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Patjob
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2,0
Publiée le 21 mai 2026
Plus une évocation qu’un biopic, le film est « déconstruit », à l’image de la vie de Charlie Parker auquel il constitue un hommage empathique. Cette déconstruction, en forme de puzzle, le rend difficile à suivre. Les situations récurrentes et -parfois- les répétitions génèrent progressivement l’ennui, d’autant que la psychologie des personnages est négligée. Heureusement il reste l’ambiance des boites de jazz des années 40 et 50, et surtout -pour ceux qui l’aiment- la musique.
Evocation de la vie de Charlie « Bird » Parker, célèbre saxophoniste ayant marqué de son empreinte le monde du jazz, qui se montre classieuse dans son approche, dans une mise en scène feutrée signée Clint Eastwood. On ne peut évoquer un biopic musical sans parler de la musique, ici tout simplement sublime, inutile d’être un grand amateur de jazz pour l’apprécier à sa juste mesure. Le cinéaste choisit de ne parler que des moments-clés du jazzman, justement choisis, ce dernier de plus est incarné par un transcendent Forest Whitaker, qui habite littéralement son personnage, restituant à la perfection aussi bien son génie que les démons le possédant.
Le film ne m aura convaincu que d une chose: la musique Jazz ne me touche pas. Et comme elle est au cœur du film et que les scènes où l on joue cette musique représente les trois quarts du film je dois bien avouer que ce dernier ne m a du coup pas emballer. Pourtant Eastwood derrière la caméra est passionné par son sujet et fait de ce film une tragédie sur un talent perdu à cause de la drogue. Dans le rôle titre Forrest Whitaker est totalement investi dans un personnage bourré de talent mais dont les démons le rongent. Un personnage fataliste qui se fait peu d illusions sur comment va se terminer sa vie. Un biopic musical qui ne révolutionne pas le genre, peut être trop linéaire mais qui reste interessant de part son sujet.
En tant que grand passionné de jazz, Clint Eastwood se devait d’explorer au moins une fois dans sa carrière cet univers musical. C’est chose faite en 1988 avec ce film sur la vie de Charlie Parker. Forest Whitaker interprète le célèbre saxophoniste dont la carrière fulgurante n’eut pour contre-poids que son addiction aux drogues et à l’alcool. Ponctué de nombreux morceaux, le récit reste tout de même d’une grande platitude et manque de points saillants. Le montage non linéaire, utilisant de multiples allers-retours dans le temps, se veut une référence aux partitions de jazz. Néanmoins, cela crée une narration distordue pas toujours évidente à suivre. Bref, un hommage sincère mais sans intensité.
Eastwood avec ce titre, efface les dernières critiques négatives qui ont commencé avec sa prestation dans " Dirty Harry" (1971) de D.Siegel.
Présenté à Cannes, F.Whitaker obtint le prix d'interprétation masculine (1988) dans l'interprétation de Charlie Parker, le célèbre jazzman fondateur avec quelques autres grands noms du courant du Bebop.
Selon moi, on a ici affaire au meilleur biopic de musicien de l'histoire du cinéma et Eastwood plonge une fois encore ( c'est peut-être le fil rouge conducteur de sa filmographie) dans les profondeurs de l'histoire de son pays.
Pour une fois, les amateurs de musique ne seront pas frustrés et les scènes de concerts sont franchement formidables et développées.
Les tranches de vie de Parker touchent à la tragédie ( addiction, maladies, décès de son enfant, ) et sont distillées avec délicatesse sans tomber dans le pathos.
Les visions successives de " Bird" ( surnom de Parker) font parfois ressentir sa durée ( 150 minutes et dix minutes de générique) une fois la trame du scénario connue du spectateur.
La reconstitution est adroite sans tomber dans le clinquant. Sans aucun doute on a affaire avec ce titre à un des titres importants de la filmographie de Eastwood cinéaste ( c'est son deuxième opus où il n'apparait pas à l'écran après "Breezy" ).
Pas le meilleur film de Clint Eastwood, selon moi. Bien qu'artiste de talent, Charlie avait la vie d'artiste classique (qu'on retrouve dans la plupart des biopic) avec ses hauts et ses bas.
Un biopic intimiste élégant qui explore la dualité de ce saxophoniste de génie, terni par un récit trop décousu, mais porté par l’interprétation saisissante de Forest Whitaker, primé à Cannes.
Grand fan de jazz et fasciné par Charlie Parker après l’avoir vu en concert à Oakland en 1945, Clint Easwood a souhaité raconter sa vie dans le biopic “Bird”. Considéré comme un des jazzmens les plus influents de l’histoire du jazz, celui qu’on surnommait l’oiseau, était également dépendant aux opiacés depuis son adolescence et ses comportements de plus en plus instables le conduiront à un séjour de six mois en hôpital psychiatrique. Le film suit Charlie en alternant les deux périodes de sa vie avec Forest Whitaker dans celle adulte. Évitant l’ordre chronologique pour ne garder que les moments forts du génie, Eastwood oppose les douleurs autodestructrices d’un homme dans une mise en scène très sombre, aux moments joyeux d’un passionné par son art. Si “Bird” peut s’avérer profondément triste, c’est aussi une déclaration d’amour intime au jazz. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Ce film de Clint Eastwood partait avec de nombreux handicaps pour pouvoir me plaire : les biopics, avec leur récit souvent peu structuré et sans enjeu, me lassent et j’apprécie autant le jazz que les grincements d’une craie sur un tableau noir. Le visionnage a donc tourné au supplice malgré d’indéniables qualités formelles.
Je ne suis pas un grand fan de jazz mais ce film le rend très agréable et pousse à s'y intéresser. Clint Eastwood change un peu de registre et n'apparaît pas à l'écran. Il dirige le très bon Forest Whitaker qui est à fond dans son personnage de grand musicien frappé en pleine gloire par la drogue et l'alcool... Une réussite !
Bird est fasciné par les zones d’ombre de son personnage principal qu’il incarne à l’écran par un travail de la lumière et des couleurs, rendant certaines scènes à peine visibles, et donne à l’organisation de son récit, composé de flashbacks permanents ou de projections vers un ailleurs dont nous questionnons tantôt la place dans la chronologie, tantôt la pertinence – s’agit-il d’une vision ou d’un véritable épisode ? –, la structure déstructurée d’une pensée qui vacille au gré des injections quotidiennes et de l’alcool. Le jazz, chez Clint Eastwood, n’est pas une musique de fond que l’on diffuse comme on répand une odeur artificielle pour relever l’ambiance, il est combat d’un être avec lui-même, souffrance d’un corps malade qui crache et sa maladie et sa vie dans ce nouvel organe qu’est son instrument. La destruction de l’ordre logique de la narration, suivant une logique double qui est celle de l’improvisation chère au jazz et celle des voyages intérieurs que fait subir la drogue, constitue à la fois l’intérêt et la principale limite du geste artistique du cinéaste, puisque celle-ci finit, à terme, par agacer et perdre le spectateur dans un dédale de projections et de séquences biographiques qui fascinent davantage par le mécanisme qui les régit que pour elles-mêmes. L’autre intérêt à trouver à Bird est donc musical, à la fois pour découvrir Charlie Parker, sa vie et sa musique, mais également pour apprécier le travail révolutionnaire effectué par Lennie Niehaus sur les morceaux enregistrés par celui-ci ; en ce sens, le film innove en isolant la piste de Parker et en réenregistrant en studios l’accompagnement instrumental... Voilà donc deux qualités essentielles – l’une formelle, l’autre musicale – qui, ajoutées à la prestation remarquable des acteurs, justifient la découverte et la considération du long métrage.
"Bird", réalisé par Clint Eastwood est un film relativement ancien mais qui n'en reste pas moins un excellent film. La première chose à souligner est d'interprétation de Forest Whitaker qui est juste très très bonne (comme à son habitude). Ensuite cette histoire vraie sur un des précurseurs du jazz qui est Charlie Parker surnommé "Yarbird" est une histoire très touchante. L'histoire est également bien racontée et en même temps très complète (ce qui n'est pas toujours très facile). Ce film a réussi à me faire accrocher à son histoire malgré ma non passion pour le jazz. Donc ce qui prouve que la réalisation est rondement bien menée. Donc en quelques mots : du grand Clint Eastwood et du grand Forest Whitaker.
J'attendais de le voir, ce "Bird", que j'avais loupé dans les années 80... J'adorais l'affiche, avec ce saxo luisant, l'ambiance jazzy, tout ça....Et puis finalement, je l'ai vu en dvd et là, catastrophe, déception !! C'est terriblement long, redondant, soporifique.... Pourtant l'atmosphère musicale est là, la performance de Forest Whitaker aussi mais Eastwood s'enlise dans une contemplation béate de la vie du musicien ou le plus glauque ne nous est pas épargné (la drogue...) et a du mal à ébouriffer le récit, à le transcender. Même la vie sentimentale de Charlie Parker est d'une platitude ! Un petit bisou en 2h30 et c'est tout !! Bonjour la passion !! Lui et sa femme, on dirait juste deux bons copains !! Trop de retenue a sans doute tué le film alors qu'on aurait aimé que ce soit un peu plus rock n' roll, un peu plus sexe, un peu plus vivant, quoi... Dommage.