Mon AlloCiné
    Pickpocket
    note moyenne
    3,6
    520 notes dont 61 critiques
    répartition des 61 critiques par note
    12 critiques
    14 critiques
    12 critiques
    15 critiques
    5 critiques
    3 critiques
    Votre avis sur Pickpocket ?

    61 critiques spectateurs

    anonyme
    Un visiteur
    3,0
    Publiée le 7 juillet 2011
    Contrairement à d'autres critiques je trouve que Martin Lassalle apporte un plus au film alors que l'ensemble est plutôt creux. Sinon j'ai bien aimé l'ambiance général et la photographie noir et blanc.
    Scorcm83
    Scorcm83

    Suivre son activité 72 abonnés Lire ses 508 critiques

    3,5
    Publiée le 10 février 2016
    Aux alentours des quinze premières minutes du film, le personnage principal, Michel, évoque lors d'un dialogue avec un officier de police, une idée qui m'a tout de suite paru étrangement familière. Le fait qu'il existerait, sur cette terre, des hommes exceptionnels qui auraient le droit de se dresser au dessus des lois pour le bien de la société. Il s'agit bien évidemment d'une référence assumée au chef d'oeuvre de Dostoïevski, *Crime et Châtiment*. Une fois la référence relevée et validée, je dois avouer que je suis rentré dans le film avec d'autant plus de vigueur étant donné que j'avais adoré le roman et que cette thématique me touchait avec une force tout à fait particulière.

    Ce *Pickpocket* est donc un film très intéressant en ce sens qu'il propose autre chose en terme cinématographique tout en s'inspirant d'un récit dont la force dramaturgique et narrative a déjà fait ses preuves. Les scènes de vol sont bien maîtrisées malgré certaines incohérences, les cadrages sont magnifiques et le casting étonnamment très cohérent. Malgré tout, la méthode de direction d'acteur de Bresson se révèle très hermétique, sachant que son objectif est la disparition totale d'émotions sur le visage de ses acteurs, on a parfois l'impression de se retrouver devant des acteurs amateurs dignes d'un court-métrage de collégien. La comparaison est peut-être brûtale, mais c'est bel et bien l'impression ressentie.

    Néanmoins, il se dégage quelque chose de cette mise en scène, peut-être grâce à l'écriture des dialogues, aux mouvements de caméra, aux cadrages et au rythme des séquences, qui fait que l'on reste captivé du début à la fin par cette oeuvre plus philosophique et intelligible que sensible.

    En fin de compte, j'ai apprécié le visionnage de ce *Pickpocket*, je me demande seulement si c'est grâce au film en lui même ou à la référence littéraire.

    A voir tout de même !
    anonyme
    Un visiteur
    3,0
    Publiée le 10 octobre 2018
    Pickpocket n’a rien de très original, entre une question morale à la Dostoïevsky, un héros à la Meursault, un attirail de personnages secondaires purement fonctionnels et un scénario un peu démonstratif. Son intérêt réside plutôt dans l’ambiguïté entre un scénario qui pose la question du bien et du mal et une réalisation qui s’intéresse plutôt à la beauté du geste. C’est dans les trop rares scènes de vol, les plus belles du film, que Pickpocket dépasse son spleen et son atmosphère très datée pour rappeler le sublime Trou de Becker. Mieux que Bresson, Becker avait compris que ce sont les petits gestes (et non les grandes réflexions philosophiques) qui font la matière vivante d’un film.
    Matthieu F.
    Matthieu F.

    Suivre son activité 20 abonnés Lire ses 153 critiques

    2,5
    Publiée le 13 décembre 2013
    "Pickpocket" est un film profondément intellectuel, très peu émouvant ou intéressant pour son scénario. Il présente l'histoire de Michel, jeune pickpocket parisien, qui débute par nécessité.

    Le film n'est intéressant que pour les techniques particulièrement pointues et difficiles du vol à la tire qu'il présente. Ces techniques sont montrées avec un jeu de caméra bien pensé et des lenteurs de mouvement facilitant l'observation par le spectateur.

    On se rend compte que le vol à la tire est comparable à un art, et plus particulièrement un art criminel. Pour le reste, l'ennui est prédominant et le trio d'amour est tout à fait ridicule.
    adam-kesher
    adam-kesher

    Suivre son activité 17 abonnés Lire ses 282 critiques

    5,0
    Publiée le 12 janvier 2009
    Ne cherchez plus : il y a quelque chose de définitif dans ces mouvements de portefeuilles, et dans le parcours de ce personnage. Quelle trajectoire, et quel film !
    anonyme
    Un visiteur
    0,5
    Publiée le 4 juin 2010
    un film surévalué
    A part les passages de pickpocket (merci Mr Kasalgi), un film à la morale bigote.
    Bertie Quincampoix
    Bertie Quincampoix

    Suivre son activité 36 abonnés Lire ses 1 309 critiques

    3,5
    Publiée le 25 janvier 2019
    Austère et intello, ce film court (1h15) de Robert Bresson est sorti en 1959. Développant des préoccupations proches de la Nouvelle vague tout en proposant un style singulier, Pickpocket nous fait suivre le parcours amoureux et délinquant d’un jeune homme irrémédiablement attiré par le vol de portefeuilles. La mise en scène carrée et ciselée du cinéaste français est impressionnante de maîtrise, en particulier dans les séquences de chapardage. Cérébral et dépouillé.
    anonyme
    Un visiteur
    3,0
    Publiée le 28 septembre 2011
    Film intéressant parfaitement mis en scène par Bresson, notamment lors des scènes suivant les pickpockets en action (on se demande cependant comment certains "trucs" peuvent bien fonctionner). Mais il faut quand même reconnaître que la politique de Bresson d'engager des acteurs amateurs n'est, ici, pas forcément une bonne idée : les répliques sont terriblement mal déclamées par Martin LaSalle. Notons au passage l'apparition de Pierre Etaix en tant que complice du personnage principal. Toujours est-il que l'ensemble du film est franchement hermétique. On peut aimer ça... ou pas.
    Jean-François S
    Jean-François S

    Suivre son activité 24 abonnés Lire ses 634 critiques

    2,5
    Publiée le 28 août 2010
    Considéré comme un des films phare de la nouvelle vague. Je suis décidement encore une fois rester de marbre devant ce monument du cinéma. Si j'arrive à concevoir que la nouvelle vague a ouvert une certaine liberté d'expression dans un système qui était principalement dirigé par des sociétés majors depuis des décénies, ne n'arrive pas à hisser au rang de chef-d'oeuvre un film où l'absence de jeu d'acteur le rend ridicule. La scène où Martin LaSalle hausse le ton avec l'inspecteur en jetant un livre au sol ma fait éclater de rire. Elle aurait eut sa place dans la famille Le Quesnoy d'Etienne Chatiliez. Certe les scènes de ballet des mains barbotant divers objets sont bien filmées, mais était-ce vraiment révolutionnaire à l'époque... j'en doute. Pour la très belle photographie du film j'accorde une petite étoile de compensasion.
    Jrk N
    Jrk N

    Suivre son activité 20 abonnés Lire ses 232 critiques

    5,0
    Publiée le 13 décembre 2018
    Pickpocket 1960 est peut-être le film de Bresson le moins difficile à suivre, le plus immédiatement intéressant, celui où le style abrupt ne choque pas de suite.
    Un jeune étudiant est pris par le démon du vol à la tire. Le danger, le savoir faire, le gain qui permet de vivre : Michel (Martin Lassalle) interprète ce rôle avec une grande objectivité. Il rencontre la voisine de la sa mère, la Jeanne (la très belle Marika Green) qui va tomber amoureuse du voleur. Le pickpocket a un meilleur ami, Jacques(Pierre Leymarie) qui se désespéré de voir la dérive du pickpockett. Après un très long et très compliqué cheminement, le voleur trouvera enfin la voie de l'amour de Jeanne. "Jeanne, pour aller jusqu'à toi, quel drôle de chemin il m'a fallu prendre ! " est le dernier mot du film.
    Dans un supplément très intéressante du DVD Mk2, la réalisatrice Babette Mangotte a retrouvé les trois "modèles du film". Marika Green et Martin Lassalle sont devenus acteurs mais s'ils ont joué dans des films connus (notamment Marika Green), ils n'ont jamais reparu dans l'un ces Bresson où il n'y a pas d'acteurs. Pierre Laymarie devint un généticien célèbre. Tous trois ont été marqué profondément par la méthode de travail de Bresson. Script maniaque, recherche du moindre geste et du ton le plus neutres, absence de jeu, absence de théâtre, absence de musique. La narration avance vite et droit, avec des coupe franche, nul affect n'apparaît.
    Les films de Bresson sont des équations comportant des variables x, y, z et des paramètres fixés a, b, c,... C'est Bresson qui avec une précision sourcilleuse choisit les paramètres (action, scènes, séquences, découpage, sons etc) pour qu'ils soient le plus plats possibles, le moins envahissants, les plus pauvres. Mais c'est nous, spectateurs, qui par notre attention et notre imagination, enfin rendue libre, emplissons de signification les variables (personnalités, intentions, sentiments, motivations etc) qui sont laissées libres d'interprétation.
    Cette grande liberté du spectateur désarçonne souvent mais, comme ici, permet une nouvelle expérience, une réflexion personnelle, un engagement qui nous apprend beaucoup.
    Par exemple, de mon seul point de vue individuel, la morale est ici : nos passions nous éloignent de l'amour.
    Tel est le style très original de Bresson mais tel est également le plaisir rare qu'on prend à s'impliquer dans ses histoires.
    Noistillon
    Noistillon

    Suivre son activité 56 abonnés Lire ses 408 critiques

    4,0
    Publiée le 13 juin 2012
    Prodigieux. De Robert Bresson j'avais déjà vu le magnifique Au hasard Balthazar. Dans Pickpocket, on retrouve ce style austèrement beau. Le film est tout simplement fascinant. Le sujet d'abord est très atypique, et son traitement l'est tout autant. La narration est particulièrement étonnante car inattendue. Quant à la mise en scène, elle est vraiment magistrale : une scène de vols successifs dans une gare marque la mémoire par son extraordinaire fluidité. L'émotion surgit au moment où on ne l'attend pas et notamment dans un final lyrique de toute beauté. En plus, le film est dense et profond. C'est génial !
    Spiriel
    Spiriel

    Suivre son activité 23 abonnés Lire ses 318 critiques

    5,0
    Publiée le 5 décembre 2008
    Peut-être LE film emblématique d'un cinéaste à part (qui, au passage, n'appartient pas à la Nouvelle Vague, même s'il en était l'un des modèles). Cinématographiquement inclassable et d'une rigueur infaillible (à la manière d'un Tarkovsky, Dreyer ou Mizoguchi), il a développé toute une théorie sur l'art du cinématographe, comme quelque chose de fondamentalement différent du théâtre filmé. Cette rigueur est en adéquation parfaite avec la thématique de Bresson, entre Grâce et destinée inévitable. Le personnage principal décide, après une réelle réflexion (pas un simple arrangement), que certaines personnes, dont il estime faire parti, sont supérieures, et ainsi peuvent légitimement voler les autres, pour consacrer leur vie à quelque chose de plus important que rapporter de l'argent. Ainsi, il devient pickpocket, et tachera de faire de son activité un art dont il serait l'un des maîtres. Mais comme le dit la présentation du film, il se lasse du vol, et est amené à prendre conscience de quelque chose, après maints détours, à la fin du film, touché par la grâce. Le film est fascinant sur de nombreux points. L'aspect très littéraire (la narration passe souvent par l'écriture chez Bresson) et cette direction d'acteurs si particulière bien sûr, mais aussi le personnage principal, élitiste affirmé sans jamais tombé dans la caricature. Les scènes de vol aussi subjuguent, grace à un montage audacieux. Bref, ce film est probablement une bonne idée pour découvrir ce cinéaste si particulier, mais si important, et adulé par tant de gens (au premier lieu desquels Tarkovsky).
    Guillaume182
    Guillaume182

    Suivre son activité 107 abonnés Lire ses 1 194 critiques

    3,5
    Publiée le 25 mars 2012
    Enfin je découvre le cinéma de Bresson un des plus grands maîtres du cinéma Français ( c'est ce que j'ai entendu maintenant je dois le constater par moi-même).

    L'histoire parait a priori peu emballante, mais grâce à la mise en scène et à la maîtrise technique de Bresson j'ai réussi à m'intéresser et je me suis laissé emporter.

    L'histoire retrace l'itinéraire d'un homme solitaire et sans travaille qui devient naturellement pickpocket, cette activité l'obsède et il ne voit pas les gens qui s'intéressent à lui.

    D'ailleurs il arrivera à les reconnaitre une fois qu'il touchera le fond.

    Les scènes de vole sont tellement bien filmés, que ça me laisse admiratif.

    Autre chose qui m'a rendu admiratif c'est l'actrice Marika Green (Tante d'Eva green) visage d'ange d'une beauté incroyable et sous certains angles elle m'a directement fait penser à Natalie Portman, j'ai même cru que c'était elle! C'est hallucinant.

    Bref je vais en revenir éhéhé.

    En tout cas le film est intéressant, mais il manque de profondeur ou d'émotions pour en faire un film véritablement inoubliable ( Pour les Cahiers du cinéma, il s'agit d'un de leurs films préférés).

    Et puis j'aimerais parlé du jeu désastreux des acteurs qui donnent tout simplement l'impression de réciter un texte sans aucune impliquation, sans aucune passion ni émotion et ça gache le film.
    Un bon film simplement.
    ronny1
    ronny1

    Suivre son activité 14 abonnés Lire ses 761 critiques

    1,0
    Publiée le 15 juin 2020
    « Pickpocket » est l’archétype de la tentative prétentieuse et ratée. Au départ Bresson voulait s’affranchir à la fois des codes du policier et des codes du cinéma proprement dit. Donc, avec des acteurs amateurs qui récitent, soutenus par une voix off monocorde, nécessaire car aucune scène n’est assez illustrative, ni fluide, pour que les images se suffisent à elles mêmes, exception faite du cours donné par Kassagi et le baiser final (les deux sans la voix off !). Pénible, sans intérêt, sans morale autre que le hasard des circonstances, le cheminement soi disant psychologique ne pourrait même pas s’élever au niveau d’un manuel du style « La psychologie pour les nuls ». Seule la photographie de Léonce-Henri Burel et le travail musical ironiquement décalé de Francis Seyrig sauvent ce film du naufrage. Encensé par une certaine critique qui associe Bresson à la nouvelle vague, alors que Godard et Truffaut ont réalisés de vrais chef d’œuvres (« Le Mépris » et « Pierrot le Fou » pour le premier, « Les 400 coups », « La nuit américaine » et « Le Dernier métro » pour le second), « Pickpocket » semble aussi creux, dissonant et fabriqué que les concertos pour batteries de cuisine, klaxon et autoroute qui se prétendent être de la musique. Ici, les 76 minutes interminables du métrage sont paraît-il du cinéma.
    ocelot
    ocelot

    Suivre son activité 10 abonnés Lire ses 927 critiques

    2,0
    Publiée le 6 janvier 2011
    L'idée de prendre des acteurs non professionnels était une grosse erreur, qui gâche tout le film. Dommage, car l'histoire était intéressante.
    Les meilleurs films de tous les temps
    • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
    • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
    Back to Top