Empreint d'une touche de philosophie, "L'echelle de Jacob" a le mérite de poser des questions intelligentes et de porter certaines reflexions aux spectateurs. En plus de cela, l'ambiance horrifique et l'aspect mystèrieux trés présent apporte une touche surréaliste bienvenue. Un trés bon film que nous sort là Adrian Lyne, le réalisateur de "Flashdance".
L'oeuvre la plus ambitieuse et de très très très loin le meilleur film d'Adrian Lyne. Porté par la partition envoûtante de Maurice Jarre et faisant fortement référence à "L'Enfer" de Dante ainsi qu'à la Bible, ce thriller psychique assez angoissant est mené d'une main de maître et interprété de façon intense par Tim Robbins. Cet imbroglio d'images post-traumatiques du Viêtnam laisse un très large champ d'interprétation au spectateur pour vraiment dicerner le vrai du faux et c'est là une très grande qualité qu'on ne peut pas enlever à cette oeuvre intelligente, unique et méconnue qui mériterait une plus large reconnaissance.
Lorsque le personnage de Jacob flotte à l’intérieur de plans incisifs et froids, qu’il s’agisse d’une station de métro désaffectée ou d’une soirée épileptique, on peut dire qu’il se passe quelque chose : le traumatisme se mêle à la réalité pour en présenter le négatif cauchemardesque. Les figures elles-mêmes semblent errer dans les espaces, jamais vraiment chez elles, jamais vraiment à l’aise. Pourquoi alors avoir opté pour de telles boursouflures scénaristiques ? Les révélations s’enchaînent jusqu’à aboutir au petit texte en guise de clausule qui vient éclaircir le mystère mis en scène ; or tout l’intérêt résidait dans l’opacité de situations dérangeantes, à mi-chemin entre le réel et l’hallucination, qu’il ne fallait en aucun cas lever. Ce récit traumatique perd ainsi ses propriétés universelles pour tomber, bêtement, dans la revendication politique pas très fine. La suggestion, l’arabesque, l’ombre, tous ces procédés suffisaient à porter le cauchemar éveillé du protagoniste principal ; mieux, ils contribuaient à l’immersion d’un spectateur souvent maintenu à l’écart en raison du faible impact émotionnel des scènes. Si l’acteur principal ne dispose pas d’un charisme extraordinaire, c’est surtout dans ses relations avec autrui qu’il faute : les femmes ne pensent qu’au sexe et se baladent toujours un nichon à l’air – ce qui constitue, apparemment, la signature d’Adrian Lyne –, les avocats sont pourris, le personnel hospitalier diabolique. Pourquoi tant de clichés pour un sujet aussi novateur ? Il manque à L’Échelle de Jacob une véritable vision d’artiste qui aurait su transcender la simple accumulation d’images pour leur conférer une âme. Car c’est bien d’âme dont il est question ici, cette âme qui ne parvient pas à s’échapper d’un corps meurtri par la guerre. Le héros parcourt de vieux ouvrages consacrés au Purgatoire. De ce Purgatoire, nous demeurons à la surface, au lieu d’en sonder les profondeurs humaines.
Après le visionnage du pâlichon 9 Semaines 1/2, j'avais définitivement ( ou presque ) rayé le nom d'Adrian Lyne de ma liste cinéphilique. Mais préférant lui laisser le bénéfice du doute, je réitère avec L'Echelle de Jacob. Verdict : un très bon scénario gâché par une mise en scène on ne peut plus plate. Les thèmes abordés sont intéressants, et plus particulièrement celui de la paranoïa ( à mon humble avis, un cinéaste tel que Roman Polanski aurait pu nous pondre un chef d'oeuvre ). L'interprétation est admirable ( Tim Robbins, dans la peau de Jacob Singer, est d'une intensité que l'on ne soupçonnerait pas après avoir vu The Player ) et la structure narrative est intelligente. L'Echelle de Jacob avait tout pour être une réussite absolue... Navré donc de constater l'absence de style d'Adrian Lyne empiétant sur les qualités d'écriture du scénariste. Un film agréable au final, mais qui n'efface pas la frustration générée par la réalisation fadasse de Lyne. Un tel degré de banalité est regrettable, surtout quand on considère la puissance du scénario. Mouais...
Une bonne idée de départ malheureusement mal exploitée qui nous donne un film long et trop compliqué (on ne sais jamais si il s'agit d'un rêve ou de la réalité). Dommage car le jeux de Tim Robin est lui plutôt bon.
Un film à la hauteur de sa réputation. De nombreux thèmes sont abordés, à savoir, notamment, la culpabilité, la santé mentale, la normalité, la distinction entre rève et réalité. Tim Robbins est particulièrement convaincant sans son rôle de victime du passé. Les couleurs, les vêtements, l'atmosphère rappellent vraiment les années 1990, et pour ceux qui les ont connues, c'est un pincement au coeur. Même si le twist final n'apporte pas grand chose à mes yeux, ce film est à recommander.
Film très interessant au niveau de l'intrigue, on ne sais pas ce qu'il se passe, on nous induits en erreur, c'est bien ficelé. Attention, vous ne comprendrez (saurez) que les dernières minutes. A voir.
Je me demande encore qui a bien pu choisir un type comme Lyne pour realiser ce film ? Le scenario est deja suffisament dense et complexe (tellement que je ne suis jamais rentrer dedans) pour ne pas laisser un tachon comme lui massacrer un sujet a la base pourtant interessant : l'experimentation de drogues sur des soldats (cf the Mancunian Candidat).Les scenes du Vietnam ,heureusement peu nombreuses sont une veritable catastrophe tant elles sonnent faux ,sans parler de la camera parkisonnienne ,le reste dans New York n'est pas beaucoup mieux. Au milieu de tout ce bordel filmique ,le pauvre Robbins (pas mal dans un role vraiment difficile) et sa jolie partenaire (Pena) tentent de maintenir l'interet mais non on attend la fin avec impatience.Au dela des essais sur les militaires ,d'apres les critiques il semble y avoir en toile de fond une reflexion sur le purgatoire et les tiraillements du heros entre le paradis et l'enfer mais perso je suis resté a la surface ,sans doute mon coté athé.
J'ai vraiment trouvé ce film magnifique, Tim Robbins est vraiment un acteur touchant quand il joue le rôle d'un personnage déranger. J'ai trouvé la fin plutôt triste j'ai pas été trop déçu de la fin qui pour moi a une autre signification spoiler: Je pense simplement que le réalisateur a voulu montré que la conscience de Jacob est resté au Vietnam mais qu'il a continuer de vivre .
Deux thèmes majeurs pour un seul film, c'est un de trop. La dénonciation d'expériences sur les soldats pendant les conflits (celà existe depuis la guerre de 14-18) perd de sa force et de sa crédibilité par le mélange avec un thème fantastique. Le thème fantastique du passage de la vie à la mort est alourdi par le message militant. Dommage, Adrian Lyne est passé à côté d'au moins un grand film.
Je viens de le voir également, et juste avant de poster ce commentaire j'ai lu que beaucoup faisaient référence à Silent Hill. Je n'y avais pas pensé en le visionnant, mais je confirme pour les fans de ce dernier que ce film a de quoi assouvir leur appétit. L'histoire et la bande de son auront matière à mettre mal à l'aise même les plus réticents du genre. A noter également la présence du encore très jeune Macaulay Culkin. Un bon et vrai film fantastique comme on les aime, avec pour ceux qui l'auront remarqué un titre de film en osmose avec le scénario et la référence biblique. A conseiller.
Un film qui aurait pu être grandiose. l'histoire est originale ( ce qui n'est pas le cas de tout les films d'horreurs ), les acteurs pas mal du tout. Mais voila, trois fois hélas, la réalisation ne suis pas, tout comme les paroles, la musique et le montage. Ce dernier est ( trop ) tordu ( NB : c'est paut-être fait exprès ). Un film raté.