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Karussell
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2,5
Publiée le 1 octobre 2009
Dans un rôle qui lui semble taillé sur mesure, Jean Gabin accapare toute l’attention en endossant le pardessus du célèbre héros de Simenon. Tous les ingrédients sont en plus réunis pour faire un bon polar : des meurtres, des personnages pittoresques pour certains, tourmentés pour d’autres, un milieu populaire où sévit un maniaque récidiviste. Par contre, que le rythme est lent ! Il faut attendre le dernier quart d’heure pour voir l’action s’accélérer un tant soit peu. Autre regret : le coupable est très rapidement identifiable ce qui a pour effet de retirer tout suspense.
Le rôle de Maigret était taillé pour la stature de Gabin, d'ailleurs de loin il est le plus grand Maigret à l'écran. Ici le film vaut surtout par l'atmosphère lourde que par l'histoire assez classique. Les scènes entre Gabin surpuissant, Annie Girardot remarquable et Jean Desailly hallucinant de veulerie sont extraordinaires et l'affrontement final d'une puissance dramatique inouie. A noter la belle description d'un Paris gouailleur à travers de multiples personnages convaincants
Et non, Maigret n'a pas toujours été une série ringarde avec une lumière à la Derrick ou Le Renard! Jean Delannoy a lui aussi adapté Simenon de manière extraordinaire, les ficelles utilisées servant admirablement l'intrigue. Tout le talent de Jean Gabin éclabousse ce chef d'oeuvre du film policier français. A voir à tout prix si vous en avez marre des pâles pastiches qu'on nous sert depuis quelques années...
Maigret tend un piège est une enquête du célèbre commissaire au cours de laquelle il doit piéger et démasquer un tueur en série qui sévit dans le Paris des années 50. Si Gabin, il est vrai, campe un Maigret plutôt convaincant, on regrettera tout de même qu'il fasse plus du "Gabin" que du "Maigret" et c'est dommage car le personnage de Simenon aurait mérité mieux. Par ailleurs on retrouve quelques acteurs encore peu connus comme Lino Ventura et Annie Girardot. J'ai tout particulièrement apprécié l'ambiance du Paris de l'époque que le noir et blanc rend encore plus réelle. La psychologie du tueur aurait pu être plus fouillée et mieux exploitée car Simenon apporte toujours beaucoup de soin à la psychologie et à la motivation de ses personnage, ainsi qu'à l'atmosphère de ses récits. Maigret tend un piège est un polar très classique qui prend quelques libertés avec le récit original et qui souffre de quelques défauts qui l'empêchent de restituer toute la complexité de l’œuvre de Simenon. On remarquera l'atmosphère très prenante du Paris de l'époque et la prestation de Jean Desailly qui sort du lot. Peut être qu'un acteur moins emblématique que Jean Gabin aurait permis d'incarner un Maigret plus conforme au personnage des romans de Simenon. Un film policier devenu un classique, mais pas un chef d’œuvre, à réserver aux amateurs du genre, aux cinéphiles et aux admirateurs de Jean Gabin. A voir au moins une fois pour sa culture cinématographique.
Énigme ridicule, mâtinée de traumatisme sexuel comme souvent chez Simenon. Les acteurs surjouent, Gabin est en roue libre, Girardot et Ventura continent de débuter après Le Rouge Est Mis. Le plus ridicule est Desailly en impuissant en robe de chambre soumis à sa maman. Même les décors sont laids et sentent le carton pâte. Un policier qui a très mal vieilli et alourdi par la réalisation de Delannoy.
Un Bon maigret, l'intrigue et l'atmosphère sont bonnes. Le couple Jean Desailly et Annie Girardot joue parfaitement et donne au film du dynamisme, cet heureux car le film a par moments des cotés un peu poussièreux.
Je n'envie pas ceux à qui la science infuse a permis de dénouer les ficelles ce ce sac de noeud en quelques minutes, comme moi aussi je pensais l'avoir fait. Très vite je me suis rendu compte qu'il y avait plus de couloirs que je ne l'imaginais dans ce labyrinthe et quand je pensais en être sorti, je revenais à un endroit où j'étais déjà passé ... ceux qui disent que ce film fleure bon son époque ont raison, mais c'est dommage d'en faire une critique ...
Je pense le contraire d’un collègue critique juste au-dessus. Les maigrets de Cremer sont des petits bijoux de téléfilm. Cela n’empêche pas d’avoir ici un Gabin formidable dans un film tout à fait passionnant avec une intrigue pleine de psychologie. Belle distribution.
Le fait d'avoir vu le "Maigret" de Patrice Leconte avec Gérard Depardieu et les souvenirs de la série (lointaines) avec Bruno Cremer, m'a donné envie et la curiosité de découvrir ce film réalisé par Jean Delannoy, co-écrit et dialogué par Michel Audiard, avec le grand Jean Gabin et je pense, mème si je ne les ai pas tous vus, le meilleur. Le début donne le ton, un tueur en série tue des femmes le soir en pleine nuit, la dernière avec un couteau piqué à la boucherie pas loin des actes et sonne l'alarme d'une cabine de police. L'inspecteur Maigret, avec son équipe, mène l'enquète qui n'est pas facile mais l'homme à la célèbre pipe est rusé. Un suspense habilement construit auquel je tiens a signaler point de bagarre et pas mal d'interrogatoire (surtout vers la fin) qui captive le spectateur. C'est très bien réalisé par le cinéaste Jean Delannoy avec des dialogues inspirés de Michel Audiard. Jean Gabin enfile merveilleusement bien le costume de l'inspecteur Maigret et l'on reconnait dans les seconds roles Annie Girardot, Jean Desailly ou Lino Ventura. Un très bon polar du roman de Georges Simenon superbement mis à l'écran.
Malgré quelques facilités narratives (voire une incohérence sur le changement de veste), l'intrigue se laisse suivre volontiers grâce à de corrosifs dialogues, sautillants, grinçants ainsi qu'à l'interprétation charismatique de Jean Gabin proposant un Maigret cynique, rusé, dépité et à une réalisation classique qui laisse poindre une gêne dans l'atmosphère contrebalancée par un humour noir ou des seconds rôles décalés. Bien que les remarques psychologiques du héros puissent laisser dubitatif, les rebondissements ultimes offrent une vision plus nuancée des personnages, pris dans les filets de leurs émois ou failles mal cautérisés. Plaisant!
Maigret tend un piège, c'est le film tiré du roman éponyme de Georges Simenon. C'est la première version de cette nouvelle. Le Paris de la fin des années cinquante. La rue des Rosiers. Il y a le grand Jean Gabin et la grande Annie Girardot, bien jeune à l'époque. Il y a aussi Lino Ventura dans un rôle de presque figurant. C'est une enquête traditionnel mais par contre bien menée. Je n'ai pas lu le livre mais j'avais vu la version avec Bruno Cremer, il me reste alors plus que la version anglaise avec Rowan Atkinson, alias Mister Bean, à voir. C'est filmé à l'ancienne, un film en noir et blanc, une bonne recherche quant à l'esprit des personnages.
Revisite du cinéma classique pré Nouvelle Vague… Quel chemin parcouru depuis! Ca sent vraiment le cinéma de papa alors que l'on ne regardait pas si souvent les films à la télévision. Cela sent le cinéma de studio à plein nez, le réalisme n'a pas encore débarqué justement. Pas fatiguant à regarder, même si l'intrigue de Simenon ménage quelques surprises. Toutes les vedettes de l'époque sont là, même si Gabin en impose, ce n'est pas la meilleure incarnation de Maigret que l'on ait connu. Le plus surprenant est la performance de la jeune Annie Girardot, son personnage tragique préfigure la Nadia qui va bientôt arriver dans Rocco et ses frères. TV novembre 24
Un excellent Maigret, où l'on visite un Paris pauvre, délabré, avec un magnifique noir et blanc et d'excellents dialogues d'Audiard. Ce film suit une enquête à la "Seven", on poursuit un tueur en série, à l'époque on appelait ça un maniaque, avec des acteurs formidables notamment l'oubliée Annie Girardot A voir.
Ce Polar très classique réalisé par Jean Delannoy nous propose une enquête à rebondissements menée par Jean Gabin alias Jules Maigret. Le film en N&B démontre un intérêt presque historique en nous plongeant dans le Paris de 1957. Même si la finalité de l'énigme est assez prévisible, le film possède beaucoup d'atouts : la plume de Georges Simenon, la musique de Paul Misraki, les dialogues de Michel Audiard et un casting fastueux, avec la participation de Lino Ventura en inspecteur que l'on voit trop peu. La distribution nous offre également le plaisir de revoir la belle et talentueuse Annie Girardot, ainsi qu'une excellente prestation d'acteur de Jean Dessailly dans le rôle d'un architecte ambigu. Le pitch : Malgré la surveillance policière, le tueur du Marais a encore frappé ; c'est son 4ème meurtre ...