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Grouchy
142 abonnés
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5,0
Publiée le 10 avril 2014
Les films sur la guerre du Vietnam ne se comptent plus, par contre, rares sont ceux qui font l'impasse sur le genre de guerre pour se concentrer sur les effets néfastes sur la psychologie humaine des anciens soldats. Le film commence par le souvenir du point de départ du traumatisme par le héros, avant de continuer avec son quotidien, et l'arrivée de ses cauchemars, perdant sa compagne et ses anciens amis de guerre, peureux de la réaction de l'armée qu'ils veulent accuser. Cette croissance se joint avec celle du souvenir de guerre, où l'on ne sait pas encore l'issue du héros. N'ayant plus de solution, il se retrouve dans son ancienne maison, où son fils, personnage qui lui apporta le plus de joie dans la vie, l'emmène en haut, c'est à dire au ciel, et menant à un pauvre final qui dit que tout ceci n'était qu'illusion, un rêve. Par contre le réalisateur Lyne a beaucoup apporté de soin au montage et aux plans, donnant une force dans l'angoisse et la bizarrerie des images hallucinées tout droit inspirées des oeuvres de Francis Bacon. Les moments les plus marquants sont ceux de "l'évanouissement" de Jacob pendant la fête, l'opération dans l'asile et les figures épileptiques terrifiantes, tout en montrant peu les visions horrifiques, Lyne sait que le spectateur connaît l'imprévisibilité de ces hallucinations, et délivre donc un suspens efficace, dans un film certes à l'épilogue décevant voire ridicule mais au fond très intéressant, aux sens et aux lectures multiples.
L'étrangeté et le mystère qui englobent le scénario, ce n'est rien comparé à l'interprétation sublime de Tim Robbins dans cette histoire de fous. Je n'ai pas été emporté émotionnellement par l'histoire tragique racontée car l'ambiance est apocalyptique et véritablement sombre. L'ensemble tient pourtant la route jusqu'au bout. C'est étonnant et peu courant.
Une intrigue aussi originale qui a pour seul tort d'avoir mis longtemps à se lancer. À côté de ça c'est super ! Bons acteurs, mise en scène et montage dynamiques, peu d'horreur finalement, et une dénonciation du traitement des vétérans.
Le malaise maîtrisé par adrian Lyne, qui a toujours su mettre dans sa réalité de ses films, une atmosphere crasseux et froid. Qu'en plus de Tim Robbins, qui joue à fond de la paranoïa post-vietnam, jouant sur les faux semblant. Toujours ce côté asile psychiatrique et d'érotisme donne un sentiment de dégoûts, je ne sait où aller dans ce scénario au double univers, qui au finale explique très bien les choses. Danny Aeillo et ses confrères comme Macaulay Culkin qui donne du corp à l'interprétation. Un film bizarre !
Fin prévisible dès la 20ème minute du film. Le tout est superbement bien réalisé, les acteurs sont excellents, mais une fois le générique final à l'écran, on se dit "tout ça pour ça ?" Au final assez déçu par ce film limite psychédélique.
J'ai découvert ce film dans Classic Cine sur La Trois et ce fut une belle découverte. Ca faisait longtemps que je n'avais pas vu Tim Robbins, D. Aiello, M. Craven, V. Rhames, E. La Salle. Je me rapelle de Aiello surtout dans Leon, Rhames dans plusieurs films d'actions des années 90, et La Salle dans Urgences. Ce film nous livre une belle histoire liée à la guerre du Vietnam et l'utilisation de drogues sur les soldats. On suit en fait la vie après-guerre de l'un de ces soldats, Robbins, qui a du mal à reprendre une vie normale, car il est gêné par de terribles hallucinations. Certaines scènes donnent au spectateur une idée de ces hallucinations et ce sont elles qui ont fait la réputation du film.
Cauchemar éveillé, L'échelle de Jacob est le genre de film puzzle que l'on essaye de reconstituer et qui nous offre la solution sur le plan final! Un bijou avec quelques image flippante, la source d'inspiration de Silent Hill.
Quand le fantastique flirte avec l’horreur de la réalité...
Adrian Lyne a souvent été cantonné à des films qui mêlent principalement la séduction, la passion, le sexe et le meurtre. Ici il prend tout le monde à contre-pied en réalisant ce thriller fantastique.
En l’espace d’un quart d’heure, on est absorbé par cette histoire étrange et la mise en scène de Lyne. C’est efficace, bien mené et flippant. On adore frissonner et on en veut encore !
Tim Robbins prend un virage dans sa carrière en incarnant le personnage tourmenté de Jacob. Sa performance est époustouflante !
La critique complète est disponible sur mon blog ;)
Je reste dubitatif. Il y a un certain suspense, une certaine ambiance, une certaine intrigue qui se met en place mais c’est très difficile d’essayer de comprendre durant tout le film (pour chaque séquence on est jamais vraiment sûr que c’est la réalité, des rêves, où un délire complet du personnage). La fin donne la réponse, certes « poétique » mais finalement décevante AMHA. Bref film surcoté pour moi.
Un peu de longueur, Tim Robbins nous fait encore la une très bonne interprétation, histoire un peu trop confuse a la fin, suivez bien, film a voit quand même pour les images et le jeu d acteurs !
Il y en a un paquet des films sur la guerre du Viet-Nam et j’avoue ne pas être forcément très fan du sujet. Mais bon, la nature de l’histoire ici racontée fait que la mise en intrigue à été très efficace me concernant et j’ai passé un très bon moment face à un film pas larmoyant et très bien mené.
Très bon film dans sa première partie, mais la fin et la chute, prévisible malheureusement nuit à l'intelligence du scénario et aux questions que pouvait se poser le spectateur et détruit l'ambiance de folie qu'instaurait la première partie.
La descente aux enfers d'un vétéran du Vietnam, assailli de visions cauchemardesques. La réalisation de "Jacob's Ladder" est indéniablement travaillée, Adrian Lyne parvenant à jongler subtilement entre poésie et horreur lors des crises de folie du protagoniste. Par ailleurs, celui-ci est interprété par un Tim Robbins très en forme, complètement imprégné de son personnage. Mais si le film comporte des passages forts intrigants, quelques longueurs surviennent malheureusement, et la fin assez prévisible n'était pas nécessaire. Malgré le fait qu'elle bloque quelques peu les interprétations possibles, l'ensemble contient tout de même plusieurs niveaux de lecture, et se révèle très intéressant.
Un film dont j’avais beaucoup entendu parler et lu pas mal de choses avant de le voir. Sûrement trop d’ailleurs car je m’attendais à un monument et j’ai vu un film excellent. L’échelle de Jacob traite de manière onirique le massacre et le sacrifice de ses propres hommes par une nation à la guerre. Parfaitement interprété par Tim Robbins perdu dans ce cauchemar auquel il ne semble pas pouvoir échapper, le film bénéficie d’une réalisation soignée, de la mise en scène en passant par la photo. Je reprocherais juste au film une vraie chute de tension et de rythme sur la moitié du métrage avant de solidement se reprendre. Les scènes de guerre sont les plus cauchemardesques au final d’un film prenant au caractère assez unique ce qui en fait notamment son intérêt.