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Ricco92
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3,5
Publiée le 20 mai 2020
Premier film où Jean Gabin incarne le célèbre commissaire divisionnaire français, Maigret tend un piège est un polar typique de ce que François Truffaut appelait la Qualité française. Jean Delannoy est un solide artisan : il réussit donc un bon film de série qui ne détonne pas du tout venant cinématographique de cette époque. Nous sommes donc dans un cinéma très littéraire servi par le talent de Michel Audiard aux dialogues et les prestations des différents comédiens menés par un Jean Gabin parfaitement à son aise dans ce rôle de commissaire "à la papa". Un film qui devrait plaire aux amateurs de ce type de cinéma.
On est déjà dans la seconde période de la filmographie de J. Gabin. Il n'est plus le jeune premier ni encore le tout-à-gait vieux qu'on peut voir dans ses derniers films. Mais il a la prestance et le physique pour jouer Maigret et il le fait plutôt bien. Il est bougon, cabotin et cynique. Je pense que c'est l'image de Maigret dont pouvait rêver ou du moins imaginer Simenon en pensant à son personnage. L'intrigue est coquette et regorge de rebondissements. Sauf, selon moi, la façon dont Lagrume remonte jusqu'à Morin en suivant sa femme soit-disante suspecte.J'ai trouvé ça un petit tiré par les cheveux. On apprécie aussi les dialogues d'Audiard et tous les seconds rôles dont certains sont très connus comme A. Girardot ou L. Ventura. A noter aussi le rôle de J. Desailly, un acteur trop méconnu.
Maigret s'efface devant Gabin dans cette intrigie policière où l'on reconnait néanmoins la patte de Simenon, notamment un contexte psychologique déterminant. Il ne fait pas doute, quand apparait le personnage tenu par Jean Desailly spoiler: qu'il est ce tueur femmes qui nargue depuis longtemps le commissaire Maigret. Delannoy ne prolonge guète le mystère lié à l'identité du tueur en série. Car l'intérêt provient moins d'un quelconque suspens policier que de la confrontation entre Maigret et l'assassin présumé, ce bourgeois avenant que son délicat rapport aux femmes mue peut-être en meurtrier. Une pathologie criminelle assez commune, du fait de l'influence de la mère, mais qui nourrit habilement l'intrigue. La mise en scène de Jean Delannoy n'est pas précisément emballante ou originale. Mais elle reproduit un univers policier et parisien, rétro et charmant, fait de figures pittoresques et populaires. Quelques dialogues bien ciselés d'Audiard (pas encore le pourvoyeur d'aphorismes qu'il sera plus tard) et le métier de Gabin garantissent un bon divertissement.
Je découvre cette fameuse fiction issue de la littérature francophone, un chef-d’œuvre incontesté, le rôle attribué au monument qu’est Jean Gabin. Le commissaire Jules Maigret et ses subalternes inspecteurs mènent l’enquête judiciaire dans les bas-fonds parisiens des années cinématographiques en noir et blanc, un tueur en série qui sème la psychose somnambule, le commissariat du 4ème arrondissement en état d’alerte. Les femmes costumées élégantes et égarées, sont victimes de ce lacéreur, son sérieux problème contre « les salopes du marais ». Aucune nostalgie pour cette époque, les intrigues de gigolos entretenus par les épouses tentant de rendre leurs maris cocus, infidèles bien avant. Le suspect deviné par rapport à sa susceptibilité, des révélations de complicité familiale dramatique, un jeu d’orchestre de toute cette affaire tragiquement sordide. Dans la poche une fois résolue pour le charismatique haut-gradé policier à la pipe légendaire.
Ce film est un bon polar, mais mon dieu qu'il ne colle plus à notre époque. Car sans preuve aucune, juste par déduction et clairvoyance, notre commissaire trouve le coupable. Mais de là a le faire avouer! De nos jours, le moindre petit avocat casserait toute cette construction policière car sans preuve, rien ne tient. Ce vieillissement met bien à mal ce film. Néanmoins, le jeu de Gabin colle parfaitement à l'idée que l'on se fait en lisant les romans. Les décors (vrais ou reconstitués en studio?) sont très bien et nous replonge dans un Paris méconnus. A voir par les amateurs de Gabin, et film policier de cette époque.
Maigret Tend Un Piège est un bon film. Même si il est classique dans sa construction ainsi que dans son intrigue le dénouement reste assez surprenant. C'est aussi un plaisir de voir un Jean Gabin en forme, égal à lui-même, mais aussi de voir Annie Girardot et même Lino Ventura dans un second rôle.
la meilleure adaptation d'un maiget au cinéma avec L'Affaire Saint Fiacre ! scénario en béton façon Jack l'éventreur, à voir en particulier pour le fabuleux numéro de Jean Dessailly. Gabin fait du Gabin et ça convient très bien.
Le découpage, le casting ainsi que la prestation des acteurs - dont l'excellent Jean Desailly - sont superbes. Les dialogues - signés Audiard -sont évidemment de bon goût: c'est à dire caustiques et teintés d'humour noir. Mais, cette façon assez "molle" de filmer - montage inclus -fait qu'on s'ennuie assez vite... Film de Delannoy à voir absolument et nettement plus fort: Le Garçon Sauvage
Ce film vaut surtout par le charme du Paris de la fin des années cinquante et la pléiade d'excellents acteurs de l'époque, y compris dans les tout petits rôles, tel Jean Tissier qui fait une brève apparition, Lino Ventura et beaucoup d'autres. Par sa sobriété, Annie Girardeau surpasse nettement les autres acteurs, car Gabin et Desailly cabotinent vraiment beaucoup. Quant à l'intrigue, elle comporte de nombreuses invraisemblances. Mais, si l'on compare ce film avec bien des réalisations récentes, on constate que les réalisateurs s'intéressaient alors davantage au jeu des acteurs et à la subtilité psychologique qu'à la violence racoleuse et aux effets spéciaux...
Excellent film d'enquête, noir. Avec de superbes comédien et des dialogues haut en couleur, écris par Michel Audiar. Du cinéma français comme on en fait plus.
Maigret Tend Un Piège est une adaptation du roman éponyme de Georges Simenon réalisée par Jean Delannoy. Première des trois adaptations dans lesquelles Jean Gabin va jouer Maigret, ce film policier typique de la fin des années 1950 est vraiment convaincant. Gabin est impérial de bout en bout, son jeu montant crescendo jusqu'à la révélation finale. Il est épaulé par Annie Girardot également très juste. A noter un des premiers seconds rôles de Lino Ventura qui n'a ici pas grand chose à jouer mais qui dessine les esquisses de ce que sera son personnage un peu bourru par la suite. L'enquête est passionnante du début à la fin, cette adaptation dialoguée par Michel Audiard est une franche réussite.
L’ancêtre du thriller : méthodes policières inadmissibles et invraisemblables, héros psychopathe, excellente photo. Il manque la couleur du sang, le sexe et la violence. L’atmosphère pantouflarde des bouquins de Simenon est rendue avec soin.
Quand je regarde un film, en bon cinephile, j'examine attentivement sa fiche sur Wiki. He bien ce film bat un record, c'est le premier qui avec 52 acteurs dans sa distribution, n'a pas un seul inconnu ou non-credité ! Un fantastique Maigret avec un Jean Gabin digne de sa réputation, et une atmosphère digne des romans de Simenon !