L'Emprise des ténèbres
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58 critiques spectateurs

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Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 octobre 2025
Qui est le film ?
L’Emprise des ténèbres (The Serpent and the Rainbow, 1988) est l’un des films les plus singuliers de Wes Craven : projeté hors de sa zone de confort slasher, il déplace l’horreur vers l’anthropologie, la pharmacopée et la mémoire coloniale. Adapté d’un livre de terrain, tourné en partie en Haïti, il promet un pont entre le film de possession, l’enquête ethnographique et la critique postcoloniale. Ce n’est pas une excursion folklorique, ni un ersatz d’Apocalypse Now tropical : c’est la tentative sincère, instable, de confronter l’horreur à ce qui la précède, l’économie politique qui la fabrique.

Que cherche-t-il à dire ?
Le film prend pour point de départ une enquête scientifique, celle de l’ethnobotaniste Wade Davis, et la transforme en fable croisée où la science, la croyance et le pouvoir d’État se contaminent réciproquement.

Par quels moyens ?
Le protagoniste, Dennis Alan, est d’abord un savant venu pour « neutraliser » un mythe à usage pharmacologique, trouver une substance qui expliquerait la zombification et éventuellement l’exploiter. Le film construit l’enquête comme mise à l’épreuve des rituels et la modernité : la méthode scientifique se heurte à des savoirs oraux, à des pratiques rituelles et à une histoire politique qui refuse d’être réduite à une formule.

Le récit met en lumière la zombification non seulement comme phénomène pharmacologique mais comme instrument de contrôle, symptôme d’un État qui privatise la violence. Craven n’exotise pas le vaudou ; il le situe dans une architecture de rapports (colons, dictature, milices - Tontons Macoutes) qui a besoin de l’effacement des corps pour fonctionner. Les scènes tournées en Haïti (et la matérialité documentaire du film) rendent visible que le « merveilleux » des pratiques rituelles est imbriqué dans une histoire de répression et d’exploitation.

Le plan serré domine. Corps manipulés, immobilisés, pénétrés chimiquement. Le moment de zombification est filmé sans emphase justement parce qu’il est pensé comme un acte administratif.

Esthétiquement, L’Emprise des ténèbres joue une partition étrange entre réalisme ethnographique et visions cauchemardesques. Craven use d’un cinéma de textures (fumées, rituels nocturnes, travellings sur marchés et cérémonies) pour générer une atmosphère qui n’est ni simplement « exotique » ni entièrement rationalisable.

Lire Craven ici, c’est aussi lire un film qui insiste sur les conséquences de l’intervention étrangère. L’héroïsme occidental de l’enquêteur est constamment mis à l’épreuve : sa présence active et suscite effets secondaires, résistances et violences qui déplacent la responsabilité. Plutôt que d’affirmer un point de vue conquérant, le film met en relief la nécessité d’une humilité épistémique et politique. L’enquêteur ne sort pas indemne : il apprend, parfois trop tard, que la connaissance peut être dépossession.

Où me situer ?
Je ne trouve pas le film « abouti ». Il trébuche, parfois explique trop, parfois hésite entre lucidité et fascination exotique. Mais je le trouve nécessaire car il tente. Craven filme un monde qu’il n’occupe pas, et cette inquiétude, il ne la maquille pas. J’admire cette fragilité politique : filmer sans être sûr de ce qu’on a le droit de filmer. Je préférerai toujours un film qui cherche, même maladroitement, qu’un film qui maîtrise pour ne rien risquer.

Quelle lecture en tirer ?
L’Emprise des ténèbres n’est pas tant un film sur la peur qu’un film sur ce qui la fabrique. Le succès du film tient à sa capacité à faire sentir que la frontière entre science et sorcellerie, entre domination et soin, est plus mince qu’on ne le voudrait.
Puda
Puda

1 abonné 273 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 janvier 2025
Le vaudou étai un gros gros truc des années 90 et X Files y avait même dédié quelques épisodes. L'ambiance et même la musique de ce film me rappellent vraiment l'épisode Teliko. Un grand classique de la série ! (A mon avis inspiré de ce film)

Bon malheureusement, L'Emprise des ténèbres ressemble davantage à un téléfilm fauché fantastique (arrêtez avec ces zooms et ces cadrages dans tous les sens nom d'un chien !) qu'à un film d'horreur et Bill Pullman fait un peu n'importe nawak. Un peu comme Scott Bakula dans Le Maître des illusions. On suit ce pauvre Alan pendant 80 min (sur 93) avant qu'il ne se passe enfin quelque chose... spoiler: sa mort
. La tension étant à zéro, on se demande quand le film va enfin avoir un sursaut. Cette quête n'ayant en plus aucun sens. (Qui continuerait dans de telles conditions !) Et le budget c'est vraiment des maquillages de pacotille et des figurants qui jouent aux zombies de temps en temps. C'est à peine si Pullman semble mort. Sans dec la jaquette du film est TOTALEMENT trompeuse qui plus est !!! (Ce maquillage n'existe même pas dans le film !)
DreamyFramesSeeker
DreamyFramesSeeker

21 abonnés 138 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 décembre 2024
L'emprise des ténèbres est un film intrigant qui mêle mysticisme vaudou et documentaire social dans un Haïti troublé. Wes Craven y explore les limites du rationnel avec un cadre oppressant et une mise en scène soignée. Les scènes hallucinantes par moment imaginatives et la performance convaincante de Bill Pullman sont des points forts, tout comme l'authenticité de l'ambiance locale. Toutefois, malgré ces qualités, le film souffre de longueurs et d'effets spéciaux vieillissants, ce qui dilue son impact. Si l'idée d'un mélange entre politique, folklore et horreur est fascinante, l'exécution manque parfois de rythme et de finesse. Une œuvre audacieuse, mais inégale, qui reste intéressante pour les amateurs de cinéma de genre.
Raph
Raph

7 abonnés 161 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 novembre 2024
"Les envoûtés !"

«Le serpent et l’arc-en-ciel», titre original du film de Wes Craven, est tiré de l’ouvrage documentaire de l’ethnobotaniste canadien Wade Davis ; il est aux croyances haïtiennes, ce que le Yin et le Yang sont aux croyances chinoises à savoir le combat entre le bien et le mal. Quatre ans après «Les griffes de la nuit» et ses ados en proie à des cauchemars hallucinogènes, ce sont des hallucinations d’un autre genre qui vont hanter Dennis Alan (Bill Pulman), le héros. Après un éprouvant périple en Amazonie, l’anthropologue Alan est envoyé en Haïti par une multinationale pharmaceutique sur les traces d’une hypothétique drogue transformant les humains en zombies au cours de rituels vaudous. (Le zombie est ici plutôt considéré comme un esclave, loin du cinéma de Roméro). A partir de là, Craven plonge le spectateur dans un angoissant film d’aventure fantastique aux relents politiques, situant l’action en Haïti, petite île des Caraïbes écrasée sous le joug d’une terrible dictature. Le sous-texte historique est d’ailleurs l’un des attraits majeurs du long-métrage car il permet de mettre en avant une figure diabolique, un certain Peytraud (terrifiant Zakes Mokae), chef des «Tontons Macoutes», la police secrète du dictateur en place mais surtout sorcier vaudou aux pouvoirs terrifiants. S’engage alors sur ce petit bout de terre abandonné, un harassant combat où la religion et les croyances les plus noires se livrent bataille depuis toujours.
onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

85 abonnés 1 487 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 avril 2024
Est-ce que Wes Craven est surcoté de nos jours ? C'est une question que l'on est en droit de se poser lorsque l'on regarde sa filmographie, même, si il y a quelques films marquants dans leurs genres.
Et pourtant cette emprise des ténèbres a quelque chose de différent des autres films, déjà, pas d'adolescents décérébrés mais une histoire qui s'appuie sur des rites et des croyances ancestrales.
Haïti et ses vaudous, cela a déjà inspiré bon nombres de cinéastes, en commençant par Jacques Tourneur, et ici, le côté surnaturel est bien présent, le cinéaste s'appuie sur une bonne distribution, et les rêves ou hallucinations sont belles et biens envoutantes.
Alors le film se laisse apprécié, car il nous emmène au delà du film d'horreur traditionnel, dommage que certains effets ont mal vieillis et surtout, qu'ils n'aient été là que pour le côté gore de la chose.
Ne m'enterez pas, je ne suis pas mort ! l'angle d'approche de cette histoire est suffisamment crédible pour donner un peu de corps à un film non sans défauts, mais tout de même assez qualitatif pour être redécouvert. Bill Pullman, dans un de ces premiers rôles.
Retrouvez moi, pour plus de cinéma sur On se fait 1 toile, sur YouTube.
Norbert Sautelles
Norbert Sautelles

19 abonnés 675 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 mai 2022
Wes Craven, maître du film d'horreur, a en permanence cherché à créer des nouveautés, à inventer, à renouveler le genre, voire le pérenniser. Quelquefois avec réussite commerciale, quelquefois avec réussite artistique, quelquefois les deux. L'Emprise Des Ténèbres rentre dans la catégorie réussite artistique, grâce à son sujet et à son traitement. Le film reste impressionnant et étonnant. Nous ne savons pas quels sont les éléments documentaires et proches du folklore de Haïti, mais le film et le scénario de Richard Maxwell et Adam Rodman sont très riches. Le film mélange hallucinations, cauchemars, contexte politique de Haïti, zombification, tortures. Un bréviaire de l'horreur, en suggérant beaucoup et en montrant lorsqu'il le faut.
La ligne principale du film envoie ce pauvre Bill Pullman qui travaille pour une firme pharmaceutique rechercher la substance qui transforme les morts en zombis dans un but d'exploitation mercantile. Il va vivre une descente aux enfers, sans rien maîtriser, et s'en sortira un peu par hasard.
Le film gère une tension permanente, avec de multiples séquences-chocs qui avancent crescendo en intensité tout au long du film. Les personnages et acteurs sont impressionnants: Zakes Mokae, Paul Winfield et Brent Jennings. Accompagnés par Cathy Tyson pour la contribution locale romantique qui ne fait pas peur.
Sinon le film n'est pas une publicité pour Haïti, loin de là, avec toutes les choses horribles qui sont montrées.
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 avril 2020
L'un des meilleurs film de Wes Craven! Une fête effrayante divertissante entourant les "légendes réelles" des zombies vaudous haïtiens. Nous suivons Bill Pullman dans la forêt tropicale sud-américaine pour y trouver des visions, des cauchemars, des guides spirituels et l'une des performances d'horreur les plus troublantes données par un Zakes Mokae très effrayant comme le vaudou antagoniste qui terrorise le personnage de Pullman tout au long du film dans le monde réel et celui le du monde des rêves combinés. Le film sur les zombies le plus intéressant jamais filmé...
Uncertainregard
Uncertainregard

140 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 janvier 2019
Haiti, la magie vaudou et une poudre permettant de zombifier les gens...Le film a pris un coup de vieux mais reste tout à fait regardable et intéressant dans pas mal de séquences. Hormis quelques brefs cauchemars, il faut attendre la fin pour voir un peu d'horreur dans ce film...
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 juillet 2018
Visions macabres !
Un scénario honnête mais loin d'être emballant sous cette réalisation classique qui ne surprendra aucunement (seules certaines scènes de visions pourront se trouver un semblant de charme), ce cauchemar mêlant vaudou et zombie deviendra de moins en moins intrigant sur la longue, mais bien de plus en plus ennuyeux. Ce n'est pas avec cette faible et lassante emprise fantastique, que Wes Craven viendra justifier sa réputation de soit-disant "maître de l'horreur".
BabsyDriver
BabsyDriver

98 abonnés 993 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 juin 2018
L'Emprise des ténèbres est indéniablement l'un des meilleurs films de Wes Craven, mêlant le film d'horreur à une facture presque documentaire pour exposer la culture vaudou de Haïti. Les visions purement fantastiques, traitées de manière épurée comme des hallucinations faisant appel à des peurs très tangibles (notamment la claustrophobie), se mélangent avec un propos politique sur la dictature haïtienne expérimentée par l'équipe de tournage du film, ayant dû migrer à Saint Domingue pour boucler les prises de vue. Le résultat n'en est que plus angoissant.
overlook2
overlook2

32 abonnés 163 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 septembre 2016
Surprenant mélange de thriller politique et de fantastique, le film s’ancre avec pertinence dans le Haïti éprouvé par la terreur des Duvalier. En imaginant les milices du régime se servir du vaudou pour réduire les opposants à l’état de zombie et ainsi dévorer littéralement l’âme du pays, Wes Craven fait coup double : embrasser les légendes urbaines qui alimentent la chronique populaire de la dictature tout en évitant les pièges de la bonne conscience hollywoodienne. Le cinéaste parvient ainsi à conjuguer une lucidité politique, loin de toute caricature, et une dimension fantastique très prégnante. Malgré quelques baisses de rythme et le jeu un peu forcé de Bill Pullman, le récit est prenant et se permet d’audacieux dérapages oniriques. Wes Craven signe ici un des ses meilleurs films et trouve un bel équilibre entre le fantastique et le réalisme social.
cylon86

2 833 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 juillet 2016
Bénéficiant d'une récente ressortie en copie neuve, ce film trop méconnu de Wes Craven mérite certainement un coup de projecteur. Sans être son meilleur film (on lui préférera tout de même "Les Griffes de la nuit" ou "Scream", "L'emprise des ténèbres" ("The Serpent and the rainbow" en vo) est l'une de ses œuvres les plus intéressantes, remarquable variation autour du thème du mort-vivant avec une approche réaliste se basant sur le travail de l'anthropologue Wade Davis. Le film raconte donc la descente aux enfers de Denis Allan, anthropologue venu à Haïti pour enquêter sur le processus de zombification et sur sa poudre mystérieuse et qui se verra confronté à un adversaire dont les pouvoirs dépassent ses pires cauchemars... Au-delà du pur film d'horreur, le film verse dans le fantastique via une approche réaliste en nous plongeant dans un monde étrange à la réalité aux frontières ténues, un peu comme dans le "Vaudou" de Jacques Tourneur. Œuvre passionnante offrant une lecture intéressante au mythe du mort-vivant et plongée anti carte-postale au cœur d'Haïti, "L'emprise des ténèbres" manque parfois de rythme et semble parfois relâcher un peu sa tension mais dans l'ensemble il faut reconnaître que Craven livre un travail de maître par le biais d'une mise en scène inspirée et ce dès la première séquence. Entre visions cauchemardesques (que le cinéaste maîtrise depuis "Les Griffes de la nuit"), séquences érotiques ou chamaniques, Craven nous envoûte et traîne le pauvre Bill Pullman (alors encore jeune et au début de sa carrière) dans une aventure dont personne ne pourra sortir indemne, le tout souligné par la partition entêtante de Brad Fiedel.
MemoryCard64
MemoryCard64

57 abonnés 375 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 9 juillet 2016
Plus je vois de films de Wes Craven plus je me demande comment il a pu accoucher de la saga Scream. A l’exception peut-être du premier Freddy, ses réalisations antérieures sont basiques et L'Emprise des ténèbres ne fait pas exception. Comme la plupart des mauvais Craven, l'écriture se révèle faiblarde. Aidé par une voix off extrêmement paresseuse et des dialogues mal tournés, le scénario se contente d'enchaîner les scènes les plus communes pour faire avancer l'intrigue. L'ensemble suit donc un cheminement qui ne laisse aucune place à la surprise, si l'on oublie les scarejumps navrants et les éléments qui sortent de nulle part pour ne rien apporter (l'histoire d'amour en tête). Le réalisateur, qui néglige déjà le fond, se permet en plus de laisser passer plusieurs défauts de forme (faux raccords, scènes de nuit peu convaincantes) comme si la première heure était un passage obligatoire avant d'arriver au cœur de l'histoire. La seconde moitié se révèle effectivement un peu plus intéressante (à cause du plagiat d'Evil Dead notamment), mais elle continue de souffrir des défauts cités. Cela se répercute sur le découpage, qui devient complètement haché. Ainsi, le scénario impose au héros des allées et venues entre Haiti et Boston sans que cela soit nécessaire. En outre, certaines scènes font office de coup de pression (lorsque le personnage principal découvre sa chambre d’hôtel) et affolent le montage sur un laps de temps très court, avant que le film reprenne sa vitesse de croisière. De tout cela résulte un rythme incertain, qui laisse lors de plusieurs scènes l'impression que Craven hésite à aller au bout de ses idées. Les séquences de rêve sont le meilleur exemple. Elles sont inventives et glauques en plus d'être bien mises en scène, mais elle sont limitées par ce qu'elles sont : de simples rêves. A chaque fois que la situation devient soudainement dangereuse ou désespérée, le spectateur sait qu'il est face à un rêve, et le réalisateur ne va jamais questionner le rapport du personnage à la réalité. Voilà tout le problème de L'Emprise des ténèbres : il ne prend jamais de chemin détourné et se cantonne au niveau 1 de l'écriture de film d'horreur. Le résultat n'est pas désagréable mais manque clairement de rigueur et d'audace.
Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 juillet 2016
Un film décapant ! Moi, qui ne suis pas du tout amateur de film d'horreur, j'ai vu un film, certes effrayant parfois, mais le plus souvent audacieux du point de vue scénaristique, du point de vue orchestral et dans le cheminement de l'histoire. Cette fiction historique nous rappelle la dureté du régime des tontons macoutes et le tyran, qu'était Jean-Claude Duvalier. Sur fond de trame pharmaceutique, nous explorons l'univers des zombies, de la croyance religieuse... Cette reprise mérite le déplacement !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 juillet 2016
C'est un film vers lequel je reviens toujours car si emblématique du Cinema de Wes Craven et en même temps si singulier.
C'est un film clé de l'univers de Wes Craven parce que totalement hybride et d'une grande ambition plastique et narrative. Mélangeant un ton série B d'aventures exotiques à une esthétique réaliste proche du documentaire (ce qu'il n'est évidemment pas ) avec un zest de série Z, le film est un mélange de genres très étonnant.
Tant pis si les effets sont un peu trop voyants, le reste du film tisse sa toile autour du spectateur comme autour du personnage principal pour nous mener à des scènes de pure claustrophobie cauchemardesques.
Le contexte politique Haïtien sert la fable et le conte diabolique de l'auteur.
Dommage que le score au box office ne fut pas à la hauteur car il y avait là une vraie alternative au Indiana Jones de Spielberg et dont on aurait pu suivre les aventures dans d'autres films.
Bravo Wes, merci. Tu nous manques.
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