1320 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
96 critiques spectateurs
5
27 critiques
4
33 critiques
3
16 critiques
2
15 critiques
1
4 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
cris11
75 abonnés
970 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 31 décembre 2013
Un classique des films de Fernandel avec un sujet, à la base tragique et qui aurait pu faire un excellent film d'horreur, qui est ici tourné en dérision pour un faire une très bonne comédie qui s'appuie principalement sur un nouveau numéro de Fernandel parfait en curé terrorisé. L'ambiance glaciale est omniprésente à l'écran, ce qui est une franche réussite. Un excellent film à voir et à revoir.
"L'Auberge rouge"(1951),en dépit de son titre,n'a qu'un lointain rapport avec le roman d'Honoré de Balzac. Son pitch de départ le destine à être une comédie cocasse et vaguement caustique. Une auberge isolée sur une colline enneigée en Ardèche. Des aubergistes et leur majordome noir qui tuent les voyageurs après les avoir empoisonnés. Un prêtre capucin et froussard partagé entre sa réserve sur le sceau de la confession et son envie de sauver les malheureux. Le film de Claude Autant-Lara met tout ces éléments en place,avant de verser plus ostensiblement dans la farce bouffonne. Plusieurs choses dérangent ici comme le surjeu permanent de Fernandel et plus généralement la théâtralisation extrême de l'ensemble. La morbidité de l'histoire est noyée dans une sorte de vaudeville limité. Ceci étant dit,il est savoureux de noter l'aspect anti-clérical se mêlant au respect des us et coutumes du XIXeme siècle. Et puis,la chanson d'Yves Montand "La Complainte du voyageur" est éternelle.
Je n'ai pas trouvé ce film transcendant, mais quand je vois la date de réalisation, je me dit qu'il est quand même bien, au niveau du scénario, de la musique et des effets spéciaux.
Une très belle photo, des décors inquiétants, la chanson d'Yves Montant au générique… mais d'un autre côté le film souffre d'être organisé autour de Fernandel lequel ne peut s'empêcher d'en faire de trop. La direction d'acteurs est très théâtrale, il y a des longueurs pénibles (la scène du mariage) et les gags sont lourds et poussifs. En fait le scénario exploite mal l'idée de base et aurait pu faire davantage dans le cynisme. Curieusement Fernandel aurait reproché au film d'être anti clérical, alors qu'au contraire il ne l'est sans doute pas assez clairement.
L'auberge rouge a sacrément vieilli. J'attendais qu'une chose : que les coupables se fassent démasquer. C'est le seul intérêt du film, la réaction des personnages à la fin en découvrant le pot aux roses.
Extrêmement caustique « L'auberge rouge » réunit le temps d'une soirée et d'une nuit sur un site enfoui sous la neige un microcosme représentatif d'une société dominée par le bourgeois pédant, le curé tapeur pique assiette et l'aubergiste assassin.
Ce panier de crabes dominé par la rapine, le mépris et le profit tente d'établir une communication en se servant habilement de leurs limites comme fil rouge.
Chaque composant asservi par la table, la collecte de la pièce ou la convoitise de la rivière de diamant n'en devient que plus méprisable dans des potentiels d'acquisition toujours reportés.
Les joutes verbales malgré leurs agréables mélopées ne sont que le paravent d'une société en décomposition malgré la coupe et la propreté de certains habits.
Un paraître prétentieux ou faussement humble partenaire de l'opportunité d'engranger, de philosopher, de rabaisser ou de pulvériser le paté en croutes en rajoutant le mépris et la moquerie envers celui qui sert ou celui qui prêche.
Tout un échantillon bourgeois répugnant se démarque du laborieux en adoptant dans des ronflements presque animaliers la configuration de ceux qu'ils méprisent.
Drôle malgré un message humaniste alarmant « L'auberge rouge » est le calice d'un laboratoire pompeux, primaire religieusement sophiste.
Chaque compartiment entretenant sa feuille de route par une diction ne faisant que maintenir à distance une autre manière de penser le tout dans une collectivité paradoxale temporaire presque à l'unisson
Une bonne comédie. Moi qui adore l'humour noir me voila servit , et au quel plaisir! Je n'ai même pas eu envie de voir la version 2007. J'aurais peur de gâcher une bonne impression sur ce film. On se dit de A à Z qu'ils vont s'en sortir.... et la belle chute ne nous laisse surement pas indifférente . (La situation y est vraiment absurde.) Je lui mets donc un 4 /5
Je vais vous avouer une chose, j'ai vu « L'auberge rouge » deux ou trois fois, mais toujours de façon morcelée. C'est la première fois que je vois le film dans son entièreté. Je ne suis pas un grand admirateur de Fernandel mais j'apprécie beaucoup les films de Claude Autant-Lara (période 1940 – 1950). Tout au moins les sujets qu'il « osait » aborder. On a souvent critiqué à tort son classicisme, qu'il mettait au service de sujet mordant et acide. Ici, le metteur en scène s'empare d'un fait divers survenu au début du XIXe siècle, qui a longtemps défrayé la chronique. Traité sur le mode de la farce, le film reste néanmoins un film noir qu'on pourrait qualifier de tragi-comédie de l'absurde et du grotesque. Le réalisateur s'en donne à cœur joie et tape allègrement sur l'église et la bourgeoisie. Anticléricale, Claude Autant-Lara tourne l'institution religieuse en ridicule au fur et à mesure que le moine (Fernandel, plus sobre qu'à l'habitude) essaie désespérément de sauver les voyageurs de la diligence d'une mort certaine... Ces mêmes voyageurs, de classes sociales supérieures (bourgeois et noble), ne sont pas épargnés eux aussi. Le réalisateur dénonce leur futilité, leur suffisance et leur générosité de circonstance tout en les rendant ridicules (la scène de la célébration du mariage). Je note, tout de même, que la diligence et ses voyageurs renvoient, peut-être, à la diligence de "Boule de Suif" de Guy de Maupassant, tout en renvoyant à l'adaptation personnelle et acide qu'en avait fait Christian-Jaque en 1945. Sauf qu'ici la prostituée au bon coeur se transforme en ange de la mort (Mathilde, la fille des aubergistes)... Le couple d'aubergiste et leur fidèle acolyte, sont de véritables affreux sales et méchants, surtout le mari, incarné par un Julien Carette parfait en assassin sans scrupules et qu'il l'assume. Quant à l'épouse, incarné par Françoise Rosay, tout aussi détestable, elle manifeste des velléités d'absolution de ses péchés… Innombrables et impardonnables! Histoire de soulager sa conscience tout en étant à moitié pardonnée… D'ailleurs, cela nous vaut une scène mémorable et hilarante où le moine confesse cette dernière, derrière une grille tenue à la main. Autre scène mémorable, la scène du mariage entre Mathilde (Marie-Claire Olivia) et Jeannou (Didier d'Yd), où le moine, pour retarder cette union sacrilège, nous livre un homélie anti mariage mordant bien que parfois réaliste,sous les ronflements grotesques des voyageurs endormis… À la fin, cynique à souhait, seule ses deux derniers personnages semblent être rachetés par le réalisateur et co-scénariste. Est-ce que dans l'esprit d'Autant-Lara l'amour est la seule possibilité de rédemption ? Il nous montre que l'amour peut pardonner… Mal reçu à l'époque par la critique, ce film est un bijou d'humour noir à l'anglaise. Le remake réalisé en 2007 fait plus "vieillot" que l'original réalisé en 1951 et cela montre à quel point ce film n'a pas vieilli et devenu un classique indémodable.
Tout bonnement génial !!! Encore du très bon cinéma. Tiré d'une histoire vraie, qui a fait beaucoup moins de victimes que celles du film. Heureusement !
Scénario efficace, situations cocasses, personnages caricaturaux, acteurs réjouissants : Carette a sa gouaille habituelle, Françoise Rosay est épatante en pécheresse qui se confesse derrière une grille à châtaignes, Fernandel cabotine avec joie. Comédie académique mais bien réalisée, au charme et à l’humour rétro.
L'Auberge Rouge! Toujours aussi agréable à regarder 60 ans après sa sortie, grâce à son scénario en béton et à ses personnages, caricaturaux certes, mais joué par d'excellents comédiens (les femmes en particulier sont très drôles). Du bon cinéma d'après-guerre.
Fernandel fait du Fernandel, l'histoire est à vrai dire plutôt prometteuse, mais l'humour ne fonctionne jamais vraiment, tant il est forcé, poussif, naïf, et parfois presque grotesque. Et d'un point de vue artistique, cette "Auberge rouge", quand bien même elle n'a pas trop mal vieillie, reste très académique, et on se devait d'attendre plus de ce Autant-Lara. Cette ribambelle de personnages hauts en couleurs et plus abrutis et caricaturaux les uns que les autres est somme toute sympathique et divertissante, mais ça ne va hélas pas plus loin
Qu'il s'agisse de l'atmosphère particulière du film, de son impertinence, ou de son interprétation, tout concorde pour nous offrir un petit bijou du cinéma français. Fernandel est absolument hilarant, les scènes se suivent sans temps mort. On ne s'ennuie à aucun moment. Tout cinéphile se doit d'avoir vu au moins une fois ce petit chef-d'oeuvre.