il en profite, au détour de quelques séquences, pour dénoncer les travers de chacune des classes sociales : bourgeoisie, prolétariat ou clergé, aucune n'est épargnée.
Ce petit bijou n'a vraiment pas vieilli en soixante ans ! Certes Fernandel cabotine à son habitude, mais ses mimiques, pour outrées qu'elles soient, restent savoureuses. Les autres comédiens sont excellents, en particulier Julien Carette et Françoise Rosay. Certes le scénario pourrait être plus sophistiqué, mais ce petit conte destiné à faire frémir les "braves gens" ne manque pas de piquant, et parfois même d'esprit subversif, même si l'on pourrait souhaiter que le petit côté anti-clérical soit un peu, plus accentué. A noter une expression passée de mode pour désigner un prêtre ; "ratichon". A côté de ce film culte, le pitoyable remake de Gérard Krawczyk avec Balasko, Clavier et Jugnot fait pâle figure...
Un classique des films de Fernandel avec un sujet, à la base tragique et qui aurait pu faire un excellent film d'horreur, qui est ici tourné en dérision pour un faire une très bonne comédie qui s'appuie principalement sur un nouveau numéro de Fernandel parfait en curé terrorisé. L'ambiance glaciale est omniprésente à l'écran, ce qui est une franche réussite. Un excellent film à voir et à revoir.
Un film drôle et très divertissant qui griffe au passage la religion et la bourgeoisie avec finesse. Autant-Lara nous raconte une histoire assez passionnante qui part presque d'une situation de slasher movie. Mais le scénario, très bien écrit tourne peu à peu à la comédie douce acide où aucun personnage n'est épargné. Le suspense est là, le sourire aussi et tout cela vient notamment d'un casting réussi et d'une réalisation efficace. Rythmé et jamais monotone, la mise en scène joue dans l'espace avec délice et passe du sous-sol au grenier avec une aisance totale, nous mettant, nous, spectateur, en situation de client de cette terrible auberge. Le tout est très efficace et fait passer un sacré bon moment.
Fernandel fait du Fernandel, l'histoire est à vrai dire plutôt prometteuse, mais l'humour ne fonctionne jamais vraiment, tant il est forcé, poussif, naïf, et parfois presque grotesque. Et d'un point de vue artistique, cette "Auberge rouge", quand bien même elle n'a pas trop mal vieillie, reste très académique, et on se devait d'attendre plus de ce Autant-Lara. Cette ribambelle de personnages hauts en couleurs et plus abrutis et caricaturaux les uns que les autres est somme toute sympathique et divertissante, mais ça ne va hélas pas plus loin
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5,0
Publiée le 9 mai 2021
L'Auberge rouge est l'une des meilleures comédies noires que j'ai jamais vu. Au cœur du film des performances sublimes de Fernandel, Carette, Rosay et du serviteur noir et costaud Lud Germain. Claude Autant-Lara réalise avec beaucoup de grâce et de tact un film dont le sujet pourrait facilement être malmené et exagéré. L'humour noir est omniprésent du cadavre caché dans un bonhomme de neige à l'horrible destin des voyageurs que je ne dévoilerai pas du singe perdu dans la neige arrêté par les gendarmes à Rosay qui met gentiment en garde ses hôtes sur le point de quitter sa maison. Je suis une fois de plus frappé de voir à quel point le cinéma français était en avance sur tous les autres pays dans les années 50 en termes de liberté d'expression...
Tiré d'un fait divers supposément vrai s’étant déroulé dans l'Ardèche de la première moitié du XIXème siècle, L'auberge rouge se révèle à la fois tragique sur le fond, et magnifiquement comique sur la forme. Il repose en grande partie sur l'immense talent de Fernandel, dans un rôle de moine un peu douteux, qui s'impose dans de nombreuses séquences en one man show. Délicieusement effroyable.
L'Auberge Rouge! Toujours aussi agréable à regarder 60 ans après sa sortie, grâce à son scénario en béton et à ses personnages, caricaturaux certes, mais joué par d'excellents comédiens (les femmes en particulier sont très drôles). Du bon cinéma d'après-guerre.
Le film n'a pas trop mal vieilli, l'histoire est efficace, le musique excellente et que dire de Fernandel : formidable. Du bon cinéma, aujourd'hui encore.
Scénario efficace, situations cocasses, personnages caricaturaux, acteurs réjouissants : Carette a sa gouaille habituelle, Françoise Rosay est épatante en pécheresse qui se confesse derrière une grille à châtaignes, Fernandel cabotine avec joie. Comédie académique mais bien réalisée, au charme et à l’humour rétro.